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Musées pas gratuits pour tout le monde

Dès samedi, indique le Ministère de la culture, les musées ouvrent leurs portent gratuitement aux jeunes de moins de 26 ans. Cette mesure, annoncée par Nicolas Sarkozy en janvier dernier, coûtera 30 millions d’euros par an à l’état. Elle vise à démocratiser l’accès à la culture et à ancrer des habitudes culturelles chez les jeunes. Mais les conservateurs doutent de son efficacité et s’inquiètent de son coût.

Bonne nouvelle pour les 18-25 ans. A partir de samedi 4 avril, ils pourront visiter gratuitement les expositions permanentes des musées et de monuments nationaux comme le Louvre, le Mont-Saint-Michel, la Cité de Carcassonne… Aujourd’hui, cette tranche d’âge représente 11% de la fréquentation de ces lieux culturels.

Cette mesure s’adresse à tous les jeunes issus de la communauté européenne ainsi qu’aux enseignants du premier et second degré de l’Education nationale. Elle s’applique aux collections permanentes mais pas aux expositions temporaires. Potentiellement 870000 enseignants, 6,5 millions de jeunes Français et 50 millions d’Européens profiteront de cette disposition.

Au départ, Nicolas Sarkozy avait envisagé la gratuité totale des musées - expositions temporaires et permanentes -, mais devant le coût jugé « exorbitant » de cette mesure (de 150 à 200 millions d’euros par an), il a reculé. A Nîmes, lors de sa conférence de presse du 13 janvier, il a donc formulé cette proposition plus sage en terme budgétaire puisque chaque année elle devrait coûter la somme de 30 millions d’euros.

Les établissements culturels concernés constatent actuellement une baisse de leurs rentrées dues à des restrictions budgétaires publiques et privées (moins de subventions et de mécénat). Pour équilibrer leurs finances, ce dispositif prévoit une compensation intégrale reversée par l’état. Pour cela les différents ministères (culture et éducation, notamment) devront mettre la main à la poche.

Certains directeurs de grandes institutions s’interrogent sur la réalité de cet engagement de l’état et craignent, en cas de baisse budgétaire drastique, qu’ils en soient pour leur frais.



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