Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > NetEnforcer serre la ceinture au P2P

NetEnforcer serre la ceinture au P2P

Les échanges en P2P encombrent terriblement la bande passante des fournisseurs d’accès à Internet : la société Allot Communication estime qu’aux Etats-Unis, BitTorrent à lui seul vampirise 40 à 50% de la bande passante totale des FAI... En Asie, le pourcentage peut aller jusqu’à 80%.

A tout problème identifié sur le réseau, une proposition de solution : cette même société Allot Communication met sur le marché un boîtier appelé NetEnforcer, qui permet de repérer si un internaute navigue sur BitTorrent, de brider les flux entrants et sortants pour réguler l’usage de la bande passante. La société dit ainsi vouloir "détecter et analyser des centaines d’applications et de protocoles, suivre le comportement des abonnés, gérer les priorités du trafic et réguler les flux de données."

A toute mesure coercitive son contournement : on crypte, on chiffre, et bien souvent on se glisse incognito dans la bande passante, même si, théoriquement, NetEnforcer décode bien des cryptages, tant est grande sa capacité d’inspection profonde des paquets.

Pour Bram Cohen, créateur du protocole BitTorrent, ce cryptage des échanges BitTorrent n’est pas souhaitable : il ne permet de masquer que ce qui est téléchargé (et non l’identité de l’internaute), il ne résistera pas longtemps aux contre-attaques des FAI et il met la pagaille dans le réseau BitTorrent.

Un FAI a-t-il droit de contrôle sur la nature des échanges de données sur un réseau ? Officiellement, aucun FAI en France n’intervient pour brider les volumes d’échanges.


Moyenne des avis sur cet article :  3.52/5   (27 votes)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès