Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Neuilly blues pour David Martinon

Neuilly blues pour David Martinon

Le fait du prince. La machine s’emballe. Nicolas Sarkozy ne sait plus où il en est. Les sondages se suivent de plus en plus désastreux. Nicolas Sarkozy perd ses nerfs et attaque un journaliste au pénal pour avoir confondu, selon l’Elysée, info et rumeur (voir Agoravox).

Un mariage surmédiatisé que l’on commente sans réserve jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir (voir Agoravox).

Dans les rangs de l’UMP, c’est la débandade. Selon les députés de la majorité, le rapport Attali, première grosse erreur stratégique de Nicolas Sarkozy, aurait déjà causé une victime dans leurs propres rangs (voir Agoravox).

Là-dessus, l’omniprésence du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et de l’un de ses conseillers, Henri Gaino cristallise les ressentiments (voir Agoravox).

Et, pour parachever momentanément le tableau, voilà que le président débarque David Martinon. Le porte-parole de l’Elysée, parachuté par Sarkozy tête de liste UMP à Neuilly, est prié de quitter les lieux (voir Agoravox).

Bref, pour Sarkozy, c’est la dépression (voir Agoravox).

Parachuter David Martinon, protégé de Cécilia, à Neuilly n’était certes pas une bonne idée. Mais le désavouer à un mois tout juste du premier tour des prochaines élections municipales est une erreur qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour Nicolas Sarkozy.

Il n’est pas certain que les Neuilléens qui votent de toute façon à droite apprécient le grossier tour de passe-passe que vient de leur offrir leur ancien maire et actuel président de la République.

Evidemment, ce n’est pas demain la veille que l’on votera socialiste à Neuilly, mais ce petit scandale pré-électoral qui sent son népotisme pourrait jouer en faveur de Jean-Christophe Fromantin, candidat « dissident » de la droite, mais surtout candidat constant et de plus en plus légitime.

Martinon s’imaginait qu’à Neuilly la vie était plus douce qu’ailleurs (voir Agoravox). Mais, comme ailleurs, elle est aussi réelle. Aussitôt que l’annonce de sa candidature était connue des Neuilléens, l’accusation de parachutage tomba comme un couperet. Le pire, c’est que cette accusation provient du propre camp de Martinon, l’UMP. Selon les militants, Arnaud Teullé, l’adjoint au maire chargé des Affaires scolaires et de la Jeunesse serait plus à même de remplir la fonction de maire de Neuilly. Là-dessus, se présente Jean-Christophe Fromantin, un divers droite dont l’équipe est composée pour moitié d’UMP.

Et puis David Martinon ne cesse de cumuler les bourdes au point de mettre en danger sa propre liste dont la victoire est pourtant acquise. Sarkozy, qui avait placé là son petit pion, devait réagir. Ce qu’il vient de faire : « après avoir longtemps hésité, le chef de l’État a décidé de lâcher son "poulain" ce week-end. Alerté par des sondages le donnant devancé par le candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, l’Élysée met David Martinon devant le fait accompli. »

Impossible de prendre le risque d’une défaite. « David a pris connaissance du sondage vendredi soir » , raconte un de ses ex-colistiers. Mais c’est samedi matin que la « bombe » éclate quand Le Figaro révèle son possible retrait. À Neuilly, c’est le choc. À l’Élysée, le secrétaire général, Claude Guéant, confirme à des visiteurs que « ça se passe très mal pour Martinon et que la greffe ne prend pas ».

Mais celui qui est encore tête de liste UMP refuse de se plier aux injonctions de Guéant. Il reporte par deux fois la conférence de presse au cours de laquelle il doit annoncer qu’il jette l’éponge. Le porte-parole du président fait de la résistance. Pire, il n’assiste pas à la réunion organisée, en fin de journée, dans le bureau de Nicolas Sarkozy et à laquelle sont conviés trois de ses colistiers, Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy, fils cadet du président. Celui-ci s’agace : « Pourquoi David fait-il encore des réunions d’appartement ? », rapporte Le Figaro.

David Martinon, hier matin, faisant encore semblant d’y croire. Mais la partie était déjà perdue. La prochaine tête de liste UMP pourrait être Arnaud Teullé, à moins que...

« Chef de file de la puissante UMP locale (4 500 adhérents), Teullé est favori. Mais le président pourrait être tenté d’envoyer son fils, très actif dans cette campagne. "Après le putsch de 1983 par son père, son fils pourrait être l’homme qui surgit au dernier moment", soutient un sarkozyste historique. Reste que le risque d’être accusé de népotisme offrirait à ses rivaux un argument en or », rapporte Le Figaro.

Il se pourrait que Martinon, qui pourrait également perdre, un malheur ne venant jamais seul, son poste de porte-parole de l’Elysée, fasse de la résistance et brûle ses dernières cartouches.

Quoi qu’il en soit, cette affaire ne jouera pas en faveur du président de la République qui montre une fois de plus son incapacité à gérer sereinement une crise.

A lire également sur Agoravox :

. Martinon ou le piège de Neuilly 

. Psychodrame à Neuilly 


Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Babar

Babar
Voir ses articles







Palmarès