Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > NKM censurée à cause de l’Hadopi

NKM censurée à cause de l’Hadopi

Nathalie Kosciusko-Morizet, première victime de la loi Hadopi ? Ne lui reprochez pas d’être contre Hadopi, en privé elle l’est. Mais les ciseaux de la censure sont aiguisés !

« Je suis déjà dans l’après-Hadopi ». Le 20 mars, lefigaro.fr publie une interview de Nathalie Kosciusko-Morizet, alias NKM, dans laquelle la secrétaire d’Etat à l’économie numérique déclare prendre ses distances avec la loi « Albanel ». Le titre, une citation, est suffisamment ambigu : NKM approuve-t-elle ou non cette loi ?

Il s’agit d’abord pour la secrétaire d’état de répondre à une lettre (rendue public par lefigaro.fr) signée Martin Rogard et Giuseppe de Martino, respectivement directeur France et directeur juridique de la plateforme de partage de vidéos Dailymotion-France.

Dans cette lettre virulente ces deux pontes de l’Internet s’interrogent sur l’utilité de Nathalie Kosciusko-Morizet : « est-elle à sa place au secrétariat d’état au développement de l’économie numérique », demandent-ils en substance. Et de la soupçonner de laisser se développer en France un « courant de pensée anti-internet ».

NKM répond dans l’interview du Figaro, mais lorsque les journalistes lui demandent
Si cette loi est applicable et si elle sera, selon elle, efficace. Voici la réponse initiale de NKM : « Comme dans toute loi, et en particulier dans toute loi qui a sa complexité technique, il y a des gens qui passeront aux travers des mailles du filet. Pour l’essentiel, c’est la partie pédagogique de la loi qui s’appliquera. Beaucoup de gens s’arrêteront de télécharger après avoir reçu un premier avertissement par mail. Cela étant, il y aura évidemment des gens assez forts pour masquer leur adresse IP et échapper aux contrôles.

Moi-même je sais comment faire ! Bien sur certains tenteront de passer au travers des mailles du filet. Mais le rôle pédagogique de la loi ne doit pas être sous-estimé. En matière de numérique et de technologies, les pratiques évoluent très vite. Il faut d’emblée dire qu’on pourra revenir sur ces questions, en reparler. Je voudrais que cela se passe le plus vite possible pour pouvoir parler de l’avenir, car ce débat monopolise l’attention. Ma responsabilité c’est de préparer les suites de cette loi, qui ne résout pas la question du modèle économique de la création sur Internet. Je suis déjà dans l’après-Hadopi. Dès le début du mois d’avril, nous allons réunir tous les acteurs de l’après, tous ceux qui financent la musique sur le web, pour les faire réfléchir à de nouveaux modèles. La France a un rôle à jouer au niveau mondial sur ce sujet ».

Cette première version, disponible sur le site electronlibre, diffère de celle qu’on peut lire sur lefigaro.fr :

« Bien sûr certains tenteront de passer au travers des mailles du filet. Mais le rôle pédagogique de la loi ne doit pas être sous-estimé. En matière de numérique et de technologies, les pratiques évoluent très vite. Il faut d’emblée dire qu’on pourra revenir sur ces questions, en reparler. Je voudrais que cela se passe le plus vite possible pour pouvoir parler de la suite, car ce débat monopolise l’attention. Le vrai sujet, c’est la question du financement des contenus dans l’industrie du numérique ».

Il manque quelque chose, non ? lenouvelsobs révèle que « l’un des journalistes ayant réalisé l’interview explique que ces coupures ont été décidées par les services du Premier ministre : « La conseillère de NKM nous a dit que Matignon est passé par-là. NKM avait déjà eu des problèmes avec les OGM. Depuis, elle est sur la sellette ».



Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès