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Rappel de faux seins

A quels seins se vouer ? En tous les cas pas aux implants mammaires de la société Poly Implant Prothèse. Ces prothèses peuvent en effet se rompre et répandre dans l’organisme de la silicone. Le 29 mars, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décider de retirer et d’interdire du marché ces prothèses gonflées à la silicone en vente depuis 2001. Cette alerte, diffusée en Europe et aux Etats-Unis concerne environ 30 000 femmes. Le ministère de la Santé a mis en place un numéro vert destiné à ces dernières qui sont également invités à passer des examens auprès de leur chirurgien. Ces prothèses sont utilisées en chirurgie esthétique, mais également en chirurgie reconstructrice chez des patientes ayant été atteintes d’un cancer.

500 000 femmes portent des implants en France, précise Le Parisien (elles étaient 200 000 en 2003). Dans 80% des cas cette opération est motivée par des raisons esthétiques et 20 % pour reconstruire le sein après une ablation. Pourtant, rappelle le quotidien, le coût de « faux seins » est élevé, et varie de 3 000 à 5 000 €.

« Alertée par un taux de rupture deux fois supérieur aux autres produits, rapporte 20minutes, l’agence a découvert que le fabricant, Poly implant prothèse (PIP), créé en 1991 et installé à La Seyne-sur-Mer (Var), utilisait un gel différent de celui déclaré. Entre 1 000 et 2 000 patientes seraient concernées ».

L’Afssaps considère que le nombre d’incidents qui lui ont été signalés concernant les implants mammaires pré remplis de gel de silicone fabriqués par la société Poly Implant Prothèse a augmenté de façon significative. Ces incidents, précise l’Agence, sont essentiellement des ruptures de l’enveloppe de la prothèse. Leur taux d’incidents est nettement plus élevé que celui constaté pour les implants fabriqués par les autres fabricants.

L’afssaps précise qu’une inspection a été réalisée par ses soins dans les locaux du fabriquant, situés à La Seyne sur mer, dans le Var. Lors de cette inspection, les premiers éléments recueillis ont permis d’établir que des implants étaient remplis d’un gel de silicone dénommé « gel PIP », différent de celui indiqué dans le dossier de conception du produit.

Selon Le Parisien, le procureur de Marseille a lancé le 23 mars une enquête préliminaire contre X pour « tromperie » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais Poly Implant Prothèse qui connaissait des difficultés financières, aggravés par cette affaire, vient d’être mise en liquidation judiciaire par le tribunal de Toulon. La centaine de salarié travaillant dans cette entreprise leader dans le marché des implants mammaires (elle était classée au 4ème rang mondial) ont été licenciés et les locaux fermés.

Il sera donc difficile pour les patientes qui devront recourir à une nouvelle opération, d’exercer un recours.
 

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