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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Payer fruits et légumes en tickets repas : une mesure contestée

Payer fruits et légumes en tickets repas : une mesure contestée

Les fruits et légumes ont le ticket. Le ticket restaurant, bien sûr. Hier mardi, l’amendement proposé par Valérie Boyer, députée UMP des Bouches du Rhône, a été adopté par l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » . Il est désormais possible de payer ses fruits et légumes avec des tickets repas. Une mesure qui ne fait pas l’unanimité tant du côté des associations de consommateurs que des acteurs économiques.

Cela partait d’une bonne intention. Pour « réduire le diabète et l’obésité », afin de « prévenir les cancers et les maladies cardio-vasculaires », souligne lepoint.fr, il est indispensable de manger sainement. L’idéal est de consommer chaque jour cinq fruits et légumes différents. En octobre 2008, la députée UMP Valérie Boyer avait rendu un rapport baptisé « 83 propositions pour lutter contre l’obésité » dans lequel elle préconisait déjà l’achat des fruits et légumes avec des titres restaurant.

Pourtant cette mesure est déjà controversée. Olivier Andrault, chargé de mission à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir estime notamment que « L’amendement sur le ticket-restaurant est une mesure cosmétique ». Et de rappeler que les salariés ne disposent pas tous de titres de repas. Seuls 2,7 millions de salariés sont concernés par cette mesure.

De plus selon lexpansion.fr, « Les personnes qui utiliseraient des tickets-restaurants pour acheter des fruits et légumes ne les utiliseront pas pour déjeuner ». Cette mesure n’incite pas particulièrement à consommer davantage de fruits et légumes.


Le chargé de mission de l’UFC-Que Choisir rappelle que d’autres amendements déposés par Mme Boyer, ont été purement et simplement mis à la trappe lors de l’examen du texte comme « l’interdiction, rappelle la même source, des publicités pour produits sucrés ou gras à la télévision dans les quinze minutes qui précèdent et suivent des programmes jeunesse » ou la « gratuité pour le message sanitaire du ministère de la Santé à la télévision » ainsi que « l’obligation pour les annonceurs de payer une taxe de 1,5% et l’établissement de programmes d’éducation nutritionnelle ».

De leur côté, les professionnels de la restauration se sont montrés hostiles. Ils y voient un dévoiement du système de paiement par tickets-repas. Avec cette mesure, le ticket restau « va devenir du papier monnaie » permettant de tout acheter (lexpansion.fr).

La Commission Nationale des Titres Restaurants (CNTR) est quant à elle opposée à cet amendement qui va à l’encontre des principes mêmes de la philosophie du ticket restaurant : « Le titre-restaurant doit être utilisé pour acheter un repas ou une préparation alimentaire immédiatement consommable. Ce n’est pas un titre alimentaire », a expliqué Vincent Gallego, secrétaire général de la CNTR, au site de l’Expansion.

Le CNTR doit organiser une assemblée générale extraordinaire vendredi 13 mars pour en débattre.
 





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Babar

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