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Peau blanchie, danger

La peau claire fait des ravages chez les femmes noires. Un cinquième des femmes de la communauté afro-antillaise parisienne s’éclaircirait la peau. Une pratique qui n’est pas sans danger pour la santé. Dès le 3 novembre, et pendant une semaine, la mairie de Paris lance une campagne d’information pour les prévenir.

La mairie de Paris lance cette semaine une campagne d’information sur les dangers de ces crèmes éclaircissantes. Un guide pédagogique a été réalisé et sera distribué. Par ailleurs, une soirée-débat est organisée ce mardi soir à 18 heures à l’Hôtel de Ville et samedi une fête "« Beauté ébène, une journée citoyenne sur les dangers de l’éclaircissement de la peau » doit avoir lieu à la mairie du 18e arrondissement.

Le slogan de la Mairie de Paris pour cette campagne est clair : « Séduire… oui ! Se détruire… non ! ». La peau claire est « un critère de beauté pour de nombreux hommes africains », explique sur le site de la mairie de Paris Assyta, jeune femme d’origine tchadienne. C’est oublier que les crèmes utilisées peuvent être à l’origine de troubles gravissimes comme l’acné, les vergetures, l’hypertension, le diabète, la perte de la vue... L’utilisation régulière de produits censés éclaircir la peau peut avoir des conséquences très lourdes en terme de santé.
 
C’est pourquoi la mairie de Paris lance aujourd’hui, 3 novembre, une campagne d’information et de sensibilisation à destination des femmes, environ 20% de la communauté afro-antillaise, qui les utilisent sans avoir vraiment « conscience des risquent encourus ». Pour Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire chargé de la santé publique et des relations avec l’AP-HP, « cette campagne de santé publique vise à les mettre en garde sur les dangers auxquels elles s’exposent ».

Face au danger que représentent ces faux cosmétiques, il convient d’abord d’être prudent : ne pas acheter de produits interdits, vendus à la sauvette, hors de leur emballage d’origine ou issus de mélanges. Les produits éclarcissants illicites sont faciles à trouver. Dans certains quartiers, du côté de Satrsbourg Saint-Denis, il suffit de demander. Les vendeurs à la sauvette, moyennant finance bien sûr, fournissent ces produits comme ils refourgueraient de la drogue. C’est aussi illicite. « Avec le temps, l’étau s’est resserré autour de ce commerce illégal.
 
Récemment, une enquête de police menée dans le quartier de Château-Rouge à Paris a, par exemple, permis d’arrêter cinq personnes et de saisir plus de 100 000 pots de crèmes et lotions blanchissantes » rapporte la Croix. Mais il serait illusoire de penser que seules les opérations de polices suffisent à enrayer ce mal.
C’est pourquoi la mairie de Paris lance cette campagne d’information accompagnée d’un guide pédagogique distribué gratuitement. Parallèlement, des messages de prévention sont diffusés auprès du personnel médical, des permanences de Protection maternelle et infantile (PMI) et des associations.
 

 

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