Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Plan canicule 2008 : Patrice Pelloux accuse Roselyne Bachelot (...)

Plan canicule 2008 : Patrice Pelloux accuse Roselyne Bachelot d’inaction

La présentation par Roselyne Bachelot du plan canicule 2008 a été très mal accueillie par le président de l’Amuf Patrice Pelloux, qui ne cache pas son inquiétude à l’approche de l’été.

A l’approche de l’été, les Français se demandent avec inquiétude si une nouvelle canicule aura lieu, et si des précautions suffisantes ont été prises pour éviter le drame de 2003, qui avait coûté la vie à près de 15.000 personnes.

En fait, peu de choses ont changé depuis cinq ans. 500 maisons de retraite ne sont ainsi toujours pas aux normes, en dépit du plan canicule lancé par la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot en 2007. Les 12 millions de personnes âgées vivant en France n’ont donc pas de quoi être pleinement rassurées à l’orée d’un été qui pourrait être encore caniculaire.

L’association des médecins urgentistes français (Amuf) vient même de sonner l’alerte, en indiquant qu’il n’y aurait pas assez de lits disponibles dans les hôpitaux si la canicule de 2003 se reproduisait.

C’est dans ce contexte, mardi 13 mai, que Roselyne Bachelot a présenté aux préfets et directeurs régionaux de l’hospitalisation la version 2008 du plan national canicule (PNC). Un plan qui comporte trois niveaux : veille saisonnière ; mise en garde et actions ; et mobilisation maximale.

Des mesures qui laisse perplexe Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Selon lui, le plan canicule proposé par Roselyne Bachelot n’est qu’un « copier-coller du travail du plan canicule de Xavier Bertrand ». Il précise que « depuis 2006, plus rien n’a été élaboré. »

Patrice Pelloux fustige l’inaction et l’impréparation du ministère de la Santé : « Aujourd’hui, les hôpitaux français sont complètement exsangues de financement. Leur seul moyen est de ne plus recruter de personnes et de fermer l’hôpital. Alors que le ministère de la Santé se fait le chantre de la rénovation, il est le premier à avoir les mains dans les poches. J’avais prévenu Roselyne Bachelot dès le mois de décembre. Mais cela ne sert à rien que nous fassions des propositions puisqu’ils ne nous écoutent pas. Ils ne veulent pas travailler avec les gens de terrain. »

Son diagnostic pour cet été s’avère particulièrement sombre et alarmiste : « Nous avons annoncé mardi que les pouvoirs publics n’avaient pas suffisamment préparé les hôpitaux à une éventuelle canicule et hier un conseiller de la ministre a téléphoné pour organiser une réunion pour les fermetures de lits. Mais c’est trop tard ! »


Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès