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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Pour les Français Sarkozy c’est oui mais non

Pour les Français Sarkozy c’est oui mais non

Oui, la grève est impopulaire. Non, Nicolas Sarkozy ne réussit pas à relever la France (et donc ne tient pas ses promesses). C’est bien français, ça, comme réaction, et c’est ce qui ressort du sondage LH2 commandé aujourd’hui mardi 13 novembre à Libération.

Si les Français dans leur majorité sont hostiles aux grèves dans les transports, ils se rangent à 49% derrière les étudiants grévistes. Un chiffre étonnant, mais qui, selon François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, s’explique par « l’absence de contrainte immédiate de la contestation sur leur vie quotidienne ». Un peu comme s’il s’agissait d’une grève de camionneurs en Chine...

Sur le plan des grèves, donc, les Français attendent et se décideront suivant d’où viendra le vent. Un attentisme que les syndicats et le gouvernement feraient bien de garder à l’esprit car au moindre faux-pas soit l’action des syndicats peut finir en eau de boudin soit c’est le fantôme des grèves de 1995 qui pointe son nez pour Nicolas Sarkozy. Il s’en faut de peu pour que le camp des Français hostiles aux grèves bascule du côté du camp des Français qui, via ce mouvement social, veut régler son compte à Nicolas Sarkozy simplement coupable, selon eux, d’avoir gagné la Présidence de la république.

Bref les avis sont volatiles, mais se fondent sur un chiffre inquiétant six mois seulement après la prise de fonction de Nicolas Sarkozy : 54% des sondés estiment que l’action du Président est un échec tant à propos de l’emploi que de la croissance économique et du pouvoir d’achat. Le bilan « globalement positif » d’Hortefeux n’y fera donc rien... Cerise sur le gâteau : l’inopportune hausse de salaire que Sarkozy s’est octroyé. Ce n’était pas vraiment le moment. Mais c’est souvent après qu’on s’aperçoit de ses erreurs.

Des chiffres à la baisse, donc, pour un président de la rupture au bord de la rupture. Trop présent partout à la fois Nicolas Sarkozy court, depuis le début de son quiquennat, le risque de survoler les dossiers, de communiquer plus que de gouverner. Avec une chute de popularité de 7 points, 69% de mécontents parmi les sympathisants de l’UMP et un mouvement social qui risque à tout moment de prendre comme les glaces du Grand Nord en hiver, Nicolas Sarkozy est en pleine vulnérabilité.


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