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Prescriptions de médicaments, le gâchis

On est prié de respecter les doses prescrites. Cette recommandation n’est pas seulement valable pour les patients. Les médecins aussi sont ramenés à l’ordre par l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs pointe du doigt le corps médical et dénonce « l’irrationalité des prescriptions de médicaments en ville ». Celle-ci conduirait à un gâchis d’1 milliard d’euros.

1 milliard d’euros. Ou 200 millions d’euros par an. Cette somme aurait pu être économisée de 2002 à 2006, si les pouvoirs publics avaient rationalisé 5 classes seulement de médicaments qui représenteraient 14 % des prescriptions. Pour l’UFC-Que Choisir, « les médecins ne prescrivent pas toujours les médicaments les moins chers, voire les plus efficaces ».

Cela serait la conséquence de « la pression de la visite médicale des laboratoires sur les médecins libéraux, plus élevée en France que dans les autres pays européens ». On compterait en France, toujours selon l’association de consommateurs, « 1 visiteur médical pour 9 médecins libéraux, soit 2 fois plus qu’en Angleterre ou en Allemagne et 4 fois plus qu’aux Pays-Bas ».

Le principal médicament en cause serait le Plavix, un anti-agrégant plaquettaires, remède prescrit en masse essentiellement par les cardiologues. L’UFC-Que Choisir estime que ce médicament est surprescrit.

« Un avis de la commission de la transparence, dès 2002, affirmait que "le clopidogrel (principe actif du Plavix) n’est prescrit dans le strict respect des indications que dans un cas sur deux environ". L’association en conclut qu’en 2002 la prescription indue de Plavix a engendré une dépense non moins indue de 93 millions d’euros. Si l’aspirine Protect, 27 fois moins chère, avait été prescrite cette année-là - à la place du Plavix -, 89 millions d’euros auraient été économisés », rapporte Le Monde.

Ces constations ne sont pas nouvelles. « La Cour des comptes et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont déjà émis des rapports montrant une trop grande influence de l’industrie pharmaceutique sur la prescription des médecins », rappelle La République du Centre.

Le traitement approprié serait, selon l’UFC-Que Choisir, « une information objective des praticiens par les pouvoirs publics ». Mais elle dénonce aussi l’irrationalité du système « qui, selon Le Monde, laisse les médecins croire qu’ils peuvent prescrire trop librement en dehors des critères de santé publique ou qu’un médicament non innovant et cher est préférable à un générique ».


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Babar

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