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PS : la contestation monte contre François Hollande

PARIS (AP)

A quatre jours de l’ouverture de l’université d’été du Parti socialiste, le Premier secrétaire François Hollande était lundi la cible de toutes les attaques, et en particulier de celles du Nouveau parti socialiste, mouvement minoritaire qui pourrait jouer un rôle clé dans la bataille pour la direction du PS.

Alors que le cofondateur du NPS Vincent Peillon renvoyait dos à dos jusque-là François Hollande et Laurent Fabius, son compère Arnaud Montebourg a jeté un pavé dans la mare ce week-end en se prononçant pour une entente avec les leaders du "non" au référendum sur la Constitution européenne, Laurent Fabius et Henri Emmanuelli, afin de définir une "majorité alternative" lors du congrès du Parti socialiste en novembre au Mans.

Lors du précédent congrès du PS, le NPS avait recueilli 16% des suffrages des militants, des votes qui pourraient être précieux lors de l’affrontement annoncé au Mans entre la direction actuelle, menée par François Hollande, et l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, tenant du "non" au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne.

"Nous pensons qu’il y a deux orientations dans le parti. D’un côté le statu quo, une sorte de gauche minimale qui reconnaît, théorise la victoire absolue du capitalisme qu’il faudrait se contenter d’aménager", et "de l’autre côté, une forme de gauche volontaire qui accepte l’idée qu’on puisse se confronter avec l’ordre économique actuel", a estimé lundi M. Montebourg. "La majorité actuelle, de François Hollande, de Dominique Strauss-Kahn, (...) nie les dégâts de la mondialisation et (...) refuse finalement de s’y attaquer", a-t-il accusé.

Vincent Peillon a aussi souhaité un changement des "équipes de direction" du PS, estimant que François Hollande ne pouvait incarner "la rénovation" et "le rassemblement" nécessaires. Il ne s’est cependant pas prononcé précisément sur une alliance avec Laurent Fabius, ne souhaitant "faire d’exclusive à l’égard de personne".

Tenant du "non", le sénateur socialiste de l’Essonne Jean-Luc Mélenchon a, lui, déjà fait le choix de Laurent Fabius pour représenter le PS à la présidentielle de 2007. "Des candidats à la présidentielle, il n’y en a pas 50 au PS" et "au point où nous en sommes, il en reste deux : il reste Strauss-Kahn et lui, Fabius". Or, "je souhaite que le Parti socialiste ne fasse pas l’erreur d’aller présenter un candidat qui aurait été partisan du ’oui’", ce qui était le cas de l’ancien ministre Dominique Strauss-Kahn.

Dans ce contexte, l’université d’été qui s’ouvre vendredi à la Rochelle s’annonce houleuse pour François Hollande, dont les amis multiplient, jusque-là en vain, les appels au rassemblement.

Même le soutien de Dominique Strauss-Kahn paraissait tiède lundi. Face à "l’urgence française", "le problème socialiste n’est pas de changer des têtes, mais de renouveler l’orientation, de proposer un autre chemin", a-t-il simplement estimé dans "L’Express".

Interrogé sur son attitude en cas de majorité en faveur de Fabius lors du congrès, DSK a affirmé qu’il "respecterai(t) le vote des militants". Toutefois, "je ferais de la désignation du candidat PS à la présidentielle un moment de la clarification socialiste", a-t-il prévenu. Candidat déclaré à la présidentielle, Jack Lang a lancé quant à lui un appel à l’unité derrière François Hollande.

La porte-parole du PS Annick Lepetit a également dénoncé lundi une "volonté de division du Parti socialiste". "Il y a une stratégie d’alliance des non", a-t-elle constaté. Mais "l’urgence aujourd’hui, ce sont les problèmes des Français".

Les querelles au sein du PS n’ont pas manqué en tout cas de susciter l’ironie à droite. Pour le porte-parole de l’UMP Luc Chatel, les socialistes jouent un parodie de "l’île de la tentation". Pour le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau, ce serait plutôt "un mauvais remake des Dalton avec (Michel) Rocard dans le rôle d’Averell et (Claude) Bartolone dans celui de Joe, le flingueur". AP


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