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Rachida Dati : son frère Jamal règle ses comptes

Le frère cadet de l’ancienne garde des sceaux déballe tout. Dans « A l’ombre de Rachida », livre de confidences à paraître chez Calmann-Lévy le 7 octobre prochain, il lave son linge sale en famille. Une famille de douze enfants dont il fut selon ses propres termes, le « mal-aimé ». Il dresse ici un portrait de Rachida Dati plus vrai que nature. « J’ai mis la honte à la famille, souligne-t-il, mais Rachida aussi ».
 
La trajectoire de Jamal, 37 ans, n’est pas exactement celle de sa soeur. Il ne s’en cache pas. Il a été un délinquant qui a connu la prison pour trafic de stupéfiants. Il s’en explique dans ce livre d’entretiens réalisé avec le journaliste Xavier Bénéroso. « Lorsque ma soeur Rachida a parlé de dégringolade à mon propos, certains se sont peut-être imaginés qu’elle s’est occupée de moi. Or c’est faux. Lorsque les choses ont commencé à aller mal, elle s’est contentée de me faire interner ! », écrit-il dans son livre, inédit à ce jour. 
 
Ces mémoires hors du commun s’attarde sur cette relation entre un frère et sa soeur qui ne partagent pas les mêmes valeurs : « Déjà, lorsqu’elle est devenue juge, je ne pouvais plus la joindre. [...] Fallait plus que je l’appelle ! [...] Et si j’avais le malheur de lui téléphoner, elle me raccrochait au nez parce que j’étais son frère délinquant . Elle m’a enterré ! [...] Depuis qu’elle est ministre, elle est vraiment devenue plus dure avec moi. (…) Chaque fois que je tente de dialoguer, elle m’ignore. Il n’y a pas si longtemps, j’ai offert une gourmette à Zohra, sa fille. Elle ne m’a même pas remercié. Elle m’a juste dit : Pose ça là ! Elle n’a pas voulu prendre le cadeau dans ses mains. Ça m’a blessé ! ». 
 
On le voit, Jamal n’est pas du bois dont on parle la langue. Il sonne vrai. Ce qui va certainement réjouir les ennemis de Rachida Dati. Et mettre en colère cette dernière. « Ma soeur est extrêmement autoritaire, écrit-il. […] On doit se conformer à ce qu’elle exige. […] Une seule façon de faire, la sienne ! C’est ça ou rien ! […] Tout tourne autour de Rachida. De toute façon, mon avis ne compte pas. Elle a peu de considération pour les gens fragiles ou les gens qui se plaignent, qu’ils aient ou non des motifs de le faire. » 
 
La publication de ce livre n’a pas été simple. Il a fallu passer outre les menaces de toutes sortes. Dans un passage Jamal évoque sa compagne, Maïlys, que ses soeurs ont essayé d’intimider en leur faisant entendre que son compagnon pourrait perdre la garde de leur fils et davantage encore : « si Jamal écrit ce livre, il va perdre Noah et son emploi ! On l’attaquera en diffamation. On ira chercher les meilleurs avocats. Et il retournera en prison ». Ambiance.
 
Jamal revient sur l’épisode médiatisé de l’accouchement de Rachida : « Zohra est typée arabe, mais elle a le visage tout rose, elle ressemble à ma nièce Sânnaa. Les deux premiers mois, elle était à Drancy chez ma soeur. Avec une nourrice 24 heures sur 24. [...] J’ai su que lorsque Rachida est sortie de la maternité, l’enfant n’était pas dans le couffin. Mes soeurs me l’ont appris lors d’une réunion familiale, chez mes parents, alors qu’elles commentaient les fameuses photos prises devant la clinique de la Muette. « On a fait autrement », m’ont-elles assuré… Les journalistes massés devant la clinique auraient pu bousculer la mère et l’enfant et faire du mal à la petite Zohra. En fait, ils ont fait sortir le nourrisson sans Rachida, en catimini, pour éviter la presse. C’est pourquoi on voit ma nièce, Sânnaa, pouffer sur les photos à la sortie de la maternité : l’entourage fait semblant de regarder pendant que les journalistes mitraillent la nouvelle maman. Pourquoi tout ce cinéma ? ».
 
L’annonce de cette naissance avait provoqué un drame dans le milieu familial : « En octobre 2008, mon père a explosé lorsqu’il a vu à la télévision le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, prendre la main de Rachida, enceinte, au pied de la tour Eiffel et dire : Je ne suis pas le père de l’enfant ! Devant les caméras, ma soeur a éclaté de rire. L’attitude de Rachida a mis mon père en furie. […] Pendant deux mois, il a répété : C’est terminé, je ne veux plus la voir ! […] Nous, nous avons vécu toute cette affaire comme un déshonneur. Nous sommes musulmans avant tout. Mon père appartient à l’ancienne génération, assez stricte. Il a dû rabaisser sa fierté devant les familles arabes du voisinage. » 
 
Crédit image : echosdesmontagnes

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