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Réforme de l’ONU : pourparlers G4-Union Africaine

Les ministres des affaires étrangères des pays du G4 (Allemagne, Brésil, Inde et Japon) ont rencontré dimanche 17 juillet à New-York , au siège des Nations-Unis, des représentants de l’Union Africaine. Cette réunion avait pour objet d’adopter une position commune sur le projet d’élargissement du Conseil de Sécurité. Mais les propositions faites par le G4 (qui envisageait de passer de 15 à 25 les membres du Conseil de Sécurité avec six nouveaux sièges permanents sans droit de veto, dont deux pour l’Afrique, et quatre non-permanents) n’ont pas été approuvées par l’UA.

Les deux parties ont néanmoins convenu de poursuivre leurs négociations, notamment à Genève. « Nos divergences sont bien plus petites que nos points communs », a tenu a préciser le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim. Pour l’ambassadeur algérien auprès des Nations-Unis, Abdallah Baali, il s’agissait avant tout, par delà les actuelles divergences, « d’entamer un processus ».

Les responsables diplomatiques du G4 ont également multiplié les échanges protocolaires avec des membres de l’ONU, que ce soit avec le président de l’Assemblée générale de l’ONU, le Gabonais Jean Ping ou le secrétaire général, Kofi Annan. Ce dernier est un des plus fervents partisans d’une réforme du système des Nations-Unis.

Seuls les cinq membres permanents du conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) disposent actuellement d’un droit de veto au Conseil de sécurité, où siègent également 10 membres non-permanents sans droit de veto. Héritage de la Charte de San Francisco de 1945, la composition du Conseil est aujourd’hui largement remise en cause en raison de son manque de représentativité des grands équilibres contemporains. Les projets du G4 visent ainsi à rendre l’ONU plus en phase avec les grands enjeux de ce début de XXI°siècle tout en défendant l’idée d’une organisation « plus transparente et plus efficace ». Cette ambition est soutenue par la France et la Grande-Bretagne mais est, en revanche, rejetée par les Etats-Unis.

Pour être adopté, le projet du G4 doit être approuvé par les deux-tiers de l’Assemblée générale de l’ONU (soit par 128 voix sur 191). Le soutien du bloc africain, qui compte 54 membres, est par conséquent essentiel pour permettre le passage du texte et présage sans doute de nombreuses tractations à venir.


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