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Roselyne Bachelot présente son plan SIDA et neutralise les critiques

Présente à Vienne (Autriche) pour la conférence mondiale sur le SIDA, Roselyne Bachelot, la ministre française de la Santé, a tenu une conférence de presse à haut risque pendant laquelle elle a réussi à neutraliser les critiques et les menaces d’actions publiques de la part d’un certain nombre d’associations françaises de lutte contre le SIDA.
 
En effet, alors que le plan national VIH / SIDA 2010 - 2014 fait l’objet de critiques acerbes, notamment sur le flou des objectifs et des moyens, Madame Bachelot a pu en présenter les grandes lignes sans voir sa conférence de presse perturbée, notamment par l’association Act-Up. L’un des points d’achoppement entre la ministre de la santé et l’association, connue pour ses prises de position radicales et ses actions coup de poing spectaculaires, porte sur la mise en place de salles de consommation de drogues pour les toxicomanes.
 
Ces centres sont présentés comme des lieux ou les usagers de drogues dures peuvent venir se piquer dans un environnement qui leur offre des garanties sanitaires satisfaisantes et contribuent efficacement à lutter contre les transmissions du virus HIV ou de l’hépatite
 
Après avoir longuement discuté avec diverses associations, Madame Bachelot semble avoir trouvé une voie médiane entre les assurances d’un soutien ministériel à plusieurs projets, et la nécessité "d’engager une concertation avec tous les partenaires concernés, notamment les collectivités locales"
 
Alors donc qu’on l’attendait sur ce sujet très sensible, la ministre de la santé a pu axer sa conférence de presse sur la nécessité de "banaliser" le dépistage en France sans pour autant se voir interrompue par une action choc de la part d’Act-Up.
 
Madame Bachelot part d’un constat inquiétant pour présenter sa nouvelle campagne de communication : "On compte, en France, 7 000 à 8 000 nouveaux cas d’infection par le VIH chaque année, 40 000 à 50 000 personnes sont infectées sans le savoir, et pour une personne sur cinq, le diagnostic est trop tardif. C’est donc une inflexion forte que nous devons donner à notre politique de santé publique pour casser définitivement l’épidémie" a-t-elle déclaré.
 
Cette nouvelle campagne, prévu pour démarrer avant la fin 2010, devrait cibler certaines populations dites "à risques", notamment les homosexuels dont le taux de contamination est 200 fois plus élevé que la moyenne de la population française, atteignant 1% par an.
 
Afin d’atteindre les objectifs d’un dépistage large et précoce, la ministre de la santé a précisé que "dès 2011, au moins dix centres de dépistage réalisé par des non-professionnels de santé puissent ouvrir en France, en bénéficiant de financements pérennes".
 
L’association Aides, par l’intermédiaire de son président, Bruno Spire, a exprimé sa satisfaction. Elle se bat depuis longtemps pour que le tissu associatif puisse mettre en place des centres de dépistage.

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