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Sans abri, une infortune au coin de la rue

La vie et L’humanité publient aujourd’hui une enquête sur la perception des SDF : quelle idée se fait-on des causes de leur mode de vie, de leurs conditions de vie, des évolutions possibles de leur situation à court et moyen terme, et quelle idée se fait-on de la catégorie sociale SDF : va-t-on vers une disparition des problèmes qui conduisent à loger dans la rue ? (6% seulement des personnes interrogées pensent qu’on peut avoir choisi ce mode de vie).

Il ressort de l’ensemble des réponses que les Français perçoivent l’absence de domicile comme quelque chose de profondément injuste, presque révoltant : que 96% des personnes interrogées se disent favorables à l’ouverture de centres d’hébergement d’urgence, ce n’est ni étonnant ni très significatif, mais que 88% y soient favorables « dans leur propre quartier », c’est bien que le SDF n’est pas perçu comme un autre qui ferait peur ou gênerait.

99% des répondants pensent qu’il faut « prendre des mesures coercitives », développer le travail social. Pour les trois quarts des personnes interrogées, ce sont des « situations économiques » qui sont à l’origine du manque de domicile, et on comprend que 62% de la population des 35-49 ans, 74% des ouvriers, et une personne sur deux dans la population générale pensent que cela pourrait leur arriver un jour... 54% des Français interrogés pensent « qu’on n’en viendra jamais à bout », 45% qu’une « volonté politique suffisante » permettrait de régler le problème.

La dernière enquête de recensement sur le terrain, qui remonte à 2001, avançait le nombre de 86 000 SDF.  L’Insee évalue à 6,9 millions le nombre de Français vivant avec moins de 800 euros par mois. Le rapport de BVA aujourd’hui conclut au « grand pessimisme des Français » sur l’exclusion sociale : on lit les mots « fatalisme, crainte, irréversibilité » et : « Dès lors les Français estiment que cette responsabilité revient avant tout aux pouvoirs publics », la question du logement étant affaire de droit et non de charité.

L’association Emmaüs, inspirée par la charité et très active dans la lutte contre l’exclusion, propose son plan d’action, « Six idées neuves et concrètes », et demande aux pouvoirs publics et aux candidats à la présidentielle de 2007 d’y « réfléchir ».


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