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Sectes : quand Alliot-Marie en fait trop

Le 28 janvier dernier, Michèle Alliot-Marie déclarait à La Croix « nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales » (voir Agoravox).

Ces attaques continuelles, après celles de Nicolas Sarkozy n’augurent rien de bon pour l’avenir de la laïcité en France. D’autant que tous les arguments spécieux y passent pour justifier ce « toilettage » de la loi de 1905.

Dernière attaque en règle, celle de Michèle Alliot-Marie, encore. La ministre de l’Intérieur vient ouvertement, dans Les Echos, de « mettre en cause le fonctionnement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), au moment où celle-ci fait l’objet de critiques de mouvements comme la scientologie ».

Dans Le Parisien, Michèle Alliot-Marie affirme vouloir «  décomplexer la lutte contre les dérives sectaires » et « assurer la liberté de croyance de tous ».

Cette déclaration suit une réunion de travail qui a eu lieu lundi 4 février, place Beauvau, à laquelle étaient associés les directeurs généraux de la police, de la gendarmerie, des représentants de préfets, « avec, précise 20 minutes, un objectif : redéfinir la politique de l’Etat vis-à-vis des sectes.

La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui existe depuis 2002, pourrait disparaître au profit d’une entité unique de "défense de tous les droits" qui accueillerait également la Haute Autorité de lutte contre les discriminations ».

N’y a-t-il pas pour le gouvernement actuel des tâches plus urgentes que d’ouvrir la porte aux dérives sectaires ?

Selon Les Echos, « plusieurs associations, dont l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu, se sont déclarées hier "émues et indignées" par ces déclarations ».

Pour 20 minutes, « Catherine Picard, présidente de l’Union nationale des associations de défense des victimes de sectes (Unadfi), est très remontée. "Il s’agit d’un recul énorme car la répression ne suffira pas". Pour elle, la lutte anti-sectes ne peut se faire au niveau départemental, une telle réforme menée par Jean-Pierre Chevènement ayant été un échec. Et d’accuser : "cette réforme est le fruit de dix ans de lobbying sectaire et de pressions des Etats-Unis dont le Congrès épingle chaque année dans un rapport la politique française vis-à-vis des sectes" ».


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Babar

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