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Simulation de grippe aviaire : quel scénario ?

La Bretagne va accueillir une simulation de grippe aviaire. Ce test grandeur nature a pour but de mettre à l’épreuve les différents scénarios qu’il faudra appliquer en cas d’épizootie.

Des poulaillers du Finistère vont avoir un aperçu de ce qu’il leur arrivera peut-être, si la grippe aviaire les touche. Plus précisément, c’est la commune de Kergoff, proche de Carhaix, qui va connaître le dispositif de crise les 3 et 4 novembre prochain.

En quoi va consister ce test ? Les autorités sanitaires veulent tester les différents scénarios à mettre en œuvre en cas d’épizootie, afin de trouver le scénario le plus efficace pour cibler et cerner un éventuel foyer de grippe aviaire, qui toucherait plus de 60 000 volailles.

Le test fera appel à des gendarmes, qui seront protégés de combinaisons spéciales, et qui auront à diriger les foules hors du secteur sensible. Toutes les volailles susceptibles d’avoir été contaminées par le virus de la grippe aviaire seront systématiquement abattues. Toutes les mesures de sécurité devront être prises pour effectuer ces opérations, qui demandent une véritable vigilance humaine afin que le virus ne se transmette pas à l’homme (jusqu’à maintenant la maladie a tué environ 66 personnes, surtout en Asie depuis 2003). En effet, si le virus vient à muter, le risque est de voir une évolution de la grippe aviaire en une véritable pandémie humaine. Il faut donc cerner tout foyer primaire.

L’opération test a donc pour dessein d’anticiper les actions qu’il faudra mettre en œuvre si la situation de crise vient à se réaliser, et de pouvoir inventorier tous les moyens nécessaires au traitement de l’épizootie.

Le risque actuel, pour les volailles européennes, est d’être contaminées par les oiseaux migrateurs. En effet, ces derniers sont susceptibles de transporter le virus H5N1 et de le transmettre aux oiseaux, volailles etc. (quasiment toutes les espèces d’oiseaux sont vulnérables au virus) d’une autre contrée.

De nombreux sites français sont mis sous haute surveillance, afin de détecter toute contamination des oiseaux sur place. Ainsi, le lac de Grand Lieu, en Pays de Retz, est activement surveillé par le biais de multiples contrôles. Le climat tempéré de la côte atlantique attire les oiseaux migrateurs, qui ne descendent pas tous vers l’Afrique. Il est donc possible que des contaminations soient découvertes avant la fin de l’hiver et le début du printemps, quand les oiseaux migrateurs reviennent d’Afrique vers l’Europe.


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1 réactions à cet article    


  • Nemorensis (---.---.102.155) 27 octobre 2005 01:04

    Désolé mais je m’interroge sur le fait qu’on fasse tant un foin de cette grippe aviaire. Pensez-vous vraiment courir un risque en France supèrieur à celui de la grippe ?

    Je me demande si ce n’est pas encore un coup de Fear marketing comme un des rédacteurs le citait si justement. D’autant plus que les résultats du vaccin contre sont tombés il n’y a pas longtemps. Bilan :
    - augmentation des variantes grippales et non référencées du fait de mutations au contact du vaccin.
    - effet du vaccin infèrieur au placebo selon certaines sources.
    - maladie (grippe,... of course. On se gausse ! ^^)

    Merci

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