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Sita’s blues

Sa vie est une oeuvre d’art. Avec Sita chante le blue, la réalisatrice indienne Nina Paley réussit le tour de force de nous raconter à la fois une belle histoire et sa propre vie. Ou comment singes volants, monstres et dragons, dieux et déesses dansent sur le blues des années folles de la chanteuse Annette Hanshaw.
 
En 2008 Sita chante le blues a obtenu le cristal du meilleur film au festival d’Annecy et une mention spéciale ours de cristal au festival de Berlin. De grandes distinctions pour une oeuvre atypique.
 
Pas seulement parce que Nina Paley dépasse sa propre rupture sentimentale en une oeuvre cinématographique, mais surtout parce que cette oeuvre est singulière tant dans sa forme que dans sa narration.
 
Tout commence donc par un mariage brisé. Celui de la réalisatrice. « Lorsque son époux, parti en Inde pour une mission professionnelle, la quitte, raconte Libération, Nina Paley décide de sublimer son chagrin d’amour dans un film d’animation aux accents autobiographiques ». 
 
Pendant un voyage dans le sud indien, à Trivandrum, elle découvre, selon la même source, « la bande dessinée Chitra Katha et voit dans un épisode de la mythologie indienne (Ramayana) une analogie avec sa propre situation ». Ça y est, elle tient son film !
 
Mais Sita chante le blues est plus qu’un film d’animation. On le compare déjà à Kirikou, du magicien de l’image Michel Ocelot. Un film pour enfants. Un film digne pour enfants. Pas une cochonnerie commerciale qu’on leur refourgue un peu honteux, juste parce qu’estime t-on, ça les occupera.
 
Un film, donc, à voir tous publics confondus. Deux histoires s’entremêlent ici : « Sur des ballades de blues, rapporte l’Express, Nina Paley conte le destin de la déesse Sita, aimée, sauvée, puis répudiée par son époux, Rama. En parallèle, la cinéaste américaine narre sa propre déception amoureuse, et livre une analyse du mythe faite en voix off ».
 
Est-ce un film d’animation ? Oui. Mais il faudrait écrire animation au pluriel, tant les techniques se chevauchent et s’adaptent au mode de narration. 
 
 

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