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Tirs de flash-ball à Montreuil, le policier mis en cause par l’IGS

Ce n’était pas un affrontement. Il ne s’agissait pas de légitime défense. Mais le réalisateur Joachim Gatti, 34 ans, a bien perdu un œil dans les manifestations de soutien au squat La Clinique, à Montreuil (Seine Saint-Denis) le 8 juillet. L’Inspection Générale des Services (IGS), la « police des polices », confirme que le policier de la brigade anticriminalité (BAC) qui a violemment blessé la victime à coup de flash-ball est dans son tort.

« Il apparaît que l’auteur du tir, un policier de la brigade anticriminalité (BAC), ne se trouvait pas en situation de légitime défense ». C’est la conclusion du rapport que vient de remettre l’IGS au parquet de Bobigny le 29 juillet. Ce dernier doit maintenant instruire cette affaire qui semble limpide.

Le 8 juillet dernier a lieu à Montreuil, devant La Clinique, un rassemblement pacifique en vue de soutenir les occupants de ce squat installé dans une friche. Au menu repas festif et discussion, le tout dans une rue piétonne. Pas de quoi lancer la garde.
 
Pourtant, les forces de polices arrivent en nombre. Armées, elles tirent au flash-ball. Joachim Gatti, réalisateur de 34 ans, petit-fils du dramaturge Armand Gatti, venu en soutien, reçoit une balle dans le visage. Il souffre de multiples fractures et a perdu l’œil. C’est la sixième personne qui perd un œil depuis que la police nationale utilise cette arme qualifiée de « sublétale ». Jean-Pierre Brard, député communiste de Seine-Saint-Denis ne cesse d’en réclamer l’interdiction.

Joachim Gatti avait porté plainte auprès de l’IGS qui vient donc de remettre son rapport au parquet de Bobigny. Au moment des faits, rapporte 20minutes, « la préfecture avait expliqué que les policiers avaient riposté à coups de flash-ball après avoir reçu des projectiles ». L’usage du flash-ball, arme de 4ème catégorie, est réservé aux cas de légitime défense. Or, selon l’IGS le policier qui a tiré « n’était pas directement menacé », révèle Le Monde de jeudi.

Si le Parquet en arrive aux mêmes conclusions que l’IGS, il encourt une lourde peine car son tir, précise le Monde, sera alors « considéré comme une riposte disproportionnée ».

 

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