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Trisomie 21 : dépistage mal compris

Les femmes sont susceptibles de mal comprendre les différentes étapes du dépistage de la trisomie. La moitié de celles qui ont accepté une échographie et un test sanguin n’avaient pas conscience qu’elles pourraient être amenées à prendre d’autres décisions », à savoir interrompre ou non leur grossesse. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la revue Prenatal Diagnosis, une étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale U 912 (Inserm) et le département de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Poissy-Saint-Germain (Yvelines).
 
Valérie Seror, chargée de recherche dans l’Unité Inserm 912 et Yves Ville, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’Hôpital Necker-Enfants Malades ont analysé, sur la base d’un auto-questionnaire, les décisions successives prises par 391 femmes ayant accouché dans une maternité des Yvelines entre avril et octobre 2005. 88,3% des femmes ont suivi le processus de dépistage habituel, explique l’Inserm sur son site.
Pour Valérie Seror, « la plupart des femmes ne sont pas conscientes des implications du dépistage ou ne les comprennent pas. Environ 40 % des femmes qui ont eu une échographie et un dosage sanguin n’avaient ainsi pas pensé qu’elles pourraient être confrontées à un moment donné à la décision de ne pas poursuivre leur grossesse […]Le dépistage n’est pas bien saisi dans sa notion de conséquences. Or, comme il y a de plus en plus de maladies dépistées, il faudrait, peut-être, aller vers une information plus générale en début de grossesse ».
 
« Le dépistage de la trisomie 21 chez l’enfant à naître, rappelle lepoint.fr, repose sur l’échographie du premier trimestre de grossesse, puis un dosage sanguin de marqueurs maternels associés à la trisomie 21. Ces tests sont proposés à toutes les femmes enceintes » rappelle lepoint.fr

Selon lexpress.fr, « concrètement le médecin dira à la future maman quelque chose comme "Vous avez un risque sur 20", "un sur 550", "un sur 100000" d’avoir un enfant mongolien ».

La femme peut alors décider d’effectuer ou non une amniocentèse, puis, si elle s’avère positive, effectuer ou non une IVG médicale.

Sauf que l’amniocentèse peut être risquée et peut entraîner une fausse couche. Que vaut-il mieux : le risque de la fausse couche ou le risque, bien plus minime, d’accoucher d’en enfant atteint de trisomie 21. Un choix ardu qui ne rend pas évident le dépistage de la maladie.


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Babar

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