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Une sombre histoire de gardien et de récidive

Un gardien d’immeuble vient d’avouer son crime lors de sa garde à vue. Jean-Luc Cayez, gardien d’immeuble de Soisy-sur-Seine dans l’Essonne a avoué mercredi 21 septembre, avoir violé puis étranglé Audray agée de 24 ans

La jeune femme résidait dans l’immeuble dont Jean-Luc Cayez était le gardien. L’homme inculpé était un violeur récidiviste condamné déjà deux fois pour agression sexuelle. Cette sombre histoire relance le débat sur le multi-récidivisme et sur le rôle de la justice dans cette situation. L’homme encourt désormais la prison à vie. Son chef d’inculpation est "séquestration aggravée, viol, actes de barbarie en récidive, homicide volontaire accompagné d’autre crime". Le parquet d’Evry en charge de l’affaire à ouvert hier une information judiciaire.

Jean-Luc Cayez a commis son meurtre dans la nuit du mardi 13 septembre. C’est la mère de la jeune fille qui a découvert de corps le vendredi suivant au domicile familial.

Considéré comme violeur récidiviste, Jean-Luc Cayez a été libéré en 2002 grâce aux applications des réductions de peines légales. Il avait été condamné pour agression sexuelle en 1984 à sept années de prison par la cour d’assise d’Evry. Sa deuxième condamnation intervient en 1991 pour le viol de sa voisine, la cour d’assise de l’Hérault le condamne cette fois ci à 20 ans de réclusion.

Jean-Luc Cayez est un ancien légionnaire, père de famille. Il était reconnu que ses belles-filles avaient déjà subi des attouchements sexuels. La question du suivi socio-judiciaire peut être posée. Or, il s’avère qu’aucun suivi après sa libération anticipée n’a été mis en place. Un mesure pourtant obligatoire pour les délinquants sexuels depuis 1998.

Cette affaire viendra certainement renforcer les arguments de la proposition de loi sur la récidive qui va être discutée à l’Assemblée Nationale le 12 octobre prochain.

Cette proposition de loi met en avant la volonté d’allonger le nombre minimum d’années passées en détention avant la libération conditionnelle. Elle discutera également du port d’un bracelet de détection pour les délinquants sexuels condamnés à plus de cinq ans ainsi que les criminels violents. Enfin un fichage strict de ces criminels sera mis en place.


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