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Vers une reconnaissance totale du Kosovo ?

Bien que l’Allemagne reconnaisse aujourd’hui le Kosovo, tous les pays ne reconnaissent pas ce pays en majorité albanophone qui vient de se déclarer indépendant de la Serbie dimanche 17 février.

En Europe, après la Grande-Bretagne, la France et l’Italie, l’Allemagne, explique Le Figaro, vient de reconnaître « l’indépendance du Kosovo. "Le Kosovo est un cas sui generis, n’est en aucun cas comparable" à un autre, et n’établit pas de précédent pour d’autres territoires, avait souligné lundi la chancelière Angela Merkel lors d’une conférence de presse, rapporte Le Figaro. Le gouvernement s’est également dit prêt à établir des relations diplomatiques avec le nouvel Etat qui a proclamé son indépendance de la Serbie dimanche ».

20 minutes explique qu’il n’y a pas eu, à ce jour de « déclaration commune des 27 pays membres de l’Union européenne ».

Les Etats-Unis reconnaissent aussi ce nouvel Etat ainsi que l’Australie.

Selon Le Nouvel Obs, « Stephen Smith, le ministre australien des Affaires étrangères a déclaré que son gouvernement respectait la décision du Kosovo de déclarer dimanche son indépendance de la Serbie. Beaucoup reste à faire et il est important que la communauté internationale, en particulier les Nations unies et l’Union européenne, poursuivent leurs efforts pour permettre un avenir pacifique durable pour le Kosovo et la région, a dit Smith dans un communiqué ».

Sans surprise, la Russie et la Chine s’y opposent ainsi que la Serbie. Selon Le Monde, « Belgrade a rappelé son opposition à l’indépendance du Kosovo dans une lettre du président serbe Boris Tadic remise mardi à Rome au chef de l’Etat italien Giorgio Napolitano ».

Les raisons de ne pas reconnaître le Kosovo sont nombreuses. Pour certains commentateurs, cette reconnaissance est une manière de mettre le feu aux poudres dans une région politiquement instable. D’autres, s’ils sont d’accord, constatent que de « grandes difficultés ne vont dès lors pas manquer à ressurgir, difficultés contenues dans l’essence même de la situation ». Pour d’autres encore, « l’indépendance du Kosovo est un problème européen, car l’Europe fait face à une responsabilité historique ».

Selon Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), interrogé par 20 minutes, « Le Kosovo ne va pas manquer de légitimité, car cette indépendance était voulue par une grande majorité de la population kosovare.

C’est la juste application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la fameuse idée du président Wilson devenue un canon du droit international.

De plus, la majorité des grands pays occidentaux, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, ont reconnu l’indépendance. En vertu de leurs intérêts particuliers, certains pays ne peuvent pas reconnaître le Kosovo. Chypre, par exemple, ne peut pas valider cette indépendance unilatérale sans craindre que les Turcs de l’île, qui ont pris le pouvoir dans le Nord à la faveur d’un coup d’Etat, ne demandent à leur tour d’être reconnus comme indépendants ».


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Babar

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