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Yes ICANN

L’administration Obama l’a fait. Mercredi, elle vient de libérer l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) de sa tutelle. Créée en 1998, cette organisation de droit privé à but non lucratif n’est pas connue du grand public. Pourtant c’est elle qui est notamment chargée de réguler les noms de domaines des sites web du monde entier en créant et en attribuant les fameux .com ou .fr. Jusqu’à présent elle était supervisée exclusivement par le Département du commerce américain. Dorénavant, c’est une structure dans laquelle tous les états auront leur mot à dire. Un changement attendu par la communauté internationale.

Il était temps. Des pays comme la Chine menaçaient de construire leur propre réseau si cette affaire n’était pas réglée. En donnant une autonomie à l’ICANN les Etats-Unis ont donc assoupli leur position en invitant d’autres pays à y avoir une part active, gage d’unité pour le réseau mondial et ses utilisateurs.

Le Département du commerce possède néanmoins un contrat distinct avec l’ICANN, qui expire en 2011, pour ce qui concerne les aspects techniques de la gestion de noms de domaine. En réalité les changements annoncés mercredi portent les grandes lignes directrices.

l’ICANN est basée à Marina del Rey, en Californie. Elle a été créé en 1998 par l’administration Clinton. C’était une façon de s’assurer que la gouvernance d’Internet soit bien coordonnée par un organe unique. Le département du Commerce, chargé de superviser le fonctionnement de l’organisation, possédait un droit de véto sur les décisions importantes.

La création de cet organisme centralisateur relève du bon sens. Il fallait s’assurer que tous les utilisateurs de l’Internet fonctionnent avec le même carnet d’adresses, avec le même système de noms de domaine. « La puissance de l’Internet réside en partie dans cette universalité, précise le Wall Street journal. En tapant www.ibm.com l’utilisateur, qu’il soit à Paris ou à Pittsburgh, atteint le même site Web ».

France, la Chine, la Libye, le Brésil et d’autres pays ont soutenu que de telles décisions devraient être placés sous l’Organisation des Nations Unies ou encore sous un organisme multinational nouvellement créé. « Je salue l’intention déclarée du gouvernement américain d’accorder plus d’autonomie à l’ICANN et de mettre ainsi fin à sa gestion quotidienne de l’Internet », a déclaré Viviane Reding, commissaire pour l’information à l’Union européenne.
 

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