Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > 25 000 suppressions de postes sur 2 ans

25 000 suppressions de postes sur 2 ans

Monsieur Darcos est au cœur de l’actualité, il doit dévoiler sa réforme de la seconde après celles de la maternelle, du primaire et du secondaire. Alors que de nombreux lycéens sont déjà dans la rue, syndicats et associations de parents d’élèves se disent inquiets et vigilants

 Chaque jour on s’indigne des plans de restructurations annoncés les uns après les autres, les entreprises qui commencent à être touchées par la crise tentent de préserver leurs rentabilités au détriment des salariés. Certains penseront que ceci est légitime même après les dernières années où les 40 plus grandes entreprises françaises ont exhibé fièrement leurs bénéfices qui ne cessaient de battre leurs propres records, d’autres crieront au scandale, à la cupidité des actionnaires et s’indigneront de la bienveillance de nos politique. Mais ce débat et les angoisses qu’il engendre arrangent bien les affaires de notre cher ministre de l’éducation nationale. En effet, les suppressions de cette année et celle prévues l’année prochaine sont de l’ordre de 25 000 postes, et ce au nom d’une réforme qui n’a pour but ultime, que la diminution des effectifs. Comment au regard de ces chiffres notre gouvernement pourrait empêcher les entreprises privées d’en faire autant.

 Il faut dire que Monsieur Darcos est un fin politicien, au-delà de la question que l’on est en droit de se poser sur la pertinence de supprimer des postes de fonctionnaires en période d’explosion du taux de chômage, il réussit l’exploit de casser l’école publique laïque et gratuite, tout en vendant à l’opinion publique une réforme censée éradiquer l’échec scolaire. Prenons quelques exemples pour illustrer ses propos :

 La suppression des classes le samedi matin :

 Celle-ci a été très facile à vendre à monsieur tout le monde, qui enfin pourrait partir en week-end sans se soucier si cela va gêner le parcours scolaire de ses enfants (dommage que tout le monde n’en ait pas les moyens). Seulement, voilà le but caché de cette réforme était de libérer trois heures par semaine, qui devaient être remplacées par deux heures de soutien et par diverses réunions et formations. Celles-ci existaient déjà avant, donc elles ne comblent aucune heure perdue par les enseignants, quant aux deux heures de soutien, difficiles à mettre en œuvre, fatiguantes pour les enfants car après la classe, elles ne sont en plus pas prévues sur l’ensemble de l’année scolaire, par contre, elles nous conduisent à notre deuxième exemple :

 La suppression des rased

 Les réseaux d’aides spécialisées aux s’élèves en  difficultés, composés d’enseignants spécialisés de rééducateurs et de psychologues étant au service d’enfants éprouvant des grandes difficultés scolaires sont entrés dans l’œil du cyclone Xavier. Sous prétexte qu’il y a dorénavant le soutien, la loi de finance prévoit la suppression en trois ans des 6000 postes de ce service publique qui est pourtant un fabuleux outil à l’égalité des chances. Alors que tous les professionnels de l’éducation pensent que proposer deux heures de soutien comme unique réponse aux difficultés de toutes natures est irresponsable, Monsieur Darcos préfère railler l’ampleur des manifestations qui étant organisées par les parents aux niveaux des écoles de quartiers, sont selon lui de petite taille. Dommage qu’il n’a pas bénéficié de cette aide car il aurait pu y apprendre que beaucoup de petites gouttes forment un océan.

 Le baccalauréat professionnel en trois ans  

 Voilà encore un exemple flagrant de coupe sombre dans les effectifs, avec la mise en place de cette réforme ce sont les Bep qui disparaissent, ces diplômes permettaient pourtant aux plus faibles d’accéder diplômés au marché du travail. De plus est-ce vraiment judicieux de supprimer une année d’apprentissage à des élèves qui bien souvent ont déjà des difficultés scolaires. Il ne faut pas négliger non plus le fait que ces élèves arriveront plus tôt aussi sur un marché du travail sinistré. La liste peut être longue des attaques contre l’éducation nationale et ceux qui rêvaient de dégraisser le mammouth peuvent se réjouir car le gouvernement enlève même les os. Mais en parents responsables peut-on laisser faire plus longtemps la démolition de notre école et avec elle le peu d’égalité des chances qui reste dans ce pays ? Doit-on laisser l’apartheid social s’installer sans bouger ? Même ceux qui aujourd’hui ont scolarisé leurs enfants dans le privé ont-ils intérêt à laisser faire sachant que l’affaiblissement de l’école publique entrainera un afflux d’élèves vers le privé et donc un accroissement des coûts ? Il faudrait tout de même rappeler à nos politiques que la recherche et l’innovation sont les seuls vecteurs de croissance à long terme, et que sans un système éducatif performant un pays ne peut prétendre pouvoir innover. De plus comment attirer des investisseurs si nous ne pouvons pas leur proposer de la main d’œuvre qualifiée ?


Moyenne des avis sur cet article :  4.28/5   (50 votes)




Réagissez à l'article

73 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 17 décembre 2008 17:05

    Démolition, démolition, démolition.... 
    A tous les niveaux de l’état, on s’applique à démolir ce qui reste des droits sociaux, de la protection du travail, et des services publics. 

    Le pire, étant, évidemment, cette démolition de l’école publique, laïque et gratuite, puis plus globalement de l’éducation nationale, par la continuation de cette politique entreprise déjà depuis de nombreuses années, de diminution drastique des effectifs de surveillants, d’enseignants, de psychologues, de personnels de soutien aux enfants, quand les résultats montrent le désastre de cette politique. 

    Mais qu’importe : agitons la formule magique de "réforme", et continuons d’aller de l’avant droit dans le mur.

    Tout le monde sait, sous toutes les latitudes, que l’éducation est un pivot essentiel de l’évolution d’un pays, que c’est LE secteur par excellence, où il faut le plus INVESTIR, pour préparer l’avenir, et par simple souci d’efficacité : économique, industrielle, intellectuelle, prospective ; que c’est par là que se prépare et s’assure le moyen et le long terme d’une nation ; mais non ; pour les abrutis qui sont à l’oeuvre au pouvoir, et qui ne savent voir que le terme de leurs prochaines élections, on continue l’oeuvre de destruction entreprise, sous couvert de "réforme". 

    Pétard, comment je comprends que les lycéens et étudiants soient dans la rue ; et comment il apparait évident qu’ils doivent recevoir le soutien de la population entière, pour essayer d’empêcher le démantèlement de cette pierre angulaire de la démocratie.

    Darcos est un sinistre pantin au service des forces les plus rétrogrades et les plus nuisibles au processus démocratique ; j’espère que les jeunes, leurs parents, les citoyens conscients, solidaires, empêcheront cette forfaiture ; dans la rue s’il le faut. 

    Résistance. 


    • jako 17 décembre 2008 17:35

      Article tristement excellent et photos superbe merci à vous.


      • chfav chfav 17 décembre 2008 21:01

        Qui a dit :
        "L’égalité des chances ne doit plus etre une théorie mais doit devenir une réalité" ?
        Réponse :
        Notre tres cher président aujourd’hui
        Quelqu’un peut-il aller le prevenir que les actions du ministre de l’éducation nationale vont à l’encontre de cette belle phrase ?


        Merci a ceux qui prennent la peine de me lire. Mais merci encore plus à ceux qui iront là
        www.sauvonslesrased.org et là www.rased-en-lutte.net


        • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 22:46

           25 000 , mais c’est énorme !!!!! C’est une véritable entreprise de démolition, une casse sociale, la fin du monde  !!!

          C’est sur, tout ce monde là ne rentre pas dans une Twingo....

          Mais qu’est-ce que ça représente réellement, sur une masse de plus de 800 000 personnes ( je ne compte pas les enseignants du supérieur 70 000, les vacataires, etc...)

          Un peu plus de 3%.... sur deux ans.... en comptant que la moyenne d’âge est élevée, que nombreux sont ceux qui vont partir en retraite.....

          Bof, c’est pas avec ça que on va moderniser le mammouth.

          Mais les syndicats ont besoin de mobiliser. Et le service public, c’est le service pour les employés du public, et pas le service au public. 

          Le minimum d’honnêteté, surtout si on est enseignant, c’est de ne pas se contenter de chiffres absolus, de faire en relief, de relativiser. Ce que ne fait surtout pas cet article syndical.


          • sisyphe sisyphe 17 décembre 2008 22:57

            Ah tiens !
            Il était inévitable que le péripate vole au secours de la casse...

            Décidément tristement prévisibles, les défenseurs des mafias privées... 





          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 00:56

             3%..........


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 01:04

             Plus de 11% d’absentéisme. 4% d’enseignants en surnombre. En 2012, presque 70% auront 65 ans. Cout moyen pour un lycéen 7600 euros/an. Plus que pour un étudiant, qui coute 7000 euros/an.


          • mat 18 décembre 2008 10:03

            7000€ certes, mais vous oubliez de dire que le coût d’un étudiant à l’université est ridiculement bas, la France ayant un des coûts par étudiant universitaire les plus faibles d’Europe.
            Et pourtant, ça n’empêche pas le gouvernement sarkozy de taper encore dans ce budget. Idéologie avez vous dit ?

            Vous voulez de l’analyse, que les autres relativisent leurs chiffres : commencez par vous même péripate.


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 10:22

             C’est vrai. Il y a une réelle paupérisation de l’université en France. Mais 7000 euros tout de même pour quels résultats et quels moyens ? Budget total des bibliothèques universitaires équivalent à la seule bibliothèque du Congrès US... une place pour 18 étudiants contre une place pour 5 en Allemagne et en Grande Bretagne... Presque 70% des lecteurs en province contre la moitié des collections et acquisitions en région parisienne...Bibliothèques ouvertes de 8 heures du matin à 23 heures, y compris le week-end pour les US, Allemagne et Canada contre 50 heures maximum d’ouverture en France.

            Cet déséquilibre n’est-il pas du à la différence de poids électoral des enseignants du primaire et du secondaire (plus de 800 000) contre seulement 70 000 pour l’Université ?


          • sisyphe sisyphe 18 décembre 2008 10:45

            Les 25.000 suppressions de postes sur 2 ans, s’additionnent aux 60 000 déjà supprimés de 2002 à 2007 : ce qui fait plus de 10% depuis le début de la démolition. 
            Dont la suppression de 3 000 des 8 000 postes Rased (Réseau d’aide spécialisée aux enfants en difficulté) ; ce qui fait quasiment la moitié ; bien joué, alors que de plus en plus d’enfants sont en difficulté. 

            Et il s’en trouve encore pour relativiser, justifier, approuver... 

            On va rigoler quand ça va exploser pour de bon, et légitimement... 

            Pour soutenir les enseignants contre ce démantèlement...


          • ZEN ZEN 18 décembre 2008 12:30

            Le Péripate

            Vivement qu’on privatise tout ça et qu’on laisse agir la main invisible... ! smiley
            Il y a du poignon à se faire...


          • ficelle 18 décembre 2008 12:33

            Le péripate nous suggère-t-il de commencer le cursus scolaire par l’université ?

            Les étudiants, deviendraient donc ensuite des élèves de lycée moins chers car en mesure de se former eux-mêmes.


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 13:41

             Voyons voir comment on a répondu à mes arguments. Zen fait le clown, rien à signaler. Sisyphe donne un lien sur la FCPE, association de "parents d’élèves".... Mort de rire, les enseignants y sont très largement majoritaires, certes en tant que parents, mais enseignants quand même. On n’est jamais mieux servis que par soi-même, n’est-ce pas ? Mais il y a au moins un brin d’argumentation.
            Alors, quel est le tableau général ? De 75 à aujourd’hui, la dépense publique pour l’éducation ( en intégrant ce que paye les collectivités locales) à doublé, alors que le nombre d’élèves n’a augmenté que de 15%. Pour à peu près 15 millions d’élèves, il y a 1, 3 millions de personnes payées par l’Education Nationale, 1 pour 11 élèves...
            Les résultats sont-ils à la hauteur des attentes des parents et de la société ? 15% des enfants entrent en 6eme sans maîtriser les fondamentaux. Et encore je suis gentil.
            Comparaison internationale. En 95, un enquête internationale classait la France 13eme en maths, et 28eme en science (classe de 4eme et 5eme). Cette enquête révèlait aussi que si les profs donnent des devoirs à la maison, il était rarement corrigés et évalués.... Le rapport coût/performance place la France au même niveau que la Tchécoslovaquie pour la performance, mais pour un coût du double.... En 2001, une autre étude internationale place la Finlande, la Corée, le Japon en tête. La France est juste dans la moyenne, avec l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Pour faire plaisir, il faut aussi dire que les US se classe très mal, alors qu’il dépense encore plus que nous !
            Grâce à un système d’avancement proprement kafkaïen, les les jeunes profs se retrouvent dans les zones difficiles, et les anciens sous le soleil de la Côte d’Azur.
            La carte scolaire est enfreinte majoritairement par les enseignants eux mêmes, les mieux placés pour savoir quels sont les bons établissements.
            Pire, cette école dite gratuite favorise outrageusement la reproduction sociale, aboutissant à ce que les classes aisées se font payer les études de leurs enfants par les moins aisés.... Bravo.
            Et si encore l’enseignant isolé dans sa classe se trouvait heureux... harassé par la hiérarchie, 11% d’absentéisme (et encore ne sont déclarés que les absences supérieures à deux semaines, celles qui donnent lieu à remplacement). J’arrête là, par pitié.....

            Alors messieurs les enseignants syndicalistes, continuez à crier à la casse sociale pour ce qui n’est que mesurettes à peine capable de changer quelque chose à ce désastre, de moins en moins de gens vous prennent au sérieux. Sauf, encore, quelques élèves que vous instrumentalisez.

            Note pour l’alter-comprenant Zen. Ces comparaisons internationales sont faites avec des systèmes d’état. Donc l’état peut mieux faire. Article 15 de la déclaration des droits de l’homme : la société est en droit d’exiger de l’administration qu’elle rende des comptes de sa gestion (ou quelque chose d’approchant).
            Note à ficelle. J’aime l’humour, mais, là, ça tombe à plat.


          • Gilles Gilles 18 décembre 2008 14:04

            La privatisation a été lancé en Suède et vue le "succés" les british pensent faire de même

            AInsi de nombreuses écoles et lycées privés se créent chaque année et concurrence directement le public. Les parents touchent un chèque scolaire pour les aider à financer une partie du coût. Une partie de ces nouveaux sombrent chaque année

            Souvent ils sont petits (qql dizaines d’élèves...), les premiers ont été crées au début par des associations diverses mais, et ce n’était pas prévu, ce sont maintenant des sociétés de capital risque qui investissent le plus dans l’enseignement en Suède.....et pour l’instant fonctionnent à perte, mais comme le dit leur nom, ils espèrent qu’à terme, les établissements publics ayant été réduits comme peau de chagrin, ils monopoliseront le marché

            Aussi, de nombreux établissement privés font faillites chaque année et c’et le public qui ramasse obligatoirement les "déchets". Comme d’hab privatisation de sprofits, socialisation des pertes

            Voilà, c’est SCANDINAVE, c’est MODERNE, c’est DIFFERENT de chez nous, donc c’est la REFORME qu’il faut faire et qui va petit à petit être mise en oeuvre (on cause déjà du chèque éducation...)


          • ZEN ZEN 18 décembre 2008 14:06

            Il n’y a que Péripate et Darcos qui prennent les évaluations officielles au sérieux..

            Que compare-t-on ? Que penser notamment des "performances" finlandaises qu’on nous resert constamment , paresseusement et à toutes les sauces...

            Tristan Valmour a pris le temps de faire une recherche sérieuse et nous a livré ses conclusions ici dans trois articles récents


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 14:56

             Comment parler d’autres choses pour ne pas regarder ce qui gêne.
            Gilles qui nous parle de privatisation (pourquoi pas en effet), mais à qui l’idée de demander des comptes à l’administration de l’usage de nos deniers si durement gagnés est probablement un crime de lèse-majesté.
            Zen, qui réfute en bloc tous les chiffres qui lui déplaisent, et propose le gouvernement par les rédacteurs d’Avox..... 

            En rang par deux, mode indignation, et tous ensemble : non au démantèlement de l’école publique ; Darcos ta réforme on se la met dans le machin ; tous tous tous ensemble....
            Bons petits soldats.....


          • ZEN ZEN 18 décembre 2008 22:16

            "Comment parler d’autres choses pour ne pas regarder ce qui gêne."

            Non, on est en plein dans le sujet !
            Lire les trois articles de Valmour apprend beaucoup, pour ceux qui veulent apprendre , bien sûr , et non pratiquer l’art de l’esquive...


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 22:30

             L’état partage la société en deux : ceux qui en profitent, et ceux qui payent. Le vendu, c’est toi Renève, vendu à la caste des profiteurs, grands et petits. Vendu, parce que les profiteurs que tu défends écrasent les petits, les empêchent d’accéder au travail, et les humilient d’une obole, d’une assistance honteuse. Vendu parce que tu es un de ces profiteurs, vendu parce que jamais ta main va de ton coeur à ceux qui en ont besoin.

            Si tu veux me parler comme ça, méfie toi, j’ai des cartouches. Mais je veux bien croire que tu es simplement égaré, pas trop longtemps, ma patience a des limites.


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 23:07

             Ca, c’est ta posture. Posture bâtie sur un mensonge. Et loin de pleurer, je ris quand toi tu ricanes.

            Imposteur.


          • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 23:50

             C’est ça.... bon débarras.


          • fifilafiloche fifilafiloche 18 décembre 2008 00:01

            A quoi servirait de conserver des effectifs plétoriques dans l enseignement alors que nous faisons de moins en moins d enfants. Ces fonds publics ne seraient ils pas plus utiles là ou les besoins croissent de façon exponentielle : l assistance au grand âge ?


            • sisyphe sisyphe 18 décembre 2008 00:51

              				par fifilafiloche 								 (IP:xxx.x8.228.94) le 18 décembre 2008 à 00H01 				 				
              				

              								
              				
              					A quoi servirait de conserver des effectifs plétoriques dans l enseignement alors que nous faisons de moins en moins d enfants.

              Faux. 

              Combien seront nos chères têtes blondes et brunes sur les bancs de l’école dans une dizaine d’années ?

              L’augmentation de la fécondité française depuis l’an 2000 devrait permettre d’éviter une baisse du nombre d’élèves. Ce cadeau démographique promet même une augmentation des écoliers au cours des cinq prochaines années, avant une baisse importante due à la diminution des femmes en âge de procréer. Au final, en 2015, l’école maternelle et primaire accueillera 91 000 élèves de plus qu’à la rentrée 2005. De quoi donner des cheveux blancs à tout ministre de l’Éducation !
              Au collège et au lycée, c’est le schéma inverse qui se produira. Les effectifs d’élèves du second degré baisseront jusqu’en 2010 avant d’augmenter pendant cinq ans. Finalement, les établissements secondaires perdront 154 000 élèves d’ici à 2015. Mais la bonne nouvelle réside dans la réussite de cette classe d’âge. Selon les chiffres actuels, 64 % des enfants qui sont aujourd’hui en sixième accéderont à terme au niveau du baccalauréat.
              Quant au nombre d’étudiants, il ne devrait pas vraiment changer. En 2015, l’université comptera 1 326 800 étudiants, soit 22 000 étudiants de moins qu’en 2005. Au regard de l’ensemble des élèves, le ralentissement de la démographie sera donc peu sensible. Au moins pendant un certain temps



            • TOTORdu60 18 décembre 2008 11:05

              Réaction égoïste d’un (futur ?) vieillard qui fait sans doute partie de ceux qui veulent continuer de travailler jusqu’à la mort sans penser que les jeunes plus qualifiés (mais si) que la génération précédente viendront les chasser à coup de pieds au cul ou pilleront leurs magasins pour survivre. De plus vous ne savez pas qu’il ya un baby boum depuis l’an 2000 et qu’il n’y aura plus d’enseignants pour les accueillir. Pourtant la génération des Baby boomers des années 50 n’a pas à se plaindre  : n’est-elle pas celle qui a profité de l’inflation record pour acheter de l’immobiler qu’elle loue à prix d’or aux jeunes précarisés ?



            • Gilles Gilles 18 décembre 2008 14:11

              "Pourtant la génération des Baby boomers des années 50 n’a pas à se plaindre : n’est-elle pas celle qui a profité de l’inflation record pour acheter de l’immobiler qu’elle loue à prix d’or aux jeunes précarisés ? "

              Trés pertinent comme réaction. Acheter voici 25 ans été ridiculement peu cher. Mes parents ont acheté leur barraque un truc comme 100 000 euros grand max (en provence avec jardin et 150 m²) en s’endettant à peine, et maintenant elle vaut 500 000 au moins

              Les locations d’un T3 à Paris c’est au minimum 1200 €/mois ; àToulouse 850 mini

              Donc les vieux ont occupé tout l’espace possible, ont tout pollué, nous louent leurs biens, nous font payer leur retraite et en plus (et c’est ça le pire) ils votent pour une politique qui ne nous donnera que peu de retraite, nous empêche de nous loger, nous fait travailler toujours plus et nous fout en prison dés que possible, et nous ôte tout espoir d’être comme vous à votre âge.

              Vous avez vos raisons de voter sécuritaire....mais méfiez vous, en cas d’insurrection populaire, ceux qui n’ont rien n’ont rien à perdre


            • ARMINIUS ARMINIUS 18 décembre 2008 08:01

              Excellent l’affiche, on pourrait lancer une souscription pour la faire placarder sur toute les routes de France, ce ne serait que juste compensation en réponse à toutes les promesses non tenues du candidat président.
               Lequel continue à se payer (notre tête) d’expédients : combattre la discriminations pour ouvrir l’accès des pauvres boursiers aux grandes écoles, c’est facile c’est pas cher et ça peut rapporter gros... pendant ce temps on attend un véritable plan pour le logement, un véritable plan pour le traitement social du problème des banlieues, un véritable plan pour rendre financièrement possible l’accès aux études pour les boursiers limites( en jouant aussi sur le scandale du logement étudiant et des loueurs de taudis qui en profitent honteusement).Pour ce dernier point il pourrait peut-être se toucher un peu les bourses pour les faire remonter...sur celles- là il pourrait agir : ce serait au moins aussi moral que de renflouer un nanard...


              • Bof 18 décembre 2008 09:11

                ...Et pendant ce temps, le monde se meurt....ET....ET...ET...nous avons avec toutes ces personnes inutilement payées 22% d’ illettrés et surtout après les années qui nous ont données tant d’espoir , nous avons 30% d’ enfermés dans les zup...à qui l’ont vient donner le toit et la bouf. SANS AUCUNE CONTRE PARTIE...comme des animaux de zoo...on nous garde par , par...par...pitié, peut être même.

                Alors, ces 25.000 pourquoi sont-ils là ? quel est leur job ? attendre de week end en week end la saloperie de retraite obligatoire malgré la courbe de mortalité qui prouve la grande nocivité de cette OBLIGATION...mais QU’ IMPORTE...puisque les attitudes égoïstes demeurent.

                Qu’ a -t- on dit quand on a jeté à la rue les petits commerçants et les petits cultivateurs du jour au lendemain ?

                ALORS, si l’on décidait enfin de reprendre un enseignement digne d’un monde moderne ? Un enseignement non dispendieux qui comme dans les années 1960 permettait à tout le monde de savoir lire, écrire et compter ! A cette époque , tous les habitants de mon village savaient lire, écrire et compter et n’avaient pas besoin d’un antiséche pour imiter la signature de la feuille soigneusement rangée dans le bien nommé portefeuille, et quelle imitation de lettres majuscules pour une signature !
                 
                 Pour les apprentis...voyons ce qui se fait chez nos très dévoués artisans et dans notre armée...et sans aucun état d’âme comparons avant et après leur ’passage’ ...pourquoi scolariser jusque 16 ans quand on peut apprendre le minimum en deux ans ? mais, ça travaille ! car les jeunes réclament cet apprentissage mais avec des gens qui en veulent et qui sont libres donc sans brimades honteuses des enseignants comme on l’a vu chez une enseignante qui s’est fait " prendre" à essayer d’apprendre à lire à deux élèves pendant une récréation. Alors, que l’on vire ces crétins pourris ...surtout sans aucune indemnité...et leurs chefs surtout...nous n’en pleurerons pas du tout.


                • vivelecentre 18 décembre 2008 10:28

                  si ce n’était qu’une question de moyen et d’effectif , nous aurions le meilleur enseignement du monde ....

                  Demandons déjà une chose , que TOUT les enseignants soient affectés à...l’enseignement et pas à autre chose !!


                  • vivelecentre 18 décembre 2008 20:21

                    TOUT s’emploie encore comme nom masculin et désigne l’Ensemble, la somme des parties, une chose divisible considérée en son entier

                    la totalité du corps enseignant


                  • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 18 décembre 2008 13:29
                    Les problèmes de l’enseignement et des collègiens-lycéens ne font pas recette sur AV "on" préfère troller et bavasser sur les papiers de Môrice, désolé mais il ya une baisse de niveau sur ce site peut-être qu’ il ya un peu trop de papiers sans intérêt et les bons sont noyés dans la masse...

                    Mais laissez moi quand même vous citer cet excéllent papier citoyen d’Indymédia :

                    "Comportement de la police nantaise : lycéens en danger
                    Un parent de lycéen offusqué
                    Ce vendredi 12 décembre après-midi, contraint de rejoindre à pied le Sud Loire où je réside pour cause de perturbations sur le réseau du tramway, je me suis trouvé emporté au cœur d’une manifestation lycéenne bon enfant en route pour bloquer la circulation au pont de Pirmil. J’avoue avoir été agréablement surpris par l’ambiance chaleureuse dégagée par ce cortège formé d’une jeunesse à la fois désespérée et pleine d’espoir. Autant le dire, et tant qu’à marcher, je me suis laissé saisir par le mouvement de protestation sans trop de résistance intérieure.
                    Arrivé place Mangin, surprise : ce que les lycéens en colère entendaient réaliser avait déjà été fait par les forces de l’ordre. Un cordon d’hommes et de véhicules de la compagnie départementale de sécurité publique (et non pas de CRS comme le pensaient les manifestants) barrait en effet le bas du pont côté nord. Mais peut-être s’agissait-t-il là d’une stratégie rationnelle de maintien de l’ordre ? Soit ! Rien là de bien problématique. Ce qui m’est en revanche apparu vraiment inquiétant a commencé au moment où le cortège a rejoint le barrage policier. Durant environ vingt minutes les piétons de passage (certains ayant des enfants à récupérer à l’école) ont tout d’abord été interdits de franchissement par les forces de police de même que des lycéens du Sud Loire qui souhaitaient quitter la manifestation. Résultat : on a énervé des nantais déjà contraints à la marche qui n’en demandaient pas tant et laissé des adolescents dans une manifestation qu’ils entendaient quitter. Bizarre…

                    La suite est encore plus troublante : après un ordre de dispersion donné aux derniers occupants de la place Mangin par un officier clairement identifié, la bonne centaine de manifestants restants a commencé à reculer. Il y a certes eu un coup de matraque sur la tête d’une jeune fille d’environ 1 m 55 bien propre sur elle et en rien menaçante… Mais bon, passons ; on était peut-être encore ici dans le cadre d’un usage légitime et proportionné de la force. Repoussé, « raccompagné » plutôt – il faut être juste – par quelques policiers en tenue anti-émeute, le dernier carré des lycéens en colère a alors commencé à se retirer doucement en direction du centre ville.

                    Là, après avoir longé discrètement la voie du tram, sont apparus des individus plutôt costauds, en civil, sans brassards permettant de les identifier comme policiers, certains portant capuche et même capuche et écharpe jusque sous les yeux pour l’un d’eux. A ce moment, en tant que parent d’adolescents qui auraient pu faire partie du lot, on n’en a pas cru ses yeux : l’un des policiers au look de « casseur » a bousculé sans grands ménagements un manifestant traînard, un autre, visage découvert celui-là, a asséné un coup de poing ganté dans le bas des côtes ou du dos d’un autre gamin. Je n’ai rien vu qui puisse justifier un tel comportement aussi gratuitement violent.

                    Sincèrement, est-ce là une manière légale d’user de la force légitime conférée par la loi aux policiers ? La brigade anti-criminalité, car c’est d’elle qu’il s’agit, est-elle bien adaptée et formée au maintien de l’ordre ? N’y a-t-il pas aussi manquement au devoir de réserve quand ces mêmes policiers, en se tapant ouvertement sur les cuisses, raillent publiquement l’Internationale que viennent d’entonner les derniers lycéens sur le boulevard ?

                    Ce que je rapporte là n’a rien d’une dénonciation gratuite et je répondrai très précisément à toute question qu’une justice au service des citoyens pourraient être amenée à me poser à propos de ce que j’ai vu ce vendredi. Et qu’on ne me dise pas que s’exprimerait ici un sentiment « anti-flic » ! L’argument vaut ce qu’il vaut, mais j’ai passé la soirée d’hier en la compagnie amicale d’un membre respectable des forces de l’ordre de l’agglomération nantaise qui a manifestement une toute autre conception de son métier que ceux que j’ai pu voir à l’œuvre cette après-midi.

                    En tout cas, tout cela est très inquiétant et il me semble important que les parents des lycéens-manifestants du moment sachent ce que l’on réserve à leurs enfants s’exprimant pacifiquement dans la rue comme il est autorisé. Et je n’oublie pas qu’il y a peu un autre jeune manifestant a eu un oeil gravement atteint par un tir de flash-ball de nouvelle génération. De mémoire, il me semble que la brigade anti-criminalité en était responsable ?"


                     

                    • chfav chfav 18 décembre 2008 14:12

                      Les attaques de peripate et de Bof sont juste des attaques de gens qui revent de devenir fonctionnaire, mais qui n’ont jamais osé passer les concours. Mais bon je vais quand même répondre à quelques un de leurs argument :
                      15% des enfants entrent en 6eme sans maîtriser les fondamentaux.
                      Pourquoi dans ce cas supprimer les reseaux d’aide aux lieu de les renforcer, lorsque les chiffres de la securité routiere sont mauvais on ne supprime pas le code de la route.


                      Plus de 11% d’absentéisme. 4% d’enseignants en surnombre. En 2012, presque 70% auront 65 ans. Cout moyen pour un lycéen 7600 euros/an. Plus que pour un étudiant, qui coute 7000 euros/an


                      Laissons de côté le chiffre douteux de l’absenteisme pour nous consacrer à celui des tarifs :
                      Si le cout d’un lyceen metropolitain est si élevé pourquoi Sarkozy decide alors d’offrir la gratuité de l’ecole aux expatriés (qui dans leur grande majorité n’en ont pas besoin) Deux exemples newyork 17000 euros l’année, San francisco 25000 euros l’année

                      nous avons 30% d’ enfermés dans les zup...à qui l’ont vient donner le toit et la bouf. SANS AUCUNE CONTRE PARTIE...comme des animaux de zoo...on nous garde par , par...par...pitié, peut être même.

                      Pour info, dans les "zup" les gens travaillent aussi et même si en générale ils sont plus pauvres que dans les quartiers residentielle il y paient des impots
                      et ce n’est pas aidé ces gens à acceder à une vie descente que de supprimer les vecteurs d’égalité des chances.

                      Enfin, je voudrais faire remarquer aux acteurs de ce forum que ce doit etre un sujet qui tient à coeur à Bof et Peripate car ce sont eux les plus actif sur ce forum



                      • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 16:44

                         Oui, c’est ça, laisse de côté les chiffres douteux de l’absentéisme... c’est mieux.
                        Comme laisse de côté le fait qu’aucune académie ne sait dire combien elle a de profs dans ses listes en début d’année. Oui, laissons de côté... 

                        Et alors, le genre d’argument qui dit que celui qui critique le Mammouth, c’est parce qu’il n’a pas osé passer le concours.... Continue à t’entraîner à la rhétorique sur Avox, parce que là, en public, tu es ridicule. A t’écouter, tous les français rêvent d’être fonctionnaire. Une nation de fonctionnaire, un idéal, donc. Remarque, avec un emploi sur quatre, on s’en approche. 

                        Sauf que le service public, c’est le service du public. Et pas le service aux employés du public. 


                      • Bof 18 décembre 2008 21:33

                        Bonsoir CHFAV . Je suis surpris de me trouver "en attaque", et encore plus de vouloir devenir un fonctionnaire à mon âge. De plus, pour les concours et les écoles, je suis pas mal servi avec souvent mention très bien.

                         Je parle ici de la débilité des crétins qui pourrissent l’éducation nationale . En 1960, tout le monde savait lire, écrire et compter dans mon village . Parfois à coup de pieds au c.. ou de gifles bien appuyées sur les joues et il fallait cacher les rougeurs aux parents sous peine de voir la punition au moins doubler.
                         J’ai eu la grande surprise durant mon service militaire de voir des êtres se dévouer et réussir pour certains à leur apprendre le minimum, en un an donc. Ils étaient instituteurs ou dans des écoles d’ingénieurs. C’est ainsi que l’un de leurs élèves est devenu pdg d’une très grande société qu’il a construit par son travail et sa très grande intelligence et dont il vient de vendre ses actions. Il a été chassé en Belgique dans une rue à ’sdf’ comme les nomment nos amis Belges afin d’échapper à l’isf et autres taxes et impôts mais durant sa vie active il a toujours crée le maximum d’emplois en France sous les moqueries qui revenaient régulièrement vers les élections et je suis certain qu’il va refaire quelque chose. Ce n’est pas le genre à se la couler douce quand d’autres êtres souffrent autour de lui. Pourquoi tous ces connards d’ enseignants n’ont-ils pas réussi à deviner ses capacités immenses et très utiles pour le pays ? Une forte tête ? Certainement pas ! un doux agneaux plutôt ...et avec l’école jusque 16 ans je crois pour lui. J’ai un autre cas , mais une forte tête qui n’a pas voulu réciter une leçon puisque l’enseignement était érroné...trente ans après, il avait raison mais sa vie...en a pris un coup ! ainsi que les batiments des centres de redressement du reste. Il vient d’inventer un procédé révolutionnaire sans diplôme aucun et selon les ingénieurs impossible et pourtant ça fonctionne très bien ! quelle révolution dans les connaissances vont devoir suivre ! ....

                         Combien de chefs d’entreprises n’ont jamais eu de diplômes dans notre nord ? ça c’est un autre reproche que je fais ...et bien non ! c’est une simple constatation . Il y a trop d’erreurs dans l’enseignement et personne ne veut ou ne peut les remettre en cause.

                        J’ose suggérer à votre reproche de ""supprimer les réseaux d’aide aux lieu de les renforcer"" qu’il serait de loin préférable de commencer par le commencement . C’est à dire par les bases ! Il faut pour suivre savoir lire, écrire et compter. OUI, compter pour suivre car les élèves sont souvent les seuls à se lever le matin et si l’on enlève une grosse préoccupation...la tête ira plus facilement vers les connaissances car la sérénité pourra revenir. Il n’y a pas besoin de très grands diplômes pour cela ...les moyens modernes feront le reste avec les enseignants qui pourront être écoutés attentivement.
                         
                         Pour votre conclusion, je ne peux nier que ce sujet me tient à coeur car je n’accepte pas du tout que 30% d’ une population soit laissée sur le coté et que ceci s’est accentué vers les années 1980 donc au moment où tout espoir était permis. Je n’accepte pas du tout de voir nourrir des gens un peu comme les zoo le font avec leurs animaux. Du travail est réalisé dans les zup et il n’y a jamais de salaire de versé comme l’équité le voudrait et je ne parle pas des sacrifices de certains.

                        Conclusion : je ne vois aucune attaque mais l’ équité bafouée que j’ai beaucoup de mal à accepter puisque je ne peux pas du tout l’accepter.




                      • Gilles Gilles 18 décembre 2008 16:09
                        y a-t-il 1 professeur pour 11 élèves dans le secondaire ? Les manips de darcos Le ministère reconnaît d’ailleurs que dans les lycées et les collèges, il y a en moyenne 28 élèves par classe et près d’une classe sur cinq compte 35 élèves.

                        Il y a quelques années, en 2003, la France avait en moyenne 22.3 élèves/classe au collège

                        Une question se pose alors : pourquoi y’a-t-il un mouvement lycéen si le taux d’encadrement reste le même ? Tout simplement parce que les chiffres bruts n’ont aucune réalité sur le terrain. Pour démontrer l’absurdité des chiffres bruts, il suffit de faire un raisonnement aussi absurde que ceux énoncés dans les médias par le ministère.
                        A la rentrée 2008, il y aura 40 000 élèves de moins dans le secondaire selon les chiffres du ministère. C’est cette estimation qui explique les suppressions de postes. Si on reprend la moyenne d’élèves par classe (28), par rapport au total des élèves en 2007 (5 371 368), cela veut dire qu’il y a en France 191 834 classes.
                        Question simple : combien y’aura-t-il d’élève en moins par classe l’année prochaine ? Une petite division s’impose : 40 000 / 191 834. Réponse : 0,20 élève. Le secondaire va donc perdre en moyenne 0,20 élève par classe. Sauf que lorsque le ministère supprime des postes de profs à l’échelle d’un lycée, cela signifie qu’il supprime des classes entières. Par conséquent, dans la logique du ministère, quand une classe perd 0,20 élève, elle peut être supprimée. Et c’est donc 27,8 élèves qu’il faut répartir dans les classes restantes.

                        Moralité, le nombre d’élèves par classe est en constante augmentation. A terme, l’objectif du ministère est de gonfler toutes les classes à 35 élèves. Le ministre avance alors un autre argument massue : 25 ou 35 élèves, ça ne change rien sur les résultats.


                        • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 16:48

                           Aucune étude internationale n’a pu montrer que les résultats sont corrélés au nombre d’élève par classe. Par contre le taf est plus important quand les élèves sont nombreux, ça, c’est sûr, et c’est le problème de nos chers (très chers) fatigués de naissance.
                          Il n’y a pas que des profs à l’EdNat, faut-il le préciser ? Ainsi ce n’est pas un prof pour onze élèves, mais une personne payée pour onze élèves. Un petit tour chez Afflelou s’impose, cher Gilles.


                        • Gilles Gilles 18 décembre 2008 17:00

                          Le péripate

                          Oui bien sûr, je ne suis pas débile, mais la manière de le présenter par Darcos pouvait laisser croire à l’auditeur peu attentif et neuneu que c’était 11 élèves par classe. Quand je l’ai entendu, sur le coup, j’ai tiqué avant de réaliser comment il avait sorti ce chiffre.......méthode classique de désinformation à destination des mous du bulbes (leur vote est toujours bon à prendre)

                          Ensuite , en ce qui concerne le nombre d’élèves, j’ai trouvé de tout. Des études qui disent que oui, d’autres que non. En fin de compte il est évident que cela dépend du type de classe.

                          • 35 élèves attentifs, calmes, éduqués c’est surement plus facile que 25 petits cons braillards qui n’entravent rien.
                          • 35 élèves avec 4 heures de cours/ jour, sera plus facile que 25 en ayant 8 (surtout en fin d’aprême)
                          • Il me parait aussi évident que ça dépend du cours ; Cours magistraux (jusqu’à 200 ça va encore) ? Travaux pratiques (2 élèves /microscope ou 5, ça change, non ?) ? Langues (à plus de 10 on ne parle jamais) ?
                          Bref, le genre de réflexion trop compliqué pour qu’on en fasse part au populo et qui prendrait plus de deux minutes à détailler au jité (trop trop long)

                        • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 17:13

                           Ah, c’est rapport à darcos... Bon, je n’avais pas vu.. la télé et moi....
                          Mais tu fais bien de souligner "les méthodes classiques de désinformation", car c’est exactement le sens de mon premier post, sur les 25 000 qui ne rentrent certes pas dans une Twingo, mais qui ne dont que 3% des profs..... Alors, si je comprends bien, désinformer pour la "bonne cause", c’est bien ?
                          Je suis assez d’accord. Du moment que si on s’en aperçoit, on soit libre de le dénoncer. Ce que j’ai fait.


                        • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 17:42

                           Très juste. Je veux dire à propos des intermittents. Quand à trouver des sources sur l’absence d’études, ça serait plutôt le contraire, non ? Je veux dire trouver des sources en faveur de cette thèse. En tout cas, j’ai cherché, je n’ai pas trouvé. Ma source, c’est Marseille (j’entends déjà les hurlements !!! ), dans "le grand gaspillage".
                          Et ne glissons pas : je ne fais qu’exercer le droit qu’a tout citoyen de demander des comptes à l’administration de l’usage des deniers publics, droit inscrit dans la Déclaration des Droits de l’homme. Je n’ai pas parlé de "chèques éducation", mais, si vous voulez, c’est possible. En attendant, sans rien changer, exiger que le service public soit au service du public ne devrait pas vous effrayer.


                        • Le péripate Le péripate 18 décembre 2008 21:58

                           Vous commencez, j’espère, à me connaître assez pour ne pas penser que je suis un simple relais d’une hypothétique "pensée" sarkozienne, ce qui, par ailleurs, serait incompatible avec mon attitude libérale (ultra neo pour faire plaisir).
                          Quand à diminuer le nombre de fonctionnaires, le but, qui ne serait pas une révolution en soi, de nous amener à un poids de l’état comparable à celui de nos voisins me paraît un minimum du souhaitable.

                          Bidonné les chiffres de Marseille ? Plus, ou moins que ceux de la FCPE et des syndicats enseignants ?

                          Jetez l’eau du bain, si vous voulez, mais pas le bébé. L’état-providence est en crise profonde, et seul le libéralisme pense l’après-état. Des apories, le libéralisme n’en est pas exempt, je ne le nie pas. Mais l’attitude qui consiste à vouloir encore voir bouger le cadavre ne nous avancera pas.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès