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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > 4 millions de plus pour les agriculteurs

4 millions de plus pour les agriculteurs

C’est le montant des dégâts causés par les agriculteurs en Bretagne lors des récentes manifestations. Il a été communiqué par le Préfet de Région : réfection de chaussées, remise en place de glissières de sécurité, enlèvement des ordures déversées. C’est ce montant que le contribuable est prié de payer.

Cette somme vient s’ajouter aux dizaines de millions débloqués pour maintenir en vie un système de production animale et laitier et céréalière moribond.

Ne soyons pas naïfs : cette information vient à point alors que les agriculteurs et éleveurs s’apprêtent à « donner l’assaut » à des équipements de la grande distribution et est destinée à jeter l’opprobre sur une corporation habituée à tous les débordements pour faire entendre sa voix.

Une corporation turbulente pour ne pas dire violente

Cela fait des décennies que les syndicats agricoles nous ont habitués à un scénario bien rodé. A chaque crise de surproduction, ou de manque de débouché de leurs produits, on entend le même mot d’ordre : « l’Etat - c’est-à-dire le contribuable - doit nous aider ». C’est plus facile que de se poser la question de la structuration de la profession ou bien celle du rôle des industriels de la transformation et de la distribution, ou des attentes des consommateurs.

Et pour bien « motiver » les politiques, on casse, on jette les déchets des exploitations sur les routes ou devant les préfectures quand on ne met pas le feu aux centres des impôts. Pour ceux qui se sont souvent présentés comme incontournables pour l’entretien des paysages, cela fait un peu désordre.

Ajoutons à ce tableau un syndicalisme très politisé à droite à l’origine mais qui voit peu à peu ses troupes s’éloigner et rejoindre progressivement l’extrême droite et qui se contente de compter les points.

Produire

C’est le leitmotiv de la profession, même si cela implique l’utilisation d’antibiotiques pour que les élevages concentrationnaires évitent les épidémies qui conduisent aux abattages massifs de bêtes, et même si cela se traduit par la destruction des sols gavés d’engrais et de pesticides et même si cela conduit à la pollution de nos rivières par les nitrates. Rappelons à ce sujet que la France est le premier consommateur en Europe de pesticides qui font la fortune des actionnaires de multinationales chimistes qui invitent complaisamment nos parlementaires à débattre autour d’un bon repas (bio, sans doute).

On ne parle plus de ferme, mais d’exploitation, c’est tout dire ! Les exploitants ont l’œil rivé sur le compte d’exploitation, sur les cours des « produits ». Ils sont prisonniers d’un système économique qu’on leur a présenté comme libéral et qui n’est rien d’autre que de la dépendance vis à vis des banques.

Vendre

Une fois produites ces viandes bodybuildées, ces céréales dont le rendement est tributaire des pesticides, il faut les vendre et « équilibrer les comptes et se sortir un revenu » et là, notre « agriculture », première exportatrice il y a quelques années, se trouve confrontée à la concurrence internationale, au blocus décidé à l’encontre de la Russie, à la crise économique en France, aux habitudes de consommation qui se modifient et à la rapacité de la grande distribution.

Achetez Français, nous disent-ils, en oubliant parfois qu’eux-mêmes privilégient pour leurs investissements des produits fabriqués à l’étranger.

Une équation difficile à résoudre

Lorsqu’une entreprise ne vend plus ses produits parce que ceux qu’elle propose sont obsolescents ou ne sont plus conformes aux normes de sécurité, elle est condamnée à fermer ses portes avec la cohorte de licenciements et de drames individuels que cela provoque, à moins qu’elle ne s’adapte…

Une partie de la profession agricole fait aujourd’hui le pari d’une agriculture propre et des circuits courts et cela s’avère souvent gagnant. Cela passe par l’éducation du consommateur qui commence par celle des enfants dans les cantines scolaires et donc par un investissement politique des élus locaux. Cela passe également par une responsabilisation de la grande distribution, et là tout reste à faire. Enfin, la transformation, grande utilisatrice de viande importée par camions polluants entiers, d’Allemagne ou du Danemark, devra se poser également la question de savoir ce qu’elle produit et des marges qu’elle génère et là aussi la marche est haute.

Comme d’habitude, l’espoir viendra sans doute des consommateurs eux-mêmes et cela prendra du temps.

En conclusion, la profession agricole et ses syndicats doivent se poser les bonnes questions quitte à devoir abandonner le modèle actuel, polluant, ruineux et destructeur pour ceux qui vivent au quotidien les affres du « marché » de l’agriculture.

Les consommateurs seront sans doute très intéressés par des propositions qui pourraient être faites par des agriculteurs éclairés. Ils ne comprendraient pas par contre de devoir payer les réparations des exactions commises lors des manifestations et la quasi impunité de leurs auteurs contrairement aux syndicalistes ouvriers récemment condamnés à de la prison ferme.


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62 réactions à cet article    


  • rocla+ rocla+ 4 février 11:13

    En conclusion, la profession agricole et ses syndicats doivent se poser les bonnes questions quitte à devoir abandonner le modèle actuel .


    Allez dire ça au gus qui vient d’ investir 300 000 euros pour se 
    mettre aux normes et qui peut plus vendre sa production 
    vaut plus rien ....


    • Ar zen Ar zen 4 février 12:41

      @rocla+

      La profession agricole et ses syndicats ! La FNSEA par exemple, avec le syndicaliste en chef Xavier Belin ! Celui ci est un industriel de l’agriculture. Il a, par conséquent, le sens inné de La défense des petits exploitants. C’est sûr qu’avec un pareil représentant la profession est bien protégée.


    • foufouille foufouille 4 février 13:17

      @rocla+
      faut plus s’adapter et produire au salaire roumain ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 14:03

      @rocla+
      C’est justement ça le problème : investir 300 000 € tout en sachant qu’on ne pourra pas équilibrer les comptes, sauf à tendre la sébile auprès de l’Etat, c’est à dire sur le dos des contribuables.


    • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 14:05

      @Ar zen
      Avec des amis comme Beulin, on n’a pas besoin d’ennemis !


    • Pere Plexe Pere Plexe 4 février 19:46

      @rocla+
      300 000 euros...putain...quatre ans de subventions !


    • foufouille foufouille 4 février 19:53

      @Pere Plexe
      2 ans pour un céréalier moyen.


    • Pere Plexe Pere Plexe 4 février 20:11

      @Michel DROUET
      Beulin est la caricature de ce monde agricole.

      Ce milliardaire bénéficie d’une rente de situation gavé aux subventions...et au travers de multiples filiales il étrangle les éleveurs de poulets ou de porcs (il possède entre autre Glon Sanders leader de l’alimentation animale).
      Les agriculteurs votent massivement pour leur bourreau.

    • rocla+ rocla+ 4 février 13:22

      Ce serait plus judicieux  d’ adapter un cerveau dans  ta tête de malade .


      • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 14:06

        @rocla+
        La réponse qu’on fait quand on est à court d’arguments... Insignifiant !


      • foufouille foufouille 4 février 14:36

        @Michel DROUET
        pour rocla, seul les salariés doivent s’adapter. pourtant sa retraite est payé par les salariés car son RSI a un très gros déficit chaque année.


      • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 15:05

        @foufouille
        Pas faux !


      • rocla+ rocla+ 4 février 18:44

        @Michel DROUET


        Avez-vous vu un quelconque argument chez Foufouille ?

      • rocla+ rocla+ 4 février 21:11

        @Mino Taure 08


        En vl’a d’ l’ argument en vl’a  ....

        T’ as raté ta vie pour en vouloir  à la mienne  ?

      • alain_àààé 4 février 15:59

        mais qu ils changent de syndicats car le responsable de se syndicat est responsable d usines agroalimentaire et multimiladaire qui dirige le credit agricole qui va reclamer au 1e ministre des sous mais ce syndicaliste refuse de payer plus chere le prix du porc


        • aimable 4 février 16:35

          @alain_àààé
          s’ils ne partageaient pas les mêmes idées que les représentants de ce syndicat , ils seraient a la confédération paysanne
          en temps qu’ éleveurs , ils prennent l’ état , c’est a dire , les contribuables pour une vache a lait qu’ils peuvent traire comme bon leur semble
          pour le matériel , leur achats , pour la plupart , sont déraison parce que se sont des kékés


        • Le421 Le421 4 février 20:02

          @alain_àààé
          A noter qu’ile part pas en week-end avec Mélenchon ce type là. Avec Sarkozy, pas de problème !!

          Alors continuons.

          Et surtout, quand on est responsable de son malheur, on devrait fermer sa gueu.. !!


        • zygzornifle zygzornifle 4 février 16:08

          Quand on voit la taille des mains du ministre Le Foll on se demande bien a quoi elles lui servent lui qui n’a jamais travaillé de sa vie .... ha oui a palper les enveloppes .....


          • troletbuse troletbuse 4 février 16:44

            Ne dites pas agriculteurs, ca n’existe plus. Il ne reste que des conducteurs d’engins qui seraient bien incapables de se servir d’un outil à main car trop fatigant ? En plus, ils ne connaissent rien du tout à l’agriculture ou à l’élevage. Ils écoutent ce qu’on leur souffle et achètent les graines où on leur dit, les pesticides chez Monsanto. On se demande même si ils savent ce qu’ils sèment. Ils touchent les primes PAC payés par tous mes impôts payés par les Français et donnés à l’europe qui en garde une bonne partie(au moins 20%). Ils emmerdent le monde sur les routes, pôlluent, salissent. Ce sont des assistés qui gémissent constamment. Mardi, ils bloquaient les routes en faisant des feux avec des pneus -bonjour la pollution-, des tonnes de lisier en ville mais je n’ai vu à aucun moment un membre des forces de l’ordre.


            • porcinet 4 février 21:23

              @troletbuse
              Ah, ce que tu dis là me fait grand plaisir car c’est tellement vrai ! la FNSEA est juste sur la même longueur d’onde que ces saloperies de quémandeurs de subventions acoquinés en lobbies qui assiègent le Gouvernement, que les membres du Gouvernement toujours complaisants quand il y a du tracteur et du lisier dans l’air et que ces assistés sur-payés de Bruxelles.

              Ils s’entendent très bien et se passent l’éponge mutuellement, du moment que l’argent finit par rentrer !!!!

              MAIS QUI PAIE AU FINAL ???


            • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 22:18

              @porcinet
              Le consotribuable !


            • jacques 4 février 18:39

              C’est au delà du scandale ce truc, des syndicalistes « autres » vont en prison ou certains manifestant comme à Sievens sont carrèment « tués » et là , no problemo. J’ai assisté au saccage d’un magasin Aldi par ces soudards, ils ne savent même pas ce qu’ils font et ne sont pas poursuivis comme il le faudrait, une honte.


              • Pere Plexe Pere Plexe 4 février 19:43

                @jacques
                Depuis des décennies la répression syndicale ne s’exerce que contre les employés !

                Les taxis agriculteurs marins et autres patrons routiers jouissent d’une impunité quasi totale.

              • Pere Plexe Pere Plexe 4 février 19:37

                C’est incroyable comme la compétitivité, la rentabilité ou le libre marché,les piliers de notre monde libérale encensé par la FNSEA deviennent des gros mots des qu’ils s’appliquent aux agriculteurs...

                Curieux non ? 

                • Pere Plexe Pere Plexe 4 février 19:50

                  ...leurs soutiens politique largement libéraux eux aussi feignent avec une facilité déconcertante de ne pas y voir de contradictions.

                  La concurrence, la mondialisation c’est bon.
                  Mais surtout pour les autres.

                • Le421 Le421 4 février 20:00

                  @Pere Plexe
                  Politique de droite par définition.
                  Et le jour où les paysans voteront à gauche, ils se feront mordre au mollet par les poules dans la cour... C’est tout. Ramasser les fruits de sa bêtise et voir qu’ils sont pourris !!


                • Le421 Le421 4 février 19:58

                  Problème numéro un de l’agriculture industrielle. Elle produit de la merde à bas coût dont les gens normaux se méfient comme de la peste, tout en salopant joyeusement la nature environnante.
                  Problème numéro deux. Pour bien s’enfermer dans le système productiviste et crever les petits copains qui refusent de produire à tout va, ils créent des organismes genre Cooperl qui devaient leur garantir des prix... les plus bas possible !! Piège à cons !!
                  Problème numéro trois. Gueuler sur un gouvernement pour des raisons politiques sur des garanties de prix alors que ceux-ci sont libres et ne peuvent donc être fixés par décret relève de la bêtise crasse.
                  Problème numéro quatre. Comme dans la production industrielle française, il faut savoir s’adapter à la demande. Depuis des lustres, nous dénonçons, à gauche, la politique stupide de l’offre prônée par tous les gouvernements de droite qui se succèdent dans ce pays, y compris bien sûr le Parti Socialiste qui s’est inscrit depuis le début dans cette fuite en avant stérile.
                  Problème numéro cinq. Le petzouille de base pense depuis des lustres qu’il est une personne importante et à considérer, chef d’entreprise influente et possesseur du bien terre qui est la source de toute richesse. Voter pour des gauchistes spoliateurs prêts à lui voler son pécule, plutôt la mort !! Quelques exceptions commencent à montrer qu’en travaillant de façon raisonnée et surtout raisonnable, sans tout dégueulasser et en proposant des bons produits à des gens informés, on peut gagner sa vie, et en plus, sans trop se faire chier. Marrants, ces gens sont plutôt Confédération Paysanne !!
                  Figurez-vous qu’aux States, ils viennent de découvrir qu’en faisant brouter les vaches dans les prés, elles sont moins malades et nécessitent moins de dépenses...
                  Le progrès quoi !!
                  Maintenant, si les bretons attendent que des gens comme moi achètent leur merdouille de cochon industriel, ils vont continuer à dépérir les pauvres...
                  En attendant, les pinpins comme moi, on va cotiser pour payer la casse.
                  Et personne en taule. Pas de CGT chez les paysans. C’est la FNSEA, pas touche !!


                  • Michel DROUET Michel DROUET 4 février 20:28

                    @Le421
                    Petit complément au problème numéro 3 : ça fait près de 40 ans que j’observe ce manège et qu’à chaque fois, le gouvernement quelle que soit sa couleur, donne ce que demande la FNSEA.


                  • porcinet 4 février 21:39

                    @Le421
                    Figurez-vous qu’aux States, ils viennent de découvrir qu’en faisant brouter les vaches dans les prés, elles sont moins malades et nécessitent moins de dépenses...
                    Le progrès quoi !!

                    Hé Hé, avec nos grands frères les Yankees on peut s’attendre à tout, peut-être qu’ils vont choisir d’emmener leurs vaches brouter près des zones d’exploitation de gaz de schiste, il paraitrait que l’herbe y est pleine de sels minéraux et de substances miraculeuses. Bon je plaisante, tous les yankees ne sont pas aussi bornés, et en France nous avons une pléthore d’inconscients prêts à rattraper le retard sur les USA, pas de doute.

                    Evidemment, l’agriculture raisonnée, biologique, l’agrodynamie, et d’autres formes devront supplanter cette folie actuelle prônée par les consortiums de la mort dont Beulin et d’autres sont les dignes représentants.


                  • Jean Pierre 4 février 22:48

                    @Michel DROUET

                    Les industriels et les notables de l’agriculture (comme Beulin justement) ont le plus grand besoin d’une armée de petits paysans au bord de la faillite ou du suicide. Quand les prix des produits sont bas, ces derniers descendent tout casser et obtiennent des aides proportionnelle à la taille des exploitations. Le désespoir des petits, c’est tout benef pour les gros. 
                    Quand les petits n’obtiennent rien ou pas assez, ils mettent la clef sous la porte et les notables de l’agriculture (dans chaque département c’est une petite poignée de famille, toujours les mêmes) qui siègent au Crédit Agricole, aux Chambres d’agriculture, aux Safer, sont aux premières loges pour récupérer les terres des expulsés au meilleur prix. Qui peux mettre sur la table, rapidement et avec la caution de la banque, assez d’argent, sinon les gros ?
                    Avec les terres des mis en faillite et des suicidés, les gros peuvent ensuite monter des fermes de 1000 vaches (par exemple. Ce genre de projet dément est soutenu par la mafia FNSEA). La taille des exploitations et l’intensification permet ensuite de produire du lait, de la viande, du blé à moins cher. Et hop, la concurrence jouant à plein,on remet des petits au bord de la faillite pour l’étape suivante. 
                    Ce qui est hallucinant dans cette arnaque, c’est de voir la majorité des agriculteurs continuer à faire confiance à un syndicat dominant dont le véritable bilan est la disparition de milliers d’exploitations et 500 suicides par an. Il y a là dedans quelque chose qui m’échappe.

                  • aimable 5 février 07:31

                    @Michel DROUET
                    dans les années 50, quand la M S A a été obligatoire, il y a eu une « jacquerie », retraite et soins d’accord mais payer des cotisations , un crime de lèse majesté,


                  • Michel DROUET Michel DROUET 5 février 07:53

                    @aimable
                    Oui c’est ce qu’on appelle l’égoïsme ou bien le sentiment que tout est dû en raison d’un particularisme auto proclamé


                  • Michel DROUET Michel DROUET 5 février 08:37

                    @Jean Pierre
                    Un peu comme le troupeau de moutons qui se jette du haut de la falaise parce que le premier a pris le mauvais chemin et que le berger n’a pas fait son boulot.


                  • Le421 Le421 5 février 13:51

                    @Michel DROUET
                    Comme pour le Medef.
                    Des décennies qu’ils demandent des aides, des décennies qu’ils les touchent (avec un record sous Hollande !!) et des décennies qu’il ne font rien pour l’emploi.


                  • aimable 5 février 16:21

                    @Le421
                    pour les aides , la Suisse est un grand pays d’accueil


                  • porcinet 5 février 22:24

                    @Jean Pierre
                    Ce qui est hallucinant dans cette arnaque, c’est de voir la majorité des agriculteurs continuer à faire confiance à un syndicat dominant dont le véritable bilan est la disparition de milliers d’exploitations et 500 suicides par an.

                    C’est pourquoi la seule logique, et elle est imparable, est de faire payer les dégâts qui se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions d’euros, est bien de faire payer un maximum, j’insiste, à la FNSEA la facture de leur ignominie.

                    La FNSEA est redevable de ces destructions qu’elle incite, qu’elle organise pour le plus grand profit qu’elle espère ensuite pour les gros producteurs technoculteurs affamés de subventions Que ce syndicat maffieux paie le maximum pour réparation (cela aurait dû être fait depuis longtemps !. 


                  • files_walQer 4 février 20:58

                    Les mesures de rétorsions prises à l’encontre de la Russie, n’ont aucune justification. La responsabilité russe de cette guerre ne résiste pas à l’analyse.


                    Soutien total à nos agriculteurs, victimes de la politique étrangère de ce qui reste de la France. Doivent être moins fier qu’en 2003(*) au Quai d’Orsay. 

                    (*) refus d’aller en Irak.

                    • porcinet 4 février 22:22

                      @files_walQer
                      J’ai bien peur que notre agriculture et notre élevage hyper productiviste et pesticidé jusqu’au trognon n’ait empoisonné des générations de Russes. Heureusement que ce coût d’arrêt sanitaire légitimement imposé par le gouvernement russe, très éclairé comme de coutume, a mis fin à cette situation intolérable : on ne peut empoisonner une population indéfiniment sous prétexte d’échanges commerciaux.

                      Le gouvernement Hollande a très bien mal-compris le problème géopolitique de l’Ukraine, il a su tout de suite prendre les bonnes décisions : embargo sur la Russie (les Mistral !) qui a coupé ses importations de France et coulé tout un pan de son agriculture, embargo énergétique de la Russie contre l’Ukraine et hystérisation des rapports diplomatiques entre la France et la Russie ! 

                      Merveilleuse diplomatie française qui a fourré son nez pour toujours dans l’anus de l’OTAN, attention, là je dérape, revenons à l’agriculture, épine intérieure dans le pied de notre pauvre gouvernement d’incapables (idem à droite comme à fausse gauche, quelles que soient les élections passées et à venir).

                      Avant de réclamer, de se plaindre, de se suicider, l’agriculture doit se réformer, la seule action valable de tout gouvernement responsable est d’accompagner un changement rapide et massif vers l’agriculture biologique en y investissant des centaines de milliards d’euros si nécessaire. Ca ne sera pas en pure perte comme les centaines de millions lâchés à chaque crise de nerf pilotée par la FNSEA pour se dédouaner auprès de ses adhérents inconscients de qui les dirige. Combien avons-nous perdu de milliards d’euros en défaites gouvernementales en rase campagne devant des manifs fomentées par des syndicats de possédants suivies de dégradations inchiffrables et vite mises au compte de l’Etat ? tout ça pour continuer ensuite le même train train : restructurations, faillites, agriculture intensive pour les autres, pesticides en quantités astronomiques, dégâts environnementaux...

                      La même chose s’est passée en 2014 avec les bonnets rouges pilotés par les syndicats patronaux des transports routiers. La France est un beau pays de râleurs téléguidés par leur patronat (dans ces 2 exemples en tout cas), tous unis dans une même corporation qui ne penseront jamais à l’intérêt collectif, mais qu’ à leurs propres intérêts (mais les gros se moquent bien des petits), quitte à entraîner le collectif dans la ruine. 

                       


                    • Michel DROUET Michel DROUET 5 février 08:44

                      @porcinet
                      « gouvernement responsable » : quel bel oxymore !
                      Depuis 40 ans, toujours le même schéma : les cours s’effondrent, les exploitants sortent leurs tracteurs et déversent leurs saloperies devant les préfectures foutent le feu à la MSA ou au centre des impôts, bloquent la circulation, le tout devant les« forces de l’ordre » qui justement ont ordre de ne pas bouger pendant des heures.
                      Après, réunion à la Préfecture et sortie du carnet de chèque pour calmer les ardeurs guerrières et retour à l’exploitation jusqu’à la prochaine fois.
                      40 ans que je vois ce même scénario et 40 ans que les contribuables comme moi sont priés de raquer pour réparer les dégâts et maintenir artificiellement un système de production agricole non viable.
                      Combien de temps durera encore ce scandale ?


                    • abcd 4 février 22:42

                      L’agriculture c’est un peu comme le foot, il y a 60 millions de pseudos entraineurs (dont certains n’ont jamais eût d’ampoules mais sont quand même capable d’expliquer comment les éviter), mais beaucoup moins de personnes sur le terrain.
                      Refaisons le topo, l’exploitation minière c’est arrêté suite à la CECA, pour les pays du Nord de l’Europe (plus productif), le textile c’est arrêté suite à la ratification de l’OMC, ainsi que les manufactures, puis l’informatique puis les constructeurs automobiles ont suivis (Peugeot faisait sa 206 en Pologne, comme quoi les robots cela ne suffit pas).
                      Évidement on continue de consommer tous ce qui était produit chez nous, mais puisque les pays qui produisent non pas notre modèle social, notre consommation exploite toujours plus de pauvres (ailleurs), donc notre consommation global a de moins bonnes conditions que si elle était produite chez nous (les Chinois ne font pas 35 heures, ils n’ont pas une mutualisation de la santé, c’est pareil à l’Est)
                      Mais l’agriculture c’est pas pareil, bah non hein, là il y a toujours de recettes miracles, le choix n’est pas entre une agriculture française et des importations qui seront pires au niveau social et environnemental.
                      Non, le choix est entre une agriculture haut de gamme pour ce déculpabiliser d’habiter dans un bunker anti-nature (une ville c’est cela, éloigner la nature en se protégeant avec du béton) et importer de quoi remplir les supermarchés (95% de l’alimentation vient des 5 centrales d’achat et de la restauration collective, mais on va plutôt oublier la consommation de masse et ce la raconter parce qu’on a acheter une fois un potiron local).
                      Et vu que ce que l’on importera, on verra pas comment c’est fait, ce sera encore mieux (rien que le textile, la pollution des teintures, bah suffit d’attendre un reportage et râler sur les multinationales et puis on passera à autre chose sans ce formaliser sur la provenance de nos vêtements).
                      Et bien sur si la Pologne (par exemple) grâce à une main d’œuvre moins couteuse, une monnaie plus faible (oui elle n’est pas dans l’Euro) veut prendre des parts de marchés sur le bio, les gens les achèteront leurs produits bios (Polonais) aux supermarchés et n’auront plus de temps à perdre dans des circuits courts.
                      Cela s’appelle la mondialisation, la consommation de masse, dommage qu’aucun commentateur ne reprenne une ferme. Ah mais oui je sais vous connaissez quelqu’un qui a une petite ferme et qui s’en sort très bien (bizarre que tout le monde le connaisse mais ne suive son exemple, cela ferait quelques millions de paysans), vous vous êtes jamais dit qu’il avait mal au dos ?, qu’il n’avait plus de loisir ? (ni le temps d’aller sur ce site) et que si il vous disait cela c’était juste pour que vous lui achetiez son produit ? (parce qu’il a aussi besoin de thunes), le commerce c’est faire plaisir au client, c’est pas bon de faire de la politique, encore moins de contrarier le ravis de la crèche avec fromage bio.
                      Enfin bon, paysan c’est partout dans le monde (et dans l’histoire le métier) que tout le monde quitte dés qu’il le peut (c’est-à-dire quand les rendements le permettent pour habiter les villes), est-ce vraiment utile de taper sur ceux qui restent ?

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