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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > 5e pouvoir : lobbying citoyen ou contre-lobbying ?

5e pouvoir : lobbying citoyen ou contre-lobbying ?

Le 5e pouvoir, à supposer qu’il soit vraiment le 5e, dispose, en tant que contre-pouvoir, d’au moins deux façons de l’exercer : par l’information, et par les actions d’influence.

Il a beaucoup été question ces derniers temps de "journalisme citoyen", en particulier à l’occasion du projet de labellisation des sites d’information, ou de la promulgation le 3 mars dernier de la loi pour la prévention de la délinquance, qui comporte un article censé lutter contre le phénomène du happy slapping en prohibant la diffusion d’images d’agressions sur Internet [1], ce qui a suscité de vives réactions, à l’échelle internationale, France mise à part. Cela étant, l’usage d’une autre expression, lobbying citoyen, semble émerger, utilisée par exemple récemment pour présenter [2] les positions TIC de François Bayrou.

Cette expression lobbying citoyen pose problème : en creusant un peu, on s’aperçoit qu’elle sous-entendrait que les actions d’influence des lobbyistes et celles des citoyens sont du même ordre. Pour ma part, je refuse cette étiquette, et je définis nos actions comme du contre-lobbying. Pour au moins deux raisons.

- Première raison, dans le temps, et dans l’espace : il s’agit d’actions défensives, a posteriori, alors que le lobbying est une activité offensive, a priori.

Notre activité est nécessairement défensive : Montesquieu est mort, l’apparition du Net a achevé l’esprit des lois. Pour faire bref, un point central de la pensée de Montesquieu est que chaque nation possède et crée des lois qui lui sont spécifiques [3]. En abolissant les distances, en permettant le transfert instantané d’informations d’un côté à l’autre de la planète, le Net ne pouvait que mettre en évidence les incompatibilités des lois des différentes nations. La réalité, aujourd’hui, c’est que même à coups de marteau, les pièces du puzzle législatif planétaire ne rentrent pas...

Les Etats-unis l’ont compris très tôt. Exemple : dès février 1993, Bill Clinton crée une task force consacrée à l’Infrastructure informationnelle nationale (NII), un des objectifs étant de modifier le droit de la propriété intellectuelle pour tenir compte de l’émergence des TIC. Un groupe de travail consacré à la propriété intellectuelle (le WGIPR) publie alors un "green paper" [4] rappelant l’objectif de l’administration Clinton : développer des programmes et des politiques dans les domaines des télécoms et de la société de l’information qui répondent au mieux aux besoins des Etats-unis.[5]

Inévitablement, le green paper aborde le problème de l’Infrastructure informationnelle globale (GII), en constatant que les lois protégeant la propriété intellectuelle ne sont pas identiques dans tous les pays, et remarquant qu’un acte constituant une violation de propriété intellectuelle dans un pays peut tout à fait être légal dans un autre pays [6]. Dès cet instant, l’esprit des lois passe aux soins palliatifs.

La suite de l’histoire [7] est connue : Le WGIPR publie un white paper [8] proposant un projet de loi NIICPA, que l’opinion publique américaine rejette tant il porte atteinte aux droits du public. Clinton utilise alors une technique de bootstraping législatif consistant à obtenir un accord international (en l’occurrence via l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, en décembre 1996), pour contourner son opinion publique et imposer le DMCA (Digital Millennium Copyright Act) aux Etats-unis en lieu et place du NIICPA. Une conséquence directe, puisque le traité OMPI a été signé par l’Union européenne, sera la naissance en mai 2001 de la directive européenne EUCD (European Union Copyright Directive).

Qui dit directive, dit transposition en droit national : cela arrive en France le 12 novembre 2003 avec le dépôt du projet de loi DADVSI (droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information) à l’Assemblée nationale.

1993-2003 : dix ans se sont écoulés. Les internautes français découvriront alors un projet de loi qui vient restreindre leur accès à la culture en légalisant les dispositifs de contrôle d’usage (DRM) et en pénalisant leur contournement. Chronologiquement l’action des internautes intervient donc en fin de parcours international, c’est-à-dire on ne peut plus en aval des processus législatifs, avec une marge de manoeuvre réduite : celle de la transposition. Les lobbies états-uniens ont mené leurs actions offensives il y a dix ans [9]. En 2005-2006, la réaction des internautes, ou plus exactement les actions que certains d’entre eux ont menées auprès du gouvernement et du parlement, sont donc bien des réactions défensives de contre-lobbying. Et c’est parce que les projets de lois nous viennent désormais de loin, et d’il y a longtemps, et que les lois nationales semblent devoir s’y diluer, ainsi que certains de nos droits. Des esprits potaches pourraient ainsi s’amuser à calculer la vitesse moyenne du NIICPA lors de sa traversée de l’Atlantique Nord avant d’atterrir à l’Assemblée nationale. Des esprits pointilleux pourraient quant à eux remarquer que le temps de trajet a été mis à profit pour durcir le texte et que, s’agissant de certains amendements, l’Union européenne a bon dos. L’esprit des lois, lui, repose désormais en paix.

- Seconde - et, en réalité, fondamentale - raison : l’économique et le citoyen ne sont pas du même ordre.

Il faut revenir sur la définition du mot lobby. Un excellent dictionnaire en ligne [10] propose : "Groupement, organisation ou association défendant des intérêts financiers, politiques ou professionnels, en exerçant des pressions sur les milieux parlementaires ou des milieux influents, notamment les organes de presse." En pratique, la réalité du lobbying serait plus précisément : actions d’influence menées auprès des législateurs par des lobbyistes professionnels payés par des groupes ayant les moyens financiers de le faire dans le but d’infléchir (dans l’idéal, en réussissant à se placer le plus en amont possible : d’écrire) la loi dans le sens de leurs intérêts économiques. On pourrait alors en théorie (si l’on s’arrête à cette définition) imaginer un lobbying associatif ou citoyen, mais cette vue de l’esprit ne résiste pas au prix du billet de TGV aller-retour Paris-Bruxelles.

Concrètement, le lobbying est une pratique visant à soumettre le droit à l’économie, ou à des intérêts économiques. Que les cabinets de lobbying se dotent de règles déontologiques, c’est-à-dire de l’ordre de la morale, est d’autant plus troublant qu’ils exercent leur pouvoir d’influence sur l’ordre du droit, pour des raisons et dans des buts qui sont de l’ordre économique, c’est-à-dire d’un ordre qui est amoral, ou deux ordres en dessous de celui de la morale... Si du moins on suit la pensée de Comte-Sponville [11], qui décrit une hiérarchie ascendante d’ordres distincts : l’ordre (économico-)techno-scientifique, l’ordre juridico-politique, l’ordre de la morale, et l’ordre éthique.

A barbare, barbare et demi.... Passons maintenant à la tyrannie et à la barbarie de la chose : Comte-Sponville rappelle utilement[12] la définition de la tyrannie qu’a donnée Pascal : "La tyrannie consiste au désir de domination, universel et hors de son ordre", et précise : "Le tyran ce n’est pas celui qui gouverne avec autorité : c’est celui qui gouverne ou qui prétend gouverner, dans un ordre où il n’a aucun titre légitime à le faire". Qui pis est, lorsque cette tyrannie s’exerce d’un ordre inférieur vers un ordre supérieur, il s’agit alors de barbarie. Dans le cas du lobbying - prétendre soumettre le droit à l’économie - il ne me semble pas que cela soit trahir la pensée de Comte-Sponville que d’y voir très exactement une "barbarie libérale".[13]

Les actions des internautes auprès du gouvernement et du parlement, elles, n’ont jamais eu pour but de promouvoir des intérêts économiques : lors de la LCEN, il s’agissait de défendre la liberté d’expression, la liberté d’information, le droit d’accès - a priori, et non a posteriori - au juge indépendant et impartial. Lors du DADVSI, il s’agissait de défendre le droit d’accéder librement à la culture, le droit d’utiliser librement les machines qui permettent cet accès. Rien de tout cela ne concerne l’ordre économique, et rien ne permet de considérer leurs actions de contre-influence comme une quelconque barbarie...

C’est pour faire cette distinction qu’il vaut mieux ne pas utiliser l’expression lobbying citoyen, mais plutôt contre-lobbying, dans le sens où il s’agit non pas de faire du lobbying, mais d’utiliser les mêmes armes informationnelles que les lobbyistes, dans le but de contrer leur lobbying.

Munis de ces considérations, il est désormais possible de revenir sur la sincérité touchante avec laquelle le green paper hollywoodo-clintonien exposait la raison pour laquelle les Etats-unis se devaient de procéder à quelques invasions législatives barbares : "US copyright industries are significant contributors to the United States’ current trade accounts, reducing our balance of payments deficit by some $34 billion in 1990."[14] Comte-Sponville a décidément raison : le capitalisme est amoral.

Voilà en tous cas qui nous permet de mesurer, par un exemple concret, la force de frappe du 5e pouvoir : l’introduction - inattendue - par ses soins de l’interopérabilité dans le débat législatif, et pire, dans le texte débattu, a provoqué quelques vagues outre-Atlantique, au point de faire réagir [15] le secrétaire d’Etat américain au Commerce, Carlos Gutierrez, qui a tout de suite compris en quoi le droit des Français de lire des oeuvres sur le lecteur de leur choix pouvait menacer sa balance commerciale, et s’est empressé de faire comprendre au législateur français que la France n’allait pas tarder à être inscrite sur sa liste noire des nations "pirates". En fin de course, le Conseil constitutionnel a plié devant cette ingérence.[16]

Désespérant, non ? Mais, encore une fois, Comte-Sponville vient à notre secours [17] : "C’est le peuple qui est souverain en France, et non pas la constitution ou le conseil constitutionnel [...] C’est ce qui fait que nous sommes en démocratie, souveraineté du peuple [...] et pas en nomocratie, souveraineté de la loi... Il n’y a pas de loi fondamentale, expliquait Rousseau, précisément parce que le peuple est souverain : c’est lui qui fait la loi, il peut donc toujours la défaire, la refaire, la modifier."

A un détail près : en citant Rousseau, Comte-Sponville pousse quand même un peu loin le bouchon... Voyons les choses en face : Montesquieu est mort, et ce n’est plus le peuple qui fait la loi, en tous cas, plus depuis quatre ans : les votes par la majorité parlementaire des lois économie numérique, et droit d’auteur et droits voisins (entre autres) nous l’ont clairement démontré. Et si ce n’est plus le peuple qui fait la loi, on voit mal en quoi il resterait fondé qu’il s’y soumette.

Ce problème de souveraineté pourrait se régler pacifiquement et démocratiquement dans les urnes : encore faudrait-il que tous les candidats disent publiquement de sérieuses garanties en la matière.

[1]
Chronologie du triptyque /CND/Label Presse/”Happy slapping”/

[2]
"Il faut plutôt chercher à orienter l’utilisation des nouvelles technologies vers des usages e-citoyens, comme l’utilisation de e-pétitions afin de faire du lobbying citoyen."
Q.Delmas sur le journal du Net

[3]
"La loi, en général, est la raison humaine, en tant qu’elle gouverne tous les peuples de la terre ; et les lois politiques et civiles de chaque nation ne doivent être que les cas particuliers où s’applique cette raison humaine.
Elles doivent être tellement propres au peuple pour lequel elles sont faites, que c’est un très grand hasard si celles d’une nation peuvent convenir à une autre.
"
Montesquieu, De l’esprit des lois, Livre I : des lois en général, Chapitre III, Des lois positives).

[4]
http://www.ifla.org/documents/infopol/copyright/intlprop.txt

[5]
"Guided by the principles for government action described in _The NII Agenda for Action,_ the participating agencies are working with the private sector, public interest groups, Congress, and State and local governments to develop comprehensive telecommunications and information policies and programs that best meet the country’s needs."

[6]
"Development of the GII will make international copyright laws a concern for every user of the system. When the globe is blanketed with digital information dissemination systems, a user in one country will be able to manipulate information resources in another country in ways that may violate that country’s copyright laws. Because copyright laws are territorial, and the standards of protection embodied in the international conventions leave room for national legislative determinations, acts that may be an infringement in one country may not be an infringement in another country."

[7]
http://www.odebi.org/dadvsi/LeDADvSIpourlesnuls.html

[8]
http://www.uspto.gov/web/offices/com/doc/ipnii/ipnii.pdf

[9]
"Le Consumer Project on Technology publie un commentaire sur le NIICPA, mettant l’accent sur l’aspect répressif du texte, qui prévoit 5 ans de prison et 500,000 $ d’amende en cas de contournement d’un dispositif de "protection" même si ce contournement n’a d’autre but que l’usage licite : "H.R. 2441 would make a very large number of legitimate and important software devices illegal. Section 1202 of the bill would also make it a crime, punishable by 5 years in prison or $500,000 in fines if one modifies, removes or alters copyright "management information," regardless of the reasons why this was done" , et dénonçant les actions d’influence de la Creative Incentive Coalition (CIC), lobby promoteur de ce projet, rassemblant différents acteurs dont, en particulier : la MPAA, la RIAA, Microsoft, la BSA, et Time Warner. Ce lobby réalise d’importants "investissements politico-législatifs"."
http://www.odebi.org/dadvsi/LeDADvSIpourlesnuls.html

[10]
http://atilf.atilf.fr/
on y notera par ailleurs une curiosité étymologique : "Empr. à l’anglo-amér., de l’angl. lobby « couloir, passage » peut-être issu, par l’intermédiaire de formes de lat. médiév., de l’étymon germ. de l’angl. lodge et du fr. loge"

[11]
A.Comte-Sponville. ‘Le capitalisme est-il moral ?’
voir aussi : CND, tyrannie, et barbarie politique.

[12]
Qu’est-ce maintenant que la Tyrannie ? C’est le ridicule au pouvoir, autrement dit la confusion des ordres érigée en système de gouvernement. De la tyrannie, Pascal donne la belle définition suivante : ‘La tyrannie consiste au désir de domination, universel et hors de son ordre.’ Un tyran, pour Pascal,ce n’est pas quelqu’un qui gouverne avec autorité, comme on le croit parfois à notre époque, brouillée avec l’idée même de pouvoir. L’autorité est une vertu, pour Pascal, ce que la tyrannie ne saurait être. Non, le tyran ce n’est pas celui qui gouverne avec autorité : c’est celui qui gouverne ou qui prétend gouverner, dans un ordre où il n’a aucun titre légitime à le faire : c’est celui, comme le dit excellemment Pascal, qui veut ‘avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre’.
A.Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ?

[13]
"Exemple de barbarie : vouloir soumettre la politique ou le droit (l’ordre n°2) à l’économie, aux techniques, aux sciences (l’ordre n°1). Barbarie technocratique (tyrannie des experts), ou bien, il y a deux écoles, barbarie libérale (tyrannie du marché)."
A.Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ?

[14]
"Development of the GII will make international copyright laws a concern for every user of the system. When the globe is blanketed with digital information dissemination systems, a user in one country will be able to manipulate information resources in another country in ways that may violate that country’s copyright laws. Because copyright laws are territorial, and the standards of protection embodied in the international conventions leave room for national legislative determinations, acts that may be an infringement in one country may not be an infringement in another country. The complexity that such a system creates will make doing "electronic business" over the information superhighways difficult unless we move promptly to identify needs for protection and initiate efforts to work toward a new level of international copyright harmonization.
U.S. copyright industries are significant contributors to the United States’ current trade accounts, reducing our balance of payments deficit by some $34 billion in 1990. Inadequacies in the present system of intellectual property protection for copyrights and neighboring[272] or related rights and the consequent losses to these industries from piracy and from trade barriers arising from differences in forms of protection have been estimated to cause losses to these industries of $12 to 15 billion annually. Improved protection for copyrights and neighboring rights would contribute to reducing these losses and improving the balance of payments.
"
http://www.ifla.org/documents/infopol/copyright/intlprop.txt

[15]
http://www.odebi.org/new2/?p=25

[16]
http://www.odebi.org/new2/?p=8

[17]
"C’est le peuple qui est souverain en France, et non pas la constitution ou le conseil constitutionnel.Inutile de vous dire que cela me paraît heureux. C’est ce qui fait que nous sommes en démocratie, souveraineté du peuple (démos, en grec) et pas en nomocratie , souveraineté de la loi(nomos) - qui risquerait fort, concrètement, de n’être que le pouvoir des juges, lequel ne me paraît pas du tout un idéal..."
A.Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ?


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59 réactions à cet article    


  • (---.---.10.32) 22 mars 2007 13:26

    De quel « cinquième pouvoir » parlez vous ? La Toile est presque complètement contrôlée par des multinationales privées, à commencer par les grands hébergeurs, moteurs de recherche...

    Regardez un peu sur http://www.transnationale.org , par exemple, qui sont ces boîtes. Elles ne sont ni meilleurs, ni pires, que d’autres multinationales des médias avec qui elles ont vocation à fusionner. C’est le pouvoir du capitalisme.

    La « démocratie » sur la Toile n’existe que de façade, exactement comme la « démocratie » parlementaire, sauf que cette fois-ci les multinationales présentent beaucoup plus directement la face.

    C’est pourquoi le « pouvoir citoyen » sur la Toile n’est qu’un leurre pour faire croire qu’on peut encore « savuver le système ». Lisez, par exemple :

    http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-57ABH50kfLRheGdMlyU-?cq=1&p=8

    Contrôle de la Toile, intérêts privés et mythe du « pouvoir internaute »


    • (---.---.10.32) 22 mars 2007 13:28

      J’ajouterai qu’etant apparue plus tard, la Toile est encore pris représentative du capitalisme pur et dur en pleine involution. Tous les pouvoirs y sont privés et discrétionnaires.


    • (---.---.10.32) 22 mars 2007 13:33

      Lire : « est encore plus représentative ». A savoir, que les structures de la Toile ont été directement créées par le secteur privé. Penser que les citoyens pourront y trouver leur compte, c’est rêver.

      Vous parlez de Bayrou, par exemple. Mais on sait bien qu’il a été membre de la Trilatérale jusqu’en 2005. Or, la Trilatérale est une plateforme dominée par la grande finance et les multinationales.

      Sans doute, les détenteurs du pouvoir ont toujours besoin de faire croire à des apparences de démocratie. Mais la réalité est très différente.


    • Antoine (---.---.123.25) 22 mars 2007 14:12

      Allez c’est réparti pour un tour de Trilatérale alors que ça n’a rien à voir... Les paranos de services sont de retour.

      Bravo pour cet excellent article sinon


    • (---.---.191.113) 22 mars 2007 14:34

      Si, justement. La Trilatérale, qui a été fondée par le banquier David Rockefeller et qui est précisément une plateforme de lobbying des milieux financiers en vue d’une gouvernance planétaire, regarder un peu : http://www.trilateral.org , a beaucoup à voir avec les instruments de pouvoir effectif et d’influence de la grande finance à l’échelle mondiale.

      Croyez-vous sérieusement que ces gens ne s’intéressent pas à la Toile ?

      On ne peut pas, à la fois, dire qu’on défend la liberté des « petits internautes » sur la Toile et participer à ce genre de montages. L’UDF n’est pas crédible quand elle se livre à ce jeu... et à bien d’autres du même tonneau.


    • T.B. T.B. 22 mars 2007 14:57

      « Les découvertes scientifiques peuvent apporter, dans le même temps, des avancées et leurs lots de régressions collectives. L’explosion de la bombe Internet s’accompagne aussi de l’essor de la « bêtise collective », en passant d’une technologie de l’information à une technologie de la relation généralisée (blog, chat) où tout et n’importe quoi est possible. L’obscurantisme est nourri par l’impossibilité de gérer le système par le filtre de la rareté. Les modèles traditionnels des sociétés peuvent être totalement débordés par des évolutions scientifiques et technologiques rapides et non maîtrisées voire non maîtrisables. Face à ces nouvelles perspectives scientifiques infinies, il ne faut pas se perdre. La recherche scientifique est aussi une question de choix société. C’est donc fondamentalement une affaire politique. » Joël de Rosnay (qui crée AgoraVox fin 2005), 30 août 2005, MEDEF

      http://www.medef.fr/site/core.php?pag_id=39778

      « Veille et intelligence économique sur internet » , ça veut bien dire ce que ça veut dire, lien au-dessous :

      http://www.cybion.fr/pages/societe/dirigeants.html


    • vraitravailleur (---.---.103.60) 22 mars 2007 15:15

      L’article pose la vraie question : quels sont les vrais ennemis de l’information libre sur internet ?

      Si les gouvernements ont toujours cherché à contrôler l’information, les vrais ennemis de la liberté sur internet sont désormais à rechercher du côté des médias institutionnels, qui la considèrent, à juste titre, comme un ennemi mortel qu’il faut museler à tout prix.

      *Une attitude normale de tout gouvernement

      Depuis la création des almanachs au seizième siècle, dans tous les États modernes, les gouvernements ont cherché à contrôler au maximum l’information pour éviter les révélations susceptibles de remettre en cause leur légitimité. Richelieu a ainsi subventionné Théophraste Renaudot pour mieux contrôler sa gazette. Actuellement en France, qui osera nier que les journaux papiers et télévisés ne s’autocensurent pas ?

      *Une menace mortelle pour les médias institutionnels

      Toutefois, ce sont les « faiseurs d’opinion » traditionnels qui se révèlent être les ennemis naturels de l’information véritablement libre et incontrôlée. Il s’agit en effet d’une lutte où les journaux nationaux sont menacés dans leur pouvoir et leur existence même. Si le net reste libre, seuls les journaux régionaux pourront continuer à diffuser une information qui intéresse un public non connecté au net et géographiquement très réduite : la fête du village, la centenaire du canton, le mariage du cariste et de l’aide soignante etc. Devant le flux incontrôlé et de plus en plus important d’informations, comment les directeurs et surtout les principaux actionnaires des médias institutionnels, pourront-ils continuer à décider arbitrairement que tel événement doit être considéré comme plus intéressant que tel autre qui doit au contraire être occulté ? A une époque où ils n’étaient pas encore aiguillonnés par internet, les médias français ont fait de gros titres avec les aventures de Bill Clinton et de Monica Lewinsky. En revanche, ils s’étaient abstenus de faire état de la contamination du sang transfusé alors que, dès 1982, à la suite d’articles parus dans la presse italienne, les laboratoires de la Péninsule prenaient des précautions pour protéger les transfusions sanguines. Pour l’amiante, considéré comme toxique par le docteur Auribault dès 1906, on notera que ces mêmes médias ne se sont guère mobilisés contre son utilisation, et que son interdiction définitive n’intervient qu’en 1997, après deux ans d’atermoiements, précisément au moment où internet passe à quatre vingt millions d’utilisateurs.

      *Les « trieurs » de l’information

      Les responsables des médias institutionnels n’en revendiquent pas moins le rôle de trieurs de l’information pour justifier leur existence : ce n’est pas au public de savoir quelle information doit l’intéresser mais au journaliste labélisé, alors que, précisément, chaque lecteur d’un journal papier n’est véritablement intéressé que par deux ou trois articles. Dans « TGV magazine » n° 91 de février 2007, page 96, les interviews Jean-Marie Colombani, directeur du journal « le Monde » et Patrick Le Hyaric, directeur du journal « l’Humanité », font la synthèse des arguments des ennemis de la liberté sur internet . Jean-Marie Colombani reconnaît que la concurrence de l’information libre en ligne contraint ses journalistes à « davantage de rigueur », notamment dans la « vérification de l’information » et « pense que les développements numériques ne peuvent se faire qu’à partir et autour des supports papiers ». Son collègue communiste, en revanche, se montre catégorique : « si l’on veut préserver une presse écrite d’information générale et politique de qualité, il importe enfin, de trouver une nouvelle clé de répartition des recettes publicitaires qui se concentrent, aujourd’hui, de plus en plus sur les nouveaux médias, des gratuits à internet ou aux podcasts. Cela passe par un léger prélèvement de ces recettes afin de les répartir équitablement pour venir en aide aux journaux en difficulté. Il faut préserver la circulation de l’information, le pluralisme et le débat d’idée qui sont essentiels à la vie d’une démocratie. »

      Jean-Marie Colombani pense que le support papier, comme au temps de Théophraste Renaudot, doit continuer à être le véhicule central de l’information. Il est néanmoins tout à son honneur de définir une politique d’amélioration de la véracité des informations diffusées pour conserver ses lecteurs sans réclamer une intervention législative visant à fausser la concurrence.

      En revanche, Patrick Le Hyaric,avec une langue de bois bien rodée, défend le monopole de l’information subventionnée. Mais pourquoi faudrait-il que les médias qui ont du succès viennent en aide aux « journaux en difficulté », c’est-à-dire ceux qui n’intéressent qu’un nombre extrêmement réduit de personnes, même si M. Le Hyaric les juge « de qualité ». Si la publicité en ligne apporte plus de clientèle que les annonces dans l’« Humanité », pourquoi les entreprises dépenseraient-elles des fonds en finançant ce journal sans en tirer profit ?

      Quant au mot « démocratie », son sens est tout à fait particulier quand il est prononcé par un communiste français.

      *Une menace aussi pour les revenus annexes des journalistes

      On a vu plus haut que des informations considérées comme trop confidentielles par les médias institutionnels sont désormais souvent diffusées sur internet. Ces informations non publiées constituaient jusqu’ici des renseignements que les journalistes avaient la possibilité de monnayer à des officines ou à des services intéressés, nationaux mais aussi étrangers. S’il trouvait plusieurs « clients », le journaliste pouvait ainsi augmenter considérablement son salaire officiel. Internet, avec la croissance exponentielle du nombre de ses utilisateurs, multiplié par dix en dix ans, raréfie considérablement les renseignements considérés comme confidentiels et, par là-même, rend plus ardue encore la tâche de celui qui les collecte. De même, il existe toute une série d’avantages en nature et en argent pour les journalistes qui font la promotion d’une entreprise ou d’un produit dans leurs articles. Dans ce domaine là aussi, de la bouche aux journalistes, internet « retire le morceau de pain » : il supprime un pourcentage important de leur rôle d’intermédiaire dans la collecte du renseignement pour les services évoqués plus haut. Mais aussi les artistes, les producteurs de biens et de services peuvent se faire une publicité directe sur internet, sans plus recourir aux journalistes. Souvent, les journaux papiers ou télévisés reprennent les articles parus sur internet pour les diffuser. Certains journaux en sont même réduits à diffuser directement une partie de leurs articles en ligne pour attirer le client.

      *Une campagne de dénigrement à ses débuts

      Au fur et à mesure que les utilisateurs d’internet vont se multiplier, il faut s’attendre à ce que s’intensifie et se déchaîne une campagne pleine de mauvaise foi de tous les médias institutionnels (et notamment la télévision publique) contre la liberté sur le net sous prétexte qu’il véhicule des images qui risquent de corrompre des mineurs, d’insulter les membres de telle ou telle communauté, de diffuser des informations sur la vie privée des politiciens. Un tel discours ne peut que trouver l’approbation de tous ceux qui ne savent pas utiliser un ordinateur et qui sont encore majoritaires pour l’instant.

      C’est le même discours simplificateur qu’ont toujours utilisé les démagogues et les fanatiques pour inciter les foules analphabètes à brûler des monticules de livres écrits par des hérétiques, des Juifs ou des libres-penseurs. C’est pourquoi, quelles que soient leurs opinions politiques, il est permis d’espérer que tous les participants à Agoravox partagent tous le désir de défendre cette précieuse liberté d’expression sans laquelle nous ne pourrions échanger librement.

      *La réunion de Saint-Denis La réunion de Saint-Denis, les premières rencontres du 5e pouvoir, du samedi 24 mars, à « L’Usine », constitue donc une excellente initiative pour démontrer le poids des rédacteurs d’articles et de commentaires sur Agoravox. Et, même si certains ne peuvent pas participer à cette réunion, allons tous assiéger les candidats aux élections lors de leurs réunions publiques pour qu’ils s’engagent à ne pas ajouter de nouvelles lois et règlements concernant la liberté d’expression sur internet, et enregistrons leurs déclarations pour les diffuser sur Agoravox.

      vraitravailleur

      *(P.S. : la rédaction d’Agoravox a refusé de diffuser ce commentaire en tant qu’article)


    • (---.---.33.13) 22 mars 2007 18:34

      « Si les gouvernements ont toujours cherché à contrôler l’information, les vrais ennemis de la liberté sur internet sont désormais à rechercher du côté des médias institutionnels »

      A votre avis, pourquoi les gouvernements ont-ils été « assez bêtes » pour plonger l’Europe dans deux guerres mondiales ? Tout simplement, parce que TOUS ces gouvernements, de « droite », de « gauche », du « centre » ou fascistes de tout poil, était des marionnettes des lobbies financiers, et que ce cycle de guerres n’a été qu’une énorme bagarre entre secteurs de la grande finance pour le contrôle des colonies.

      C’est dire que tout ce que vous pourrez reprocher aux institutions n’est que le reflet de l’influence écrasante que les intérêts privés exercent sur elles.

      Or, sur la Toile vous avez directement les multinationales et l’influence des financiers, pratiquement sans intermédiaires.


    • lefranc-tireur lefranc-tireur 23 mars 2007 12:42

      vraitravailleur a dit : " On a vu plus haut que des informations considérées comme trop confidentielles par les médias institutionnels sont désormais souvent diffusées sur internet. "

      Je profite de cette occasion pour un intéressant hors sujet bien à propos...

      Je tenais à ce titre à mettre un lien datant du 23 mars 2007 confirmant un article de demian west qui fit couler bien de l’encre électronique en son temps.

      Comme quoi, nul n’est prophète en son pays.

      Demian tire plus vite que l’armée. Méfiez vous.

      Donc, messieurs ses contradicteurs de l’époque, quelques gloses suplémentaires seront toujours marrantes.

      http://armees.com/Rumeurs-de-guerre-contre-l-Iran-un-responsable-militaire-iranien,18370.html


    • Pascal Cohet 22 mars 2007 13:58

      Il n’y a pas de confusion : le texte dit justement qu’il y a conflit entre les lois des différentes nations. Vous avec mal lu donc.


    • Forest Ent Forest Ent 22 mars 2007 15:01

      La presse était un pouvoir parce qu’elle pouvait être un contre-pouvoir. Il semble qu’elle en ait beaucoup perdu la faculté, car trop peu séparée des 3 précédents, et du pouvoir économique qui les réunit.

      Le « cinquième pouvoir » est un espoir qu’une circulation plus directe d’infos permettra de faire le boulot que le « quatrième pouvoir » ne fait plus. Les risques sont que le besoin de financement à terme ne ramène au problème précédent, et que sinon il soit noyautable.

      Une précision sur les deals à l’OMC (genre traités WIPO/OMPI) : la France était demandeuse. En effet, le terme « propriété intellectuelle » a regroupé droit d’auteur et droit des marques. Les deux premières sociétés de luxe sont LVMH et PPR, qui ont aussi, quelle coincidence, quelques intérêts dans le secteur des immatériels (FNAC, DI Group, ...).

      Un sujet des plus critiques pour l’avenir est la brevetabilité de la connaissance (logiciels, gènes, ...). Il faudra beaucoup de contre-lobbying, car il y a déjà énormément de lobbying.


      • T.B. T.B. 22 mars 2007 15:30

        Oui mais c’est pas avec « l’ouvrage collectif » ci-dessous censé representer les membres du 5ème pouvoir qu’on va lutter conte les lobbies :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20822

        D’ailleurs, ce qui m’étonne (en fait pas du tout) c’est qu’en creusant ton super site (tu sais que j’en pense sincèrement beaucoup de bien) , en débrouissaillant encore un tout petit peu ... on tombe forcément sur le groupe Bilderberg, la Trilatérale, l’IFRI, le Siècle. Sauf qu’ici (les moulineaux et son cyber maire Santini et son vote électronique), faut pas en parler. Etrange non ? (en fait pas du tout).

        Au fait, Forest : Carlo m’a dit que tu étais sympathisant ou affilié PS, c’est vrai ?

        Because sur les 25 intervenants de l’ouvrage collectif dont Avox fait la promo, j’ai compté politiquement affiché : 8 UDF contre seulement 2 PS (et avec toi ça ferait 3), le reste ne se prononce pas et semble ne pas être politiquement engagé pour un parti.

        8 sur 25 (je compte pas les fondateurs d’Avox, Joël et Carlo) ça fait quand même 32% ... !!! Soit environ 150 fois plus que la population électorale réelle. Je suppose que les 8 ont la carte UDF ou très actifs et Lepage avait déjà soutenu Bayrou, c’est pas nouveau.


      • Forest Ent Forest Ent 22 mars 2007 16:27

        C’est quoi l’IFRI ? Si c’est l’institut français des relations internationales, ça m’étonne un peu, parce que c’est un organisme très universitaire.

        J’ai déjà exposé mes opinions politiques ici. Je ne suis affilié à aucun parti (et ne m’étais d’ailleurs jamais beaucoup intéressé à la politique jusqu’à il y a 2 ou 3 ans). Le candidat qui me plait le plus est Bové, mais je voterai néanmoins Royal, dans le but principal de ne pas avoir Sarkozy. En effet, en 2002, je n’ai pas voté Jospin et j’ai eu Chirac. Pas deux fois la même erreur. Cette fois, je vais en faire une autre. smiley

        Là où je ne suis pas le PS, c’est qu’il me semble qu’il n’a pas bien intégré le vote « non » en 2005 (qu’il l’ait compris ou pas). Mais ce n’est pas une raison pour voter pour un parti de droite « oui-iste ».


      • T.B. T.B. 22 mars 2007 17:03

        Merci pour ta réponse. La mienne à Carlo : par T.B. (IP:xxx.x26.21.162) le 20 mars 2007 à 17H45 « Moi je me souviens avoir lu que Forest Ent aimait bien Bové ». J’avais donc pas tort. Comme je savais que j’allai être censuré, Carlo m’ayant généreusement averti, je l’ai conservé. Sinon, je parle de Bové sur l’article d’aujourd’hui : La « Grande Union », une impasse

        L’IFRI (Institut Français des Relations Internationales) est l’un des 3 « think tanks » (ou « club de réflexion ») les plus influents en France, avec « Le Siècle » et la « Fondation Concorde ». Comme son nom l’indique, l’activité de l’IFRI est orientée vers la politique internationale, ce qui inclut des questions comme l’économie, la mondialisation, ou les méthodes de « gouvernance ». L’IFRI rassemble des personnalités politiques de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, et quelques universitaires. En plus des adhésions de ses membres, l’IFRI est financée par les dons des plus grandes entreprises françaises et de quelques entreprises européennes et américaines. La liste de ces entreprises est impressionnante. On y retrouve presque toutes les sociétés du CAC 40.

        Directeur général : Thierry de Montbrial Polytechnicien, diplômé de l’Ecole des Mines, PhD en économie à l’université de Berkeley en Californie. Professeur à l’Ecole Polytechnique et au Conservatoire National Arts et Métiers. Président de la Fondation pour la Recherche Stratégique de 1993 à 2001. Président délégué du Conseil de Prospective Européenne et Internationale pour l’Agriculture et l’Alimentation depuis décembre 2003. Editorialiste dans Le Figaro, puis Le Monde. Membre du Siècle, du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale

        Membres :
        - Bertrand Collomb président de Lafarge, membre du Siècle, membre du Groupe de Bilderberg
        - Jean-Claude Trichet président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, membre du Siècle, membre du Groupe de Bilderberg et du Siècle
        - Louis Schweitzer président-directeur général de Renault, membre du Siècle, du Forum de Davos, et du Groupe de Bilderberg
        - Jacques Friedmann président du conseil de surveillance d’AXA
        - Philippe Jurgensen président-directeur général de l’Anvar
        - Amiral Jacques Lanxade ancien chef d’état-major des armées
        - Jacques de Larosière membre de l’Académie des sciences morales et politiques
        - Michèle Legras conseiller maître à la Cour des comptes
        - Didier Pineau-Valencienne président d’honneur de Schneider Electric, président de l’AFEP
        - Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l’Elysée sous François Mitterrand. Membre du Groupe de Bilderberg et du Siècle.
        - Robert Badinter avocat, ancien ministre de la Justice
        - Jean-Bernard Raimond ancien ministre, député des Bouches du Rhône
        - Philippe Jurgensen président-directeur général de l’Anvar
        - Michel François-Poncet président du conseil de surveillance de Paribas
        - Yves-Thibault de Silguy membre du directoire de Suez-Lyonnaise des Eaux
        - Maurice Ulrich sénateur de Paris

        Entreprises membres de l’IFRI : Liste des entreprises les plus connues (pour l’année 2003) : AMN-AMRO France, Accor, Air France, Air Liquide, Alcatel, Américan Express, ANVAR, Arcelor, Areva, Arianespace, Axa, Banque du Louvre, Barclays Bank, Bayard Presse, BNP Paribas, Bouygues, Caixa Bank, Carrefour, CCF, CNES, Chambre de Commerce de Paris, Citigroup, CNP Assurances, COFACE, COFIP, Colas (travaux publics), Crédit Agricole, Crédit Foncier de France, Crédit Lyonnais, Crédit Mutuel, Crédit Suisse, Daimler Chrysler, Danone, Dassault Aviation, Deutsche Bank, Dexia, Dresner Bank, EADS, Eiffage, EDF, Eramet, Fédération Nationale des Travaux Publics, Fimalac, France Telecom, Global Equities, HSBC, IBM France, Institut Français du Pétrole, JP Morgan & Chase Manhattan Bank, KSB, La Mondiale, Lafarge, Lazard Frères, Les Echos, L’Oréal, le MEDEF, Mondial Assistance, Morgan Stanley, Natexis Banques Populaires, Nokia, Novartis Europe, PSA Peugeot Citroen, Renault, Banque Rothschild, RTE, Sagem, Sanofi Synthelabo, Schneider Electric, Scor, Siemens, Société du Louvre, Sodexho, Sofinnova, Solving International, Suez, Thales, Total, Vallourec, Viel et Cie, Vivendi, et Wendel Investissement (le holding présidé par Ernest Antoine Sellière)...

        Toutes ces données sont consultables sur le site officiel de l’IFRI. Pour sa partie « cachée » il suffit d’aller sur Wikipédia pour la voir confirmée plus sur d’autres liens qui existent encore, que cela plaise ou non à Joel de Rosnay. Pour toi un jeu d’enfant. J’ai longuement parcouru le site officiel et ils ne font pas mystère, entre autres, de jouer médiatiquement sur la peur et l’entretenir, à coup de lois de plus en plus scélérates et liberticides votées ensuite au Parlement (A.N. + Sénat)... pour faire du marketing ! Le thème de l’insécurité économique et civile, thème qui fait l’objet d’un matraquage médiatique incessant pour ajouter mensongèrement encore et encore de l’huile sur le feu, est très rentable pour certaines entreprises déjà largement pourvues en subventions d’Etat ...


      • Forest Ent Forest Ent 22 mars 2007 20:56

        J’ai été voir le site de l’IFRI, et wikipedia, qui n’en dit rien du tout :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_fran%C3%A7ais_de_relations_internationales

         smiley

        Désolé. Je reste sur mon opinion : ça a l’air d’un truc plutôt universitaire orienté recherche, et pas trop un lieu de pouvoir. Ce n’est pas parce que c’est sponsorisé par plein de grosses boîtes que c’est important. Ca arrive aussi à des clubs de foot de 3ème division. Ca veut juste dire qu’il faut se méfier de l’objectivité, comme toute recherche sponsorisée.

        A mon avis, fausse piste...


      • (---.---.33.13) 22 mars 2007 21:03

        Les multinationales ne « sponsorisent » pas en échange de rien. Elles aiment bien pouvoir exercer un maximum d’influence sur la « réflexion des élites ». En réalité, ces « élites » ne demandent qu’à rouler pour elles, à quelques exceptions près (les « auto-exclus » du système).


      • (---.---.33.13) 22 mars 2007 21:11

        D’ailleurs, les « trucs plutôt universitaires orientés recherche » sont une couverture classique pour les réseaux du pouvoir. Les gens s’en méfient moins, mais ils aident à propager une stratégie politique, économique, militaire, de renseignement... Les mandarins du milieu universitaire sont tout sauf des « savants distraits ».


      • (---.---.72.236) 22 mars 2007 21:23

        Il suffit d’aller voir leur site. L’IFRI est au service de la stratégie du pouvoir :

        http://www.ifri.org/frontDispatcher

        Il est intéressant de voir aussi le site du CF2R :

        http://www.cf2r.org/fr/actualite/news.php

        http://www.cf2r.org/fr/activites/diplome.php

        avec un éditorial intitulé :

        http://www.cf2r.org/fr/article/article-les-entreprises-face-aux-nouveaux-risques-contestataires-1-10.php

        « Les entreprises face aux nouveaux risques contestataires »

        et l’introduction : « Dans son éditorial Eric Denécé évoque les risques liés à la multiplication des mouvements contestataires qui s’en prennent aux entreprises, aussi bien pour des questions d’éthique qu’en raison d’une idéologie anti-libérale en pleine croissance. »

        L’édito se termine par :

        « Peu à peu les acteurs économiques prennent conscience de ce nouveau risque. Trop longtemps, ils ont perçu ces nouvelles formes d’activisme comme une réunion d’anciens contestataires engagés dans une lutte stérile contre le commerce libre ou les dérives de nos sociétés modernes. Il semble désormais impossible de nier la réalité et l’importance de ces mouvements d’opinion légitimés par le soutien du grand public. En effet, ils disposent d’un réel pouvoir de nuisance à l’encontre des entreprises, quel que soit le secteur économique. »


      • T.B. T.B. 22 mars 2007 21:46

        Forest, tu le fais exprés ou quoi ?

        J’ai dit sur Wikipédia pour les membres qui le compose et ensuite les liens + leurs rapports. Faut chercher, ça prend du temps. La 1ère fois j’y suis resté 3 heures d’affile. C’est pas du boulot, ce que tu as fait.

        Non mais regardes le profil de ses membres ...

        http://www.ifri.org/frontDispatcher/ifri/a_propos/a_propos_de_l_ifri_104688 5923539

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_de_Montbrial

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Mo%C3%AFsi

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Trichet

        etc

        Et puis ils ont changé la présentation depuis la dernière fois. Evidemment c’était trop gros alors ils l’ont modifié. Tu sais ce qu’est un « club de reflexion » dans ces milieux ? Ils sont plus à la fac ou dans une grande Ecole, ils sont entre eux, ont les politiques avec eux quand ils ne sont pas eux-memes des « politiques » et disposent d’énormes capitaux... Bon, je vais te faire un dessin.


      • Forest Ent Forest Ent 22 mars 2007 22:06

        Calmons-nous. Pas la peine de m’expliquer qui sont Collomb et Trichet. Chacun sa méthode de travail. J’ai balayé quelques dizaines de sites comme ça, et je me repose sur mon seul feeling pour sentir le truc à creuser et ne pas y perdre de temps. Alors mon feeling perso est négatif : pas juteux. Mais tout le monde peut se tromper... J’y retournerai plus tard.


      • Fred (---.---.119.22) 22 mars 2007 22:27

        Fais gaffe Forest à comment tu réponds à TB. Très vite tu vas te retrouver toi aussi dans les listing de la trilatérale !!! smiley


      • (---.---.219.151) 22 mars 2007 22:28

        Question « renseignement », le programme de Bayrou n’est pas mal du tout :

        http://www.bayrou.fr/discours/bayrou-relationsinter-220606.html

        « Nous avons à bâtir un chapitre nouveau dans l’efficacité française en matière de renseignement, dans beaucoup de domaines, en particulier le renseignement économique, industriel, où nous apparaissons trop souvent désarmés, et alors que le sentiment d’insécurité globale est croissant. »


      • (---.---.219.151) 22 mars 2007 22:32

        « Très vite tu vas te retrouver toi aussi dans les listing de la trilatérale !!! »

        Pourquoi ? La liste des membres de la Trilatérale est accessible par courrier électronique à quiconque la demande. Aller à l’adresse : http://www.trilateral.org/memb.htm et vous trouverez, en bas de la page, la mention : « The full membership list is available by e-mail or by contacting any of the regional offices », avec le lien e-mail : trilateral.sisk@verizon.net , le titre du message devant être : Membership List Request.


      • T.B. T.B. 22 mars 2007 22:32

        Forest, Sur JDN Management ça donne :

        http://66.102.9.104/search?q=cache:SB0biqnjrRUJ:management.journaldunet.com/dossiers/040435thinktanks/annuaire/ifri.sh tml+IFRI&hl=fr&ct=clnk&cd=9&gl=fr

        La conjugaison de la recherche et du débat constitue le socle des activités de l’Ifri. L’un et l’autre s’enrichissent et se stimulent mutuellement.

        Travaux de recherche : Les travaux de l’institut s’organisent en sept pôles de recherche appelés à évoluer en fonction de l’évolution de la situation internationale.

        Approches régionales : L’Ifri conduit des programmes sur l’Europe, la Russie et la CEI, l’Asie, les Etats-Unis, le Maghreb, le Moyen-Orient et la Méditerranée.

        Approches transversales : l’Ifri mène des programmes sur les évolutions politico-stratégiques et notamment les relations transatlantiques, l’économie internationale (analyse du processus de mondialisation et conséquences pour les économies nationales, avenir du commerce international, ou des politiques agricoles, ...), les questions globales (gouvernance internationale, gestion des ressources notamment en énergie, environnement, migrations, identité et citoyenneté).

        Débats : L’institut offre un cadre informel et non partisan aux échanges de vues entre acteurs publics et privés, analystes et experts français et étrangers. L’Ifri organise des rencontres et des débats sous diverses formes : conférences-débats autour d’acteurs de la scène internationale et d’experts français et étrangers ; colloques internationaux ; séminaires de recherche ; réceptions à huis clos autour de personnalités de premier plan ; rencontres informelles entre décideurs internationaux et dirigeants d’entreprises membres.

        ...................................................................... ..........................................

        Moi, quand je lis ça, sans même rentrer dans les détails, je n’ai pas besoin qu’on me fasse un dessin. C’est d’autant plus étonnant que tu as fait un travail remarquable sur le chassé-croisé permanent entre les grands groupes industriels et les grands medias (la forêt des medias) . Et là, ya juste un pas de plus à faire pour pénétrer ce qui n’est pas autre chose qu’une gouvernance mondiale, sans concertation citoyenne, et apparemment tu ne le fais pas.


      • T.B. T.B. 22 mars 2007 22:42

        04 219

        http://www.trilateral.org/membship/bios/ps.htm

        Sur ton lien il n’y a pas les membres français. Ils sont une bonne vingtaine et sont communiqués chaque année par Quid. Depuis quand ? J’en sais rien. Suffit d’aller dans une bibliothèque municipale pour les trouver. Ou en espagnol sur le net pour avoir tous les noms.


      • Forest Ent Forest Ent 22 mars 2007 22:44

        C’est mignon, mais il y a des trucs qui s’appellent des leurres et qu’il faut éviter si l’on ne veut pas rater sa cible. Ok, je te promets de creuser ce truc-là parce que tu insistes et pour cela seulement. Je posterai une réponse ici même quand je l’aurai tourné dans tous les sens. Compte au moins deux semaines.


      • T.B. T.B. 23 mars 2007 08:43

        Ok Forest, c’est avec grand intérêt que je lirai le résultat de tes recherches et ton avis général.

        Pour ma part, je pense que le côté « universitaire » de l’IFRI est dans la tradition de l’économie politique libérale et cache en son sein, ou dans ses orientations et buts réels, une confrérie de banquiers, grands patrons de presse et autres décideurs internationaux. S’il y a un leurre c’est bien celui-là : des universitaires oui mais lesquels et sous quels critères ? ... Juste un exemple par cascade :

        http://66.102.9.104/search?q=cache:gW1IAeI8hWMJ:www.colisee.org/article.php%3Fid_article%3D993+IFRI+les+membres&hl=fr&ct=clnk&cd=10&gl=fr

        http://66.102.9.104/search?q=cache:uH2REWWfvtQJ:www.ifri.org/front%3Fid%3Difri/equipe/les_chercheurs_1031843864711/publi_P_cv_noel_10319200202 91+Pierre+No%C3%ABl&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=fr

        http://www.ifri.org/frontDispatcher/ifri/publications/ouvrages_103193015198 5/publi_P_publi_pn_these_1079091231583

        « A partir d’une analyse des conditions de possibilité juridico-politiques d’un marché transnational des permis d’exploration, on met en évidence la profonde dégradation de l’environnement .... (attention cynisme) ... institutionnel des contrats pétroliers (! !!) au cours des décennies 1960 et 1970. (...) La tradition de l’économie politique libérale nous permet de comprendre politiquement la promotion du marché, dans l’ordre interne comme dans l’ordre international. »


      • (---.---.157.100) 23 mars 2007 11:45

        « il y a des trucs qui s’appellent des leurres et qu’il faut éviter si l’on ne veut pas rater sa cible »

        Oui, la fausse « liberté sur la Toile » qui nous est fournie par des boîtes privées dont nous n’avons aucun contrôle.


      • minijack minijack 27 mars 2007 07:31

        Quant à moi, TB, vous ne me le demandez pas mais je vous le dis afin d’enrichir vos statistiques : Je voterai aussi Ségolène et pour les mêmes raisons que Forest.

        J’aurais pu voter Bové également, mais je ne prendrai pas le risque d’éparpillement. Vote utile = Ségolène !

        C’est très surprenant pour moi, qui suis un gaulliste d’origine fidèle à mes conceptions, d’en venir à voter pour une candidate « de gauche », mais la droite UMPiste de Sarko ne représente plus ce libéralisme que je voyais dans le RPR chiraquien d’avant 95. Il s’est durci au point de devenir ultra-libéralisme et ne prendre en compte que l’aspect capitaliste de l’économie.

        La « participation » idée gaullienne, oubliée, les grandes ambitions nationales, oubliées, une « certaine idée de la France », oubliée, et pour couronner le tout l’exception culturelle française est passée à la trappe par DADVSI, tout comme l’objectivité de l’information par la concentration des médias...

        La véritable « liberté » du mot libéralisme a changé de camp.

        Ca commence à bien faire ! Cette droite sarkozienne ressemble de plus en plus à un piège à touristes. On n’est bons qu’à payer pour tout ce qu’on fait !

        Mais dieu merci, quoi qu’en dise certains, si le Net est en effet la propriété matérielle de quelques grands trusts internationaux, le très riche contenu immatériel qui y circule est, reste, et restera, le produit de cerveaux d’individus indépendants. L’essentiel de la pensée humaine, la « substantifique moelle » comme disait Rabelais, s’y propage donc encore librement. (bien que parfois, en cette période de turbulence électorale, on ait l’impression très nette que des structures politiques entretiennent des scribouillards à temps complet pour polluer les forums)

        Avec « 1984 » Orwell a bien croqué l’avenir qui nous menace si nous n’y prenons garde. Il est déjà là, sous nos yeux. Il m’est impossible de le laisser advenir sans tenter de réagir.

        Le 5ème Pouvoir est l’expression de cette tentative désespérée, mais encore jouable si on ose le changement radical. Et Ségolène inquiète même à gauche précisément parce qu’elle ne prolonge pas les vieilles lubies socialistes mais propose de tout réviser. Voilà pourquoi elle me plait !


      • Forest Ent Forest Ent 30 mars 2007 02:42

        @T.B.

        Selon son rapport d’activité 2005

        http://www.ifri.org/files/rapports_annuels/rapport_annuel_2005.pdf

        l’IFRI emploie 70 personnes, 35 chercheurs

        Son budget 2005 est de 5 millions, déficitaire.

        Selon ce lien du ministère des affaires étrangères :

        http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/etudes-recherches_3119/pensee-francaise_3129/ifri_7788.html

        « Ses ressources proviennent pour moitié environ du secteur public et pour moitié du concours de ses membres, de contrats d’étude et de recherche conclus avec des entreprises et différents organismes français, du financement de programmes de recherche par des organismes internationaux (Commission européenne, etc.) ou de fondations internationales. »

        En voici par ailleurs une autre description assez factuelle.

        http://www.promethee.fr/statique/liens-Ifri.php

        Les publications de ses chercheurs sont en vente libre. Par exemple, son rapport diplomatique annuel Ramses coûte 28 euros.

        La liste de ses administrateurs et de ses invités et correspondants est assez impressionnante. Les contributions des entreprises donnent le droit à leurs présidents d’assister à des conférences privées pour gens « importants », où passent beaucoup d’ambassadeurs et ministres étrangers. Il y a aussi des conférences publiques. Il n’y a pas de cooptation. Tout le monde peut être invité payant.

        Quelle est la tendance idéologique ? Avant tout semble t il européiste :

        « L’IFRI préconise un vaste programme de R&D pour assurer l’indépendance logicielle de l’Europe »

        http://www.temps-reels.net/article1468.html

        « globalement, l’élargissement offre à l’Europe la chance de gagner en compétitivité, et de renouer avec la croissance. »

        http://management.journaldunet.com/0406/040643_ifri.shtml

        Mais on y trouve aussi parfois des mondialistes, encore que moins maintenant semble t il, par exemple cette conférence de l’OCDE :

        http://www.oecd.org/dataoecd/26/41/2955866.pdf

        L’IFRI me semble simplement véhiculer les modes du moment créées ailleurs.

        Selon l’express du 23/5/5, l’IFRI n’est pas terrible dans ses analyses et ne se porte pas bien :

        http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/geopolitique/dossier.asp

        En résumé, l’IFRI semble être un petit truc un peu composite, mi-public, mi-privé, mi-recherche, mi-organisateur de séminaires. Il a un bon carnet d’adresse. Il semble plus diffuser les travaux des uns et des autres qu’avoir une influence par lui-même. En résumé, c’est un club de PDG qui veulent rencontrer des dirigeants politiques étrangers ou européens. Il aurait sa place sur mon site. C’est effectivement une structure de lobbying politico-industrielle mondialisatrice, mais c’est très très très loin de « l’antre des maîtres du monde ». On ne peut en tout cas pas le penser sérieusement. Déjà beaucoup trop transparent ...

        Si la recherche des vrais lieux de pouvoir t’intéresse, je te conseille plutôt d’aller voir l’OCDE, le FMI et la Banque Mondiale.


      • Reinette (---.---.103.130) 22 mars 2007 16:31

        Traquer le non-dit.

        Les faiseurs de programmes passent plus de temps à discuter de ce qu’il ne faut pas dire que de ce qu’il faut dire ?

        - Imaginez la complexité d’un processus d’élimination qui aboutit à ce que, tous les jours, tous les J.T. de toutes les chaînes parlent exactement des mêmes choses dans les mêmes termes et dans le même ordre !

        C’est tout simplement phénoménal, d’autant plus que cela se produit spontanément, sans concertation.

        À ce niveau de rigueur, on peut parler de science du conditionnement, à l’école de laquelle ils ont tous été formés et formatés. Comment réussissent-ils de concert à occulter tant d’événements pour réduire le monde à une si pauvre représentation, elle-même totalement erronée ou insignifiante ?

        « Coupez-moi ça, ça n’intéresse pas les gens »

        est le cri de ralliement des directions de programmes. Le non-dit de la télé est ainsi devenu plus important que son misérable dit.


        • (---.---.72.236) 22 mars 2007 21:38

          « Les faiseurs de programmes »

          Sur la Toile, il y a aussi des « faiseurs de programmes ». Robots logiciels et toute la panoplie.

          http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-57ABH50kfLRheGdMlyU-?cq=1&p=8


        • (---.---.142.8) 23 mars 2007 09:39

          Bravo La Reinette !

          Enfin, dirais-je ! OUI, tout est dans le silence des non-dits !

          Voilà pourquoi, il nous faut plusieurs sources ! Internet en est une ! Les radios, TV, Pappers étrangers en sont d’autres...

          La grosse différence par rapport à hier, c’est une information qui circule vitesse lumière.

          Peu m’importe vos opinions politiques, c’est le résultat qui fera la différence et qui justifiera une traduction du 5° sur le terrain.

          Si nous avons L’UMPS par exemple, nous sommes certains qu’il n’y aura aucun changement fondamental, tout juste superficiel ! (à méditer)

          Mais de nouvelles pratiques voient le jour ! Et l’incontournable P2P rentre en dissidence Total(e) !

          Nous pouvons nous passer des FAI ! Ils sont beaucoup trop malhonnêtes... Ils auront de plus en plus de problèmes ! Voilà pourquoi ils accélèrent la fibre !

          Mais, comme bon nombre d’organismes d’état (Sacem, CNIL, CSA,...), ils sont à la rue ! Et entre nous, AGORA aussi...

          La résistance des uns des autres se fait de plus en plus pressante.

          Oublier toute idéologie partisane ! Agissez selon votre âme et conscience, soyez libre. Toutes réglementations du réseau même pour de nobles causes affichées sont de plus en plus dangereuses, sournoises, liberticides...

          Le Web n’a jamais tué personne ! Ce sont les actions issues du web qui le sont ! Si nous commençons à légiférer le virtuel ou allons-nous !

          Oui, nous sommes en échec depuis plus de 20 ans ! Il est urgent non pas de tourner la page, mais de changer de bouquin !

          La droite et la gauche ne l’ont pas fait ! Et alors plus besoin d’eux... Out. Ils font semblant, pas nous !

          Tout conservatisme, protectionnisme sont voués à l’échec. Même (surtout) avec des pratiques antidémocratiques (Lobbyisme, vote électronique...)

          Nous commençons tout juste à comprendre, mais nous n’avons rien vu !

          Le pouvoir économique et militaire ce sont bien ceux-là qui nous inquiètent aujourd’hui ! Les banques, les assurances, les bourses,..., tous virtualisées dans la plus grande indifférence pour nous imposer leurs violences stériles.

          Tous se cachent derrière l’Europe ! ce grand marché mafieux qui ne cherche qu’a protégé leurs raisons en divisant les peuples.

          Tous que vous soyez de droite, de gauche du centre ou d’ailleurs, juif, chrétien ou musulman, nous avons le même souci !

          Alors, virez les pouvoirs en places de grés ou de force et changeons de direction...

          Pour l’humanité tout entière qui n’a jamais eu de temps à perdre dans de discutions stérile (ex:Dadvsi).

          La force est la traduction du Vivant, pas celle de la mort ! Mais êtes-vous vivant ?


        • (---.---.157.100) 23 mars 2007 12:10

          « Si nous avons L’UMPS par exemple, nous sommes certains qu’il n’y aura aucun changement fondamental, tout juste superficiel ! (à méditer) »

          Et si on se ramasse Bayrou, ce sera pareil, voire pire car le « centre » sert précisément à faire les pires besognes. Voici, à propos de la « liberté de la Toile » à laquelle on peut s’attendre, quelques extraits de la prose « présidentielle » de Bayrou :

          http://www.bayrou.fr/propositions/defense.html

          Défense

          « L’Europe sera au cœur de notre politique de défense. »

          Par nature, par pesanteur, les armées préparent toujours la « guerre d’avant ». Un certain colonel de Gaulle l’avait exprimé, en son temps. François Bayrou propose une nouvelle politique de défense, intégrant l’échelle européenne, et dans laquelle la défense civile répond aux nouveaux risques, évidents depuis le 11 septembre 2001.

          « Priorité à la recherche : des moyens supplémentaires massifs doivent y être consacrés. Presque toujours, la recherche militaire a des applications civiles.

          (...)

          La France a besoin de combler son retard en matière d’observation et de renseignement, en particulier le renseignement économique. On a besoin non seulement de technologie, mais de la longue expérience du terrain, des moeurs, des langues, des coutumes, des cultures : c’est une démarche européenne. c’est aussi une démarche européenne qui doit être construite.

          (...)

          http://www.bayrou.fr/discours/bayrou-relationsinter-220606.html

          (...)

          Discours de clôture de François Bayrou

          Colloque « Relations internationales, défense : quelle place pour la France ?  » - 22.06.06

          (...)

          On a prolongé des choix des années 70-80 tout en divisant par deux le budget, en termes de part du PIB. Cela exige des réflexions, des chapitres nouveaux pour une politique de défense :

          Orientation de moyens supplémentaires massifs en direction de la technologie et de la recherche. Presque chaque recherche militaire a des applications civiles. C’est l’ensemble de l’appareil de recherche et industriel du pays qui en profite. Cette recherche doit être européenne....

          (...)

          Je voudrais ouvrir un troisième chapitre qui me paraît absolument nécessaire.

          On a besoin d’ouvrir un chapitre nouveau dans le chapitre de l’observation et du renseignement. Un observateur me disait que la capacité de renseignement française était de 1 à 10 par rapport à la capacité britannique - qu’on vante rarement par rapport à celle des Américains, et en tout cas, les moyens du renseignement américain sont de 10 à 1 par rapport à ceux du Royaume-Uni.

          Nous avons à bâtir un chapitre nouveau dans l’efficacité française en matière de renseignement, dans beaucoup de domaines, en particulier le renseignement économique, industriel, où nous apparaissons trop souvent désarmés, et alors que le sentiment d’insécurité globale est croissant. On a trop souvent la tentation de regarder le renseignement comme uniquement technologique. C’est en matière humaine qu’il doit se construire. On a besoin de la longue expérience du terrain, des moeurs, des langues, des coutumes, des cultures, des forces et parfois des faiblesses humaines, pour avancer vers la détention de l’information fiable.

          Évidemment, dans mon esprit, c’est aussi une démarche européenne qui doit être construite.

          Et évidemment, la clé, c’est la confiance entre les administrations des pays, et les services de renseignement.

          (...)


        • Mody (---.---.14.66) 22 mars 2007 19:38

          @ IP:xxx.x49.10.32

          Oui absolument !!! Les medias citoyens sont des leurres, se sont des soupapes pour que le peuple ne sorte pas manifester, et en même temps les FAI, EDF, les kinés(tendinites de la frappe clavier), les ophtamlo ( écran ), laboratoires pharmaceutiques ( antalgiques pour migraine et douleurs lombaire, veinotoniques pour hémorroides ), Magazin de vente de meuble ( bureau altéré par la transpiration, les aureoles de tasses de café, siège qui s’usent ), Fast food ( pas le temps de cuisiner quand est passionné d’ecriture ), et j’en passe... s’en foutent plein les FOUILLES smiley smiley smiley

          Alors que des types qui manifestent, c’est les fabricant de tissus ( banderolles ) de peinture ( inscriptions sur banderoles ) qui gagne des sous smiley smiley smiley

          Ceci est dit biensur avec de l’humour mais je crois qu’il n’y a pas photo...

          Mody


          • (---.---.72.236) 22 mars 2007 21:44

            Sur la Toile, il y a des « fouilles »... mais ça ne se voit pas !


          • Mody (---.---.14.66) 22 mars 2007 23:54

            Il a aussi des araignées qui se moquent des fouilles sur la toile. smiley smiley


            • T.B. T.B. 23 mars 2007 10:22

              Elle est sympa ton idée de la démocratie et de l’expression citoyenne sur Avox.

              Tu compteras le nombre de commentaires supprimés contre Bayrou (par centaines) avec ceux qui sont pro-bayrou (aucun).

              Le nombre de repliage des commentaires qui ne lèchent pas les pieds de ton prophête avec ceux qui montent en positif, miraculeusement, lorsque amour, gloire et beauté sont dédiés à son tracteur.

              Les articles pro-bayrou (25 par semaine) et les articles de véritables expressions citoyennes qui n’ont pas l’agrément des modérateurs ou de l’équipe rédactionnelle et donc n’apparaissent jamais.


            • (---.---.157.100) 23 mars 2007 11:53

              Agoravox est un haut lieu du vote électronique...


            • vaab (---.---.234.148) 26 mars 2007 10:32

              Demian West : Que proposes-tu d’autre pour trier l’information pertinente ? Je juge couramment tes propos comme totalement non pertinents. Mais j’avoue cliquer souvent sur « [ Montrer le texte ] » pour me distraire un peu.

              En résumé : je suis content que l’information soit prémachée/prétriée, car je sais que je peut aisément accéder à ce que tu dis avoir été « censuré ». Le fait que tes commentaires soient occultés grâce au vote, me permet chaque jour de constater que je suis au diapason du tri effectué, et confirme ma confiance en la qualité de cette censure smiley

              Enfin, Si tu trouve aussi « positif » ce système de vote car il dévoile les exactions des « pires exhaltés fanatique anti-liberté d’expression » (on est très proche du point godwin), alors n’en fait pas un article du style : « même pas mal, c’est celui qui le dit qu’y est ». Il me semble que ca ne te grandis pas, et je comprend qu’une majorité de lecteurs trouve ca... « non pertinent ». Laisse donc la défense de ton égo en dehors de tout cela.

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