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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Abstention, piège à cons ?

Abstention, piège à cons ?

J’aime bien cette phrase de Condorcet : « Le suffrage universel peut conduire à la dictature des imbéciles lorsqu’il n’est pas assorti d’une instruction publique éclairant les esprits ».

C’est précisément au nom de ce principe que je m’abstiendrai de voter dimanche pour les élections au Conseil départemental.

Je me suis déjà exprimé sur cette abstention

Certains comprennent ma position qui n’est pas basée essentiellement sur des considérations politiques mais également sur le fait qu’on nous demande de légitimer une assemblée départementale dont on pourrait fort bien se passer.

D’autres prônent le vote blanc, c’est-à-dire qu’ils légitiment malgré tout cette collectivité inutile en se déplaçant, sachant que leur vote blanc ne sera à aucun moment pris en compte.

Enfin, il y a ceux qui ne comprennent pas ma position et me le font savoir parfois vertement. C’est ainsi que j’ai été comparé à un intellectuel fuyant le nazisme en laissant le soin au résistants de le combattre tout en continuant à leur prodiguer leçons et conseils. Mazette !

Il y a également ceux qui me reprochent de déserter devant l’ennemi.

Dans les deux cas, on place le Front National au centre du débat et cette posture annihile et interdit toute autre réflexion, notamment celles basées sur l’opportunité de garder une collectivité inutile.

Le droit de vote

Certaines critiques portent sur le droit de vote : « Comment ne pas être indigné au regard de ceux et celles qui sont morts et se battent encore pour avoir ce droit », me fait-on savoir pour critiquer ma posture d’abstentionniste.

Tant que le vote n’est pas obligatoire, je considère que l’abstention n’est pas répréhensible. Mais ce qui gêne ceux qui critiquent l’abstention, c’est qu’elle n’est plus uniquement désormais le fait de fainéants qui ne veulent plus se déplacer, de gens qui s’en foutent, ou de nihilistes ou antisystème de tous poils, mais qu’elle procède d’une réflexion construite sur l’instrumentalisation politique du vote, voire même sur le rejet des résultats. Le cas du non au référendum de 2005 est à cet égard exemplaire. Aujourd’hui, c’est le rejet important de la classe politique et de son fonctionnement qui génère l’abstention.

S’agissant du droit de vote, on pourra citer des exemples à l’étranger où son exercice n’est pas synonyme de démocratie. Les scrutins/plébiscites en faveur d’un candidat unique ou simplement accompagné d’adversaires « faire-valoir » sont encore courants, de même que les jeux de chaises musicales à la « Poutine/Medvedev ».

En conséquence, le suffrage universel et son corollaire, l’exercice du droit de vote, comme le dit Condorcet doit être assorti d’une instruction publique éclairant les esprits sous peine d’aboutir à la dictature des imbéciles.

Demain, si nous n’y prenons garde, on multipliera les scrutins et les occasions de voter. On nous fera voter pour tout et pour rien, pour élire les gardes champêtres, les gardiens de phare, les vigiles de supermarchés ou bien les concierges d’immeubles, tout cela bien sûr au nom de la démocratie. On votera comme on vote pour son artiste préféré à la Nouvelle Star ou comme on répond à un sondage : êtes-vous pour ou contre ?

Etes-vous pour ou contre ?

La vraie question est là dans le débat politique français et ce depuis le 21 avril 2002 où on nous demanda de voter contre, au nom de la démocratie, bien sûr. Que s’est-il passé de majeur sur le plan démocratique dans notre pays depuis cette date ? Rien, ou plutôt si : le pouvoir n’est plus politique, il est économique et financier et il dicte sa loi aux nations. Le pouvoir politique est donc réduit à sa plus simple expression et ne trouve plus une légitimité que dans l’accompagnement de la mondialisation et du libéralisme.

Vous pouvez donc bien voter, cela ne risque pas de provoquer les bouleversements nécessaires ou promis, d’où la fin des idéologies politiques. C’est pourquoi, lorsqu’on vous demande de voter pour un programme, vous devriez vous méfier : Les armoires des partis politiques regorgent de promesses non tenues, que ce soit à l’Ump qui nous promet encore de faire demain ce qu’ils n’ont pas fait hier ou au PS où le discours du Bourget provoque encore beaucoup de prurits.

Demain, ce sera la même chose pour les promesses alléchantes de Mme Le Pen.

On en est toujours là ! Le vote contre qui a animé et anime encore cette campagne sur les départementales. Pour seul programme le PS nous propose de nous mobiliser pour voter contre le FN. A défaut, à l’instar du PS d’avoir des propositions construites, l’UMP fait campagne sur le rejet du PS et de Hollande.

Cette campagne pour les départementales a été nationalisée alors même que les conseils départementaux détiennent des compétences sur lesquelles il aurait été intéressant de faire de la pédagogie (cette fameuse instruction publique dont parle Condorcet) auprès des citoyens. On aurait même pu trouver, au terme de cet exercice, un consensus pour dire que le Conseil départemental, lieu d’administration de dispositifs sociaux, de gestion des collèges, des transports ou de la voirie, ne nécessitait pas une assemblée élue et que les fonctionnaires de cette collectivité, rattachés à la Région ou aux intercommunalités pouvaient très bien gérer ces dispositifs et pour moins cher. 

C’est cela le vote « pour ».


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54 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 27 mars 2015 11:29

    Bonjour, Michel.

    Pour ce qui est de votre opinion concernant ces Départementales, je la partage très largement

    Concernant l’abstention, je suis en revanche très opposé à l’idée que vous défendez, et je me retrouve parfaitement dans cette phrase : « Comment ne pas être indigné au regard de ceux et celles qui sont morts et se battent encore pour avoir ce droit ? »

    Vous écrivez d’autre part : »ce qui gêne ceux qui critiquent l’abstention, c’est qu’elle n’est plus uniquement désormais le fait de fainéants qui ne veulent plus se déplacer, de gens qui s’en foutent, ou de nihilistes ou antisystème de tous poils, mais qu’elle procède d’une réflexion construite sur l’instrumentalisation politique du vote, voire même sur le rejet des résultats.« Certes ! Mais je défie quiconque de faire la part entre l’abstention à caractère politique et l’abstention de ces »fainéants« , »nihilistes" ou abstentionnistes pour convenance personnelle.

    Et cela d’autant plus que, comme je l’ai fait remarquer à différentes reprises, le nombre des abstentionnistes augmente un peu partout dans le monde occidental, aussi bien dans les pays en crise économique ou politique que dans ceux qui connaissent a contrario une très enviable prospérité et un taux de chômage bas. Manifestement, le mode de vie de nos sociétés occidentales accentue toujours plus, particulièrement chez les jeunes, l’individualisme au détriment de la citoyenneté.

    C’est pourquoi l’abstention politique qui, ne nous leurrons pas, ne concerne qu’une minorité des personnes n’allant pas voter, se trouve noyée dans cette désertion croissante du civisme. En cela, l’abstention politique n’a aucune chance d’atteindre son but. C’est pourquoi je considère que le moins mauvais des choix est d’aller voter et, si l’offre ne convient pas, de déposer dans l’urne un bulletin blanc ou nul, ce dernier le cas échéant assorti d’un mot résumant ce que l’on pense de l’offre proposée.


    • cathy30 cathy30 27 mars 2015 11:43

      @Fergus

      Listes électorales : inscription d’office à 18 ans

      Mise à jour le 06.05.2014 - Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) et Ministère en charge de l’intérieur

      Principe

      Chaque jeune Français qui devient majeur est inscrit automatiquement sur les listes électorales. La mairie informe par courrier le nouvel électeur de son inscription, sans qu’il n’ait de démarche à effectuer. Si toutefois l’inscription n’a pas pu avoir lieu, il est toujours possible de régulariser la situation auprès de la mairie ou du tribunal d’instance.

      L’école ne forme pas les jeunes au civisme politique. Que doit-on en déduire.


    • Fergus Fergus 27 mars 2015 11:56

      Bonjour, cathy30

      Il y a pourtant de plus en plus d’initiatives en matière d’instruction civique. Le problème est que la parole négative exprimée au sein des groupes de jeunes porte plus que celle des enseignants.


    • Béo Ulaygues Béo Ulaygues 27 mars 2015 12:27

      @Fergus
      Abstention = individualisme et Vote = citoyenneté ? o_O ...

      Je pensais qu’en France en 2015 le bon sens c’était l’inverse ...O_o.


    • colere48 colere48 27 mars 2015 12:33

       Bonjour Fergus

      L’abstention politique est une imposture
      Il est possible désormais d’exprimer son refus des offres proposées en votant Blanc
      C’est un progrès démocratique qui a certes besoin d’être amélioré mais qui à le mérite d’exister.


    • Fergus Fergus 27 mars 2015 12:45

      Bonjour, colere48

      Le problème du vote blanc est qu’il n’est pas reconnu dans les exprimés et, de ce fait, ne peut influer sur les résultats électoraux. Ce n’est pas normal, le vote blanc étant clairement un refus de l’offre proposée. Il faut donc aller plus loin.


    • bernard29 bernard29 27 mars 2015 13:51

      @Fergus  ; Bonjour ;

      je recopie ci dessous texto un extrait d’un article sur Médiapart au sujet de Cohn Bendit qui montre que les opinions sur l’intérêt du vote selon la position de l’individu dans la société. .( article sur Médiapart ; http://blogs.mediapart.fr/blog/robert-chaudenson/270315/dany-cohn-bendit-elections-piege-cons-dany-piege-grisbi )

      « J’ai entendu ce matin sur Europe 1, les propos de Dany Cohn-Bendit dans son « Humeur » , pour une fois éloquent voire enthousiaste, encourager les Français, contre toute attente, à venir voter en masse aux élections départementales, fût-ce pour déposer dans l’urne, un bulletin portant (et je le cite) : « Cambronne » ! Va comprendre Charles ! Je pense que Dany a bronché devant l’utilisation du mot « merde », mais nous l’avons connu autrefois moins pudibond et coïncé du fondement. ......

      Le fâcheux privilège de l’âge, pour en revenir à mon sujet et à mon titre, m’a conduit, devant l’exaltation folle de Dany en faveur de la fréquentation des bureaux de vote, à me souvenir quand même d’une des formules favorites de Mai 68, dont il fut la figure majeure. C’était, je vous le rappelle : « Élections ! Piège à cons ! ». »

      Les convictions sont évolutives ainsi que les combats, dirions nous !

      Cependant vous dites aussi que les abstentionnistes sont des fainéants des nihilistes ou mus par des convenances personnelles . Peut être en définitive sont ’ils tellement réfléchis politiquement qu’ils pensent que ça ne sert à rien, qu’ils ne font pas confiance (vote blanc, référendum citoyen ???) et d’ailleurs tout le cinéma de la vie politique et ses résultats concrets prouvent peut être qu’ils ont raison. En tout cas la situation actuelle de notre société montrent clairement l’impuissance, des gens qui appellent à voter, à changer le cours des choses, depuis plus de 40 ans.


    • colere48 colere48 27 mars 2015 13:52

      @Fergus

      Il faut donc aller plus loin.

      Oui, il vient juste d’être comptabilisé de façon différencié du vote nul.
      Si on lui souhaite un avenir plus pertinent, il faut l’utiliser massivement.
      Les abstentionnistes ont tort de ne pas agir sur ce levier.


    • Fergus Fergus 27 mars 2015 14:04

      @ colere48

      « Si on lui souhaite un avenir plus pertinent, il faut l’utiliser massivement.
      Les abstentionnistes ont tort de ne pas agir sur ce levier
      . »

      C’est exactement dans ce sens que doivent aller tous ceux qui rejettent l’offre politique. Et non vers une abstention qui - qu’on le veuille ou non - amalgame les motivations les plus compréhensibles avec les moins respectables.


    • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 14:04

      @Fergus
      Bonjour FERGUS
      Vous avez raison de dire qu’il est difficile de distinguer les motifs de l’abstention.
      D’un autre côté, le vote blanc n’est pas reconnu et les « gagnants » aux élections se verront affublés de pourcentages de plus de 50 % alors qu’ils ne représenteront en fait que 25 % des électeurs inscrits.
      Enfin, parmi ceux qui se seront réellement exprimés, combien l’auront fait par rapport à un projet politique (quasiment inexistant) et combien en se positionnant « contre ».
      Donc, difficile de catégoriser les votes, les abstentions ou les votes blancs.
      Maintenant, ce qui doit interroger, ce sont les 50 % d’abstention à ces élections départementales, signe d’un rejet qui dépasse le cadre de l’abstention classique et que pour ma part je mets sur le compte de la non compréhension du rôle du conseil départementales voire le rejet de cette structure devenue inutile.
      Elle est pas belle, notre démocratie représentative ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 14:07

      @Fergus
      Ajoutons à cela le comportement de nos politiques qui provoque un phénomène de rejet et qui apparaissent aux jeunes (et aux moins jeunes) comme des privilégiés non représentatifs de leur vécu quotidien.


    • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 14:10

      @colere48
      Je serai d’accord avec vous le jour où les votes blancs seront pris en compte dans les suffrages exprimés et seront intégrés au calcul du pourcentage obtenu par les « vainqueurs ». On pourrait ainsi arriver à des % « extraordinaires » de moins de 20 %, mais il est vrai que cela ferait désordre....
      Mais cela donnerait une image instantanée de notre démocratie.


    • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 14:14

      @Fergus
      Vrai, mais tant que les votes blancs ne seront pas pris en compte, cette démarche est vaine. On peut penser que le vote blanc s’impose parfois pour éviter l’abstention, uniquement pour éviter le regard des autres, une forme de contrôle social qui s’exerce notamment au sein des familles ou bien dans des petites communes où tout le monde se connait.


    • jean-marc D jean-marc 27 mars 2015 18:36

      @colere48

      Bonjour
      Oui certes, mais ils n’entrent pas en compte comme vote exprimés, et le problème est là.
      Donc même si on l’utilise massivement, comme d’ailleurs je l’ai toujours souhaité dans mes commentaires à ce sujet sur divers articles, ils ne servent à rien : c’est ce que la majorité des électeurs va comprendre malheureusement et dans ce cas, ils ne se déplaceront pas plus.
      La seule solution pour y remédier serait de rendre le vote obligatoire, et le vote blanc prendrait alors toute sa signification.

      Bien à vous,



    • remes 27 mars 2015 19:29

      @Fergus
      rappel : le vote blanc est compté mais ne compte pas , il n’est pas considéré comme un suffrage exprimé , c’est l’équivalent du vote nul .
      voilà pourquoi il faut s’abstenir


    • Fergus Fergus 27 mars 2015 19:48

      @ remes

      Non, car votre abstention « politique » est diluée dans les abstentions pour convenances personnelles, et au final le personnel politique s’en contrefiche. Alors que le vote blanc, s’il n’est pas comptabilisé dans les exprimés - ce qui est un scandale ! - l’est au moins dans les votants, autrement dit dans le nombre des personnes qui ont fait l’effort de se déplacer. Cela a forcément plus de poids, et cela en aura encore plus lorsque le nombre des bulletins blancs ne cessera pas d’augmenter !

      Bonne soirée.


    • aimable 27 mars 2015 23:42

      @Fergus

      un jour d’élection , un monsieur que je connaissais , pour dire ce qu’il pensait de ceux qui se présentaient avait mis une feuille de pq dans l’enveloppe , si vous aviez vu la tête du maire au moment du dépouillement , je crois qu’il avait compris , je pense que cela valait tous les bulletins blancs


    • Herby 28 mars 2015 06:41

      @Fergus
      En tant qu’abstentionniste systématique et convaincu, cela fait plus de 10 ans que je n’ai plus participé à cette mascarade.
      L’argument des gentils héros morts soit-disant pour qu’on aie le droit de vote... A mes yeux, ceux-là sont morts pour la liberté (de parole, de réunion...) et la démocratie (le pouvoir au peuple et à personne d’autre) ; ce qui n’a rien à voir avec le droit de vote.
      Voter est contraire à la démocratie ; voter, c’est abandonner le pouvoir que tout citoyen est supposé avoir et le donner à quelqu’un (toujours un arriviste corrompu qui ne cherche que pouvoir et argent facile) ; c’est se donner un maître tout en abandonnant tout contrôle sur le fonctionnement de nos institutions. Or, dans une démocratie, le maître doit toujours être le peuple. Au final, voter c’est donner une légitimité à un système qui n’a rien de démocratique.

      En prenant la question par l’autre bout, voici ce qui pourrait me faire retourner dans un bureau de vote :
      - Prise en compte du vote blanc avec annulation de l’élection à partir d’un certain seuil et interdiction aux candidats de se représenter.
      - Obligation légale et sanctions pénales pour obliger les candidats à respecter scrupuleusement le programme pour lequel ils ont été élus.
      - Des mandats courts, non renouvelables et des élus révocables.
      - Encadrement beaucoup plus stricte, voire interdiction des campagnes électorales. Un programme suffit ; inutile de dépenser des millions d’€ (qui pourraient être bien plus utiles ailleurs) pour faire mousser un candidat et lui façonner une image trompeuse et complètement fausse.
      - Référendum d’initiative populaire.
      On peut même aller plus loin avec quelques mesures drastiques comme l’interdiction des partis politiques, interdiction du cumul des mandats, interdiction de faire de la politique une activité professionnelle...
      Pour résumer, il faut redonner le pouvoir aux citoyens et faire de l’intérêt général une priorité.


    • mmbbb 28 mars 2015 09:59

      @Michel DROUET J’ai eu souvent l’impression de voter pour leur carriere Je ne vote plus normal et je me suis souvent abstenu Suis je un imbecile ? Non j’estime que le vote est un acte de confiance Cette confiance est rompue Cette abstention n’est que le reflet de cet etat d’esprit de beaucoup de francais Quant a Flanby qui a beaucoup oeuvrer pour que les francais deteste encore plus la politque et lorsque je vois ce Vals s’enflammer contre le Front National je me pose vraiement la question sont ce vraiment des cons de nier a ce point leur propre reniement ? La seule certitude ils ne sont plus des representants digne de l’etat Comme le disait De Gaulle nous sommes gouvernes par des politichiens e ils sont tres nombreux.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 27 mars 2015 12:31

      Les « URNES » sont un piège à cons...voir ce qui en sort.. !


      • fred.foyn Le p’tit Charles 27 mars 2015 14:34

        @Le p’tit Charles...C’est triste de voir l’auteur de l’article défendre la mafia au pouvoir depuis 50 ans.. ?


      • julius 1ER 28 mars 2015 08:35

        @Le p’tit Charles


        et on remplace les urnes par Quoi ?????

      • rocla+ rocla+ 27 mars 2015 12:32

        les burnes aussi 



        • Jean Marine Jean Marine 27 mars 2015 14:41

          Bonjour Fergus,
           
          Nous ne sommes pas du même bord, mais je partage tout à fait votre premier commentaire. Une mention spéciale à l’individualisme des temps modernes qui écarte les citoyens du collectif, du bien commun et des intérêts de la France. Nous atteindrons bientôt le niveau de fréquentation des bureaux de vote aux US si rien ne change.


          • Fergus Fergus 27 mars 2015 15:38

            Bonjour, Jean Marine

            Merci pour votre soutien sur ce point précis.

            Le reste, les divergences politiques, c’est une affaire de conscience pour chacun d’entre nous. Puissions-nous en débattre dans le calme qui fait, hélas ! si souvent défaut sur ce site, c’est tout ce que je souhaite.


          • Jean Marine Jean Marine 27 mars 2015 14:48

            Bonjour Michel DROUET
             
            Le vœu le plus cher de la classe politique actuelle est que les citoyens se détournent de la politique, même s’ils affirment le contraire (les ignorants ne peuvent assumer la gestion des affaires publiques, ils sont juste bons à être commandés...). Les élites n’ont pas besoin de citoyens informés, juste d’électeurs sans conscience politique votant tantôt à « droite », tantôt à « gauche ». Les abstentionnistes leur conviennent très bien, même s’ils entament légèrement leur légitimité. Le système majoritaire leur assure le pouvoir quoi qu’il en soit, ils font appel à eux en cas de coup dur. Les élites dans une démocratie de marché se résument à un concentré de démagogie visant à donner l’impression d’être attentif aux préoccupations populaires, tout en accompagnant la détérioration du cadre socio-économique pour renforcer les tendances oligarchiques de leur démocratie de marché.
             
            Envisager une éducation politique populaire de grande ampleur est illusoire. Vous citez Condorcet, mais je vous rappelle qu’à cette époque, les députés étaient élus au suffrage censitaire par les citoyens actifs, soit environ 700.000 individus sur une population de 28 millions. Un système représentatif pour les nantis, la populace ne possédait aucun droit politique. Condorcet était lui-même avec Turgot et les physiocrates un chantre du libéralisme économique comme l’étaient également les philosophes et encyclopédistes des Lumières. Les idéologues de l’abstentionnisme accordent un poids démesuré au caractère politique de l’abstention qui, de toute façon, sert le système.
             
            Lorsque Marine Le Pen instaurera le référendum d’initiative populaire sur le modèle suisse pour gouverner, les Français se sentiront comme par magie nettement plus concernés par les élections et l’avenir de leur pays (rassurez-vous, ce ne sera pas « On nous fera voter pour tout et pour rien »). Contrairement aux oligarchies qui haïssent la démocratie, ce sera une carte maîtresse pour appliquer son programme et obtenir la confiance des Français


            • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 15:55

              @Jean Marine
              Si je cite Condorcet, c’est que je suis totalement en accord avec ce qu’il énonce, maintenant je perçois bien le décalage entre l’époque de cette citation et aujourd’hui.
              Cela n’enlève toutefois rien au souhait que je formule s’agissant d’une éducation populaire.
              Je ne suis sans doute pas d’accord avec vous sur les options politiques et je pense que vous serez déçu à votre tour, mais j’apprécie tout de même la sérénité de votre propos et l’opportunité de débattre.


            • Herby 28 mars 2015 07:04

              @Jean Marine
              « Envisager une éducation politique populaire de grande ampleur est illusoire. »
              Je vous invite à vous pencher sur l’histoire du ministère de la jeunesse, créé par le CNR justement dans le but d’éduquer politiquement les citoyens. Pour faire court, après avoir été tiré dans un sens puis dans l’autre par différents partis politiques, il a été méthodiquement vidé de toute substance pour finir par être rattaché au ministère des sports (cherchez l’erreur) et n’être plus rien d’autre qu’un additif creux accolé au nom de ce ministère.


            • tashrin 27 mars 2015 15:45

              Globalement d’accord avec l’auteur

              abstentionniste politique convaincu, j’essuie regulierement les remarques condescendantes des donneurs de leçon du jeu démocratique qui se font une joie de me rappeler les souffrances de « ceux qui se sont battus pour ça », blablabla...
              Ca me fait doucement rire... Personnellement, ceux que je ne comprends vraiment pas... ce sont ceux qui continuent à y aller ! Rien ne peut legitimer de participer encore à ce jeu de dupes, rien !

              1/ Les abstentionnistes « faineants » pour reprendre la classification proposée :
              Allons au bout du raisonnement... Le droit de se désintéresser completement de la politique et de ne pas souhaiter participer au jeu démocratique est le pendant de la liberté individuelle. Vouloir forcer la participation citoyenne pour asseoir un regime democratique est un non sens profond, puisque cela relève d’une logique totalitaire. Vouloir obliger quelqu’un à s’exprimer est tout aussi critiquable que de lui dire ce qu’il doit voter. Et c’est la porte ouverte à tous les votes les plus débiles qui soient juste par défiance ou pour ne pas payer d’amende. Completement stupide et surtout contreproductif

              2/ Le principe du front républicain (et la critique en demi teinte de ceux qui ne l’appliquent pas)
              Ca c’est juste... intolerable. De deux choses l’une...
               - soit le FN est un parti non autorisé car illégal ou anticonstitutionnel, auquel cas l’arsernal juridique existe et suffit à ce que cette formation soit definitivement rayée d’un trait de plume du president de la republique comme la plus minable des officines extremistes.
               - Soit ce n’est pas le cas et on ne peut pas l’interdire, et encore moins le denigrer ni appeler publiquement qui que ce soit à le combattre au nom de valeurs soit disant universalistes, humanistes, etc... C’est discriminatoire
              Perso je m’en fous je ne vote ni pour eux ni pour les autres, mais la demarche intellectuelle est absolument insupportable. Dans une veritable démocratie on n’explique pas aux gens ce qu’il est convenable de voter ou non. Ils sont libres. Tout autre raisonnement est par essence anti démocratique, et par conséquent particulièrement savoureux dans la bouche de personnes se permettant de faire la leçon.
              En l’occurrence, ce parti n’existe que par manoeuvre politicienne (merci mitterrand), et ne s’est développé que par réaction au contexte economique dégradé et au sentiment d’impuissance face à l’ensemble des formations politiques qui persistent à nous prendre pour des chèvres. Ainsi qu’à l’absence d’alternative politique, le fameux TINA...

              3/ Le principal argument en faveur d’une abstention politique : la démocratie canada dry...
              Ca en a l’aspect, la couleur, on s’y tromperait si on fait pas gaffe... Mais quand on goute il n’y pas de doute... Ca n’en est pas !
              Les suites du vote de 2005 ont été très claires : c’est la seule fois depuis trèèèèès longtemps où il y a vraiment eu un débat (au sens prise de position / echanges d’idée) depuis que je suis en age de m’en rappeler (j’ai 35 ans), qui a intéressé l’opinion sur un sujet plutot complexe et ardu. De formation juridique, je m’y suis interessé, ai acheté, lu le traité, reflechi, ecouté, et suis allé voter. NON, comme plus de la moitié des électeurs. Pas par anti européisme, mais contre cette europe là. Pour le résultat qu’on connait...
              Le message de ce déni de démocratie pur et simple est limpide : les élections ne servent à rien, les décisions étant de toute façon déjà prises et enterrinées, et si par le plus grand des hasards on n’obtient pas l’onction démocratique attendue, on s’en passe. Dans ces conditions, mais pourquoi donc continuer à jouer leur jeu ?
              Les élections et l’ensemble du systeme democratique actuel (assemblees parlementaires en premier lieu, principe de représentation nationale, suffrage universel, ...) ne sont qu’une technique de manipulation grossière pour qui ne s’aveugle pas... Cela contribue à donner l’illusion d’un systeme démocratique, de continuer à obtenir l’assentiment de la population tout en se gaussant des pays moins « développés » en faisant en sorte que ne se voit pas trop l’avenement d’un regime totalitaire depuis de nombreuses années.
              En résumé, on vous propose un jeu dont les regles sont ouvertement truquées. Si vous continuez à jouer tout en en ayant conscience, c’est une acceptation à peine tacite de votre statut de pigeon consentant. La situation ne peut évoluer que si les joueurs refusent de participer
              Idem en ce qui concerne les élections : voter aujourd’hui revient à légitimer un jeu de dupes et par conséquent à en accepter les règles. Autrement dit, les gens qui votent encore et toujours pour « faire vivre la démocratie » l’enterrent à chaque fois un peu plus...

              Très peu pour moi merci.
              Mais si vous aimez ca...


              • Michel DROUET Michel DROUET 27 mars 2015 15:49

                @tashrin
                Totalement en accord avec votre point de vue


              • bernard bernard 27 mars 2015 17:32

                @tashrin


                Rien à ajouter, tout est dit et très bien dit.
                J’approuve à 200%.






              • Fergus Fergus 27 mars 2015 17:38

                Bonjour, tashrin

                Le problème, c’est, comme je l’ai indiqué plus haut, qu’il n’est pas possible de différencier l’abstention politique de l’abstention de convenance personnelle. Dès lors, cette abstention politique perd quasiment tout son sens. Et cela d’autant plus qu’il y aura toujours des électeurs sur lesquels les élus pourront s’appuyer pour légitimer les résultats du scrutin !

                Le jeu de dupes ne se fait donc pas au détriment de ceux qui vont voter blanc ou nul, mais principalement au détriment de ceux qui ne sont pas allés au bureau de vote car ils n’ont de facto pas émis de protestation audible.

                Vous avez écrit d’autre part, à propos du référendum de 2005 : « Le message de ce déni de démocratie pur et simple est limpide : les élections ne servent à rien, les décisions étant de toute façon déjà prises et enterrinées, et si par le plus grand des hasards on n’obtient pas l’onction démocratique attendue, on s’en passe. »

                La réalité, c’est que ce scandaleux « déni de démocratie » - que je nomme également ainsi - n’a été rendu possible qu’en raison de la coupable inertie du peuple français. Où avez-vous vu nos concitoyens descendre en masse dans les rues pour ne pas se faire voler le résultat du référendum ? Nulle part ! Tout juste y a-t-il eu des protestations outrées de dirigeants politiques et de quelques rares éditorialistes. Mais derrière, rien ! Les Français ont entériné ce coup tordu quasiment sans broncher. C’est là qu’a été le problème, car si une forte opposition s’était manifestée, le Congrès aurait reculé.

                Relier l’abstention politique à ce fait n’est par conséquent pas pertinent à mes yeux.

                Pour ce qui est du « front républicain », entièrement d’accord avec vous.


              • colere48 colere48 27 mars 2015 18:50

                @Fergus

                Les Français ont entériné ce coup tordu quasiment sans broncher.

                Oui et... non
                Il n’y a pas eu effectivement de réaction dans la rue et le « peuple » a semblé bien passif
                Mais, la forfaiture a été si forte, que le mal est désormais souterrain, la révolte larvée, et la « démocratie » décrédibilisée.

                Il y a un avant et un après ce scrutin de dupe.


              • jean-marc D jean-marc 27 mars 2015 19:28

                @tashrin


                Bonjour,
                Analyse plus qu’intéressante.
                Mais ce qui me gêne, c’est :
                « Vouloir forcer la participation citoyenne pour asseoir un regime democratique est un non sens profond, puisque cela relève d’une logique totalitaire. Vouloir obliger quelqu’un à s’exprimer est tout aussi critiquable que de lui dire ce qu’il doit voter. Et c’est la porte ouverte à tous les votes les plus débiles qui soient juste par défiance ou pour ne pas payer d’amende »
                La logique totalitaire est celle qui consiste pour un individu à soumettre les autres grâce à la force, de même que la Royauté consistait à les soumettre au droit de filiation.
                En ce sens, et sur le fond, la République joue le jeu qu’elle s’est définie à l’origine, mais elle est désormais constamment bafouée par les 3 grands partis qui se partagent le gâteau et nous rejouent depuis des lustres les séances d’hypnose collective, tentant pour chacun de se créer un noyau dur d’électeurs privilégiés ayant pour fonction essentielle de réduire l’opposition (c’est bien pour cela que tout est fait pour ne pas tenir compte des votes blancs, entre autres). 
                Obliger les citoyens à voter, çà n’est pas lui dire ce qu’il doit voter, à mon sens.
                S’il y avait obligation de vote et qu’on comptait les votes blancs comme suffrages exprimés, on aurait une autre lisibilité des résultats et cela deviendrait rapidement un vrai problème ayant une signification bien précise : ne vouloir ni de l’un ni de l’autre (imaginez une majorité de votes blancs exprimés, quel élu politique aurait une légitimité reconnue ?).
                Et peut être par voie de conséquences apurer le paysage politique qui devient plus que sulfureux et commence à nous faire tous vomir.
                Par ailleurs, je ne saurais imaginer qu’il y ait une proportion significative de « votes débiles » : l’électeur est quand même un grand garçon ayant au moins une intelligence considérée comme normale, tout le monde n’est quand même pas attardé à ce point.....du moins je l’espère.
                Mais j’ai probablement une vision utopique, et çà n’est que mon humble avis.

                Bien à vous,



              • tashrin 27 mars 2015 19:36

                @Fergus

                Bonjour Fergus
                Pas de fonction « quote » sur ce forum ? Dsl j’ai pas trouvé...

                - "Le problème, c’est, comme je l’ai indiqué plus haut, qu’il n’est pas possible de différencier l’abstention politique de l’abstention de convenance personnelle. Dès lors, cette abstention politique perd quasiment tout son sens. Et cela d’autant plus qu’il y aura toujours des électeurs sur lesquels les élus pourront s’appuyer pour légitimer les résultats du scrutin !« 

                => un peu court

                Selon vous, il y a l’abstention politique, et l’abstention pour convenance personnelle, soit

                Selon vous, l’impossibilité de différencier les deux vide de sens la première. Pourquoi ? Comme évoqué plus haut, un régime démocratique suppose qu’on foute la paix à celui qui n’a pas envie de s’exprimer. la première des libertés d’expression c’est de ne pas le faire.

                Ceux qui ne votent pas par conviction pensent que le systeme en lui-même est dévoyé (je n’ai aucune prétention à les représenter, mais c’est un discours que je lis de plus en plus fréquemment), et c’est précisément ce qui motive leur choix. Qui reste donc plein de sens. Le jour où les désintéressés de la politique et ceux qui sont convaincus que les promesses n’engagent que ceux qui les croient deviendront une majorité écrasante, la légitimité même du système s’ecroule même aux yeux des derniers croyants, la chute devient inevitable.

                Si j’inverse le raisonnement, il ya aussi plein de raisons qui peuvent pousser un électeur à voter pour un parti donné... Il ya celui qui est porté par ses idéologies personnelles, ses convictions profondes. Et celui qui veut un logement / moins d’impots / qu’une loi soit modifiée, etc... Est ce que la présence des seconds vide de son sens le vote idéologique du premier ?


                - »Le jeu de dupes ne se fait donc pas au détriment de ceux qui vont voter blanc ou nul, mais principalement au détriment de ceux qui ne sont pas allés au bureau de vote car ils n’ont de facto pas émis de protestation audible.« 

                => et la différence, en fait, c’est... ?
                on s’est tous fait enfler pareil au final non ? Si j’avais voté blanc, j’aurai obtenu exactement la même escroquerie mais en plus j’aurai contribué à faire en sorte qu’elle perdure. Pourquoi faire ?
                J’ose une comparaison foireuse : Mettons que je vous propose de participer à un jeu qui s’appelle »Pile je gagne, Face tu perds« . Les regles ont été fixées par moi, et parmi elles la suivante : si vous perdez, on rejoue. Vous avez deux réactions possibles : soit vous me dites que la regle est pourrie et inequitable, que mon jeu est une escroquerie, puis vous lancez la piece et... perdez (= Vote blanc ou nul ou vote tout court en fait). Soit vous me regardez en rigolant et vous observez le sketch de ceux qui vont se faire avoir (= abstention)
                Le seul truc qui fera s’arreter le jeu ? Soit vous prenez sur vous d’aller mettre votre poing sur la tronche de l’odieux personnage (= on brule tout), soit vous attendez qu’il n’y ait plus de joueur en expliquant aux passants qui ne l’auraient pas comprise la combine...

                 - »Relier l’abstention politique à ce fait n’est par conséquent pas pertinent à mes yeux."
                => Ben pourtant yen a pas mal qui visiblement ne l’ont pas digéré. Ceci étant, je suis d’accord avec vous j’ai aussi été surpris du manque de réaction. J’ai failli m’étrangler devant ma télé en entendant Copé expliquer à l’époque que si les gens avaient voté non c’est pas parce qu’ils n’etaient pas d’accord, mais parce qu’ils avaient mal compris.

                A croire que la situation n’est pas encore assez catastrophique. Mais le vice absolu, c’est que le systeme actuel qui place l’individu au centre dans une compétition universelle et une luttepour la survie économique, couplé à n discours manipulateur et terrifiant, produit à ce que chacun en voulant sauver sa peau individuellement contribue à couler le bateau collectif.
                Faut toucher le fond pour donner l’impusion pour remonter... sinon ca marche pas


              • tashrin 27 mars 2015 20:05

                @jean-marc

                source wikipedia

                Le totalitarisme est l’un des trois grands types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme. C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société. C’est un concept forgé au XXe siècle, durant l’entre-deux-guerres, avec une apparition concomitante en Allemagne et en URSS. Le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité1. »

                L’expression vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des personnes, comme le ferait une dictature classique. Le régime totalitaire va au-delà en tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.

                Un totalitarisme militaire à la staline passerait difficilement en occident en 2015
                Pour le moment
                Un totalitarisme économique est beaucoup plus subtil, surtout mené à grand coup de techniques de manipulations de masse expérimentées depuis les années 50
                cf Le petit traité de manipulation mentale à l’usage de honnêtes gens pour les curieux, entre autres manuels de management


              • tashrin 27 mars 2015 20:13

                @colere48

                Suis assez d’accord, c’est même pour moi depuis là que se fait sentir la tendance Abstentionniste politique justement


              • jean-marc D jean-marc 28 mars 2015 09:46

                @tashrin


                Bonjour,

                Donc ce que je disais au sujet du totalitarisme est exact : il s’agit bien d’imposer une volonté unique par la force. Que cette dernière soit physique ou économique, voire sous une autre forme, cette volonté n’a pas de légitimité hors cette force.

                La République est censée y faire obstacle de par ses fondements, c’est quand même pour cela que nos aïeux se sont battus, donc, en théorie, le totalitarisme ne doit pas exister en France.

                Mais comme vous le confirmez indirectement mais très justement, elle est bafouée depuis des lustres par des noyautages chargés de verrouiller l’opposition.

                Votre développement vient bien à propos en complément, je vous en remercie.

                Bien à vous,


              • Nycolas 27 mars 2015 18:15

                Si on s’était battus pour se faire entuber par de faux principes pseudo-démocratiques, faudrait-il pour autant les défendre, et se battre encore, et en mourir pour se faire entuber toujours plus ?

                C’est à croire que certains aiment ça. Je n’ai jamais voté... et ne ressens même pas le besoin de m’en justifier. La vraie lutte est ailleurs, et elle commence en soi.


                • Philippe Stephan Slipenfer 27 mars 2015 23:56

                  Le vote c"est une sacré responsabilité mine de rien .
                  tu vote pour un parti qui va faire la guerre dans un autre pays .
                  et hop te voila avec un monstrueux tas de cadavre sur la tête.
                   ou des types qui vont piller et polluer la planète pour un bon moment.
                  voir des milliers d années.
                  le parti politique que je souhaiterai il n existe pas encore
                  ils ont tous des idées qui les discrédites totalement a mes yeux .
                  J aimerai qu’ils soit au minium honnête ;le premier truc qui me viens a l’esprit
                  et bien voila c’est foutu.

                  J’ ai perdu confiance en eux pour la regagner se sera pas facile .
                  Gandhi reviens .

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