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Affaire Bové, la « transe-gêne-éthique » du grand frère des émeutiers de banlieue

« Ce sont des actes graves », clamait le ministre de l’Intérieur lors des émeutes de novembre 2005 et des mouvements de vandalisme de la fin de l’année 2006. Les peines devront être exemplaires, a-t-il répété à plusieurs reprises. « C’est une décision grave », a vociféré l’ancien leader de la Confédération paysanne à l’issue du délibéré du 7 février 2007 de la Cour de cassation. « Les actes graves » des jeunes de banlieue étaient des actes de dégradation et de destruction de biens privés et publics. « La décision grave » face à laquelle s’indigne le citoyen Bové est une peine de quatre mois de prison ferme pour avoir été acteur d’une opération d’arrachage de maïs transgénique, acte de destruction d’un bien de production alimentaire. Face à une justice qui semble ici avoir été rendue, la révolte du citoyen Bové conduit à se demander si, dans l’esprit de certains acteurs sociaux, politiques et syndicaux, le degré de gravité d’un acte de vandalisme ne dépendrait pas de la personne qui le commet...

Il semble de bon ton, lorsqu’on appartient à la confrérie des bobos « branchouilles », de se réclamer du mouvement altermondialiste. Le courant est suffisamment large et tolérant pour accueillir tous ceux qui, dans l’air du temps, ont plaisir à s’entendre dire que la gauche et la droite, c’est la même chose ! Nous attirons dès à présent l’attention du lecteur sur le fait qu’il ne s’agit pas ici de traiter de l’altermondialisme, un courant qui, dans ce bas monde, a toute sa légitimité, mais plutôt, tels les serviteurs du roi, d’aborder la question de ses sujets. Aussi, notre protagoniste, le bobo alter, a-t-il un discours qui respire la bienveillance, l’éthique et le respect. Citoyen du monde, il pense avant tout à demain et à l’avenir, sur Terre, de son prochain. Il est socialement et économiquement centriste, niché entre la gauche et son extrême.

L’alter bobo est original. Parfois surprenant.

Par nature, il s’indigne lorsqu’un ministre parle de sanctions face à des actes de vandalisme de jeunes qui ne sont pas parvenus à trouver un autre axe de communication pour faire passer un message. De manière quasi congénitale, le bobo alter perçoit ces jeunes comme des victimes d’une oppression étatique totalitaire, représentative d’un capitalisme qui nous croquera tous bientôt tout crus, après nous avoir, d’ores et déjà, tous mis tout nus. S’il est vrai qu’il n’a pas toujours tort, l’alter se perd parfois dans la peur du grand méchant loup, nommée plus "scientifiquement" la théorie du complot. Mais pour rendre à César ce qui lui revient, il faut admettre, et c’est ce qui fait tout son paradoxe, qu’en tant que citoyen, alter bobo peut être beaucoup plus réaliste. Le militant est capable d’admettre, notamment s’il a des responsabilités éducatives (mais les acteurs sociaux, syndicaux et politiques n’ont-ils pas tous des responsabilités éducatives ?), que l’on ne peut laisser croire à un adolescent en train de se construire que la loi est faite pour être bafouée, et que le meilleur moyen de faire passer un message est de tout saccager.

Je reste en tout cas convaincue que si José Bové devait demain tenir un rôle d’éducateur, il aurait suffisamment de bon sens pour ne pas conseiller aux gamins dont il aurait la charge de faire ce qu’il fait lui-même.

Quoi qu’il en soit, il serait bien en difficulté car, tout comme certains gamins de banlieue, le militant altermondialiste ne semble pas avoir trouvé d’autre moyen, tout au moins médiatique, que d’avoir recours à des actes de destruction pour faire passer son message.

Un message digne, il est vrai, d’un combat éthique dans un contexte mondial de malbouffe qui permet, reconnaissons-le, à certains « sans état d’âme » de cultiver la poule aux œufs d’or au détriment de la santé du consommateur du monde. Ce n’est donc pas la légitimité de la cause qui est dénoncée ici, mais bien les moyens utilisés pour la défendre. Et c’est avant tout l’idée que nous ne pouvons, en tant que citoyens du monde, braver la loi et nous indigner que celle-ci s’applique ensuite. A moins d’aller jusqu’au bout de ses idées, de prôner la révolution et de prêter main-forte aux gamins qui incendient les voitures de leurs voisins !

Tant que nous n’en sommes pas là, un citoyen altermondialiste nommé José Bové se doit d’assumer les actes qu’il commet et d’espérer que la justice rendue soit le plus égalitaire possible. Un message dont une certaine jeunesse qui se plaint d’une inégalité de traitement a grand besoin.

Tristement, le militant anti-OGM préfère la posture de la victime en refusant l’alternative du port du bracelet. Une situation qui n’aurait pas manqué de dégonfler la baudruche médiatique, ce qui n’est pas dans l’intérêt de l’acteur.

Le paroxysme est enfin à son comble lorsque M. Bové clame solennellement qu’il pourrait être le « premier prisonnier politique à l’élection présidentielle ». Une déclaration qui serait burlesque, si elle n’était pas une véritable injure pour tous les hommes et les femmes qui furent, et seront encore, de par le monde, emprisonnés, torturés, puis tués pour leurs idées. Le candidat à l’élection présidentielle perd le sens des mots, semble-t-il !

Il nous est toutefois possible de rire, dans une demi-mesure, puisqu’il est légalement possible que l’application de la peine soit reportée. Le postulant à la présidence de la République pourrait attendre au moins jusqu’à l’entre-deux tours de la campagne pour être incarcéré. Ainsi, s’il avait été possible que le militant ne soit pas éliminé dès le premier tour, le candidat aurait pu poursuivre sa campagne présidentielle derrière les barreaux.

Ne vous avais-je pas dit que l’alter était original ?

Ce qui prête peut-être moins à sourire, c’est que nous avions déjà un président de la République qui n’a jamais eu, à ce jour, à répondre de certaines accusations. Aujourd’hui, l’émulation politique et médiatique autour de « l’injustice vécue » par un « candidat, auteur de vandalisme qui ne s’assume pas et futur détenu », en période d’élection présidentielle, adresse une nouvelle fois aux plus jeunes et aux plus révoltés le message que le monde dans lequel ils grandissent, loin d’être toujours juste, relève parfois de la simple bouffonnerie.


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77 réactions à cet article    


  • Marie Pierre 14 février 2007 10:53

    Bonjour Isabelle, Excellent article.

    On peut aussi rajouter le coup de boule de Zidane, pardonné par Chirac et aussi par S. Royal.


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 février 2007 13:51

      isabelle,

      Votre article montre que vous ne savez pas comment on fait bouger les choses dans ce pays. smiley

      si vous pensez qu’ils suffit de faire une lettre sans faute d’orthographe pour parler à l’Etat ! smiley

      Celui-ci ne comprend pas grand chose d’autre que le rapport de force. Vous devriez vous demander pourquoi vous ne voulez pas voir une chose aussi évidente. smiley


    • philou 24 février 2007 15:23

      Je crois que l’article « reproche », entre autres choses, à José Bové de ne pas accepter l’idée d’une sanction pénale pour ses actes.

      Qu’il estime légitime l’action de détruire le bien des autres pour faire valoir sa cause, c’est son problème, c’est sa façon d’envisager la vie en société. Mais se déclarer « prisonnier politique » alors qu’il est sanctionné pour un fait établi et non pour ses opinions, c’est démagogique.

      Ou alors il faut donner le droit aux empoisonneurs de l’industrie agro alimentaire le droit de faucher les cultures non trans-géniques.


    • minijack minijack 14 février 2007 14:16

      Encore une fois d’accord avec DW !

      Le terme même de « bobo-alter » m’a semblé tellement déplacé et incongru que j’ai dû me forcer pour lire la suite de l’article afin de voir où l’auteur voulait en venir.

      Eh bien, la réponse est simple : nulle part !


    • philou 24 février 2007 15:32

      plutôt d’accord, ça ne s’imposait pas.

      Mais considérons la chose. Si les bourgeois deviennent alter-mondialistes, et bien on n’est pas si mal partis.

      Bon, il reste la question cruciale : il faut dire bobo-alter ou alter-bobo ?


    • LE CHAT LE CHAT 14 février 2007 11:29

      très bon article ,isabelle ,si le nabot monte sur le trône ,on sera tous des délinquants en puissance , little brother watching you !


      • ZEN zen 14 février 2007 12:15

        @ Le Chat

        Je crois que ton ironie a été mal perçue, non ?Attention au deuxième degré...à manier avec précaution...


      • rantanplan (---.---.4.237) 14 février 2007 11:35

        @IBB : bas le masque : ton article démontre ce que tu es : « éducatrice » au service du pouvoir. Encore une illusion qui tombe...


        • ZEN zen 14 février 2007 11:42

          @BB

          Franchement, je vous préfère quand vous parlez d’éducation..

          Car , sans être pro-Bové, je trouve que des distinctions s’imposaient entre des formes de « violence » qui n’ont rien à voir entre elles et en dehors du contexte du problème des OGM et des dégâts d’une certaine forme de mondialisation.

          La violence est-elle toujours celle qui se donne à voir ? Bon sujet pour une éducatrice..

          Bien à vous.


          • Marsupilami Marsupilami 14 février 2007 13:09

            @ Zen

            D’accord avec ton commentaire.

            @ Isabelle

            Même si je n’ai aucune sympathie pour la démarche politique populiste-pipoliste de Bové, je trouve que tu pousses le bouchon un peu loin en mettant sur un pied d’égalité un Bové qui pratique à visage découvert le fauchage de plantes OGM et le démontage d’un MacDo (le tout sans aucune violence, et dans le cadre d’un combat politique clair), et des émeutiers encagoulés dépolitisés qui brûlent des bagnoles et des bus (parfois avec des gens dedans) et qui agressent tous ceux qui ne leur ressemblent pas.


          • (---.---.138.115) 14 février 2007 14:57

            @ Marsu

            Sans le mettre sur un même pied d’égalité, il faut bien reconnaitre que l’exemple donné à ces jeunes de banlieue n’est pas le bon.

            J. Bové fauche avec ses amis des plans d’OGM parce qu’il pense que c’est son devoir de citoyen, les jeunes de banlieues se disent nous sommes contre cette société qui est mauvaise pour nous, nous la fauchons à notre manière.

            le voila le lien.


          • Marie Pierre 14 février 2007 15:21

            @ Zen,

            Je vous suis mais je suis aussi Isabelle dans la mesure où je fais abstraction de Bové. Comme je l’ai dit dans mon post, je comparerais Zidane.

            Si on parle tant de Bové aujourd’hui, c’est qu’il le veut bien. Alors on le met à toutes les sauces. Et dire qu’il ne veut pas faire la pub pour les bracelets ! C’est dommage, cela fait aussi partie du combat sur les incarcérations.

            Si j’ai des griefs contre Bové, c’est justement parce qu’il nous manipule. L’an dernier, à Vannes, il était prévu une grande manifestation contre les OGM, sans arrachage, juste la manif familiale en ville, tracteurs, musique et.... BOVE. Bon, il est venu, par le train, juste à l’heure du départ de la manif, s’est fait photographier, et .... il est aussitôt reparti en train. Sympa pour la Conf et les nombreux alters de la région !

            La manipulation peut être une douce forme de violence.


          • fullbert (---.---.154.30) 17 février 2007 12:39

            allé en avant la caricature, à l’attention de l’auteur de l’article : faire un tel raccourci entre les actes des émeutiers, qui étaient le résultat d’une colère tue, sans aucun autre objectif que de mettre à bas les « structures » qui les entourent, et la démarche de RESISTANCE CITOYENNE de José Bové ne fait état que de votre absence de finesse d’analyse.Encore un orateur qui non seulement se pique de prendre d’assaut la tribune mais qui a la prétention de vouloir « éduquer » quand sa conscience des choses peut se résumer à une pratique d’un manicheisme très primaire. En quoi n’êtes vous pas bobo ?, ah le coaching, quelle belle invention de parasite.


          • Jimmie Danger (---.---.164.192) 14 février 2007 12:10

            « vandalisme.. »

            - L’arrachage des plants de maïs transgénique avait été réalisé dans un but politique et pour prévenir (selon l’opinion des participants à l’action) des dangers que fait courir à la biodiversité l’introduction de ce type de produits dans la nature. Il ne s’agit pas d’un acte « nihiliste » comme d’autres faits (les dégats matériels des émeutes de banlieue) auxquels vous le comparez.

            - Si l’on inclut aussi dans la catégorie « lutte politique » le saccage du bureau de Dominique Voynet par un groupe de chasseurs, on s’apercevra que la justice sait parfois être clémente face à ce genre d’affaire (aucune poursuite).

            - Personnellement je ne vote pas écologiste et je pense que, par cet article, vous avez souhaité, en tant qu’éducatrice « new look » voulu rendre hommage à votre patron ministre de l’Intérieur et candidat selon votre coeur et votre goût pour les signes de l’autorité décomplexée.

            - Il saura apprécier votre petite pique à celui qu’il espère ne plus voir un jour que comme son prédecesseur.

            Jimmie DANGER


            • philou 24 février 2007 15:51

              Excellente réflexion, qui est bien au coeur de l’article.

              Les dégradations des chasseurs que vous évoquez sont-elles, selon vous, moins ou plus légitimes que celles de Bové ?

              Si je comprend le sens de votre intervention, ces dernières auraient du être poursuivies (et je suis d’accord), mais pas celles de Bové (et je suis pas d’accord).

              Si c’est au seul titre que vous êtes d’accord avec le combat de José Bové et pas d’accord avec les chasseurs, alors c’est une vision un peu partisane de la justice.


            • GRL (---.---.28.166) 14 février 2007 12:14

              Les Alters font peur , preuve en est . Aux Usa comme dans tout le monde capitaliste , on les contient , on les surveille de près . Et c’est déjà la preuve qu’ils détiennent une part de vérité , au fond de leur vision .

              L’altermondialiste a construit sa pensée sur le rejet d’un état des choses et dans la vision d’une perspective de dégradation globale que le libéralisme sauvage nous construit dans sa marche sur le monde. L’altermondialiste est un frein , un garde fou , un extrême , qui comme tous les extremes , se dote d’une vision comme moteur . Il est en ce sens ... utile au monde.

              La science , climatologie , l’écologie , l’OMS et autres , dans leurs multiples rapports , explicitent les diverses dégradations de la terre due à l’exploitation sauvage , et donnent accord au message d’alerte altermondialiste, à la dégradation qu’ils dénoncent , à leur vision .

              L’économie , dans ses multiples rapports , donne preuve de fossés qui se creusent de régions ruinées , devenues incapables de produire pour leur propres populations , donne accord à leur vision

              La sociologie , dans l’étude des rapports humains dans les zones economiques subissant la mondialisation , témoigne de la dégradation des societés et de l’individu , et donne accord à la vision altermondialiste.

              La culture , par ses multiples messages , par ses multiples couleurs , ses traditions , est totalement exclue du systeme économique consumériste , pour etre canalisée et dictée par des majors , détruisant ou détournant des mouvements identitaires en les vidant de leur message , détruisant des marqueurs sociaux vitaux , et celà aussi , donne raison à la thèse altermondialiste.

              Pour finir , je reviens du Mali , le riz y est chinois , son prix à triplé , la viande à triplé , et faute d’infrastructures , les Maliens , entre la tenaille de la dette et l’invasion de produits etrangers ne produisent quasiment plus que dans des fermes experimentales isolées , et nombre de familles vivent sous 4 bambous et un morceau de tôle , avec ... 1000 FCFAs ( 10 francs ) par jour . Ils disent , eux les Maliens : « La mondialisation , on la prend de plein fouet. » Pourtant , le Niger qui traverse le pays , est magnifique , fort , et la place y est grande pour des rizieres , mais voilà , c’est le marché , votre putain de marché d’un coté , et cette putain de dette de l’autre , les deux pinces de la tenaille modialiste/capitaliste .

              Et vous , vous nous parlez de quoi ? De Bové et des bobos . Bové est seul , et déjà il a réussi a effrayer suffisemment pour qu’on l’écarte . Mais non on va pas le torturer , mais on s’en fout de l’effet de style Isabelle , on s’en fout , c’est justement pour les bobos , ce genre d’arguments , Bové tient un morceau de vérité , et aussi une vision en gestation . Bové est utile , quoi qu’on en dise , lui comme ses pairs représentent l’embryon d’un espoir , non pas pour les torturés politiques ( quoique ) , mais pour les millions , les millions de gens qui en crevent doucement , de cette putain de mondialisation , mettez vous çà dans le crâne et voyagez comme Bové si vous etes pas convaincue .

              Sinon ,ben que voulez vous que je vous dise , allez parler de tout çà avec les bobos dans le petit bar d’un cinéma d’auteur , où l’on mange un petit gâteau , avec un petit thé , et on place Bové entre les soldes et le dernier Lynch , si vous pensez que c’est plus utile ... au monde , courge !

              Pourquoi la France que vous représentez manque à ce point de courage , de lucidité , voire tout simplement d’amour ? Faites en un article si vous avez la réponse.

              GRL


              • Marie Pierre 14 février 2007 12:24

                Justement, ce n’est pas un article sur l’altermondialisme, ni sur José Bové en tant que représentant des alters.

                Mais je suis en majeure partie d’accord avec ce que vous écrivez : j’ai souvent dénoncé la mainmise des chinois sur l’Afrique, n’y voyant là qu’une forme de capitalisme et de néocolonialisme. Malheureusement, ce style de pensée est très mal vu, y compris chez les alters. Seuls les occidentaux sont colonialistes.


              • mcm (---.---.121.69) 14 février 2007 12:48

                @GRL,

                Croyez moi je préfère lire un post de l’auteur, que lire vos sornettes où vous prétendez que les américains se sont auto-infligés les attentats du 11 Septembre !


              • GRL (---.---.28.166) 14 février 2007 14:19

                @Marie Pierre .

                Ok , mais voilà , la réthorique bobo s’empare du style , veut paraitre alter , et quelques articles plus loin , alter = bobo , c’est tout , et c’est tres subversif en ce sens .

                De fait l’altermondialisme est une lutte , ici en France on est pas touchés comme dans d’autres pays plus au sud . Mais cette mouvance est bien la seule qui prend parti sans condescendance pour ces millions de gens , et pour cette planète que nous foulons .

                Il s’agit d’une lutte pour la vie , et comme à chaque fois dans ce cas là , si on le détourne , cà fait des gens tres tres en colère. Et IBB est l’auteur d’articles d’une subversion assez incroyable , quoi qu’on en dise . Apres ses articles , je veux les voir paraitre encore , parce qu’on comprendra à force d’exemples , c’est tout .

                Mais qu’on ne se plaigne qu’il y ait des détracteurs et des militants , Pour ma part , je suis engagé , j’ai des convictions , je n’ai jamais milité pour un candidat ici , mais pour la vie , heureusement et tout simplement , et celà me va .


              • Marie Pierre 14 février 2007 15:11

                GRL,

                Et c’est tout à votre honneur. Cordialement


              • parkway (---.---.18.161) 15 février 2007 11:21

                GRL, tu parles d’amour à une amoureuse de sarko,n’espère pas de réponses...


              • parkway (---.---.18.161) 15 février 2007 11:26

                à l’auteur,

                ce que combat josé bové :

                ARTE Reportage du 26 octobre 2005

                Argentine : Le soja de la faim

                1996 : le gouvernement argentin de Carlos Menem autorise la culture du soja transgénique « Roundup Ready ». Produit par Monsanto, ce soja a été manipulé génétiquement pour résister au Roundup, un « herbicide total » à base de glyphosate fabriqué par ... Monsanto. L’argument commercial du géant de Saint Louis : grâce à cet OGM, l’usage d’ herbicides sera divisé par quatre, d’où un avantage écologique et financier...

                Pour convaincre les agriculteurs de se lancer dans la culture du soja, alors marginale en Argentine, Monsanto leur propose un « package » alléchant : il leur livre les semences et les herbicides gratuitement jusqu’à la récolte (ce qui leur évite d’avoir à emprunter), et ne leur fait pas payer de Droits de propriété intellectuelle sur les semences, l’année suivante. Les paysans sont donc autorisés à conserver une partie de leur récolte, pour ensemencer leurs champs, sans avoir à payer de royalties, ce qui n’est normalement pas le cas avec des semences brevetées (car transgéniques).

                Dix ans plus tard, l’appât a fonctionné à merveille : profitant des cours élevés du soja sur le marché, dus notamment aux conséquences de la vache folle, l’Argentine est devenu le premier exportateur mondial de produits issus du soja ( huiles et farines ). Exportant 95% de sa production, utilisée comme fourrage en Europe ou en Chine, elle a transformé 60% de son territoire arable en monoculture de soja transgénique, soit quatorze millions d’hectares en 2004. L’ampleur du phénomène est telle que la presse parle d’un véritable « processus de sojisation » du pays, entraînant de multiples conséquences, économiques, sociales et environnementales.

                L’exode rural

                D’après une étude réalisée par l’ INDEC, un organisme para- gouvernemental, le nombre des unités de production agricole a baissé de 24,5 % depuis 1988. Le phénomène s’est considérablement accentué depuis l’introduction du soja transgénique, avec la disparition de 103 400 fermes. Incapables de faire face aux investissements, notamment en matériel agricole, que nécessite un mode de production intensif, de nombreux paysans ont dû quitter leurs terres, grossissant ainsi les bidonvilles des capitales provinciales, du Nord du pays, où le soja transgénique est roi.

                On estime, par exemple, que dans la province de Formosa, la population rurale a chuté de 14%, tandis que la population urbaine augmentait de 39%. Dans le même temps, la superficie moyenne des exploitations agricoles a augmenté de 27,8%, passant de 421 h en 1988 à 538 en 2002. De plus, de nombreux petits paysans subissent des pressions très fortes (voire des menaces de mort) pour vendre ou louer leurs exploitations à de gros producteurs, désireux d’étendre leurs superficies de soja, ou à des « entreprises de production », qui sont souvent des filiales de Monsanto ou des groupes semenciers ayant acheté une licence d’exploitation à Monsanto. « Cette concentration de la terre en quelques mains, liées au capital étranger, constitue une menace pour la sécurité alimentaire du pays », dénonce Mario Caferio, l’un des rares députés conscients des enjeux à moyen terme de la « sojisation » de l’Argentine.

                La réduction de l’autosuffisance alimentaire et l’extension de la faim

                L’expansion du soja a entraîné une réduction drastique des surfaces dédiées à la production de cultures vivrières ou de bétail. Réputée pour la qualité de sa viande, de son lait ou de ses céréales, l’Argentine produisait, jusque dans les années quatre-vingt-dix, des aliments pour dix fois sa population, mais, aujourd’hui, 30 % de la population est en état de malnutrition. De fait, depuis 1996 la production de riz a chuté de 44,1%, de maïs de 26,2%, et de lait de 20%. Cette réduction de l’offre pour le marché intérieur a entraîné une augmentation vertigineuse du prix des produits alimentaires de base : 162,7% pour la farine de blé, 272,27% pour les lentilles et 130% pour le riz , tandis que pour la première fois de son histoire le pays du lait a dû importer du lait de l’Uruguay et du Brésil...

                Conséquence : les carences alimentaires se généralisent dans une population déjà appauvrie par la grande crise de 2001 (51% de la population vivent au dessous du minimum vital, contre 5% dans les années soixante-dix). Ne pouvant plus se permettre d’acheter de la viande ou du lait, les pauvres d’Argentine ont dû changer leur diète alimentaire en consommant du lait de ... soja ou des hamburgers de ... soja. Une aubaine pour Monsanto et consorts : l’association des grands producteurs de soja transgénique a lancé un programme , intitulé « Soja solidaria », qui prévoit un don d’un kg de soja pour chaque tonne exportée. Les dons sont distribués dans les bidonvilles et les écoles, sous forme de lait de soja ou de hamburgers justement...

                Un désastre écologique

                Les craintes exprimées par les plus pessimistes des Cassandre (Greenpeace et autres) se trouvent vérifiées : l’utilisation systématique du Roundup sur les monocultures a entraîné l’apparition de nouvelles espèces de mauvaises herbes tolérantes au ... round-up. Pour en venir à bout, il faut utiliser quatre fois de plus de roundup qu’avant. Selon les chiffres officiels, le volume de gliphosate aspergé en Argentine est passé de 28 millions de litres en 1997/98 à 56 millions en 98/99, et à 150 millions de litres en 2004.

                De plus, le système de la monoculture intensive, d’une année sur l’autre (c’est à dire sans rotation des cultures), en « semis direct » (sans labour préalable) a entraîné une augmentation des pathogènes du sol, d’où la nécessité d’utiliser plus de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et engrais). S’ajoute à cela, un problème inattendu : l’apparition de « soja rebelle », à savoir des graines qui germent hors de la saison et qu’on ne peut anéantir qu’en employant d’autres herbicides que le roundup (puisqu’ils résistent au roundup...). Syngenta, le concurrent de Monsanto, s’est engouffré dans la brèche, avec une publicité fort à propos : « le soja est une mauvaise herbe » !

                Résultat : des taux de pollution catastrophiques qui affectent les animaux (avortements, morts), les autres cultures, mais aussi la santé humaine (diarrhées, vomissements, irritation des yeux, lésions de la peau). A noter : l’administration du roundup s’effectue par fumigations aériennes...

                Depuis deux ans, des plaintes ont été déposées, un peu partout dans le pays, devant les tribunaux locaux, demandant l’arrêt des fumigations et des scientifiques courageux ont publié les premières enquêtes épidémiologiques sur les conséquences sanitaires de la « sojisation ».

                Dans le même temps, la course au soja a provoqué un phénomène de déforestation, y compris dans des zones protégées comme las Yungas (frontière avec la Bolivie), tandis que les organisations écologiques dénoncent la construction du canal Hidrovía Paraná-Paraguay, soit 3442 kms, destinés à transporter 70 000 tonnes de soja par jour vers les ports. L’exploitation future du canal a été confiée à American Comercial Lines, une multinationale des Etats Unis...

                Une dépendance lourde de menaces

                Pour l’heure, le gouvernement argentin reste complètement sourd aux méfaits de la « sojisation ». L’argument officiel : un quart des devises entrant dans le pays provient de l’exportation du soja, ce qui permet de réduire la dette du pays (198 000 millions de dollars en 2003). Mais là encore, les Cassandre tirent la sonnette d’alarme : que se passera-t-il, quand le cours du soja chutera (un processus déjà amorcé) ? « Nous mourrons tous de faim « , prédisent les mauvaises langues... Aujourd’hui, en tout cas, l’Argentine, se retrouve dans une étrange situation : elle exporte des cuirs, du coton ou du blé, mais importe des chaussures, des textiles, des pâtes et galettes.

                Vive la mondialisation ! vive montsanto


              • GRL (---.---.28.166) 15 février 2007 12:07

                Merci Parkway , pour toutes ces précisions . En effet , je me demande bien comment devant autant d’évidences , on peut continuer à militer comme elle le fait , sinon , par esprit de propagande ou par intêret direct .

                Mais voilà ,chaque article de ce type est l’occasion que nous prenons pour continuer à nous documenter , à exposer les choses , à décrypter un certain mépris de la vie. C’est bien , de toute façon , car lorsque l’on discute ainsi , des milliers de gens le lisent et sont libres de nous rejoindre sur le fil . C’est un vrai combat contre la désinformation et ce net là , rattrappera vite les cerveaux lavés de mensonge . Celà a déjà commencé . Et elle , ben elle se planque et ne répond pas aux interventions. De toute façon , je ne vois pas ce qu’elle pourrait répondre pour défendre un article pareil . Alors de fait , tu penses , mais c’est un vrai bonheur de lui parler d’amour.


              • philou 24 février 2007 16:26

                Mais enfin qu’est-ce que les « bobos » vous ont fait ?

                J’ai l’impression que vous déclarez « bobo » toute personne qui a la chance d’avoir un salaire, qui en profite pour vivre selon ses envies, en essayant de ne blesser personne.

                Ce genre de personne, à vous lire, n’aurais pas le droit de se sentir « concernée », n’a pas le droit d’être sensible aux discours écologiques et à la misère de ce monde.

                Et si elle l’étais, ce serait forcément de manière ridicule, simpliste, pour suivre la mode en quelques sorte.

                Les discours militants les mieux étayés perdent de leur crédibilité, si leur conclusion est que pour sauver le monde il faut exclure du débat une partie de la population, sous prétexte qu’elle aime les films de Lynch et traîner le soir dans les bars.

                Exclure pour exister, voilà une nouvelle façon de parler d’amour.


              • louis-Serge Real del Sarte (---.---.177.5) 14 février 2007 12:38

                Un article émérite pour valider une affaire dont la légèreté de l’auteur des faits n’aura d’égale que son poids dans les urnes.

                Toujours élégante sur l’écrit, Isabelle rayonne d’une syntaxe qui a également le mérite de susciter de vives réactions dont l’esprit nous remet vite dans le bain.

                Louis-Serge Real del Sarte


                • mcm (---.---.121.69) 14 février 2007 12:41

                  De mon temps le communiste Georges Marchais, une des plus grosses fortunes de France, avec son lobby de bobos, niait l’existence des goulags au point de dresser un procès à un réfugié russe auteur d’un livre sur les goulags.

                  Après la chute du mur et Tchernobyl, la devise des bobos n’a pas changé d’un iota : jouir à fond d’un système qu’ils font semblant de dénoncer.

                  Notre cher Bové, humble paysan de la Silicon Valley, plus occupé à arracher des plantes qu’à en semer, est un noble représentant de cette caste.

                  Incapables de se rassembler en un mouvement cohérent, les divers gôôche sont une demi douzaine de parti à 2% qui nous crient famine tout en se payant x campagnes présidentielles à x millions d’Euros !


                  • Jimmie Danger (---.---.164.192) 14 février 2007 13:10

                    « A propos de Georges Marchais »

                    Loin de moi l’idée de défendre ce clown pittoresque qui amusa mon enfance mais, s’il exista en France, comme Doumeng le fut, des milliardaires communistes, ce ne fut pas, je le pense, le cas de Georges Marchais.

                    Le parti, par contre, fut riche à sa grande époque mais l’existence d’une fortune privée de Marchais m’étonne un peu..

                    Jimmie Danger


                  • mcm (---.---.121.69) 14 février 2007 17:49

                    Le communisme ça a toujours été ça un parti très riche et un peuple très pauvre, je crois me souvenir que le sieur Marchais possédait même un chateau, mais ma mémoire peut me tromper !


                  • Pinson (---.---.13.90) 15 février 2007 14:34

                    votre mémoire vous trompe, vous confondez avec JB Doumeng.


                  • Briseur d’idoles (---.---.168.81) 14 février 2007 12:53

                    Le Bô V... un Bô flic alternatif...qui a refusé la signature de soutien à sa candidature de Dieudonné !


                    • adil (---.---.223.188) 14 février 2007 13:01

                      Très bel article, qui a l’intérêt d’être objectif et de remettre en perspective des choses qu’on oublie trop souvent de rapprocher. Tout acte illégal doit être sanctionné pour ce qu’il est. La justice doit juger les actes non les hommes. Or, bien souvent, elle se soumet devant la grandeur médiatique des uns, et est sans pitié face à l’image terrifiante des autres telle que véhiculée par les médias. Dès lors, pour compléter l’article, il faut mettre en avant le rôle majeur que joue désormais les médias sur la justice. Rappelons que les décisions sont rendues au nom du peuple français. Aujourd’hui les médias influenr sur l’opinion publique, qui alors, comme un perroquet reprend les analyses médiatiques. Les journeaux ont dit que telle personne était coupable alors la sentence est trop laxiste (exemple Outreau 1), les médias crient à l’injustice, alors l’opinion publique ne croit plus en la justice. On voit les dangers du manque de mesure.


                      • Zozo (---.---.79.1) 14 février 2007 13:02

                        José Bové est un vandale, doublé d’un bobo. Soit. Votre argumentation est un peu mince et tient surtout d’une espèce de hargne à vouloir le faire passer pour ce qu’il n’est pas, pour je ne sais quelle obscure raison. Car vous ne parlez pas de la position de l’Etat français dans cette affaire, qui est au regard la loi, coupable lui aussi de vandalisme quand, au détriment de la directive européenne sur les OGM, il autorise en catimini la culture de maïs transgénique à ciel ouvert. Que faire ? attendre les bras croisés que l’on soit mis devant le fait accompli ? Il faudrait donc renoncer à vouloir à ce qu’il y ait enfin un débat sur cette question en France ?

                        Attention à l’usage intensif que vous faites de ce mot que vous semblez affectionner : on est toujours le bobo de qulqu’un...


                        • Alois (---.---.105.160) 14 février 2007 13:22

                          Si l’État français est en porte-à-faux avec une directive de Bruxelles qu’il est censé respecter, c’est donc vers Bruxelles qu’il faut se tourner pour le faire condamner.

                          L’arrachage n’est qu’une action médiatique, malheureusement illégale (Bové est très fort pour utiliser les médias, cf « prisonnier politique »). À mon avis, elle n’est pas nécessaire pour provoquer le débat.


                        • Zozo (---.---.79.1) 14 février 2007 13:59

                          @ Alois

                          C’est-ce que j’appelle de la mauvaise foi. On attend alors que l’Etat français se retourne contre Bruxelles. Ce qu’il ne fait pas et ne veut pas faire. Son but : faire le moins de bruit possible sur ses agissements autour des OGM. C’est ce qui s’appelle la politique du fait accompli. A noter que cela transcende le pseudo-clivage droite-gauche. Le problème est structurel : la France n’est plus un pays démocratique, s’il ne l’a jamais été.


                        • Alois (---.---.105.160) 14 février 2007 14:13

                           smiley Je ne disais pas que l’État français devait se retourner contre Bruxelles, mais que ceux qui souhaitent faire condamner l’État français devaient se tourner vers Bruxelles si c’est là qu’est la contrainte que la France ne respecte pas.

                          Je vois aussi assez mal un État offrant le bâton pour se faire battre.


                        • Alois (---.---.105.160) 14 février 2007 13:13

                          Bonjour,

                          bon article à mon avis, même si le mélange alter et Bové m’a un peu dérangé (contrairement à beaucoup, je ne pense pas que Bové incarne les altermondialistes, il en représente un courant seulement).

                          L’article a le mérite de poser plusieurs questions :

                          celle de la méthode Bové et des arracheurs qui, s’attaquant et détruisant la propriété d’autrui s’exposent forcément à des poursuites (sans doute recherchées d’ailleurs).

                          Sur ce point je rappellerai l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. » (oui il y a aussi la sûreté smiley )

                          On en trouve une extension dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, article 17 : « Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété. » (ce qui inclut donc les entreprises). L’article poursuit : « Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété ». Ce qui interdit donc la destruction de la propriété d’autrui.

                          Et là, je ne critique pas la cause anti-OGM, mais bien la méthode.

                          Autre question soulevée : le détournement de perspective dans la présentation de Bové comme un prisonnier politique.

                          Il est évident que ce n’est pas le cas, vu que M. Bové n’a pas été condamné pour ses idées, mais pour des dégradations de biens. Le fait qu’il utilise la destruction comme méthode politique ne change rien au problème. Si vous assassinez quelqu’un pour des raisons politiques, si vous faites une action terroriste pour des raisons politiques, si vous envoyez vos opposants dans des camps pour des raisons politiques, vous êtes quand même un assassin, un terroriste ou un dictateur. Le politique devient secondaire.

                          Donc Bové n’est pas un prisonnier politique, c’est un destructeur de propriété (privée ou publique c’est pareil).


                          • pragma (---.---.51.126) 14 février 2007 14:39

                            C’est aussi simple que cela !

                            Mais Bové a un besoin maladif d’être sur le devant de la scène, et les médias adorent avoir un anar, indirectement très bon pour la pub si rémunératrice...


                          • philou 24 février 2007 16:59

                            Merci de revenir au coeur du débat.

                            Il est bien possible que je me retrouve, par conviction et par exaspération, un jour coupeur d’OGM.

                            Mais en même temps par là je vais justifier tous les autres actes illégaux de n’importe quel groupe, puisque chacun voit midi à sa porte.

                            Mon camp c’est celui de l’amour, du respect de l’autre, de la démocratie, de la légalité. Espérer combattre la violence par la violence, l’injustice par l’injustice, l’illégalité par l’illégalité, est-ce une ligne de conduite à encourager ? n’importe qui pourra s’emparer alors de ce type de raisonnement et déclarer légitime son action. Pas glop.


                          • jeanmarie13000 (---.---.7.158) 14 février 2007 13:14

                            Il est important également de ne pas faire d’assimilation déplacée : quand Bové et les alter s’attaquent aux champs de maïs OGM il s’attaque à des pratiques hors la loi.

                            Qui plus est, les pratiques en plein champ se font sans garantie suffisante en termes de contamination et dans ce cas la contamination est irréversible. Analogie : Essayez de comparer les conséquences entre une petite grippe et une contamination HIV irréversible....

                            Il est donc particulièrement déplacé de mettre ces formes de violence sur un même plan.


                            • Alois (---.---.105.160) 14 février 2007 13:31

                              Cependant, M. Bové n’a pas mandat de faire respecter la loi. Si vous détruisez à coups de masse la maison de votre voisin qui ne respecte pas les normes de construction, vous aurez des problèmes quand même.

                              Il devrait plutôt, par des moyens légaux, forcer le respect de la loi. Bruxelles existe, les tribunaux français aussi. On pourrait imaginer aussi que les citoyens français saisissent le Parlement, etc... Oui, je rêve smiley

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