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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Affaire Méric : l’imposture idéologique de l’anti-fascisme

Affaire Méric : l’imposture idéologique de l’anti-fascisme

Les faits, bruts : une baston entre deux groupes de jeunes se revendiquant de mouvements extrémistes, respectivement « de droite » et « de gauche » ; un des jeunes, semble-t-il de faible constitution, meurt accidentellement au cour de la rixe (selon la qualification retenue par le juge d’instruction de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner »). La mort d’un jeune homme est un drame, et toute notre compassion doit aller à sa famille, à ses parents : même si aucun mot ne peut l’exprimer, tout parent peut comprendre la douleur inextinguible que l’on peut ressentir à une aussi terrible nouvelle. Mais après le temps de la douleur et de la compassion, vient le temps de la reconstitution et de l’interprétation des faits. Et là, c’est à un véritable délire auquel l’on a assisté, de la part d’une partie de la classe politique et, hélas, des médias, normalement garants de l’exactitude et de l’objectivité de l’information.

L’évènement présenté par les médias et la gauche

Le français moyen qui a ouvert son journal ou sa télévision le matin suivant se sera vu proposer en gros le récit suivant : un groupe de skinheads d’extrême-droite a assassiné lâchement un jeune sympathisant de gauche qui passait innocemment par là. Le ventre de la bête est encore fécond, le danger fasciste se réveille, décomplexé par la Manif pour tous : il convient de dissoudre immédiatement les groupuscules néo-nazis et leur vitrine soft, le Front National, menace sourde et haineuse contre la République, à laquelle doit s’opposer de toute son énergie, derrière les héroïques militants antifascistes, le peuple de France.

Bien entendu, cette présentation grandiloquente ne tient pas une seconde : les premiers éléments de l’enquête indiquent que ce sont vraisemblablement les jeunes « anti-fa » dont faisait partie la victime qui ont provoqué, si ce n’est agressé, le groupe de skins ; ces mouvements d’extrême-gauche affichent sur leur site, dans leurs publications, au-travers de leurs slogans, une violence au moins aussi grande que celle des supposés fachos ; ils se revendiquent d’une force révolutionnaire qui s’est illustrée historiquement par une tendance terroriste et meurtrière à laquelle ils ont pourtant toujours trouvé des justifications idéologiques ; et de toute façon, si cela avait été un skin qui avait été tué par accident, qu’aurait-on dit de tout cela ? Rien, bien entendu, tant est profondément ancré dans notre inconscient politique depuis la Libération que violence d’extrême-gauche et d’extrême droite, bolchévisme et fascisme, stalinisme et nazisme, ce n’est PAS la même chose. Quant à l’amalgame avec les paisibles opposants de la Manif-pour-tous, déjà traitées d’ « homophobes » et maintenant assimilées à des « nazis », il est d’un absolu ridicule, tant la revendication de l’immense majorité de ces manifestants, la défense d’un certain modèle traditionnel de la famille, n’a rien à voir avec la doctrine identitaire de cette extrême-droite nationaliste. Bref, encore une fois pour le français moyen, la perception naturelle de cet évènement devrait être celle d’une altercation entre jeunes extrémistes plus ou moins en perdition, se terminant hélas tragiquement pour l’un d’eux, et point barre : ce qui n’est au final qu’un regrettable fait-divers ne mérite absolument aucune « interprétation » politique ou idéologique. Comment expliquer, alors, le succès qu’a eu ce discours agressif, haineux, de la gauche politique et médiatique, cette interprétation complètement délirante, et plus grave encore, contraire aux simples faits tels qu’ils ont été rapidement connus ?

C’est qu’il s’agit en fait de l’application pavlovienne d’un « schéma explicatif » tout fait, d’une grille de lecture binaire qui trace une frontière définitive entre d’un côté un « fascisme » supposé être le dernier stade du capitalisme bourgeois, et de l’autre les « combattants de la révolution », avant-garde gauchiste d’une nouvelle humanité dont nous ne sommes séparés que par la violence réactionnaire de la « droite ». Tel est ce mythe de l’antifascisme qui, hélas, imprègne encore tellement nos mentalités, en tout cas celle de nos élites intellectuelles et culturelle, qu’elle conduit à ce genre de délire interprétatif…

Conservateurs, libéraux, communistes et fascistes

Comme toujours, il faut remonter à la matrice de toutes nos idéologies modernes, la Révolution française. Rappelons brièvement ce que fut la Révolution, et ce qu’elle ne fut pas. 1789 fut, avant tout, la prise de pouvoir politique et idéologique de la nouvelle bourgeoisie au détriment de l’aristocratie de l’Ancien régime : une bourgeoisie porteuse des idéaux philosophiques de l’Enlightment anglo-saxon, celui de Locke en particulier, dont s’inspireront les « Encyclopédistes » français : Droit naturel, liberté fondamentale des individus, tolérance, méfiance viscérale envers tout ce qui peut se rattacher à une « communauté ». Les tumultes de l’histoire Européenne, et en particulier les Guerres de religion, avaient en effet été vécues comme un véritable traumatisme par cette nouvelle classe sociale tournée vers le commerce, et donc une certaine forme de paix sociale et diplomatique : comme l’argumente par exemple un Jean-Claude Michéa, l’idéologie libérale est porteuse d’un espoir, celui de la destruction de ces « appartenances » communautaires qui ne peuvent mener l’homme qu’à des conflits et des rivalités artificielles, guerres civiles ou de religion : l’homme dispose ainsi du droit le plus absolu de faire ce qu’il entend dès lors que cela ne compromet pas le droit équivalent de ses semblables, en particulier dans le domaine religieux et moral, et l’Etat n’a pas à s’en mêler, se limitant à faire respecter ce droit naturel de chaque individu.

Mais le revers de cet espoir, amplement analysé, c’est la montée de l’individualisme, de l’utilitarisme, de l’égoïsme : l’homme n’est qu’une « particule élémentaire » n’obéissant à son seul intérêt, dénué de toute sociabilité naturelle comme on le concevait depuis les Grecs. D’où, très vite, une difficulté philosophique à concevoir le principe d’une « société » à partir de ces particules élémentaires : le bourgeois libéral est libre par nature, mais il ne sait comment organiser une vie en société qui ne peut aller qu’à l’encontre de cette liberté. Rousseau fut sans doute le premier à percevoir cette tension interne de la philosophie libérale, que ne peuvent véritablement résoudre les théories du « contrat social » qui restent des constructions intellectuelles abstraites sans rapport avec la société réelle. Devant cette difficulté théorique, 4 grands courants de pensée ont tenté de trouver une réponse au problème de la fondation d’une vie en société.

Le premier courant est, tout simplement, celui de la « contre-révolution » : contestant les principes philosophiques bourgeois et libéraux des Lumières, il vise à « revenir en arrière » à l’Ancien régime, à une société construite organiquement autour de la famille, unité élémentaire servant de modèle à l’édifice politique dans son ensemble. Opposé à toute idée de « progrès », et plus encore de « révolution », souvent (mais pas systématiquement) attaché au catholicisme, ce courant de pensée conservateur est illustré par exemple par Burke, Joseph de Maistre ou, sur le plan politique, par l’Action française, et dans une certaine mesure le Gaullisme (rappelons que De Gaulle, jusqu’à la Libération, fut tenté de rétablir la monarchie en France) ; voire une certaine tendance du Front National. 

Le deuxième courant, le libéralisme, est celui que suivra l’essentiel de la nouvelle classe sociale dominante, la bourgeoisie marchande : la société « émerge » spontanément des actions égoïstes des individus, par une sorte de « main invisible » qui fait en sorte que, en recherchant son intérêt personnel, les individus contribuent sans le savoir au bien commun. Et cette « main invisible », idée véritablement « révolutionnaire » d’Adam Smith, théorisée plus avant par des gens comme Hayek ou Popper, c’est l’ « économie », le « marché » : l’humanité est un ensemble d’ « homo economicus » qui, par l’échange économique sans entrave, font émerger une organisation économique optimale, les structures sociales et politiques n’étant que des « produits secondaires » de cette organisation économique. La principale, si ce n’est la seule, préoccupation des libéraux, c’est alors de garantir la plus totale liberté économique, le plus libre fonctionnement du marché, seul moyen de parvenir au plus grand bien-être des citoyens égoïstes. Tout ce qui menace le bon fonctionnement du marché sera combattu : structures traditionnelles (famille, religion…), Etat, groupes d’intérêts professionnels (corporations, syndicats…). Dans cette famille de pensée, la liberté religieuse et morale, destructrice du lien social, est donc indissociable de la liberté économique, supposée le reconstruire (d’om cette appellation globale de « libéralisme-libertarien » analysée par Michel Clouscart ou Christopher Lasch, et à leur suite Michéa, Alain Soral, Eric Zemmour, autant de penseurs, relevons-le, de formation marxiste…). Ce modèle de la démocratie libérale prendra encore du temps pour s’ancrer dans le paysage politique, tant la population française encore majoritairement paysanne resta longtemps conservatrice et attachée à la monarchie, mais il s’incarnera enfin dans la IIIème République et ses successeurs, dont on sait à quel point, depuis lors, elles furent davantage attachées à défendre les intérêts de la bourgeoisie que ceux des ouvriers et des paysans. Il est certes de bon ton aujourd’hui de conspuer cette idéologie libérale au regard des nécessaires critiques du monde moderne, mais il est nécessaire, pour bien la comprendre, de reconnaître également ce qu’elle a pu avoir d’optimiste dans ses espoirs, celui d’une société humaine pacifique, prospère, propice à l’épanouissement personnel des individus : le libéralisme, à sa façon, fut, lui aussi, et le premier, véritablement « révolutionnaire »...

Un troisième courant philosophique va rejeter ce modèle libéral d’une société individualiste, sans pour autant vouloir revenir au modèle antérieur de l’Ancien régime. 1789 fut une révolution « bourgeoise », c’est-à-dire en faveur d’une seule classe sociale marchande : l’idéal philosophique des Lumières, la liberté, conduit dans la pratique à la « loi du plus fort », à une société inégalitaire dans laquelle une classe aisée disposant de la propriété des moyens de production exploite un « prolétariat » privé de pouvoir politique. Pour reprendre la typologie platonicienne des régimes politiques, 1789 ne fut qu’une première étape, la transition d’une domination de l’aristocratie à une domination de la ploutocratie : l’étape suivante est l’avènement d’une véritable démocratie, pouvoir par le peuple et pour le peuple ; d’une véritable société égalitaire, c’est-à-dire sans classe sociale, sans dominants ni dominés, et donc sans propriété privée. Le bref épisode Jacobin de 1793 constituait une esquisse de ce que devait être véritablement la révolution, avant la « reprise en main » bourgeoise de Thermidor : mais l’échec des Jacobins n’était que partie remise, la révolution n’était pas « terminée », dans l’attente de la phase suivante, celle de la disparation de la bourgeoisie et de la prise de pouvoir politique par le « peuple » (les révolutionnaires bolchéviques, et en premier lieu Lénine, avaient ainsi la conviction d’être les héritiers et les continuateurs des Jacobins de 1793). Notons toutefois que ce courant philosophique désigné sous l’étiquette générale de « socialisme » ou « communisme », auquel Marx va donner une caution « scientifique », n’est pas véritablement en rupture avec le modèle économique du libéralisme : en effet, comme l’a notamment analysé avec acuité un François Furet, le marxisme considère lui aussi que la base de la société est l’économie, que les dispositifs sociaux et politiques ne sont que des « superstructures » dépendant de l’ « infrastructure » du mode d’organisation de la production. Le marxisme continue ainsi de considérer les individus comme des particules élémentaires interagissant exclusivement sous forme de relations économiques basées sur l’intérêt. Comment, alors, ne pas retomber dans les travers du libéralisme, celui d’une société constituée d’individus égoïstes ? C’est du côté de Rousseau que ce courant de pensée va trouver une solution : il faut, tout simplement, « changer l’homme », transformer l’homme naturellement égoïste en « citoyen » n’agissant que pour et par la société (incarnée dans un premier temps par la « dictature » d’un Etat prolétarien, puis, à terme, sans Etat). C’est à un « homme nouveau » qu’il faut parvenir pour résoudre les contradictions du libéralisme à l’intérieur de la conception économiste du marxisme. Seul l’avènement de cet homme nouveau peut permettre de faire fonctionner une société socialiste dans laquelle seront garantis tout à la fois la liberté et l’égalité, mais aussi la fraternité. Dans le communisme, l’individu réintègre une communauté, un groupe, d’abord celui de sa classe sociale puis, après l’avènement du « socialisme réel », une humanité sans classe : le communisme propose d’échapper à l’individualisme du libéralisme par l’intégration de l’homme dans un universel absolu. Tout comme le libéralisme, il est nécessaire de reconnaître là aussi, au-delà de l’échec manifeste de cette utopie constructiviste à l’origine de certaines des pires abominations dont s’est montrée capable notre espèce (Terreur jacobine, génocide vendéen, bolchévisme, stalinisme, Khmers rouges…), l’espoir, l’optimisme d’un tel idéal, la croyance sincère en la possibilité pour l’homme de se construire une société meilleure, assurant le confort matériel, la paix et l’épanouissement intérieur de chacun.

Il nous faut maintenant parler du quatrième et dernier courant de pensée qui tenta de résoudre la difficulté philosophique proposée par le modèle de l’anthropologie libérale. La préoccupation est finalement la même que le marxisme-communisme : comment repenser des liens de solidarité communautaire dans le monde des « particules élémentaires » de l’économie libérale ? Mais là où le communisme ambitionne une communauté universelle, d’autres recherchèrent la reconstruction d’une communauté dans le local, le particulier : l’ethnie, la race, la nation. Contre ce que François Furet appelait une « pathologie de l’universel », ce courant de pensée bientôt appelé « fascisme » incarne une « pathologie du particulier ». Mais l’ambition est la même que dans le bolchévisme-léninisme : retrouver la possibilité d’une solidarité communautaire dans la construction d’un « homme nouveau » purifié de l’égoïsme et de l’individualisme bourgeois du libéralisme ; d’où le caractère authentiquement « social » du fascisme italien puis du « national-socialisme » allemand, leur prétention également à incarner l’esprit millénariste de la révolution française pour mieux la dépasser et l’achever enfin par la suprématie d’un peuple ou d’une race supérieure (Mussolini parlait de « révolution fasciste », et Hitler de « révolution nationale »…), comme les communistes pensèrent l’achever en 1917 par la suprématie de la classe prolétarienne….

Fascisme et antifascisme

Ce qui est important, c’est de bien voir en quoi ce courant de pensée fasciste se rapproche du communisme, et se distingue radicalement de la pensée « contre-révolutionnaire » et réactionnaire que nous avons brièvement présentée plus haut : il ne s’agit pas de « revenir en arrière » mais, comme les communistes, bien que dans une autre voie, de continuer et terminer la révolution de 1789, dans la vision historiciste, rousseauiste et hégélienne, d’un progrès inscrit comme une nécessité dans le chemin même de l’histoire. Cette familiarité de pensée entre fascisme et communisme, qui partagent tous deux la même haine de la bourgeoisie libérale et la même aspiration à reconstruire un lien communautaire en forgeant un « homme nouveau », expliquent les nombreux passages d’un camp à l’autre tout au long de l’histoire, puisqu’il suffit de passer d’une aspiration universelle à une aspiration locale (ce qui fut le chemin d’un Mussolini, de nombreux hommes de gauche français, et ce que fit d’ailleurs Staline lui-même à un moment avec son « socialisme d’un seul pays » ; ou, plus près de nous, un Soral se rapprochant de l’extrême-droite patriote tout en continuant de se revendiquer marxiste…). Cette proximité idéologique profonde entre communisme et fascisme explique les nombreuses similarités dans les réalisations concrètes des régimes politiques qui s’en revendiquaient et que l’on regroupe sous l’étiquette de « totalitarisme » (contrôle total de l’Etat sur la société, élimination à grande échelle des opposants, culte d’un leader messianiste, foi en une loi millénariste de l’Histoire universelle, perversion des faits par l’idéologie…), nouveau type de régime politique dénoncé avec une rare perspicacité par Orwell et théorisé après-guerre, en particulier par Hannah Arendt. Il explique aussi la haine inextinguible que voue chaque camp à l’autre, comme seuls 2 rivaux ambitionnant un même créneau idéologique et millénariste peuvent le faire.  

Chacun de ces camps extrémistes et révolutionnaires va dès lors avoir tendance à jeter tous ses opposants dans un même sac. Ainsi, pour les nazis, existe-t-il un vaste complot alliant bolchéviques et capitalistes, dont le dénominateur commun est constitué par le peuple juif, contrôlant dans l’ombre à la fois la grande finance internationale et l’intelligentsia marxiste, et soutenu par les tenants conservateurs et catholiques de l’ « Ancien régime » prussien (impitoyablement éliminés lors de la « Nuit des longs couteaux » sous prétexte de conspiration « contre-révolutionnaire »). Inversement, pour les communistes, les 3 autres camps sont les contre-révolutionnaires « réactionnaires », la bourgeoisie libérale et les révolutionnaires fascistes. D’où ce discours insistant visant à amalgamer dans une même étique « fasciste » ces 3 familles de pensée qui pourtant, comme on l’a vu, n’ont pas grand-chose en commun. Ainsi, considérer les contre-révolutionnaires conservateurs comme « fascistes » : donc les catholiques, les royalistes, les tenants d’un ordre naturel traditionnel (De Gaulle lui-même subit ainsi les accusions grotesques de « fascisme »). D’où, logiquement, le fait de considérer comme forcément « fascistes » les participants à la Manif-pour-tous alors que ceux-ci vont davantage parti d’une pensée nostalgique de l’ordre traditionnel, une réaction conservatrice à la « révolution sociétale » actuelle, et en rien de l’idéologie révolutionnaire fasciste. Mais aussi, considérer la bourgeoisie libérale comme « fasciste », complice intéressée, dans un même « esprit munichois », de la prise de pouvoir des nazis : dans la théorie marxiste, le fascisme est ainsi interprété comme le « stade ultime » du capitalisme, son aboutissement logique. La propagande communiste n’eut ainsi pas assez d’efforts pour faire croire qu’Hitler était une marionnette du grand capital allemand, alors que, si celui-ci le soutint indubitablement lors de son arrivée au pouvoir, l’Etat nazi prit ensuite le contrôle total de l’économie au service d’un projet délirant (guerre totale, extermination des juifs…) qui n’avait plus grand-chose à voir avec les intérêts objectifs de la bourgeoisie capitaliste. De même Staline, au début de la Guerre Froide, voulut-il faire croire que désormais c’était l’ « impérialisme » du capitalisme américain qui incarnait l’esprit fasciste.

C’est de cette stratégie de propagande qu’est née le fantasme d’un « fascisme » global englobant dans un même sac « de droite » les antirévolutionnaires, la bourgeoisie capitaliste et les véritables fascistes ; ce fantasme a ainsi permis à l’extrême-gauche de se donner une justification pour poursuivre son combat révolutionnaire contre le « fascisme », alors même que, à la suite de la défaite sans appel des nazis et des fascistes italiens, le fascisme avait virtuellement cessé d’exister comme menace réelle à la démocratie. L’ « antifascisme » n’est plus désormais qu’une arme rhétorique ne reposant, depuis la Libération, sur aucun élément objectif : elle consiste à désigner comme « fasciste » toute personne s’opposant ou critiquant le projet révolutionnaire communisme. Imposture totale quand on sait que le fascisme, au-delà de quelques groupuscules marginaux, n’existe plus en tant que tel depuis bien longtemps dans les démocraties occidentales (ce que reconnut par exemple Lionel Jospin) ; imposture choquante quand on veut bien peser dans la balance les méfaits du communisme au regard de ceux du nazisme. L’antifascisme est une arme de terreur idéologique, qui permet d’amalgamer anticommunisme et fascisme, et à faire taire toute opposition (dénoncer les méfaits du communisme valant ainsi de se faire traiter de fasciste, comme François Furet, pourtant ancien militant communiste).

On comprend dès lors comment cette grille de lecture antifascisme peut être plaquée aussi rapidement par cette gauche révolutionnaire et ses sympathisants en quête d’un sens à donner à leur vie (sens que permet justement de livrer « clef-en-main » l’idéologie révolutionnaire, de droite comme de gauche d’ailleurs) : un antifasciste est forcément un combattant de la révolution, épris de liberté, de pacifisme et de justice ; un skin identitaire est forcément une brute fasciste et raciste nostalgique d’Hitler ; il est forcément dans le même camp que les « réactionnaires » de la Manif-pour-tous (le jeune Clément n’a-t-il pas lui-même participer à des actions militantes peu républicaines lors des dernières manifestations ?), les libéraux capitalistes de l’UMP, les « fascisants » du Front National. Pire : à l’extrême, le « français moyen » lui-même, peu enclin aux élans révolutionnaires et autres « changements de civilisation », et réduisant l’extrême-gauche à des scores électoraux de plus en plus insignifiants, est lui-même accusé d’avoir un fond fascisant, collaborateur, nostalgique de Pétain, image détestable fabriquée de toute pièce par cette minorité d’intellectuels ou de bobos citadins qui prétend représenter le « peuple » tout en le méprisant violemment. Le fait que l’étiquette de « populiste », qui ne signifie au fond pas autre chose que « démocratique », soit aujourd’hui considéré comme une insulte montre bien cette contradiction extraordinaire d’un parti qui prétend lutter pour le peuple tout en méprisant systématiquement les aspirations populaires qui iraient à l’encontre des préconisations de cette caste détestable des « intellectuels-guide du peuple ». A cet égard, il est symptomatique que le malheureux Clément fut un étudiant à Science-Po, et son meurtrier un prolétaire issu de l’immigration…

Si l’on veut retrouver une forme de paix sociale dans notre pays, il faut absolument sortir de ce schéma mental délirant et agressif, porteur d’une extrême violence. Il est urgent de redécouvrir notre histoire, celle que j’ai tenté brièvement de résumer ci-dessus : d’analyser ce qui se passe non pas avec la lunette binaire de l’antifascisme, mais dans la véritable diversité des forces en présence, les 4 camps décrits précédemment ; et, surtout, de rappeler que 3 des camps s’affrontent sur un même terrain révolutionnaire : l’idéologie libérale (révolution « bourgeoise » de 1789), le communisme (révolution « prolétaire » de 1793 et 1917) et le fascisme (révolutions « nationales » de 1922 et 1933), tandis que la grande majorité du peuple français, probablement, appartient au 4ième camp conservateur, celui qui ne veut pas de révolution du tout…


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261 réactions à cet article    


  • bartneski bartneski 12 juin 2013 10:59

    Bonjour,
    félicitations pour votre article qui a le mérite de recadrer les évènements dans un contexte historique et d’appeler un chat, un chat. Cependant, j’émets quelques réserves sur certains points. En particulier celui-ci : peut-on vraiment parler d’un fait divers alors qu’il s’agit d’une bagarre entre des membres de groupuscules politisés ? Imaginez JL Mélénchon gifler Marine Lepen et vous verrez s’il s’agira d’un fait divers... Pour s’agir d’un fait divers, il faudrait accepter et normaliser que des bandes politisées et armées s’affrontent dans nos rues sans que cela ne dérange personne. Non, il ne s’agit pas d’un fait divers mais d’un fait très grave. Notre jeunesse s’affronte physiquement dans les rues pour défendre ses idéologies. Ce n’est pas anodin. Cela révèle un malaise très profond dans notre société. Un second point qui me force à m’abstenir de voter pour votre article, c’est que vous mettez dos à dos le fascisme et le communisme. Dans l’absolu, vous avez raison. Il s’agit de deux régimes totalitaires et sanguinaires. Cela dit, vous oubliez que le communisme a survécu à la seconde guerre mondiale et qu’il a évolué. Chavez n’était pas Staline que je sache... Quant au fascisme, il semblerai que rien n’a changé dans la doctrine et la façon de gouverner. La terreur et l’intimidation étant l’arme des skins. Car enfin, ne vous sentez-vous pas mal à l’aise voire agressé lorsque vous croisez dans la rue, une bande de jeunes en tenue paramilitaire, tatouage nazi au visage et t-shirt prônant la race supérieure ? Cette même jeunesse qui se rassemble le 1er mai au meeting du FN en saluant Marine Lepen du salut nazi ne vous dérange pas ? Moi oui.


    • NICOPOL NICOPOL 12 juin 2013 17:55

      Bonjour Bartneski,

      Merci pour votre commentaire.

      Je dirai que le qualificatif de « fait divers » dépend de l’interprétation que vous donnez à l’évènement. Pour moi, cet évènement est insignifiant en soi (baston entre jeunes un peu paumé tentant de trouver un sens à leur vie en s’impliquant dans une « cause ») ; ce qui ne l’est pas, c’est la récupération politique dont il a fait l’objet. L’aspect politique de cette affaire n’est donc pas, pour moi, dans les faits eux-mêmes, mais dans ce qui en a été dit. Ceci dit, je suis d’accord avec vous lorsque vous écrivez :

      "Notre jeunesse s’affronte physiquement dans les rues pour défendre ses idéologies. Ce n’est pas anodin. Cela révèle un malaise très profond dans notre société.« 

      Même si ce genre de choses, me semble-t-il, ont toujours eu lieu en France, avec une exacerbation logique en période de crise.

      Si Mélanchon giflait MLP, ce serait important, car il s’agit de 2 personnes publiques, leaders politiques ambitionnant d’exercer les plus hautes fonctions de notre République.

      Sur la comparaison communisme / fascisme :

       »Cela dit, vous oubliez que le communisme a survécu à la seconde guerre mondiale et qu’il a évolué. Chavez n’était pas Staline que je sache...« 

      Oui, c’est bien ça le problème, le communisme a fait partie du camp des »vainqueurs« et a donc pu survivre avec une aura de respectabilité difficilement attaquable, alors que le fascisme a fait parti du camp des vaincus et a été discrédité comme idéologie. Donc, j’aurai tendance à dire que le fascisme a aujourd’hui perdu quasiment tout son potentiel de danger pour la République, mais pas le communisme...

      Chavez n’est pas Staline, c’est un fait ; mais alors arrêtons aussi de dire que MLP c’est Hitler !

       »La terreur et l’intimidation étant l’arme des skins".

      Et aussi de ces groupuscules d’extrême-gauche anti-fa qui traquent leurs proies, vont ratônner à 10 contre 1 ceux qui ne leur plaisent pas (par ex. Soral)...

      Cordialement,


    • Anaxandre Anaxandre 12 juin 2013 18:33

        Tout d’abord je vous félicite pour votre article que j’ai soutenu hier en modération. Vous faites preuve de reflexion, ce qui est assez rare ici pour être soulignée.


        Ensuite, il me semble que la vraie question est de trancher entre l’Intérêt Général tel qu’il se comprend aujourd’hui et le Bien Commun, car à moins de couper des centaines de millions de têtes - et encore ! - on ne fabriquera pas une humanité « égale ».

        Pour ceux (en gros les libéraux et les gauches) qui mettent en avant l’Intérêt Général, on nous explique désormais que le stade de l’État-nation est dépassé et que cet Intérêt Général doit maintenant se comprendre au niveau mondial : il est alors fort logique d’abattre des frontières qui régulaient encore dans un passé proche les mouvements des hommes et des capitaux.

        Pour les autres (essentiellement les nationalistes, les souverainistes, les fascistes, les traditionalistes, parfois certains communistes), les tenants du Bien Commun, ce dernier doit être géographiquement circonscrit : c’est une Histoire, une Culture, une Mythologie, des richesses communes (pouvant aller jusqu’à la religion, la race ou l’ethnie, etc) circonscrites à l’intérieur de frontières, c’est le modèle de l’État-nation moderne.

        Les frontières mises en place au fil du temps par les États-nations étaient un frein puissant à l’enrichissement sans limite de la classe des Marchands (dans laquelle je range aussi pour simplifier les corporations annexes et connexes au « doux commerce » : Banques, Assurances, etc), vint le temps où leur puissance, de financière a pu devenir politique. C’est la raison fondamentale pour laquelle les frontières doivent être abattues et que les États-nations doivent être démantelés consciencieusement et méthodiquement.

        Ce qui évidemment ne peut se faire rapidement et sans une certaine approbation, même passive, des peuples. Raison pour laquelle les Marchands se sont emparés de la presse et des médias, des économies « libéralisées » des États et donc des grands partis politiques, et même de concepts tels que les Droits de l’Homme.

        On comprend mieux pourquoi les Marchands voient d’un très bon œil une certaine gauche internationaliste et anti-frontières (tant que son influence reste limitée et circonscrite), celle qui croit se battre pour l’Intérêt Général de l’humanité, et qui, de fait, a aidé et aide les Marchands dans leur combat à mort contre l’ancienne puissance des États-nations. Ces gauches radicales sont leurs combattants de terrain, leurs aides de camps objectifs, leurs fameux idiots utiles : c’est Besancenot chez Drucker ou Mélenchon chez Hanouna. Les véritables ennemis des grands Marchands transnationaux sont indubitablement les défenseurs du Bien Commun. Et le Bien Commun peut être juste et généreux, celui à qui l’on ôte ce Bien acquis âprement par ses ancêtres au fil des siècles finira par manquer de générosité, et même de tempérance...

    • NICOPOL NICOPOL 12 juin 2013 19:30

      Bonsoir,

      Merci.

      Sur votre observation, je n’ai pas grand chose à y redire, simplement le fait que, pour moi, il convient de bien distinguer une gauche « libertaire » (le PS) d’une gauche proprement « révolutionnaire communiste ». Je pense que la première est effectivement une alliée objectif du capitalisme, ce qui est bien analysée par le concept de « libéral-libertaire », tandis que la 2ième s’oppose sincèrement, bien que pour des buts et avec des moyens que je réprouve, aux défauts du libéralisme.

      Pour être plus précis par rapport à ma typologie : le PS, comme l’UMP, appartient à la famille de pensée libérale ; l’extrême-gauche à la famille de pensée marxiste-communiste. La famille fasciste n’existe quasiment plus en France ; quand à la 4ième famille conservatrice, c’est la grande oubliée depuis la 3ième République et encore plus la Libération, mais c’est sans doute la plus nombreuse dans la population française...

      Bien à vous,


    • Anaxandre Anaxandre 12 juin 2013 19:37

        Je me permets d’insister : la gauche dite « extrême » ou « radicale », malgré ses idéaux respectables, sert objectivement la progression et le pouvoir bientôt sans partage des Marchands.


    • NICOPOL NICOPOL 12 juin 2013 19:45

      "Je me permets d’insister : la gauche dite « extrême » ou « radicale », malgré ses idéaux respectables, sert objectivement la progression et le pouvoir bientôt sans partage des Marchands.« 

      Je ne partage pas cette analyse. On ne peut pas dire que les bolchéviques et Staline aient »objectivement" servi le pouvoir de la bourgeoisie marchande en URSS...


    • Anaxandre Anaxandre 13 juin 2013 02:02

        Vous semblez confondre Staline et Pierre Boussel Je m’avoue quelque peu déçu...


    • Onecinikiou 13 juin 2013 02:38
      On ne sait (ni ne saurons jamais, sans doute) si là est effectivement la marque définitive de l’incompétence dramatique, ou celle de l’illusion criminelle (et infantile) de ceux qui nous gouvernent depuis bien trop longtemps, cela sous l’oeil « expert » d’un compère à l’ami Boussel, feu Daniel Bensaïd...

      http://www.youtube.com/watch?v=wiaakIoG2Qc

    • Anaxandre Anaxandre 13 juin 2013 02:53

        Insomniaque ? Sur le rapprochement final entre capitalisme et communisme, si ça vous intèresse.


    • Onecinikiou 13 juin 2013 08:28

      Juste en horaires décalés...


      Votre réflexion me rappelle incidemment le commentaire d’un J.F. Kahn à ce sujet (dernier tiers de la vidéo) :

    • Anaxandre Anaxandre 13 juin 2013 15:13

        Nicopol, alors que votre article était fort intéressant, vous tombez dans des rapprochements et des comparaisons plus qu’hasardeux. En effet, comment peut-on comparer sérieusement le pouvoir et la politique stalinienne en ex-URSS aux petits groupes trotskistes d’extrême gauche français actuels (groupes et mouvements souvent manipulés et financés par des agences bien peu communistes, d’ailleurs) ? Votre réponse à ma reflexion tombe à côté...


    • wesson wesson 12 juin 2013 10:59

      Bonjour l’auteur, 


      les fait bruts : une milice d’extrême droite se mets à 3 sur un gosse aussi épais qu’un sandwich SNCF pour lui faire la peau, pour des raisons politiques.

      Et toute l’extrême droite identitaire venant glorifier l’immigré Esteban Morillo, lumière de l’occident, pour avoir tué un Français de Souche.

      Les voilà les faits bruts.

      • wesson wesson 12 juin 2013 11:06

        au demeurant, voici un article monstrueux, en ce sens qu’il cherche non seulement a dépolitiser un meurtre politique et à le présenter comme un banal fait divers, mais également cherche des excuses à des meurtriers qui écrivent à même leur peau leur idéologie mortifère, qui au passage est illégale en France. 




      • Relladyant Relladyant 12 juin 2013 11:54
        Bonjour Wesson, pouvez-vous nous donner le lien vers les sources et communiqués affirmant ce que vous rapportez ?

        Ce que j’ai lu pour ma part explique qu’un groupe d’antifasciste etait venu chercher deux skins (un homme une femme) dans un magasin de vente privée, que malgré l’intervention du vigile une bagarre a fini par eclater a l’exterieur, resultant dnas la mort de Clement Meric et la mise en examen d’un skin pour « coups entrainant la mort sans intention de la donner » :

        Ce sont les jeunes d’extrême gauche qui auraient « commencé à chambrer » les autres. Les témoignages des clients et vigiles, recueillis par les enquêteurs, disent tous que Clément Méric aurait été « le plus provocateur et insultant », traitant les skinheads de « fachos ». C’est aussi ce que rapporte un homme, témoin du début de l’altercation et interrogé par France 2. Filmé de manière anonyme, il raconte : « J’ai vu un petit jeune provoquer un petit peu un autre, qui ressemblait à un skinhead et qui avait l’air de lui dire, avec un geste de la main, ’tranquille, tranquille’... »

      • ffi ffi 12 juin 2013 11:55

        En parlant des faits :
         
        Des milices AntiFa étaient à l’affût dans le quartier pour ratonner ceux qu’ils jugent comme leurs ennemis politiques, depuis le début des ventes privées. (Preuve : il y a une main courante contre un milicien antiFA reconnu lors d’une agression qui s’est passée deux jours avant dans ce même quartier).
         
        Des jeunes qui vont à la vente privée tombe sur une milice AntiFa dans l’escalier.
        La Milice AntiFa les reconnaît : Elle recherchent ces militants de la cause animale depuis le 1er décembre 2012 parce que leur engagement politique ne leur plaît pas (Preuve : site vigilance vegan AntiFA). La milice AntiFa agresse verbalement les jeunes.

        Les vigiles interviennent une première fois, ils demandent aux miliciens antiFA de sortir de l’immeuble et conseils aux jeunes d’attendre pour sortir.
        Les jeunes attendent 30 minutes dans le magasin, puis descendent de l’immeuble.
        Les miliciens AntiFA les y attendaient et une nouvelle agression verbale a lieu en bas.

        Les vigiles de la vente interviennent un seconde fois et demandent aux miliciens AntiFA de partir.
        Les miliciens AntiFA partent.
        Après 10 minutes d’attente les jeunes partent à leur tour.
        (Preuves : Témoignage des vigiles)
         
        La rixe a eu lieu un peu plus loin, ce qui prouve que les miliciens AntiFa ont une nouvelle fois attendus les jeunes. (Preuve : question de logique)
         
        Les miliciens agressent à 5 les deux membres qu’ils avaient reconnu et qu’ils cherchaient depuis décembre 2012, le jeune Esteban étant attaqué par 3 miliciens en même temps, dont Clément Méric. Pendant la baston, Méric est tué. (Témoignage d’Esteban)

        Tel est une autre vision des faits.
         
        Maintenant :
        1°) on voit que les deux versions sont totalement opposées,
        donc nécessairement certains mentent. Qui ment ?

        2°) a) Les témoignages des vigiles sont officiels, ils montrent qui est à l’origine de l’agression et le nombre de gens concernés.
        b) La main courante est officielle et permet de penser que les milices antiFA étaient à déjà l’affût, sur le pont, dans ce quartier depuis deux jours, profitant de la vente privée.
        c) La recherche d’identification de ces jeunes par les AntiFA est prouvée via le site vigilance vegan AntiFA et date du 1er décembre 2012.
         
        3°) On a entendu : qu’un avait un tee-shirt du FN : c’est prouvé faux.
        On a parlé de poing Américain : c’est faux, rien ne va dans ce sens.
        On a parlé de jeunes appartenant aux JNR : c’est faux, aucun n’appartient aux JNR.
        On a parlé de « tatouage Nazi » : c’est faux, il ne semble pas y avoir de tels tatouages.
         
        4°) Le juge d’instruction a inculpé 1 personne pour homicide involontaire et 1 personne pour complicité. Cela corrobore donc le témoignage d’Esteban qui doit vraisemblablement être validé par la vidéo-surveillance : les miliciens AntiFA se seraient mis à 5 contre 2.
         
        Tu vois donc que c’est assez éloigné de la manière dont tu présentes les choses, Wesson.
        Auras-tu le goût de la vérité ?


      • barrere 12 juin 2013 11:59

        dans les faits bruts vous oubliez Méric jouant les passe murailles avec son foulard et sa chevalier bien trop large lors de la manif contre le mariage pour tous.se réfugiant derriere son service d’ordre pour jouer les gars « bien sous tous rapports »

        altercation se passant devant la vitrine de la banque.... HSBC....

        tout un symbole.

         bref un idiot utile.


      • LE CHAT LE CHAT 12 juin 2013 12:00

        @wesson

        il me semble que tes courageux antifas étaient à 5 mecs contre 3 supposés fachos dont une fille !!!!


      • ffi ffi 12 juin 2013 12:13

        Il ne faut pas tout emmêler et parler des faits tels qu’ils se sont passés ce jour-là.

        Certes, le groupement AntiFA-Paris-Banlieue est un groupe de miliciens qui aime à s’enivrer d’une symbolique ultra-violente, mais il convient de se concentrer sur les faits tels qu’ils sont.


      • legrind legrind 12 juin 2013 12:19

        Les faits bruts une bande d’« antifas » ont cherché la baston avec des skins qui étaient 4 dont une fille qui ont tout fait pour les éviter, les antifas ont mis une petit con ( paix à son âme) qui sort d’une leucémie, végétalien : d’evidence pas fait pour ça ... en première ligne : il est mort.


      • jaja jaja 12 juin 2013 12:44

        Source.... ?


      • bnosec bnosec 12 juin 2013 13:06

        Wesson, vous êtes vraiment un specimen très intéressant. Toujours égal à vous même. Toujours conformiste. Toujours à beler la pensée molle dominante. Tellement prévisible.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 juin 2013 13:14

        A tous mes camarades de gauche. 


        Dos a dos me semble ici un arrangement correct . Meric etait membre actif d’une bande prêchant la violence et il est mort dans une rixe initiée par son groupe alors qu’ils cherchaient un affrontement.. Je crois que la Gauche se discrédite en biaisant les faits pour en faire un Horst Wessel local qui prendrait place au martyrologe à côté de Jaures.

        PIERRE JC ALLARD


      • jaja jaja 12 juin 2013 13:17

        Allard vous deviez être sur place pour soutenir la version des nazis ?....


      • LE CHAT LE CHAT 12 juin 2013 13:47

        @pierre jc allard

        merci ! toi tu peux voir avec plus de recul ( du Canada ) les faits et être objectif !

        il faut le dire , si le FN peine à trouver des candidats , c’est aussi à cause des risques d’agression de la part des extremistes hainaux de l’ultra gauche marxiste , les candidats se mettent réellement en danger avec ces dingues !


      • jaja jaja 12 juin 2013 13:56

        Les dingues ce ne sont pas les porteurs de croix gammées et de tee shirts 100% Pur Race ?


      • tf1Goupie 12 juin 2013 14:14

        Wesson qui se met à stigmatiser les immigrés ça manque pas de sel .... LoL !

        Les faits bruts : un gosse (un mineur ?) tout seul contre une horde de skins.

        Wesson Grand Reporter, voire futur inspecteur judiciaire, c’est bon pour les libertés


      • volpa volpa 12 juin 2013 14:27

        @Wesson

        Bravo et merci de voir les choses en face.


      • ffi ffi 12 juin 2013 14:28

        C’est normal.
        Pour découvrir la vérité sur une chose, Wesson a juste à fermer les yeux !


      • wesson wesson 12 juin 2013 14:40

        Bonjour Pierre, 


        je ne sais pas quelles infos vous parviennent chez vous concernant cette affaire, toutefois pour autant que je puisse le voir, la présentation de Clément Méric comme faisant partie d’une « bande violente » est totalement erronée. 

        En particulier, l’extrême droite se raccroche à une entrée de blog écrite le 1er décembre, consécutive à une manif ou le groupe d’extrême droite avait défilé sous un faux prétexte. 

        Nous avons eu tellement de mensonges, de mauvaise foi et de veulerie crasse de la part de cette extrême droite qui depuis cette histoire ne cesse d’affabuler : ils ont tué, ils l’ont fait de manière délibérée (enfoncer l’épine nasale n’est pas à la portée de tout le monde, et ceux qui le font savent très bien pourquoi et les conséquences). Il y avait bien une intention de tuer. Et au début, ils nous racontaient même que il s’était tué tout seul en tombant sur le poteau. 

        Venant des fafs, on y est habitué c’est leur fange intellectuelle, mais venant de vous, c’est franchement regrettable.

      • wesson wesson 12 juin 2013 14:55
        @pierre,

        Et même en supposant le groupe antifa violent (ce qu’il n’était pas), sa raison d’être n’était-elle pas justement la violence perpétrée par les milices fasciste, violences qui redoublent depuis les manifestations contre le mariage pour tous. 

        C’est des centaines d’agressions violentes que nous déplorons en France par les milices fascistes ces dernières années. Stigmatiser la violence de ceux qui veulent les combattre tout en dédouanant celle qui l’as fait naître, voilà qui est bien étrange pour un homme qui se dit à gauche.

      • Relladyant Relladyant 12 juin 2013 15:40
        Wesson en flagrant délit de déni, on lui colle sous le nez la version des faits selon les enqueteurs et témoin, ca l’emmerde...

        Et les antifa ne revendiquent pas la violence, ils n’arborent pas de t-shirts/logos avec des poings americains, avec un AK-47 et le slogan « c’est un combat, pas un debat », ils n’empechent pas des conferences de NDA de se tenir, ne posent pas avec des battes de baseball, etc, tout ca est fabrication, voila que Wesson devient conspirationniste !!

      • ffi ffi 12 juin 2013 16:03

        Wesson, je te présente la brigade AntiFA Paris-Banlieue.
         
        La barre de Fer, c’est pour battre le blé à la récolte.
        La capuche, c’est pour pouvoir travailler quand il pleut.
        Le foulard, c’est pour ne pas avaler la poussière.


      • Onecinikiou 12 juin 2013 16:53

        Association par amalgame. Manipulatoire, détestable et honteux. 

        http://www.charliehebdo.fr/news/clement-meric-est-mort-il-est-temps-de-se-reveiller-867.html

        http://www.humanite.fr/politique/assassinat-de-clement-meric-vers-une-dissolution-d-543622

        Effectivement, quand on ne peut lutter contre le réel du fait de son idéologie et de ses poncifs radicalement démentis par les faits (« la mondialisation heureuse », « l’immigration une chance pour la France », « l’euro et l’Union gagent de prospérité » etc…), on interdit purement et simplement ceux qui osent les critiquer, tout en ayant les faits pour eux précisément. Ce qu’on appelle sans doute la lepénisation des esprits.

        D’autre part ces appels démontrent que la diabolisation du Front national est sans commune mesure avec celle dont dit se plaindre Mélenchon. Ce n’est même pas une différence de degré, mais bel et bien de nature. Ce qui confirme qui est le véritable ennemi du Système. 

        Car Charlie Hebdo est du Système : son ancien patron pendant 17 ans, Philippe Val, est un agent néoconservateur français, soutien de Sarközy, nommé par lui à la tête de la pravda (directeur de France Inter), proche de BHL et de toutes les prises de postions pro-sionistes (« anti-complostiste », « antiraciste », vrai censeur, caution de toutes les ingérences armées de l’Otan), il est incontestablement adoubé par l’oligarchie mondialiste afin de servir ses intérêts. Nous avons une nouvelle preuve que Charlie Hebdo n’est qu’un organe de propagande et de domination.


      • Onecinikiou 12 juin 2013 16:58
        Commentaire de l’auteur de cet article édité sur Rue 89 :

        « Baptiste m’a aussi parlé d’antifas – ou du moins d’individus qui se présentaient comme tels – qui avaient des propos à la limite du racisme vis-à-vis de la question palestinienne, d’antifas qui défendaient la cause israélienne… » 



        En fait nous avons simple confirmation que le mouvement et groupuscules prétendument « antifascistes » sont totalement sous la coupe de l’extrême-droite sioniste (la vrai) et infiltrés par la LDJ.

        Pour preuve :


        Ces liens incestueux de nos faux dissidents avec la cause sioniste et, par la force des choses, avec l’ambassade des Etats-Unisà Paris, furent d’ailleurs parfaitement mis en évidence en son temps par Asselineau :


        Dupont-Aignan a également eu à subir, comme nombre d’authentiques résistants à l’ordo-impérialisme, à l’eurocratie, à la ploutocratie mondialiste, les attaques verbales et agressions physiques de ces mêmes sbires, dévoilant par la même - s’il le fallait encore - pour qui et dans quels buts travaillent objectivement nos « antifas » :


        Plus récemment, Michel Collon, en fut également victime :


        Ou bien encore Annie Lacroix-Riz (on frôle d’ailleurs ici le ridicule lorsque l’on connait un tant soit peu le personnage) :


        Bref, toujours les mêmes tentatives de manipulation et instrumentalisation à grande échelle, toujours les mêmes fausses oppositions habilement sécrétées par les officines de subversion pro-atlantiste et pro-sioniste : 



        Petit historique (non-exhaustif) des campagnes de propagande et de manipulation savamment orchestrées par des mass-médias serviles au service de leur mandants et propriétaires, c’est à dire encore de l’oligarchie bancaire et financière acquis aux préceptes de l’euro-mondialisme, soutenue idéologiquement en cela et de façon permanente par les ligues de vertu très « communautaire », qui se parent fallacieusement des atours de l’antiracisme, et qui ont mis en coupe réglée la Ripoublik.


      • maQiavel machiavel1983 12 juin 2013 17:43

        @Pierre jc Allard

        Bravo pour votre honnêteté !

        @Wesson

        Ouvre les yeux mon pote. Ne défend pas ton camps mais cherche plutot la vérité ...


      • wesson wesson 12 juin 2013 17:43

        @ffi,


        « Wesson, je te présente la brigade AntiFA Paris-Banlieue. »


        Et moi je vous présente la vrai photo qui bien entendu n’as strictement rien à voir avec AntiFA Paris vu qu’elle a été prise à Berlin.

        mensonges, manipulations, continuez encore à vous ridiculiser.



      • NICOPOL NICOPOL 12 juin 2013 18:02

        Bonjour Wesson,

        Les autres intervenants vous ont amplement répondu sur la question des « faits » objectifs.

        Il y a quelque chose de vraiment pathétique et un peu flippant à voir ces efforts désespérés pour faire rentrer des faits bruts dans une grille de lecture idéologique périmée... Je vous souhaite bon courage, en tout cas, car manifestement vous êtes désormais en minorité sur AV.

        Ce qui n’était ceci dit pas le cas il y a quelques années lorsque AV était objectivement un repère de militants d’extrême-gauche. D’où les cris d’orfraie que l’on voit de plus en plus sous les différentes articles : « AV infiltré par les fachos »... Je pense tout simplement que de plus en plus de gens sur AV ont, comme moi, un point de vue « normal » et censé, et réagissent enfin de façon décomplexée au terrorisme intellectuel dont ils faisaient l’objet auparavant en ne se laissant plus intimider par les ayatollah de la pensée gauchiste. Je conçois que cela vous déplaise ; et je comprends tout autant que, dans votre logiciel idéologique binaire, vous interprétiez cela comme une « fascisation » d’AV : ce qui illustre bien le thème de mon article, qui vise à démonter la logique « contre l’extrême-gauche = pour l’extrême droite ». J’y vois en ce qui me concerne un signe positif d’une montée progressive dans les réseaux sociaux de la majorité silencieuse des français qui, s’ils ne sont en aucun cas fachos, ne sont pas plus marxistes-communistes.

        Bien à vous, 


      • jaja jaja 12 juin 2013 18:33

        Pas mal le dernier post de Wesson... Désinformation maximum, liens pourris et photos truquées... ils ne reculent devant rien nos défenseurs de néo-nazis....


      • almodis 12 juin 2013 18:33

        @onecinikiou : 

         Baptiste m’a aussi parlé d’antifas – ou du moins d’individus qui se présentaient comme tels – qui avaient des propos à la limite du racisme vis-à-vis de la question palestinienne, d’antifas qui défendaient la cause israélienne… » 


        et pour « preuve » sur la photo , on voit un antifa devant un slogan PRO PALESTINIEN ! un peu de rigueur intellectuelle , que diable !

      • ffi ffi 12 juin 2013 18:33

        Wesson : Oui, AntiFa-Paris-Banlieue est une section de ce mouvement.

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