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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Après la répétition générale, préparons le Grand Soir

Après la répétition générale, préparons le Grand Soir

Comme nous le pressentions tous, le formidable mouvement de “convergence des luttes” qui s’est effectué presque spontanément durant ces dernières semaines arrive probablement à sa fin. Le gouvernement aura réussi son coup, et fait passer sa réforme aux forceps, en négligeant totalement la voix de son peuple. Nombreux sont ceux qui y verront un échec, et se désespéreront qu’une mobilisation d’une telle ampleur finisse ainsi : des jours de salaire perdus, des espoirs déçus, et puis aussi le symbole de la toute puissance du pouvoir, qui semble désormais invincible.

Mais ne nous laissons pas abuser : le gouvernement n’a pas gagné, car il a aujourd’hui ôté son masque, et découvert ses véritables intentions. Même si la bataille des retraites est perdue, celle pour la liberté n’est pas encore terminée. Et d’ailleurs, c’est aussi la victoire du peuple.

Car le peuple ne s’est pas laissé embarquer dans la violence désirée par le pouvoir, et n’a pas cédé aux provocations de ce dernier. Il est resté digne tout au long de ce mouvement, et pour tout dire bien plus uni qu’on ne l’aurait pu prédire. il a su déjouer les attaques d’un gouvernement presque débordé, en se défendant sur la légalité de ses actions, en dénonçant les provocations policières et les supercheries concernant les casseurs, en sachant éviter le bain de sang, en soutenant majoritairement ce mouvement jusque dans les sondages et le ravitaillement, en informant sur les possibilités d’actions possibles de part et d’autre du mouvement.

Bien sûr tout ceci n’est pas suffisant, et pour le moment c’est bien le gouvernement qui mène la danse. mais pour le moment seulement. Car ce mouvement n’est pas une lutte contre la réforme des retraites, et va bien au delà de cette simple revendication. C’est le gouvernement dans son ensemble qui se trouve actuellement remis en cause, et particulièrement le premier cercle formé autour du président. Face à l’injustice flagrante de ses réformes, face à son mépris incessant vis à vis du peuple, tous savons aujourd’hui qu’il ne reculera devant aucun moyen pour parvenir à ses fins, c’est à dire la mise en place d’un régime autoritaire n’ayant plus de “démocratique” que le nom. Et cela, c’est déjà prendre un coup d’avance. Nous savons désormais que, de gré ou de force, par le fonctionnement de la machine institutionnelle ou par le conditionnement à la révolte civile, le gouvernement en place souhaite remettre en cause toutes les avancées sociales chèrement acquises.

Il nous faut donc maintenant prendre ces éléments en compte, et comprendre que les divisions qui ont opposé les partisans et les détracteurs de la grève ne sont pas dues à une grande différence de vues (regardez les sondages), mais bien plutôt à la “bonne gestion” de la crise par l’Etat prompt à diviser le peuple sur cette question. Au lieu d’écouter le discours simpliste établissant l’injustice des revendications de certaines catégories de grévistes considérés comme privilégiés, demandons-nous plutôt pourquoi nos revendications ne seraient-elles pas justement d’accéder aux mêmes ? que croyez-vous ? c’est justement parce que les métiers du transport commercial ont un rôle économique si déterminant que leurs syndicats ont réussi à arracher les avancées sociales qu’ils possèdent encore aujourd’hui ! Le gouvernement sait bien que quand les raffineries, ou les ports, ou les transporteurs (de biens de consommation ou d’énergie) se mettent en grève, ce sont des millions qui s’envolent. Ils ont préféré accorder plus à ces catégories pour qu’ils ne se mettent pas en grève, tout simplement.

Alors la prochaine fois, il faudra être prêts. Nous sommes suffisamment nombreux pour faire respecter la volonté du peuple et rétablir la démocratie. La voix du peuple doit être entendue, quand bien même elle serait dans son tort. Hier nous avons eu tort d’élire ce président, et aujourd’hui nous aurions tort de le laisser faire. nous en avons (pour l’instant) encore les moyens.
Il nous faut préparer notre “Grand Soir” sans tarder, et ne pas céder à la tentation de la violence, qui serait leur plus grande victoire, car ainsi ils trouveraient la légitimité qu’il leur manque pour établir leur dictature. Cela demande du temps, et de la réflexion… mais aussi de l’action. Il nous faut désormais convaincre les autres, et pour cela leur proposer une alternative qui leur convient. Et quand nous serons unis, police, justice, privé et public, misérables et nantis, comme un seul homme nous iront réclamer nos droits sans crainte, et sans nécessité de recourir à la violence.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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56 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 octobre 2010 10:24

    À l’auteur :
    « Il nous faut désormais convaincre les autres, et pour cela leur proposer une alternative qui leur convient ».

    Quelle alternative ?


    • panpan 25 octobre 2010 15:25

      Quelle alternative ?

      Mais voyons, Strauss Kahn bien sûr !!!


    • caleb irri 25 octobre 2010 19:16

      @ Jean-Pierre Llabrés

      bonjour, je crois que vous connaissez mon point de vue à ce sujet : http://calebirri.unblog.fr/2010/03/18/et-si-la-gratuite-cetait-possible/.

      pour le reste, je veux dire dans un cadre un peu plus conventionnel, il y a sans doute des choses à prendre ici et là. et c’est bien pour confronter toutes ces idées qu’il est plus que nécessaire de se rassembler. j’envoie un billet à ce sujet pour demain.


    • jaja jaja 25 octobre 2010 10:39

      Caleb, décréter la défaite alors que le combat continue n’est pas très sympa....


      • caleb irri 25 octobre 2010 19:19

        @ jaja

        je sais, c’est un peu prématuré, mais honnêtement il faut se faire une raison... et c’est bien dommage. mais ne désespérons pas, la prochaine fois on fera mieux. il faut s’organiser plus en amont, et surtout avoir quelque chose à proposer... quand nous serons sûrs de ce que nous voulons, rien ne pourra nous faire flancher !


      • Marc Bruxman 25 octobre 2010 19:28

        3 raffineries ont votées la fin de la grêve, ca sent la fin ! Youpiiii :) :) Allez hop d’ici la fin de la semaine, on sera libéré ! ! !


      • Jean 25 octobre 2010 22:17

        Marc Bruxman

        En tout cas vous, vous êtes loin d’ être libéré !


      • Dark-Vador Dark-Vador 26 octobre 2010 08:44

        j’espère que vous avez raison et que vu la répétition générale et son résultat , sarko sera réélu pour continuer à mettre de l’ordre dans dans le pays.

        les chiens aboient et la caravane passe , comme d’habitude. 

      • kitamissa kitamissa 25 octobre 2010 11:30

        ah ce fameux grand soir ....depuis mon enfance passée en banlieue Parisienne quand c’était encore la campagne à 20 kms de la capitale,avec quelques usines entourées de champs et de jardins,et quand les ouvriers se réunissaient dans un ancien Camp de Jeunesse d’avant guerre et devenu après la libération un camping et un stade..

        les PCF florissant à l’époque organisait une sorte de kermesse ,et les ouvriers avec leurs femmes et leurs gosses venaient écouter les tribun sur son estrade qui promettait le Grand Soir et les lendemains qui chantent ,devant une foule en délire qui geulait à l’unisson « à mort les patrons et les capitalistes ! » drapeaux rouges déployés et au son de l’accordéon chantaient à tue tête l’Internationale .

        et puis tout ce monde coloré ayant soif se jetait sur les frites servies par les cantinières de la municipalité ,et pour faire passer tout ça,les immanquables litres de rouges débités à grands volumes par les camarades assoiffés ,les femmes et lesgosses n’étaient pas oubliés ,bière et limonade pour faire des demi-panachés ...

        puis les discours et les slogans reprenaient de plus belle,et on entendait encore et toujours parler de ce grand soir,épaulé par les pays frères, l’URSS,ce grand paradis ouvrier qui viendrait prêter main forte si il le fallait ,aidé de ses satellites grandes et belles démocraties là ou les camarades partent au travail en chantant comme on voyait sur les films de propagande ,passés le soir tombé sur un grand écran fait de grands panneaux de contreplaqué peints en blanc .

        et ce grand soit tant attendu n’est jamais venu,malgré les promesses de délégués CGT ,quand dans ma 15eme année je bossais 12 heures par jours à décharger et recharger des camions,parce qu’il fallait bosser pour rapporter une paye de plus à la maison et qu’il n’était pas question de nourrir un feignant comme ceux qui allaient à l’école après le certif pour faire des études .

        et ce grand soir,j’en ai toujours entendu parler,tellement de fois...

        je pense aux pauvres types de mon enfance qui se sont fait entuber par ces beaux discours ,et clamsés sans avoir vu une seule fois ce fameux grand soir qu’on leur avait promis ..

        c’est marrant,même tout gamin,j’avais déjà pigé que c’était du flan ,comme toutes les belles promesses faits par des gens dont le fond de commerce est d’exploiter la crédulité des gens modestes !


        • Jordi Grau J. GRAU 25 octobre 2010 11:53

          En un sens, c’est vrai, ces gens se sont fait entuber par la propagande soviétique. Mais en un sens seulement. Malgré tous leurs défauts, les partis communistes européens ont tout de même joué un rôle décisif dans la conquête des droits sociaux. Ce n’est pas par charité que le patronat et les gouvernements ont consenti à faire un compromis entre capitalisme et socialisme dans les années 30 et après la seconde guerre mondiale. C’était pour éviter une révolution, pour que n’advienne pas ce fameux grand soir dont vous vous moquez.

          Et puisqu’on parle de propagande, celle de l’UMP (mais aussi du PS, dans une large mesure) est tout aussi mensongère et dangereuse que celle du PCF de jadis. Elle consiste à dire aux gens : « Désolé, mais agneaux, mais il faut revenir sur vos acquis sociaux. On a été très généreux avec vous, mais l’Etat et les entreprises ne peuvent plus payer. Au revoir, Etat providence. Adieu, droit du travail. On t’aimait bien, Sécurité sociale. » Si ça, ce n’est pas entuber les gens, alors je veux bien prendre ma carte à l’UMP.


        • 65beve 25 octobre 2010 17:00

          @Kitamissa,

          à défaut de grand soir, nous devrons donc nous contenter de petits matins frileux.

          bv


        • LE CHAT LE CHAT 25 octobre 2010 17:43

          salut Maxim ,
          j’ai aussi attendu que toi le grand soir tant loué dans ma ville de Calais qui fut l’une des dernières grandes villes à se débarrasser du communisme ; ce que tu décris si bien , c’était comme ça aux fêtes locales du parti , genre de fêtes de l’Huma en plus petit ! avec ses merguez frites , ses stands des pays frères , ces quêtes pour les camarades chiliens ,.

          à défaut de grand soir,faut pas rêver à mon âge , si le nabot passe pas le premier tour en 2012 , je tombe une roteuse tout seul rien que pour fêter ça ! ça sera un chouette petit soir pour la fin d’un tout petit président ! smiley


        • kitamissa kitamissa 25 octobre 2010 18:37

          salut mon pote Le Chat ....

          ah ouais ....c’était la grande époque et les grandes illusions aussi !

          quoique là comme grandes illusions,on a pas mal été servis depuis trois ans ,mais bon,en 2012 on va bien se fendre la poire,nôtre copine la Blonde va nous semer la panique dans le panier de crabes ,ça promet du ménage en grand !


        • Adrian Adrian 25 octobre 2010 11:45

          signature de l’auteur :

          « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature » Orwell

           smiley


          • BA 25 octobre 2010 12:12

            Des policiers en civil infiltrent les manifs, lancent des pierres, brisent les vitrines, ... puis capturent des jeunes manifestants.

            Ensuite, les policiers les amènent au commissariat, et au commissariat, ... surprise !

            Les caméras sont là pour filmer les jeunes manifestants capturés !

            La police et les médias pro-gouvernementaux sont bien coordonnés !

            C’est une coordination entre :

            1- Les policiers en civil qui provoquent, qui créent des incidents pendant les manifs, qui tendent des pièges,

            2- et les médias pro-gouvernementaux.

            Les médias pro-gouvernementaux sont prévenus par la police, pour venir filmer les bonnes images, au bon moment, au bon endroit.

            Ces images serviront à la propagande gouvernementale sur TF1, LCI, BFM TV, i-Télé, etc.

            Un témoignage extraordinaire :


            http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/People/Manifs-pris-au-piege-de-la-guerre-des-images


            • kitamissa kitamissa 25 octobre 2010 12:31

              ça a toujours existé,ça s’appelle les appariteurs,soit des société privées agrées par les préfectures,soit des membres des RG ....


            • clostra 25 octobre 2010 15:10

              des « appariteurs musclés » (sensés nettoyer les tableaux noirs dans les amphis des facs)


            • Taverne Taverne 25 octobre 2010 12:25

              Chacun préparait le Grand soir,
              Levé dès le petit matin.
              Seul’ment comment faire des grands soirs
              Quand on n’a que des p’tits matins ?

              C’est l’insoluble équation
              Et c’est toujours la même histoire
              Quand on défile en rouge et noir
              De la Bastille à la Nation.

              Sarkozy a réponse a tout.
              Il nous dit, c’est pas bête du tout,
              Travaille plus, lève-toi tôt.
              Ton grand soir passe par le boulot !

              Il nous promettait le Grand soir,
              Dès la télé du p’tit matin.
              Seul’ment comment faire des grands soirs
              Quand on n’a que des p’tits matins ?

              Certains se sont laissés avoir.
              Mais aujourd’hui le réservoir
              Des promesses démagogiques
              A débordé. C’était logique.

              Et c’est un autre réservoir
              Que l’on remplit par désespoir
              Qui finira en grandes eux
              Et nous l’lavera des démagos...

              Voris Bian


              • asterix asterix 25 octobre 2010 13:32

                Ce grand soir qui n’est pas une révolution, ni celui de la violence, c’est quoi alors ?
                Vous êtes à court d’arguments. Développez la désobéissance civile, c’est là que vous trouverez la solution.


                • clostra 25 octobre 2010 15:13

                  Alors vous faites quoi face à une bourrique qui vous désobéit ?


                • clostra 25 octobre 2010 15:26

                  Nous n’en sommes plus à la désobéissance civile, nous sommes en pleine obéissance civile aux principes démocratiques de ce pays.
                  Nous chasserons le génie jusqu’à ce qu’il se carapate. Grands dieux prions pour que la Hongrie qui semble tant le vénérer, reprenne cette anomalie historique et tous ses falbalas ! Chassons cette bourrique à tête de mule avant qu’il ne soit trop tard, qu’il ait mis ce pays à feu et à sang !


                • NICOPOL NICOPOL 25 octobre 2010 16:23

                  Bonjour,

                  Vous mettez en exergue dans votre profil une belle citation d’Orwell mais vous appelez votre article « Après la répétition générale, le Grand Soir », avec majuscules à « grand soir » comme tout révolutionnaire gauchiste qui se respecte.

                  N’y a-t-il, euhhhh.... une légère contradiction ??

                   


                  • jaja jaja 25 octobre 2010 18:42

                    Faut-il rappeler qu’Orwell fut un révolutionnaire toute sa vie qui prit les armes en Espagne dans les rangs du POUM. Ce qui ne l’empêcha pas de voir très clair sur l’aventure contre-révolutionnaire stalinienne...


                  • caleb irri 25 octobre 2010 20:08

                    @ NICOPOL

                    c’est que vous n’avez pas bien saisi la phrase d’Orwell. le Grand Soir n’est pas la révolution au sens de « révolte » comme le gouvernement, effectivement, l’espère, et qui lui permettrait de justifier un tour de vis supplémentaire. car, en accord avec Orwell, il ne faut justement pas tomber dans ce panneau.

                    le Grand Soir est une révolution au sens un changement radical, général, partout en même temps. c’est celle qui vient du peuple et non pas celle provoquée par un gouvernement désireux de dictature. c’est le fait de faire ce Grand Soir non pas en réponse à un attaque, mais un aboutissement d’un long processus évolutif et serein. qui n’a ni besoin de violence, ni de haine. mais seulement de la certitude des changements à accomplir, sans avoir finalement à se préoccuper de ce que veut, ou pas, le gouvernement en place. pour paraphraser nos élites du double langage, pas une révolution « subie », mais une révolution « choisie »


                  • NICOPOL NICOPOL 25 octobre 2010 21:59

                    @ Caleb,

                    Merci pour ces précisions.

                    J’avais très bien compris la phrase d’Orwell, merci bien. C’est votre conception du « Grand Soir » qui m’intriguait.

                    Et ce que vous en dites me conforte dans mon observation. L’histoire montre que les révolutions qui ont été menées « par le peuple », comme vous dites, (i) n’étaient en fait pas du tout des révolutions « du peuple » mais des révolutions d’un petit groupe d’activistes exaltés réussissant à instrumentaliser le mécontentement du peuple pour les porter au pouvoir (ce qui, ne nous leurrons pas, est l’objectif de tous les leaders révolutionnaires), et (2) ont débouché sur des dictatures abominables.

                    Ou alors citez moins un contre-exemple (et encore, ce ne serait qu’un contre-exemple, il en faudrait beaucoup pour inverser la tendance historique).

                    Tout ceci pour dire que quelque soit votre façon de présenter la chose, ce mythe du « peuple » se soulevant spontanément pour renverser un régime dictatorial et le remplacer par un ordre nouveau, juste et démocratique, toutes ces histoires de « changement radical », de « révolutions choisies » et patati et patata, et bien... Ce n’est, justement, qu’un mythe. Donc un mensonge pour manipuler les gens. Derrière tout cela, in fine, il y a toujours une petite minorité assoiffée de pouvoir surfant sur mécontentement populaire (quand bien même celui-ci serait légitime, comme c’était le cas en 1789, en 1917, sans doute aujourd’hui), et qui, une fois parvenue à ses fins, fera ce que toutes les autres ont fait avant : la dictature... C’est d’ailleurs, en substance, ce que nous dit Orwell.


                  • caleb irri 25 octobre 2010 22:51

                    @ NICOPOL

                    la véritable question est de savoir si on veut laisser les choses se dérouler sans rien faire, et nous aboutirons de fait au même résultat, ou si nous voulons justement aller contre ce qui semble inéluctable en tentant non pas d’imposer les vues de quelques uns mais de créer "autre chose". bien sûr la chose est difficile, semble même impossible, mais je ne peux me résoudre à rester les bras croisés en attendant que ça se passe. le fait que nous ayons toujours été berné par les puissants ne veut pas dire que nous le serons toujours. et c’est justement en prenant nos responsabilités, en assumant nos rêves que nous avons encore un espoir d’y parvenir, même infime.

                    en tous cas, cet espoir est toujours plus positif que le « on n’y peut rien », et nous devrions tous être cet homme de la phrase de Churchill (un « bon ami » d’Orwell) : « tout le monde savait que c’était impossible. Puis un jour est venu un homme qui ne le savait pas. Et il l’a fait. »


                  • NICOPOL NICOPOL 26 octobre 2010 10:59

                    Et bien, bonne chance à vous, Caleb Iri !

                    Cordialement,


                  • Scribouille 25 octobre 2010 16:55

                    @l’auteur et @kitamissa

                    en négligeant totalement la voix de son peuple. 

                    ... qui est néanmoins aussi la voix de son maître, ce que beaucoup semblent oublier. Dans une démocratie, en effet, n’est-ce pas le peuple qui est le patron ? 
                    Enfin... dans la réalité virtuelle peut-être ?
                    Bien que cet article emporte ma sympathie, il me semble manquer un peu de réflexion à moyen terme (cela dit, la critique est aisée comme dit l’autre...) 
                    Je rejoins la nostalgie de l’ex-enfant Kitamissa dans le souvenir de ce Grand Soir qu’on nous a tant promis comme une barbe-à-papa pour après-demain, quand on serait sages et qu’on raserait gratis (voir, pour ce qui est de l’espoir dans le socialisme, le beau film de Liu Jie, Vivre). Le Socialisme est toujours pour plus tard. Tiens, marrant, c’est comme pour le Christianisme qui lui ressemble tellement ! (Rhâââ, je sens que je vais me faire lapider).
                    Et pourtant, en dépit de l’amertume qui l’accompagne, je continue inlassablement de la revisiter, cette nostalgie, parce que... qu’est-ce que j’aimerais y croire !
                    Le Grand Soir soviétique (le seul dont nous ayons l’exemple en tant que victoire du prolétariat) a fait la démonstration que le Socialisme (avec la majuscule qui convient à l’idéal, non au parti) n’était pas magiquement prémuni contre la corruption.
                    Le Grand Soir que nous pouvons attendre, ici en France, en 2010, 2015 ou 2045, n’aura pas plus de chance d’être suivi d’un lendemain qui chante tant que nous n’aurons pas « inventé » le moyen d’éradiquer la corruption des milieux politiques par le pouvoir de l’argent, corruption qui, si elle ne passe pas par les enveloppes ou les valises, peut prendre bien d’autres formes plus subtiles et insidieuses. 
                    Du pain et des jeux, la formule est ancienne et bien éprouvée. Ainsi le pouvoir de l’Etat, même démocratiquement élu ou prétendu tel, est-il toujours assis sur cette vieille recette.
                    Il me semble que l’urgence serait, au moment où l’insurrection menace (ou promet ?) d’éclater, de chercher, écouter, critiquer, les projets de sociétés qui apparaissent ici et là, voire d’en proposer, ou réexaminer de plus anciennes « utopies ».
                    Parce que entre le Grand Soir et le Matin Radieux, il risque d’y avoir une fort longue nuit de chaos durant laquelle tous les scénarios sont envisageables.
                    Ne pas se laisser griser par l’euphorie ou la liesse collective me semble de la plus élémentaire prudence.
                    C’est pas pour plomber l’ambiance, mais bon... si on veut vraiment construire autre chose, d’abord restons zen, attentifs, studieux, et surtout prudents. Et sachons reconnaître nos amis.


                    • kitamissa kitamissa 25 octobre 2010 17:44

                      ah mais de toute manière...que ce soit les encartés de la CGT et du PCF et leurs belles promesses d’une vie meilleure ou les Encalottés et Ensoutanés de l’Eglise qui eux nous promettent la vie éternelle ( quand même hein ? ) ,c’est du kif kif bourricot ...

                      je n’ai assisté qu’en témoin aux grand’messes de ces deux formations dans ma jeunesse, et curieusement quoique encore bien qu’innocent à cet âge,je sentais déjà l’embrouille sous les belles paroles .

                      alors vous pensez bien que maintenant !....... smiley


                      • Yohan Yohan 25 octobre 2010 22:48

                        Salut Maxim.
                        Tu l’as dit. L’arnaqueur, l’arriviste, le menteur, le voleur, l"égoïste, l’obsédé, l’étrangleur, le violeur, le faux derche, quand la roue tourne, ceux là tournent avec smiley smiley 
                        et que je sache, les trotz et autres soit disant amis du peuple et partisans du grand soir, ils se sont pas signalés dans l’histoire pour avoir tricoté des mitaines à ceux qui avaient froid


                      • sisyphe sisyphe 25 octobre 2010 18:19

                        D’accord avec l’article. 


                        Et l’alternative EXISTE. 
                        Certainement pas dans les partis majoritaires ou d’opposition, mais dans un mouvement de désobéissance civile et civique, de résistance, de boycott, d’appel à l’urgente, vitale, nécessaire réforme monétaire , réclamée par tous les économistes lucides ; Lordon, Allai, Robertson, et tant d’autres. 

                        Pour cela, retour à un protectionnisme à l’échelle européenne, mais une Europe rangée à cette réforme ; pas celle, libérale, actuelle des Barroso et autres employés et représentants de la finance. 
                        Tous les peuples européens manifestent, font savoir leur refus de ce système inique ; il faut maintenant les fédérer ; tant à travers les différentes élections à venir, qu’à travers des mouvements populaires de grande ampleur. 

                        Le laminoir de la mondialisation financière ; ya basta !! 

                        Résistance, mobilisation, et solidarité. 

                        • Jean 25 octobre 2010 22:24

                          cheminot avec 3000 euros net/mois, c’ est qui ça un directeur ? ou vous rêvez ?


                        • sisyphe sisyphe 25 octobre 2010 23:08

                          Je pense que tous les citoyens européens ressentent et comprennent les mêmes choses ; ils y réagissent et tentent d’y résister tous à leur façon. 


                          Comment fédérer les citoyens au delà des partis, des représentants des états ; c’est le problème qui se pose, d’urgence... 

                          Plus facile à dire qu’à faire, c’est vrai ; mais des moyens existent, par la fédération des mouvements de consommateurs, de citoyens, les possibilités de référendums d’initiative citoyenne, les mouvements de boycott, le recours à certains règlements de justice de la communauté européenne ; nécessaire, bien sûr de vaincre les corporatismes, en essayant de les faire se rejoindre, parce qu’au bout du compte, à mon avis, chacun ressent cette nécessité de se solidariser ; les sondages (entre autres) le montrent.

                          Il faut que les citoyens croient en leur pouvoir ; en démocratie, c’est à eux qu’il revient (au moins de dire non), quand les élus ne représentent plus leurs intérêts. 

                          Oui, le pouvoir est aux citoyens ; pas aux agences de notation des banques... et aux « marchés », s’ils le déterminent, et se servent adroitement des failles des institutions. 

                          Résistance, mobilisation et solidarité. 



                        • Yohan Yohan 25 octobre 2010 23:17

                          Va raconter ça au petit peuple de Timisoara, ils ont besoin de gens comme toi pour les faire rêver de Causescu  smiley 
                          D’ailleurs Sisyphe qu’est-ce que tu fous encore ici en Sarkosie ? , je te croyais dans une île paradisiaque en train d’écrire le nouveau petit livre rouge illustré pour les nuls smiley 


                        • sisyphe sisyphe 26 octobre 2010 02:41

                          Tandis que toi, on te croyait à ConnardLand ........... et on s’aperçoit que tu y es .... 

                          Mais c’est vrai que tu n’en as plus bougé depuis tellement longtemps.. 
                          tu y as tes racines, maintenant....
                           smiley 

                        • pastori 25 octobre 2010 19:17

                          tiens, catamisa trouve ça normal ! il appelle ça des appariteurs ! 


                          il y aurait des gens qui seraient capables de faire ça pour le fric ? la maigre paye ? mais je préfère manier le parteau piqueur et pouvoir me regarder dans la glace ! 

                          s’ c’est vrai, bien sûr !
                          exemple de ce que ce régime pourrait accepter ? :

                          sur le coté droit à coté de cet article sur la page d’AV, il y a une vidéo sur laquelle Mélanchon accuse la police de se déguiser en casseurs pour envoyer des pierres sur les vitrines de servir d’ encouragement à des casseurs afin de justifier la répression et discréditer les manifs ?

                          si celà est vraisi, je répète, 

                          la chose serait très grave : 

                           ça voudrait dire que de jeunes policiers fonctionnaires, payés par les contribuables, seraient capables de perdre leur âme pour la solde, au point d’obéir à des ordres tellement tordus qu’ils font frémir, ou prendre eux mêmes de telles initiatives ?

                          s’ils n’ont pas d’ordres, ils seraient alors plus condamnables que les casseurs eux mêmes puisque chargés de donner l’exemple. 

                          dans ce cas, ce serait pour les manifestants un devoir d’obéir au ministre de l’intérieur, en appliquant les recommandations de délation, de capturer ces ultras-délinquants qui ont infiltré les rangs de la police républicaine et de les remettre à la justice !

                          car sans sanctions, Dieu sait où ces jeunes fonctionnaires, s’ils commencent comme ça, pourraient aller !

                          en tout cas, je n’ai pas vu des syndicalistes policiers venir à la télé comme d’habitude pour dire que c’est faux !

                          si cela est vrai, jusqu’où peuvent aller ces fonctionnaires pour plaire à un régime ? je ne connais aucun exemple similaire dans l’histoire.


                          je ne peux pas me résoudre à y croire.


                          • Jean 25 octobre 2010 22:28

                            C’ est quoi, c’ est du second degré votre commentaire ? ou vous êtes naïf ?

                            Je préfère croire à la première solution, ou alors encore vous êtes bien jeune.


                          • La tour de garde 26 octobre 2010 06:21

                            il y a eu un précédant les SA dans les années 1930


                          • pastori 25 octobre 2010 19:36


                            et en outre, Catmisa et le chat qui se plaignent que les flon flon et les frites des fêtes de gauche n’ont pas abouti à une vie meilleure, la faute à qui ?

                            « je pense aux pauvres types de mon enfance qui se sont fait entuber par ces beaux discours »

                            ils se sont entubés eux mêmes en portant aux pouvoir les nantis. 
                            les gouvernement de gauche pouvaient faire quoi avec la mondialisation en place et l’europe des puissants déjà crée ?

                            fallait-il encore arriver au pouvoir et gouverner pour mettre en oeuvre ces espérances, pour ces démocrates qui ne pouvaient compter que sur le suffrage universel pour y arriver !


                            alors que les imbéciles faisaient chorus avec les fachos qui avaient tout intérêt à les traiter de « totalitaires » ! et aujourd’hui, c’est qui les totalitaires ?


                            les riches luttes pour leur classe. ils sont solidaires et gagnent alors que minoritaires. avec l’aide des pauvres qui écoutent les sirènes, donnent leurs voix à la droite et jusqu’à l’extrême droite.

                            et il comptent sur le milliardaire lepen et sa garde rapprochée qui s’apprête a faire ami avec l’ump pour retrouver leurs espoirs perdus ?

                            et après ils se plaignent que les lendemains qui chantent sont pour les r iches qu’ils soutiennent ! 
                            faudrait savoir !

                            • LE CHAT LE CHAT 26 octobre 2010 14:41

                               @ pastori ,
                              on a vu ce que ça a donné ta gauche au pouvoir , avec ou sans les communistes ,ce fut aussi de la merde en tube ! tes gens de gôôôche ont enrichi les riches encore plus que la droite !
                              quand au FN , c’est l’UMP qui lui court après et pas l’inverse ! mais sans succès aucun , le FN est pas aux ordres du NWO & Bilderberg !

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