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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Atelier Constituant

Atelier Constituant

Le 25 janvier c'est tenu à Nancy un atelier constituant organisé par Utopia Lorraine et des Gentils Virus, avec en invité Etienne Chouard. Trois thèmes ont été proposés. Pour l'organisation, et compte tenu du nombre de participants ainsi que du nombre prévu pour chaque atelier (15 personnes) et le délais de ceux-ci, il n'était possible de participer qu'à deux de ces trois ateliers (c'est un point un peu négatif, dans la mesure où les trois ateliers sont complémentaires et intéressants). J'ai participé à deux de ces ateliers (ateliers 1 et 3), et je vous livre ici mon compte rendu du premier de ceux-ci (atelier 1).

Comment tout citoyen peut-il être co-auteur d'une constitution ?

1ère partie : L'atelier est composé de 15 personnes (2/3 hommes et 1/3 femmes). On commence pas un tour de table permettant à chacun de dire ce qu'est une constitution (de son point de vue). Durée = +/- 30 minutes. Voici en substance les réponses apportées par les participants (identifiés par une lettre majuscule).

A - « Si on impose la paix universelle, on pourra travailler à une constitution élargie. Tant qu'on aura pas fait ça, tant que la religion sera insérée là-dedans, on n'y arrivera pas. »

B - « C'est l'organisation des luttes de pouvoir au sein d'un état. D'un autre côté, c'est aussi un peu la fin de la liberté, l'antithèse de la démocratie : la constitution instaure des limites, des lois dont nous n'aurions normalement pas besoin. »

C - « Je ne sais pas, je suis ici pour apprendre. »

D - « La constitution sert à limiter les pouvoirs des dirigeants. »

E - ? (inaudible à l'enregistrement, désolé)

F - « C'est un texte qui vise à organiser le vivre ensemble. »

G - « C'est la racine du mot le plus long de la langue française. On devrait peut-être changer le mot ou la manière de présenter la chose. C'est un garde fous. »

H - « En termes juridiques, je ne sais pas exactement quels sont les domaines d'application d'une constitution. Je ne vois pas très bien la différence entre la déclaration des droits de l'homme et la constitution. Tout ce que je sais c'est qu'il y a des lois qui sont écrites et qui ne sont pas respectées, et qu'il y a des inégalités flagrantes, comme les avantages donnés au statut juridique des "personnes morales" (entreprises) sur les personnes physiques (individus). Je pense aussi que la démarche de réappropriation du droit constitutionnel s'apparente à la démarche d'appropriation par le partage (notions de gratuité des échanges mutuels) dans le domaine des logiciels libres. »

I - « Je suis là pour découvrir et apprendre ce que c'est qu'échanger (des idées) en groupe. Sur la constitution, j'ai de vagues souvenirs de cours, mais je confond aussi droits de l'homme et constitution, mais j'ai compris que cela avait une vraie importance pour nous tous (simple électeurs). »

J - « J'ai de vieux restes de cours de droit administratif et constitutionnel. Pour moi, la constitution ce sont les règles de fonctionnement des institutions, des différents pouvoirs. Donc j'ai été formatée et, pour moi, c'est très compliqué d'imaginer un mode de fonctionnement différent. Mais je suis ici pour me remettre en cause et changer cette impression. »

K - « Moi je n'ai pas de reste, sans doute parce que je dormais en cours, donc je suis ouverte et je vais sans doute plus écouter que donner aujourd'hui. »

L - « La constitution c'est ce qui existe avant les lois, c'est la base, la fondation de la maison. On a déjà une constitution ; la question c'est de savoir ce qu'il y a dedans et voir s'il y a des choses à modifier et comment. Je pense (a priori) que la constitution est déjà très bien écrite mais qu'elle n'est sûrement pas claire, ce qui permet de multiples interprétations. Il faudrait certainement que la constitution soit plus claire, même si je crois que tout n'est pas mauvais dedans. L'interprétation et l'application par les politiciens, c'est encore autre chose. »

M - « Je viens essentiellement pour soigner mon inculture concernant la question de la constitution. Sinon, je suis étudiant en permaculture et en économie basée sur les ressources. »

N - « La constitution, c'est un contrat social, donc un contrat entre les membres d'un groupe d'humains qui décident de faire société et de vivre ensemble selon des règles communes et de se "constituer" (d'où le mot constitution). Donc, pour moi, la constitution doit, sinon être écrite par tous, du moins connue et acceptée par tous. Quand on dit par exemple "nul n'est censé ignorer la loi", je ne suis pas d'accord ; par contre, je considère que nul ne devrait ignorer la constitution, parce que c'est la base du droit. Là dessus, je voudrais ajouter une réflexion qui me parait importante. On ne pourrait sans doute pas faire société si nous n'établissions pas une constitution commune (raison pour laquelle je suis ici), mais je ne pense pas qu'il faille une constitution par nature, mais plutôt par défaut. On a dans la tête que le droit permet de résoudre les problèmes : je ne le crois pas. Les lois ne résolvent pas nos problèmes, mais ne sont que l'expression tragique de notre impuissance à résoudre les problèmes. Pour moi, des lois, il devrait y en avoir très peu et elles devraient être provisoires, jusqu'au moment où l'on parvient à résoudre les problèmes pour lesquelles elles ont été écrites. Sinon, on en arrive très vite à avoir trop de lois, ce qui est le cas dans nos sociétés. »

O - « Ma démarche ici est surtout de dire que nous (simples électeurs) somment en capacité, chacun, de participer à l'élaboration de notre constitution ; ce n'est pas nécessairement (une tâche) réservé(e) à un groupe d'experts. La question c'est "comment parvenir à écrire les règles de vie communes ensemble ?" »

Analyse et commentaires (débriefing personnel)

C, K et M (20 % des participants) ont exprimé leur ignorance, leur besoin et leur volonté d'apprendre. E est inaudible sur la bande son. En articulant les éléments de définition des 11 autres participants (73% des participants), voici comment le cerveau collectif a donc définit a priori la constitution (ce n'est bien sûr qu' une des lectures possibles) :

« La constitution est un texte ayant une vraie importance pour nous tous (I). C'est un contrat social entre les membres d'un groupe d'humains qui décident de faire société et de vivre ensemble selon des règles communes (N), un texte supérieur instituant les fondements du droit (L). Nul ne devrait ignorer la constitution, parce que c'est la base du droit (N). Ce texte a pour vocation de limiter les pouvoirs des mandataires (D + G), organiser le vivre ensemble (F), organiser les luttes de pouvoir au sein d'un état (B), imposer la paix universelle (A). Toutefois, on observe malgré tout qu'il existe des inégalités flagrantes et que les lois et la constitution ne sont pas toujours respectées (H). Il apparait que l'application des lois ne résout pas les problèmes, mais ne constitue que l'expression tragique de notre impuissance à résoudre les problèmes (N), et qu'elles ont notamment pour conséquence de nuire à la liberté individuelle, voir consacrer l'antithèse de la démocratie (B). Même si tout n'est pas mauvais dans la constitution, il faudrait certainement qu'elle soit réécrite de façon plus claire (L). C'est très compliqué d'imaginer un mode de fonctionnement différent (J), néanmoins, nous, simples citoyens, somment en capacité, chacun, de participer à l'élaboration de notre constitution (O). »

En articulant de la sorte les différentes approches individuelles, on observe que l'on obtient une définition relativement bonne de ce qu'est - ou devrait être - une constitution (les uns exprimant ce qu'elle est actuellement selon ce qu'ils en perçoivent, les autres exprimant ce qu'ils aimeraient qu'elle soit idéalement). Cette observation tend, il me semble, à montrer que l'intelligence collective est supérieure à l'intelligence individuelle, démontrant qu'il est peut-être plus efficace et plus juste de recourir à l'intelligence collective d'un ensemble d'individus non experts, qu'à quelques intelligences individuelles plus pointues.

Pris individuellement, nous voyons bien, en effet, que la plupart de ces définitions sont très incomplètes et critiquables, et cependant, l'articulation de chacune d'entre elles dans une vision collective, considérant l'expression de chacun comme une pièce de puzzle, un élément isolé de la réponse, permet de dégager un sens commun et une définition qui, elle, est plus complète et plus juste, proche de ce que l'on recherche. On obtient donc, en à peu près un demi-heure d'expression libre sur une question précise, une réponse collective très satisfaisante, compte tenu du fait que, pour la plupart, les participants n'ont aucune expertise ni compétence dans le domaine juridique.

Si à première vue on peut avoir l'impression que cet échange de vues est brouillon, maladroit, imprécis, allant dans toutes les directions et apparemment peu pertinent, il me semble, a posteriori, que l'on y trouve au contraire une pertinence étonnante, pour autant que l'on procède d'une vue d'ensemble, en ayant l'humilité de ne pas considérer son propre point de vue comme supérieur à celui des autres, mais participant d'une intelligence supérieure qui est celle du collectif. Là où certains ne percevront de ces échanges qu'un « gloubi-boulga » informe et indigeste, je perçois au contraire une cohérence d'ensemble à même de déterminer un sens et une direction collective.

Peut-être avons-nous là un indice de la forme d'intelligence que nous aurions intérêt à encourager et renforcer : l'intelligence collective. C'est par ailleurs précisément ce qui ressort du commentaire de l'intervenant H. Je trouve cela très encouragent et apportant un indice très concret pour étayer l'hypothèse de la supériorité du processus démocratique, contribuant à invalider les arguments des opposants à la (vraie) démocratie (qu'ils appellent "démocratie participative" ou "démocratie directe" - pléonasmes) qui estiment que le peuple est ignorant, inconstant, emporté, versatile et corrompu, sans doute pour justifier leur démophobie et leurs choix élitistes et oligarchiques. La crainte de l'ochlocratie, bien que compréhensible, n'est sans doute pas l'ultima ratio du débat « pour ou contre la démocratie », même si ce débat mérite bien entendu d'être abordé.

Il y a certes des imperfections, des éléments à débattre, préciser, approfondir, perfectionner, voir supprimer dans la définition donnée ci-dessus. Il ne s'agit pas de dire qu'elle est "parfaite". N'oublions pas que ce n'est là qu'un premier jet, un instantané, une base obtenue en une demi heure de discussion libre, plus une demi heure de mise en forme (débriefing personnel). Il s'agit juste de montrer que chacun peut apporter sa pierre à l'édifice et participer au travail commun, qu'il n'y a pas de "bons" ou de "mauvais" éléments, mais des expressions et des sensibilités différentes qui, sous une apparente incohérence (le paquet de pièces de puzzle éparpillés dans la boîte) peuvent faire sens si l'on articule les pièces avec discernement. Voyez donc ceci comme une base de travail, une pierre à peine dégrossie, et imaginez ce que cela pourrait donner en poursuivant le travail dans une même démarche.

__________________________________

2ème partie : Débat libre où de nombreux points sont abordés. Durée = +/- 30 minutes.

  • intérêt général contre intérêts particuliers ou communautaires (thème central).
  • problème du communautarisme, intriqué dans la question de la liberté d'associations politiquement actives et la possible dérive lobbyiste : comment ne pas restreindre la liberté d'association à caractère politique, tout en préservant l'intérêt général de l'influence des lobbys financiers, industriels et communautaires ?
  • différence entre la police moderne (en corps au service du pouvoir) et la police de l'ancien régime (non formée en corps, attachées à une commune et au service du peuple ; ex. la police des grains).
  • la question de la dépendance des individus au système productif, notamment en relation à l'alimentation, et la nécessité de redevenir moins dépendant et plus autonome sur le plan alimentaire (par exemple, via les incroyables comestibles, la permaculture, les potagers individuels ou collectifs, les producteurs locaux, etc.).
  • différence entre les « communautés d'habitants » de l'ancien régime et les « communautés de communes » modernes ; les premières étant des communautés démocratiques et politiquement active au plan local[1], les secondes ayant vocation à briser l'unité des communes pour les empêcher de résister au dictat de l'administration (de l'Etat et de l'Union Européenne).
  • importance de connaître l'histoire.
  • société d'abondance contre société de consommation : l'économie par le partage des ressources contre l'économie de marché (paradigme du partage contre paradigme de l'échange). Partage du travail et des richesses.
  • comment partager les ressources et les produits qui en découle en pratique ?
  •  « imposer la paix » = dictature ; ne vaut-il pas mieux trouver les mécanismes sociaux, culturels et économiques pour parvenir à la paix sans qu'elle soit imposée (sinon, imposée par qui ? dans quelles intentions ? avec quels moyens ?).
  • propriété privée (lucrative) conte propriété d'usage (cf. Bernard Friot)[2].
  • la répartition inéquitable des profits dans l'économie de marché capitaliste (90 % aux actionnaires, qui ne produisent rien et ne créent rien, et 10 % aux travailleurs qui produisent et innovent = esclavage moderne) .
  • comment établir des institutions qui incitent et encouragent (obligent ?) à débattre en assemblées démocratiques des sujets importants (pour mettre fin à l'apathie populaire).
  • comment organiser, en assemblée, la distribution équitable de la parole, permettre à ceux qui ont des difficultés à s'exprimer de le faire, et empêcher ceux qui ont des facilités à s'exprimer de monopoliser la parole ?
  • qu'est-ce que l'intérêt général et comment le définir / comment les pouvoirs rendent cette question insoluble et confuse pour empêcher au public de détecter les actions politiques qui portent atteinte à l'intérêt de tous.

Chacune des ces questions est restée ouverte, dans la mesure où compte tenu de la durée, il n'est pas possible d'aboutir à des développements pointus ni des conclusions. La discussion montre toutefois un intérêt des participants à s'emparer de ces sujets afin d'en faire des questions d'intérêt général, d'intérêt commun, d'intérêt public. Si l'on se fie au sujet qui a lancé le débat, en effet, tout est parti de la question de l'intérêt général, question majeure pour rencontrer les besoins de tous tout en maintenant l'unité d'une nation autour de valeurs communes et d'une constitution pérenne et démocratique permettant à chacun, dans sa différence, de s'exprimer librement sans porter atteinte à la liberté des autres. La clef de la démocratie réelle est dans l'égalité (notion à développer) : sans égalité, pas de véritable liberté.

______________________

3ème partie : Le groupe est scindé en cinq groupes de 3 personnes, regroupés par tirage au sort (pour éviter le biais des groupes se formant par affinité). L'objet est, pour trois groupes, parvenir à écrire quelques lignes pour définir l'intérêt général ; deux autres groupes vont préférer développer les thèmes 1) la non professionnalisation des mandataires publics ; 2) la liberté d'accéder à un logement individuel ou adhérer à un collectif de logement partagés[3] (à peu de chose près, cela rejoint en partie la question de l'intérêt général). Durée = +/- 30 minutes.

L'intérêt général :

Exercice particulièrement difficile. Il n'est pas si évident que ça de définir l'intérêt général, du fait même de son appellation. Les trois groupes ayant travaillé sur ce thème dégagent néanmoins quelques grandes lignes. On s'accorde en général pour considérer que :

1) La gestion des ressources est du domaine commun (ou devrait l'être) et que l'exploitation et le partage équitable de ces ressources devraient donc être du ressort de l'intérêt général.

2) Tout ce qui concerne les besoins essentiels à la vie entre dans le champs de l'intérêt général (air pur, eau potable, nourriture saine, logement décent et salubre, santé, accès aux savoirs et à la connaissance, liberté d'expression, protection de la vie privée, accès à l'énergie, accès aux moyens de communication (internet), ...)[4]

3) L'intérêt général est supérieur aux intérêts particuliers ou communautaires.

Pour illustrer une manière d'appréhender et approfondir cette question, je vous propose cette intervention en vidéo de François Flahault, qui nous parle du « bien commun » et le distingue de « l'intérêt général ».

Déprofessionnalisation des mandataires publics :

Idée : Après l'adoption d'une loi, mise à l'épreuve sur le terrain et évaluation publique de celle-ci via un referendum un an après sa mise en application, permettant soit de la confirmer (referendum positif) soit la révoquer (referendum négatif).

Le groupe a pu mettre sur papier (en une vingtaine de minutes) ces deux petits paragraphes :

« Les lois promulguées doivent garantir qu'au moins 4/5ème de la population ne montre pas d'opposition lors de sondages »

« Les médias ont l'obligation d'informer des désagréments et défaut rencontré dans l'application des lois lors de chaque JT »

Conclusion

L'ambiance de cet atelier était excellent, en dépit que s'y sont rencontré pour la première fois des gens qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, mais ayant en commun l'envie de débattre ensemble de sujets habituellement laissés aux « professionnels » juristes ou politiques. La qualité d'écoute mutuelle était bonne, il n'y a eut aucune tension, bien que des avis parfois très divergeant ont été exprimés. De façon générale, le respect de l'autre fut de mise. Les animateurs ont fait un bon travail, l'accueil était très bon enfant, sans chichi.

Plein d'idées me sont venues pour améliorer la formule et rendre ces ateliers à la fois plus attrayants, intéressants, et constructifs, et cela parce que ce premier atelier était concluant et ouvre des perspectives. L'idée de nous former entre nous, de nous emparer de sujets depuis trop longtemps abandonnés aux juristes et aux politiques et d'apprendre est essentiel pour faire évoluer la culture oligarchique qui nous empoisonne en culture démocratique. Il nous faut à présent, pour étendre ce genre d'initiative, nous mettre à développer des outils pour nous entraider et nous faciliter la tâche les uns les autres.

Notamment, j'ai le projet de mettre en place une Université Populaire (ou Citoyenne) en Ligne, permettant un accès libre à un ensemble de sources de connaissances structurées par thèmes et par degrés d'approfondissement, incluant : des références de livres, des fiches de lecture, des articles, des documentaires, des conférences, des débats, des films, des vidéos. Mais aussi, plus important, la mise en place de programmes permettant à qui veut de se lancer, dans sa région, dans la mise en place d'ateliers constituants (ou citoyens) structurés à la manière de cours. Je vous tiendrais informé de l'avancement de ce projet.



[3] Si j'ai bien compris ?

[4] Notez que personne n'a mentionné la liberté de culte, considérée peut-être comme un intérêt communautaire ?

 


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115 réactions à cet article    


  • Vipère Vipère 8 février 2014 09:30

    Bonjour l’auteur

    Excellente initiative d’éducation politique, indépendante et libre, non asservie au Pouvoir vertical.


    • Morpheus Morpheus 8 février 2014 11:30

      Merci le serpent smiley


    • Morpheus Morpheus 8 février 2014 23:11

      @ Gros macho

      Dans le cadre d’une (vraie) démocratie, ceux qui organise les procédures (dont le tirage au sort) sont des mandataires publics (ou des magistrats) qui n’ont en réalité qu’un pouvoir limité à leur fonction, et qui sont contrôlés par diverses mesures (docimasie, mandats impératifs, courts et non renouvelables, reddition des comptes et révocabilité du mandat à tout moment). Ces mesures de contrôle assure que les mandataires agiront de manière « vertueuse » (conforme à leur mandat).

      A l’inverse du système oligarchique dans lequel nous sommes, la démocratie ne fait pas le pari que les mandataires soient vertueux ou compétents : elle s’assure, par ces mesures de contrôles, que les mandataires agiront de façon vertueuse et responsable (sinon, sanctions à la clef, comme n’importe quel employé qui abuse ou qui faute dans une entreprise).

      Le pouvoir suprême, c’est-à-dire le pouvoir de décision qui consiste dans le fait de voter les lois (le pouvoir le plus important dans un état de droit), demeure entre les mains des citoyens, de sorte que les mandataires sont et restent des administrateurs, des serviteurs, et non des maîtres politiques.

      Cela répond-il à ta question ? smiley


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 9 février 2014 10:06

      c’est quoi ces comités qui s’activent partout meme dans les petites villes de province ILS ROULENT POUR QUI  ?????

      A PART S ILS ROULENT POUR UNE 3ème VOIE AUTRE QUE L UMPFN-PS

      CELA POURRAIT ETRE UNE BONNE CHOSE  !!!!


    • Dominique TONIN Dominique TONIN 9 février 2014 12:04

      @ gros macho,

      Vouloir changer la société en mieux, se mettre en avant, puis s’effacer, cela porte un nom, c’est de l’altruisme !
      Je connais la position d’E.CHOUARD qui veut bien mettre en place la démocratie réelle, et il en est capable, mais sans chef....c’est impossible !
      Pour enlever le pouvoir à ceux qui nous l’ont volé, il faut qu’il y en ait un qui se présente -j’en suis- pour effectivement, abandonner ce pouvoir au peuple tout de suite après, c’est la règle, altruiste, je préciserais.
      Accessoirement, rien n’empêche, non plus, de procéder à une élection d’un "responsable de la démocratie réelle ! Toutes les pistes sont ouvertes pourvu que l’on ne retombe pas dans le carcan habituel que constitue le carriérisme politique et leurs affidés.

    • Morpheus Morpheus 9 février 2014 13:06

      Je n’ai pas de réponse à cela. Je suis viscéralement devenu méfiant à l’égard de ceux qui veulent le pouvoir et vis-à-vis des chefs - même bien intentionné.

      Je refuse de me laisser enfermer dans le cadre forcément piégé du système électoral. Je considère que ce qui nous sert de constitution n’est pas NOTRE constitution, et donc que ce cadre n’est pas NOTRE cadre, mais une prison. Et je suis réaliste : aucun « prisonnier » ne sera élu dans ce cadre : seuls des matons peuvent être élus. Donc je n’y crois pas.


    • Mani Mani 8 février 2014 11:03

      Merci Morpheus pour cette rétrospective.
      Belle mise en pratique de ce qu’est l’intelligence collective en effet !
      Ces ateliers sont un beau germe de ce que pourrait être une démocratie, et le projet de mettre en place, de démocratiser des ateliers tels que celui ci un peu partout semble une excellente chose.
      Reste à donner envie au gens de s’y intéresser et d’y aller, et d’avoir l’humilité nécessaire pour apprendre, et oser s’impliquer. Le plus dur étant ce dernier point, trop contradictoire avec le mode de pensée type qui considère que celui qui ne « sait pas » (encore) est un « incompétent ».


      • Morpheus Morpheus 8 février 2014 11:29

        Salut Mani smiley

        C’est parce que nous sommes « incompétents » que nous pouvons apprendre. Celui qui se crois compétent pense souvent ne rien devoir apprendre. Et c’est parce que nous ne voulons pas le pouvoir que nous sommes légitimes. On a un bel avantage pour nous, c’est que nous pouvons réellement nous passer des structures traditionnelles d’éducation pour apprendre, et cela grâce à l’outil internet. C’est ce qui nous permet de rester indépendants. Syvlain R. de « La Catalyse » a fait l’amère expérience, dans sa ville de Chambéry, de la main-mise de l’establishment sur l’ »Université Populaire« qui y siège. C’est tout de même fort de café !

        Merci de ton commentaire.


      • Mani Mani 9 février 2014 14:17

        En effet j’ai suivi les « aventures » de Sylvain R.
        Un bel exemple de tentative de mise en pratique et de la difficulté de celle ci.
        Il est clair qu’un des points centraux dans la perspective de sortir du système oligarchique actuel est l’éducation, de tous par tous.

        Je me trompe peut être, mais j’ai l’impression que les incohérences dont nous sommes tous témoins prennent de plus en plus de place, et « forcent » de plus en plus les gens à s’interroger et à s’ouvrir. On entend de moins en moins le bon vieux discours TINA, du moins dans la bouche et l’esprit de ceux qui n’ont pas de rapport avec le pouvoir, le peuple, la majorité. Et parler de tirage au sort devient un des discours que certains veulent bien entendre aujourd’hui, ce qui n’était pas autant le cas l’année dernière par exemple, et encore moins l’année d’avant.

        Nous sommes de plus en plus à oser imaginer qu’il y en a, des alternatives, et c’est ainsi que les choses pourront évoluer.
        C’est une toute première étape indispensable, et elle est en œuvre.
        A nous tous de continuer à nous éduquer de plus en plus, mutuellement, via des ateliers, des débats ou toute autre forme démocratique d’échanges pédagogiques et constructifs.


      • Alpaco 8 février 2014 11:39

        Bonjour Morpheus,

        C’est une démarche nécessaire que de décomplexer les gens sur leur aptitude à réfléchir sur la politique et l’économie. Aucun diplôme n’est utile pour observer et s’interroger sur le monde qui nous entoure, ses incohérences, ses injustices, et constater l’inefficacité récurrente de nos représentants (« démocratiquement élus ») pour les résoudre.
        Le complexe de la blouse blanche (j’ai pas le diplôme donc je ne peux ni comprendre le problème, ni le résoudre) laissons aux présentateurs de JT.

        C’est sur que remettre en question l’intérêt général et l’intérêt particulier, la propriété telle qu’apprise : usus, fructus et absus, ça fait mal au cul de ceux qui sont biens installés dans le système. Notamment le « petit bourgeois » qui va se demander ce qu’il va lui rester de ce qu’il possède et s’il va toujours « gagner » autant d’argent. Oublie-t-il de se demander s’il peut être plus heureux ?

        Comme l’écrivait un philosophe : « 142 hommes ont dressé en un jour l’obélisque de la concorde, mais un seul homme n’y parviendrait pas en 142 jours ».


        • Morpheus Morpheus 8 février 2014 11:49

          « décomplexer les gens sur leur aptitude à réfléchir » et penser la société par eux-même, c’est exactement de cela qu’il s’agit Alpaco smiley

          N’hésitez pas (vous et tous les agoravoxiens qui le souhaitent) à vous emparer ici même d’un des nombreux sujets avancés lors de cet atelier : Aagoravox peut aussi être un formidable outil d’échange, si nous le voulons smiley


        • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 février 2014 13:04

           « 142 hommes ont dressé en un jour l’obélisque de la concorde, mais un seul homme n’y parviendrait pas en 142 jours »


          Oui bin depuis, on a inventé la grue et les systèmes hydrauliques...

        • esteban 8 février 2014 13:23

          Toujours cette histoire du prophète, de la lune, toussa, hein Mmarvin.
          Sinon, entre les lignes, se cache peut-être quelque chose. Enfin je dis ça je dis rien, je sais que l’américain n’écoute que lui et se fiche des autres.


        • Alpaco 8 février 2014 14:28

          Mmarvinbear a encore tout compris,

          A ton avis Mmarvinbear, est-ce que un homme seul inventera et construira « la grue et les systèmes hydrauliques » plus vite que cent quarante deux hommes ?

          Un peu d’humour ne fait pas de mal.


        • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 février 2014 22:13

          Il faut quand même que vous vous rendiez compte que pas mal de proverbes ne sont en fin de compte que des aphorismes à la con...


        • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 10 février 2014 12:23

          « Pas mal de proverbes ne sont en fin de compte que des aphorismes à la con... »

          Et ça, c’est un aphorisme ou un proverbe ?

        • Philippe VERGNES 8 février 2014 11:49

          Bonjour Morpheus,

          Au delà du constat que nous sommes de plus en plus nombreux à poser sur la dérive de notre société, il est intéressant de constater que de plus en plus de personnes, hors des partis politiques lobotomisés par l’idéologie qu’ils défendent, se rassemblent et s’interrogent sur la notion même de démocratie.

          En quelques semaines, plusieurs associations qui ont pour noms Les Citoyens Constituants se sont montées pour défendre l’idée du tirage au sort : à Paris, Béziers et Toulouse pour le moment et d’autres semblent être à venir. Car il n’est plus possible de nos jours que nos lois soient votées par des groupuscules qui défendent leurs intérêts propres au détriment de l’intérêt général (lobby pro-israélien, LGBT, financier, agricole - Monsanto -, etc.).

          Aujourd’hui, il faut rompre avec cette dynamique qui poussent les gens à des extrêmes et au communautarisme grégaire. Mais pour cela, encore faut-il informer correctement le quidam de base que les mass-médias se chargent de manipuler et de discipliner.

          Dans cette optique, un projet d’Université Populaire pourrait également être un germe qui vient renforcer ces initiatives locales afin d’atteindre un tel but. L’idée est à développer et elle me fait penser au site que l’Université Mc Gill a construit pour transmettre les connaissances dont nous disposons actuellement sur le cerveau humain selon trois niveaux : débutant, intermédiaire, avancé (cf. Le cerveau à tout les niveaux).

          Ainsi, tout le monde y trouve son compte et peut y puiser des informations pour simplement s’informer ou bien parfaire ses connaissances sur tel ou tel autre sujet relatif au fonction cérébrale. Ce site est devenu depuis une référence chez les psychologues professionnels pour s’informer de l’actualité des découvertes dans son domaine de compétence.

          Il faut admettre qu’en lisant certains commentaires, une instruction à ce qu’est une véritable démocratie reste à faire dans notre pays.

          Bref, y’a du boulot en perspective pour qui veut bien s’y lancer.

          Cordialement.


          • Morpheus Morpheus 8 février 2014 12:02

            « L’idée est à développer et elle me fait penser au site que l’Université Mc Gill a construit pour transmettre les connaissances dont nous disposons actuellement sur le cerveau humain selon trois niveaux : débutant, intermédiaire, avancé (cf. Le cerveau à tout les niveaux). »

            C’est exactement comme cela que je l’imagine : apprenti, compagnon, initié (pour éviter le terme « maître » qui existait dans les guildes de l’ancien régime). Je vais m’intéresser à Mc Gill, merci du tuyau Philippe smiley


          • Sylvain62 8 février 2014 11:54

            Excellente initiative, elle contribue à l’éveil citoyen. Les gens devraient se réapproprier cet espace, les technocrates et politiciens n’ont conservé que depuis trop longtemps l’exclusivité de la chose politique. 


            Il faut en effet déprofessionnaliser la politique et réduire drastiquement le nombre de nos « représentants » issus du moule en faveur de citoyens dotés d’un projet qui ne répond qu’à l’intérêt général et non pas à l’intérêt d’une caste. L’exemple islandais est là pour nous rappeler que la solution viendra du peuple pour le peuple et non de politiciens attachés à leurs privilèges et incapables de concevoir le débat public autrement qu’à travers les clous d’un vote entre des candidats imposés et non choisis sinon par leurs pairs, petites magouilles et partages de fiefs entre amis.

            • Morpheus Morpheus 8 février 2014 12:07

              Oui, et en plus, on voit bien depuis quelques semaines qu’ils vont jusqu’à s’emparer de l’institution pédagogique (l’éducation nationale) pour en faire un outil de propagande et de décervelage, ce qui est un signal qu’il devient urgent de nous réapproprier le savoir (si nous ne le voyons pas maintenant, nous ne le verrons jamais).


            • caleb irri 8 février 2014 13:09

              @ Morpheus


              Bonjour,

              Je ne connaissais pas ces « ateliers » qui sont à mon avis un très bon exercice, ne serait-ce que pour que les citoyens comme les organisateurs de ce genre d’initiatives se rendent compte et de la difficulté de rendre accessibles des notions aussi complexes que la Constitution ou l’intérêt général, mais aussi du manque de connaissance assez répandu de ce genre de notions. 

              J’ai déjà parlé de ce sujet il y a peu dans un article (voir http://calebirri.unblog.fr/2014/01/17/confiance-dans-les-politiques-perdue-et-si-on-faisait-sans-eux/), et votre volonté de créer une sorte « d’université citoyenne » est assez complémentaire du « manuel du citoyen » dont j’évoque la création dans cet article.

              Il devient nécessaire de travailler à ce genre d’outils et si vous êtes partant, j’aimerais bien discuter plus avant avec vous de votre vision de cette « université en ligne »... N’hésitez pas à me contacter.


              Caleb Irri

              PS : savez-vous s’il existe une vidéo de ces débats, et si d’autres ateliers sont prévus et où et quand ? Je ne sais pas si c’est déjà le cas, mais il serait bon qu’il existe un site permettant de regarder les débats, d’avoir les dates des prochains et pourquoi pas des discussions « en ligne » sur le sujet...

               

              • Morpheus Morpheus 8 février 2014 14:31

                Bonjour Caleb smiley

                Alors, il n’y a pas de vidéo, par contre il existe une bande son pour l’atelier 1 (premier groupe) et 3 (deuxième groupe) (ceux auxquels j’ai participé), de qualité disons, moyenne.

                Je vais vous recontacter pour voir si nous ne pourrions pas travailler en synergie avec votre projet : il y a plus dans plusieurs têtes, fédérons-nous smiley


              • alberto alberto 8 février 2014 13:21

                Bravo Morpheus !

                Utopistes diront certains ?

                Pour moi, c’est le levain d’une société en mutation...

                Bien à toi.


                • Robert GIL ROBERT GIL 8 février 2014 13:27

                  parfois chouard est ambiguë...

                  voir : ETIENNE CHOUARD, DOUBLE FACE ?

                  merci d’éviter les réponses en disant que c’est moi qui serait ambiguë...je connais les loustics !


                  • Philippe VERGNES 8 février 2014 13:51

                    Bonjour M. Robert GIL,

                    En fait, en toute franchise... vous n’êtes pas ambiguë : à lire le texte sur le site dont vous n’avez de cesse de faire la promotion sur Agoravox (je suppose qu’il est de vous ??!!), vous êtes un fasciste qui s’ignore. Tout comme à l’image des homophobes qui haïssent les homosexuels, mais se mettent à bander lorsqu’ils visionnent des films pornos homosexuels.

                    Cela vous convient-il mieux comme réponse ??? smiley


                  • Morpheus Morpheus 8 février 2014 14:37

                    @ ROBERT
                    Le lien que vous mentionnez renvoie à un article qui n’est que calomnies, syllogismes, amalgames, bref, la stratégie classique des »anti« fascistes canal hystérique.

                    Chouard a répondu cent fois à ces attaques malhonnêtes, et il a cent fois été ignoré, parce que ces critiques sont tout simplement infondées, malveillantes et malhonnêtes.

                    Mais le sujet de cet article n’est pas Étienne Chouard, c’est la réappropriation par le peuple de thèmes politiques qui le regarde et le partage, entre nous, du savoir. Tu gagnerais, j’en suis certain, à prendre tes distances (esprit critique) vis-à-vis de cette pseudo gauche qui n’a plus de gauche que le nom (et les méthodes).


                  • Robert GIL ROBERT GIL 8 février 2014 15:35

                    Philippe,
                    vous ne faites pas dans l’originalité, sur ce site on me traite de sioniste, d’etre a la solde du syteme, de gaucho, de facho, d’agent infiltré paye par la maffia européenne, d’idiot utile au syteme, de fonctionnaire en activité puis d’agent EDF a la retraite, de revisioniste puis de communiste...peut-etre bientot de conspirationniste, mes detracteurs ne sont pas a une idiotie prés !

                    Vous auriez pu faire preuve de plus d’imagination...ah si, vous ajouter « qui s’ignore ». Bon allez, je suis bon joueur et je dis que ça compte !


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 février 2014 17:37

                    Robert Gil,

                    Chouard a une qualité qui échappe totalement aux esprits obtus, il veut discuter et débattre avec tout le monde.

                    Discuter, débattre, échanger des infos et des arguments, n’a jamais signifié « collaborer » ou « approuver ». A la fin de la discussion, il y a des points sur lesquels on est d’accord, d’autres pas.

                    La principale divergence entre Chouard et Asselineau, c’est que Chouard veut la disparition des Partis politiques.

                    Pour Asselineau, les citoyens isolés seraient encore plus influencés par les médias et les lobbys. On a est restés à ce désaccord, chacun poursuit son chemin.

                    Ce qui n’empêche pas Chouard d’avoir pointé « les 10 raisons de sortir de l’ UE »

                    Si Chouard commet des erreurs, qui n’en commet pas ?

                    On nous bien fait miroiter pendant près d’un siècle, que l’ URSS était le paradis sur terre, et que le PS était de Gauche... .

                    Je n’ai pas le souvenir que les propagandistes aient jamais présenté la moindre excuse.


                  • Morpheus Morpheus 8 février 2014 18:07

                    @ Fifi

                    En ce qui me concerne, je suis d’accord à 100 % avec le fait qu’il nous faut sortir de l’Union Européenne (je dis « nous » et pourtant je suis belge, c’est vous dire les limites des concepts « nationaux » aussi : nous partageons la même culture (le français) et la même histoire (Napoléon, ce salaud, nous a même laisser son foutu code civil), donc je me sent autant « français » que « belge - à ce ci près que je n’aime ni la monarchie, ni la république comme système). Sans cette sortie de l’UE et de l’Euro, on sera toujours sous la dictature technocratique de ce »machin" (Couard aussi est d’accord avec ça).

                    Et je reconnais que de tous les partis politiques dont j’ai entendu les programmes et les discours, seul l’UPR est convaincant et très clair sur cet objectif. Mon seul reproche à F. Asselineau c’est sa critique très peu sérieuse de la procédure du tirage au sort : il ressasse des vieux poncifs démophobes qui ne résistent pas à l’analyse.

                     smiley


                  • Philippe VERGNES 8 février 2014 20:20

                    @ Robert GIL,

                    Si vous dîtes que ça compte... je vous plusse. smiley

                    Considérer que ce sera ma BA de la journée.

                    Toutefois « qui s’ignore » signifie aussi qu’il serait peut-être plus utile pour vous - en tout premier lieu - et pour autrui - par effet ricochet - de prendre conscience qu’on ne peut pas s’ingénier à calomnier quelqu’un (Etienne CHOUARD en l’occurrence dans votre article) avec une rare médisance tout en cherchant à se faire passer pour un parangon de la vertu démocratique.

                    Une telle attitude qui consiste à proclamer avec conviction « faîte ce que je dis, mais pas ce que je fais... » est à proprement parler : doctrinaire. Or qu’est-ce qu’un fasciste si ce n’est un doctrinaire ???

                    Vous gagnerez en crédibilité si appreniez à écoutez les personnes qui ne partagent pas vos opinions, car c’est ce que fait Étienne CHOUARD quitte à se taper des critiques absconses et infondées telles que vous avez été capable de l’écrire avec une absence de discernement qui frise l’hystérie.

                    J’ai rarement lu un tel salmigondis d’obscénités savamment policées à l’encontre de quelqu’un dont on se demande bien ce qu’il a pu vous faire pour s’attirer une telle animosité de votre part.

                    De telles attaques perverses me laissent toujours perplexe.


                  • jef88 jef88 8 février 2014 13:35

                    en passant par la lorraine ....


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 13:56

                      robert étienne chouard est un démocrate c’est pas ambiguë que contrairement à toi il respecte et tolère les gens qui ne sont pas de ton avis comme les droitistes ou les nationalistes. La démocratie n’est pas la propriété de la gauche mondialiste libertaire.

                      tu vois patriote,tu t’enfermes, car tu n’en a rien a foutre de la démocratie, moi non plus d’ailleur,laisse moi enuméré
                      democrate ambigue pas toi ton avis droitiste nationalist democratie pas gauche mondialiste libertaire,a part ca tu fais quoi ?


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 14:24

                      patriote, j’en ai rien a foutre de la démocratie,et encore moins de personne qui l’utilise pour ne pas dire ce qu’ils disent,le problëme étant que tu n’en a rien a foutre aussi,il serait temps de revoire ta haine et repenser comment a par les emmigrés tu n’aurais plus besoin d’eux pour dire autre chose


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 14:29

                      je sais pas comment tu juges , mais en aucun cas je dit, que l’emigré empeche de faire des gamins


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 14:40

                      mais tu comprends rien mon pauvre j’ai dis j’ai juste dis que les fr de souche seront minoritaires car il y a trop d’immigration et que les français ne se reproduisaient plus assez... dire ça c’est dire que les immigrés stérilisaient les français où intervenaient dans leur reproduction ? non. mais franchement arrêtes de me répondre tu t’enfonces.
                      je sais pas, c’est toi qui dit que depuis 1970 la france compte 16 millions d’habitans de plus ,presque tous ou tous emmigrés, pas moi,tu peux te plusser j’en ai rien a foutre, mais jamais tu ne me fera croire ta connerie


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 15:01

                      merci Patriote,tu répond et cela est ent tout honneur, continue


                    • Xenozoid Xenozoid 8 février 2014 15:13
                      (tout le monde le dit)

                      ok, si tout le monde le dis, alors ouais je suis un abrutit,tu n’etais pas le mec qui disais le big brother est de gauche ?


                    • Dominique TONIN Dominique TONIN 8 février 2014 13:45

                      à l’auteur et tous les autres,

                      « la mise en place de programmes permettant à qui veut de se lancer, dans sa région, dans la mise en place d’ateliers constituants (ou citoyens) structurés à la manière de cours ».
                      Très intéressant, je serai preneur ayant déjà un pied dans la démarche à travers ce site ; www.democratie-demos.eu
                      Dès que vs avez mis en place ce programme faites moi le savoir à cette adresse mail :contact@democratie-demos.eu
                      Merci d’avance.

                      • Philippe VERGNES 8 février 2014 14:03

                        Bonjour Dominique TONIN,

                        Pourquoi ne pas organiser vous même de tels ateliers en créant une association sur le modèle Les Citoyens Constituants (http://lescitoyensconstituants.com/) dont les statuts adoptent la même organisation qu’ils prônent à l’échelle nationale. A savoir :

                        « Les buts de l’association sont les suivants :
                        Sensibiliser la population à la nécessité fondamentale d’obtenir la convocation d’une Assemblée constituante, dont les membres seraient exclusivement tirés au sort parmi tous les citoyens ne souffrant d’aucune incapacité juridique, ayant pour mission d’écrire la première Constitution du peuple, par le peuple et pour le peuple et protégée par celui-ci grâce au tirage au sort.
                        Être un dispositif d’éducation et de réflexion populaire et citoyenne de promotion des principes démocratiques tels que l’égalité politique réelle, la rotation des charges, les mandats courts non cumulables et non renouvelables, la stricte séparation des pouvoirs, le contrôle permanent des pouvoirs par le peuple (via les référendums d’initiative populaire ou citoyenne), le tirage au sort à tous les niveaux de la vie politique, la reddition des comptes, la liberté d’expression et de la presse.
                        L’association défend les droits fondamentaux et les activités civiques d’origine citoyenne. Elle est d’intérêt général et d’utilité publique. »

                        Un paragraphe de plus devrait être ajouté pour autoriser l’(les)association(s) à se pourvoir en justice en cas d’entrave aux libertés fondamentales constatées dans le rayon d’action de l’association.


                      • Morpheus Morpheus 8 février 2014 14:41

                        @ Dominique

                        Je vous tiendrai informé de l’avancement du projet smiley

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