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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Auschwitz 70e anniversaire de la libération sans les libérateurs (...)

Auschwitz 70e anniversaire de la libération sans les libérateurs [27/01/15]

Avec l’aimable autorisation du site d’information allemand german-foreign-policy.com, www.initiative-communiste.fr vous propose la traduction de l’article suivant paru le 16 janvier dernier. Alors que l’Union Européenne, Allemagne en tête, soutien en Ukraine de nouvelles autorités à sa main comprenant des nazies et des fascistes, alors qu’une campagne médiatique anti-russe bat son plein, les autorités européennes en viennent à adopter un comportement négationniste.

Tout récemment, le ministre des affaires étrangères de Pologne Grzegorz Schetyna a ainsi déclaré que le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau à Oswiecim a été « libéré par des Ukrainiens », tentant de justifier l’absence d’invitation de la Russie aux cérémonies consacrées au 70e anniversaire de la libération de ce camp d’extermination par les soldats de l’armée soviétique.

«  Peut-être il vaut mieux dire que c’étaient le premier front ukrainien et les Ukrainiens qui l’ont libéré ? Parce qu’en ces jours de janvier ce sont les Ukrainiens qui ont ouvert la porte et ont libéré le camp », Grzegorz Schetyna ministre polonais des affaires étrangères

Les dirigeants de l’Axe euro-atlantique USA-UE-OTAN, qui viennent de refuser de voter une résolution condamnant le nazisme à l’ONU, poursuivent dans l’ignominie en réécrivant l’histoire, en insultant ces millions de soldats de l’armée rouge – issus de toutes les peuples soviétiques – qui ont donnés leur vies pour libérer l’Europe du fascisme.

Dans une réaction, la diplomatie russe à fait savoir qu’ “il est difficile de soupçonner d’ignorance un fonctionnaire du niveau de Grzegorz Schetyna”, car “tout le monde sait que le camp d’Auschwitz-Birkenau a été libéré par l’Armée Rouge”. Le communiqué souligne notamment que “tous les peuples ayant combattu au sein de cette armée ont fait preuve d’héroïsme”.

“Il est aussi à noter qu’avant novembre 1943, le Premier front ukrainien s’appelait Front de Voronej et encore plus tôt, Front de Briansk”, a conclu le ministère russe des Affaires étrangères.

Réactions gênées dans les rédactions occidentales. Tel cet article du Nouvel Obs donnant la parole à un soldat soviétique ayant participé à la libération du camp Y aura-t-il un journaliste courageux pour dénoncer sérieusement cet ignominie ? mais sans doute que les journalistes courageux n’ont pas cette liberté. Là aussi les masques tombent.

Ivan Martynouchkine garde aussi le souvenir du discours du président du Parlement européen de l’époque, le Polonais Jerzy Buzek. « Il nous avait presque comparés à une armée d’occupation, alors que nous étions venus libérer la Pologne« , répète-t-il, preuve supplémentaire que deux décennies ans après la chute du mur de Berlin, le fossé entre la Russie et les anciens pays du bloc socialiste reste toujours aussi profond.

Mercredi, le ministère polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz a été libéré par des Ukrainiens. Une affirmation qui, dans son agréable salon des faubourgs de Moscou, fait bondir le vétéran.

Une affirmation qui, dans son agréable salon des faubourgs de Moscou, fait bondir le vétéran.

« Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique », réagit l’ancien soldat qui, après la guerre, travailla comme ingénieur à la conception de la bombe atomique soviétique.

« Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui », répète encore Ivan qui, malgré tout, participera cette année encore aux commémorations de la libération d’Auschwitz, le 27 janvier.

www.initiative-communiste.fr - @PRCF_

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/auschwitz-70e-anniversaire-de-la-liberation-sans-les-liberateurs-traduction/

Libération sans les libérateurs

Des soldats soviétiques libérant les détenus du camp d'Auschwitz - Janvier 1945

Des soldats soviétiques libérant les détenus du camp d’Auschwitz – Janvier 1945

16 Janvier 2015, traduction française www.initiative-communiste.fr d’après german-foreign-policy.com

Berlin/Varsovie. (Compte-rendu) – Par la grâce d’une dés-invitation virtuelle, les pays de l’UE empêchent le président russe de participer à la commémoration du 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Le plus haut représentant du pays, dont l’armée a mis fin au génocide dans le camp d’extermination allemand le 27 Janvier 1945, est exclue des cérémonies de commémoration. Toutefois, le président de l’Allemagne,lui y participera. Joachim Gauck avait déjà profité de son discours au sujet du 75e anniversaire de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, pour faire monter massivement les sentiments contre Moscou et pour transformer la commémoration des crimes nazis en un appel à resserrer les rangs contre la Russie. Dans ses mémoires, Joachim Gauck décrit les soldats de l’Armée rouge, qui ont libéré l’Allemagne, comme des êtres « à la face d’asiatiques », « empestant la Vodka, » qui « réquisitionnent et volent. » Il y a quelques années, il s’est plaint que « l’apparition du judéocide allemand a été gonflé pour être présenté comme unique, » parce que « certains milieux des sociétés post-religieuses » cherchaient « un certain frisson face à l’indicible. » En 2010, il été pris à déclarer « je me demande combien de temps nous Allemands nous voulons nourrir notre culture de chagrin. »

« Juste comme les troupes nazies »

La commémoration du 70e anniversaire de la libération du camp d’extermination allemand d’Auschwitz avait déjà fait l’objet d’intrigues politiques l’an dernier. Lors de la commémoration du 60e anniversaire de sa libération, la participation du président russe Vladimir Poutine était encore tenue pour acquise. Après avoir subi de lourdes pertes, l’armée soviétique atteint Auschwitz 27 Janvier 1945, date à laquelle elle met un terme aux meurtres atroces que les Allemands y commettaient. Les premières tentatives d’exclure Poutine de la commémoration du 70e anniversaire ont été faites en Pologne à l’été 2014. Un parlementaire a été cité disant que l’Armée rouge « avait été un agresseur » dans WW II, « tout comme les troupes nazies, » et que donc le président russe ne devrait être autorisé à faire qu’un « pèlerinage de pénitence » en Pologne. [1] A l’époque, Bronisław Komorowski ne voyait aucun mal à la participation de Poutine à la commémoration d’Auschwitz. Cependant, les forces anti-russes ont prévalu et l’invitation du président russe a été annulée par la voie diplomatique. Selon les rapports, le Premier ministre Ewa Kopacz de la Pologne a également fait campagne pour empêcher Poutine de participer à une cérémonie de commémoration parallèle à Prague. Cela exclurait le président du pays, dont l’armée a perdu plus d’un million de soldats juste pour libérer le Reich allemand et les territoires polonais sous occupation allemande.

Tourné contre la Russie

L’instrumentalisation anti-russe de la mémoire des crimes allemands contre l’humanité fait des progrès avec dés-invitation virtuelle de Poutine. Déjà le 1er Septembre 2014, Joachim Gauck président allemand utilisait son discours commémoratif à Gdansk – commémorant le 75e anniversaire de l’invasion allemande de la Pologne – pour attiser les sentiments anti-russes. Se référant au conflit en Ukraine, Gauck a accusé la Russie de donner une plus grande priorité à « une quête pour le pouvoir, » plutôt qu’au « maintien de la stabilité et de la paix. » Effaçant complètement le soutien occidental au putsch ukrainien et à la guerre civile, tout en ignorant l’ensemble des guerres menées par l’Occident de la Yougoslavie à l’Irak en passant par la Libye, Gauck a allégué que la Russie avait « violé le droit international » et « annexé un territoire étranger. » [2] Faisant allusion à l’approbation de la Grande-Bretagne et la France pour l’occupation par l’Allemagne d’une partie de la Tchécoslovaquie en Octobre 1938, ciblant la Russie, Gauck a déclaré : « l’histoire nous enseigne que les concessions territoriales aiguiser souvent l’appétit des agresseurs. » La commémoration des crimes nazis a ainsi été transformée en un appel à resserrer les rangs contre la Russie, que l’Allemagne avait envahi.

Une « culture de Chagrin »

A diverses reprises avant de devenir président, Gauck, qui, contrairement à Poutine, président de la Russie, sera présent à Auschwitz le 27 Janvier a formulé plusieurs déclarations publiques qui montre comment il perçoit la libération de l’Allemagne en 1945 ainsi que la Shoah. Dans ses mémoires, il écrit au sujet de la libération de l’Allemagne, que cela est arrivée comme d’ « horribles nouvelles », il a dépeint les soldats de l’Armée Rouge comme des êtres « aux faces d’asiatiques, » puant la vodka », qui « ont réquisitionné et ont volé » et systématiquement violé des femmes. [3] En 2006, Gauck rempli de remord a prétendu qu’il y aurait « une tendance à sanctifier l’Holocauste, » dans laquelle « le judéocide allemand est gonflé à une unicité qui échappe finalement la compréhension et l’analyse. » « Certains milieux au sein des sociétés post-religieuse » ont été continuellement à la recherche « pour la dimension de l’absolu, un certain frisson face à l’indicible. » Cela pourrait également être accompli par « le mal absolu » et est « paradoxalement un avantage psychologique. » [4] Gauck a déclaré à plusieurs reprises que « les Allemands » seraient bien avisés de changer leur approche de l’histoire. À l’automne 2010, il songeait : « Je me demande, combien de temps encore nous les Allemands voudront nourrir notre culture de chagrin. » [5] C’était après qu’il a répondu positivement à la question de savoir si « la majorité des Allemands » est suffisamment mature pour une « réorientation vers leurs propres victimes, la réorientation vers le patriotisme ». « Voilà comment je vois les choses. » [6]

Simplificateur

Jusqu’à ce qu’il a été investi président, les vues historiques de Gauck ont été critiquées dans l’opinion publique allemande, par exemple, il a le coup pour simplifier, en référence à ses remarques sur le « Livre noir du communisme. » [7] Gauck avait écrit que « les communistes avaient également rendus impopulaires, quand ils … ont approuvé les acquisition à l’ouest par la Pologne d’un territoire et donc la perte de ses territoires de l’Est par l’Allemagne. » « Aussi bien pour les natifs que les expulsés, cette perte de la terre natale a été considérée comme une grande injustice, que les communistes ont scellés en 1950, en reconnaissant l’Oder-Neisse comme la nouvelle frontière germano-polonaise, » [8] allègue ainsi Gauck. Dans le conflit avec le « Centre contre les expulsions, » il a pris le côté du président de l’époque, Erika Steinbach, qui a été vivement critiqué pour ses propos négationnistes, notamment en Pologne. Gauck est cité sur le site internet de la Ligue allemande des expulsés »(BdV) déclarant, Berlin est très certainement le meilleur emplacement pour un« Centre contre les expulsions. » Cela convient, car Berlin est là « où il y a diverses « topographies de la terreur, « l’emplacement de la conférence de Wannsee et le siège de la Stasi, l’ancien siège du gouvernement des despotes bruns et rouges. » [9]

L' "Invasion soviétique" de Iatseniouk

Le discours de Gauck sur Auschwitz et la dés-invitation de Poutine coïncident avec la coopération ouverte de Berlin avec les successeurs fascistes des collaborateurs nazis pour organiser un coup pro-occidental à Kiev. (cf german-foreign-policy.com [10]) Le gouvernement de Kiev a adopté leurs points de vue anti-russes, qui ont une influence grandissante sur le débat allemand où ils concordent avec de vieux sentiments anti-russes. Arseni Iatseniouk a récemment fait sensation avec son interview à la télévision allemande. Il a littéralement délaré que, « Nous nous souvenons tous bien l’invasion soviétique de l’Ukraine et l’Allemagne. » [11] Cette déclaration est restée incontestée.

[1] Streit in Polen über Einladung Poutine zu Auschwitz-Gedenken 2015. www.tt.com 09/05/2014.
[2] Gedenkfeier zum Deutschen Überfall auf Polen 1939. www.bundespraesident.de 09/01/2014.
[3] Joachim Gauck : Winter im Sommer, Frühling im Herbst. München 2009. Voir Rüdiger Minow Hans-Der Zug der Erinnerung, die Deutsche Bahn und der Kampf gegen das Vergessen.
[4] Joachim Gauck : Welche Erinnerungen braucht Europa ? www.robert-bosch-stiftung.de. Voir Le président consensus.
[5] « mutige Politiker Ziehe ich vor ». www.sueddeutsche.de 30.09.2010.
[6] Gauck : Erinnerung an Vertreibung leugnet nicht den nazie-Terreur. www.dradio.de 31.08.2006.
[7] Daniela Dahn : Gespalten statt versöhnt. www.sueddeutsche.de 10.06.2010.
[8] Stéphane Courtois et al . : Das Schwarzbuch des Kommunismus. Unterdrückung, Verbrechen und Terror. München 1998.
[9] www.z-g-v.de.
[10] Voir Vom stigmatisation befreit
[11] www.facebook.com/tagesschau/posts/10152968920374407


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29 réactions à cet article    


  • Agafia Agafia 27 janvier 2015 22:01

    Merci pour la vérité et la mémoire, en ces temps actuels où il est de bon ton en Occident de cracher sur la Russie. 

    Merci de rappeler que l’Armée Rouge était multi-ethnique et que les Ukrainiens n’était qu’un peuple parmi d’autre dans cette grande Armée. La déclaration polonaise est complètement absurde. Digne de notre époque contemporaine ridicule et négationniste.

    Que les allemands gardent un mauvais souvenir de l’arrivée des Soviétiques, on peut le comprendre. Il y a eu, comme de la part de toutes les armées en lutte durant la seconde guerre mondiale, des abus, des crimes et des violences regrettables lors des marches sur Berlin. 
    Mais les Soviétiques ont perdu 26 millions de leurs concitoyens et les nazis occupant se sont comportés comme les pires des salopards tortionnaires sur la terre Russe, Bielorusse, Ukrainienne, etc. Les peuples d’Union Soviétique ont souffert le martyr, soldats comme civils. La vengeance ne pouvait être que cruelle, même si elle pouvait être parfois injuste.

    Qu’on le veuille ou non, et qu’il plaise ou non à l’Occident, l’Armée Rouge a fait le plus gros du boulot pour débarrasser l’Europe de la peste nazie dans des conditions le plus souvent dantesques. On peut leur rendre grâce, saluer leurs vétérans et honorer leurs morts.

    Quant à la « question juive » des camps de la mort, la presse et les autorités soviétiques sont restées plutôt discrètes sur le sujet. A l’époque, il n’était pas fait état de la Shoah dans la Pravda.

    Славься, Отечество наше свободное !!!!!! smiley

    Славься, Отечество наше свободное,
    Дружбы народов надёжный оплот !
    Знамя советское, знамя народное
    Пусть от победы к победе ведёт !
    Sois glorieuse, notre libre Patrie,
    Sûr rempart de l’amitié des peuples !
    Étendard soviétique, étendard populaire,
    Conduis-nous de victoire en victoire !


    Союз нерушимый республик свободных
    Сплотила навеки Великая Русь.
    Да здравствует созданный волей народов
    Единый, могучий Советский Союз !

    L’Union indestructible des républiques libres
    A été réunie pour toujours par la Grande Russie.
    Que vive, fruit de la volonté des peuples,
    L’unie, la puissante, Union Soviétique !


    Мы армию нашу растили в сраженьях.
    Захватчиков подлых с дороги сметём !
    Мы в битвах решаем судьбу поколений,
    Мы к славе Отчизну свою поведём !
    Notre armée est sortie renforcée des combats
    Nous libérerons notre pays de ses vils envahisseurs !
    Nos batailles décideront de l’avenir du peuple,
    Nous couvrirons notre pays de gloire !





    • ARMINIUS ARMINIUS 28 janvier 2015 07:58

      La vérité ? Au moins faudrait-il qu’elle colle à la réalité :
      1/ Poutine était invité, il a refusé à cause de l’actuelle crise en Ukraine
      2/ le Chef d’État Polonais a remercié hier lors de son discours à Auschwitz II,devant quarante Chefs d’État européens, et en premier lieu, la 60ème armée soviétique libératrice des camps d’Auschwitz
      Et pour la petite histoire : les chefs de cette armée étaient bien ennuyés d’avoir libéré des Juifs : toute trace matérielle de leur présence a été effacée des actualités ou ils sont devenus des partisans communistes !La séquence de la libération a été retournée quelques jours après pour répondre à une réalité conforme à l’idéal Stalinien Lequel Staline était viscéralement antisémite et persécutait aussi les juifs !
      3/ Quant aux Ukrainiens : certains comptaient parmi les libérateurs mais d’autres avaient largement contribué à la solution finale en s’engageant dans les Einsatzommandos au coté des nazis et de Lituaniens pour aider à la solution finale en tuant par balles les déportés juifs ( avant la mise en Oeuvre du Zyclon B.


    • Ukulele Ukulele 28 janvier 2015 11:17

      @ Arminius

      En effet, vos infos me semblent juste.


    • CN46400 CN46400 28 janvier 2015 11:52
      Dans la série : plus c’est gros et mieux çà passe :

      Staline était viscéralement antisémite et persécutait aussi les juifs !

       
      Discours de Gromyko en mai 47 aux Nation Unies.

      « Pendant la guerre, les juifs ont connu des souffrances, des peines uniques (....)Les juifs, dans les territoires sur lesquels les hitlériens ont mis la main furent l’objet d’une extermination quasi complète (...)Une bonne partie de ceux qui avaient survécu furent chassés de leur pays, de leur maison, et de leur emploi (...) l’expérience passée nous montre qu’aucun état européen n’est en mesure d’apporter une aide adéquate au peuple juif, dans la défense de ses droits et de son existence même(...)Ce fait dérangeant, explique les aspirations des juifs à créer leur propre état. Cela serai injuste de pas les prendre en considération et de nier le droit du peuple juif à réaliser cette aspiration. »

      Cité dans « Les guerres de Staline » Geoffreys Roberts
       

    • ARMINIUS ARMINIUS 28 janvier 2015 14:01

      J’ai pour habitude de croiser et de vérifier mes sources historiques sur Wikipédia France, Allemagne et Angleterre ( où résident les meilleurs historiens en la matière comme Sir Iann Kershaw) ; Maintenant si vous préférez prendre comme unique source un discours circonstancié d’un seul et unique politique ça n’engage que vous.


    • CN46400 CN46400 28 janvier 2015 17:38

      Wikipedia est un outil intéressant pour obtenir des infos factuelles (dates, circonstancess ..etc...), mais les auteurs de commentaires subissent, comme partout, la loi du « politiquement correct » Qui, aujourd’hui, tendent systématiquement, à tordre vers la droite, la vérité. Par exemple hier, on a entendu sur les télés que le camps d’Auchwitz avait été libéré par des troupes ukrainiennes....D’ici quelques mois on risque de voir cette contrevérité s’étaler sur Wikipédia. 


    • CN46400 CN46400 28 janvier 2015 17:43

      Si Staline avait été « viscéralement antisémite » il aurait bien moins de crimes sur sa conscience


    • CN46400 CN46400 28 janvier 2015 18:01

      « un discours circonstancié d’un seul et unique politique »


        En clair sous le régime de Staline, un « politique » (Gromyko représentant de l’URSS à l’ONU rien que çà) ne soumettait pas, à priori, ses discours au dictateur de son pays... c’est nouveau, décidément on trouve vraiment de tout sur Wikipédia

    • ARMINIUS ARMINIUS 28 janvier 2015 19:51

       C’est pour cela que je croise mes sources.., les Wikipedia des trois pays cités ayant chacun leur autonomie et leur point de vue
      Vous pouvez ainsi lire aussi que Nikita Kroutchev avait aussi dénoncé l’anti-sémitisme du sieur Staline, ce qui après tout était normal le Juif étant pour lui le principal apôtre du capitalisme. Quant aux Ukrainiens il était normal de les retrouver dans l’Armée Rouge, tous comme les cosaques qui étaient souvent utilisés comme troupes de choc et pratiquaient viols et massacres sur les populations allemandes, en réponse aux exactions des Einsatzkommandos où on trouvait aussi des Ukrainiens
      J’ai écouté hier l’intégralité des témoignages des survivants d’Auschwitz, ces témoignages directes sont une manne pour les hisoriens .J’ai aussi recueilli des témoignages directs de témoins allemands de cette terrible période, mais je les garde pour un autre projet d’article. Bien à vous.


    • CN46400 CN46400 28 janvier 2015 20:40

      « le juif apôtre du capitalisme » L’endroit où il y avait le plus de juifs en URSS à l’époque de Staline, était les haute sphères de l’Etat......les hitlériens parlaient, démonstration à l’appuis, du « judéo-bolchevisme » !


    • Allexandre 27 janvier 2015 22:37

      Article très juste. Mais la Guerre froide est passée par là. On a juste oublié que les populations d’Europe centrale et orientale ont vu arriver l’Armée rouge comme un libérateur de la barbarie nazie. Ici, on n’honore que les Etasuniens, venus libérer la France du joug nazi. Voilà ce que l’on a appris à des générations de petits Français. Mais là aussi on oublie de préciser que, si effectivement plusieurs milliers de soldats Nord-Américains et Britanniques sont morts sur nos plages, la volonté du pouvoir de Washington n’était pas vraiment de libérer la France, mais de la placer sous tutelle des Etats-Unis. De Gaulle s’est battu pour que soit reconnu le GPRF. Donc là encore , dans les commémorations, il faudrait penser davantage à tous ces jeunes Soviétiques morts par centaines de milliers, mais qui ne sont pas nés du bon côté...


      • antyreac 28 janvier 2015 12:46

        Pauvre mec ,raconter de telles âneries il y a que toi qui peut le faire...


      • Allexandre 28 janvier 2015 12:50

        Je n’en attendais pas moins d’un inculte de ta trempe.


      • antyreac 28 janvier 2015 13:08

        Je n’en attendais pas moins d’un inculte de ta trempe.


      • bourrico6 29 janvier 2015 10:41

        Pauvre mec ,raconter de telles âneries il y a que toi qui peut le faire...

        antyreac, tu est une caricature vivante du genre de déchet que l’Humanité peut produire.
        Tu est ignorant et bête, tu sais comment ça se voit ?
        A partir du moment ou tu prends ton ignorance crasse pour de la connaissance.

        Mais ton inquiétude n’est pas justifiée, le niveau d’ânerie que tu balances est loin d’être évident à égaler, Allexandre ne vas pas te piquer ta place.


      • Samson Samson 27 janvier 2015 23:00

        Comme je m’en suis déjà ouvert ailleurs (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/message-de-vladimir-poutine-a-l-162801?debut_forums=0#forum4226833), c’est une véritable honte !
        Hommage donc, tant à la mémoire des rescapés qu’à celle de l’immense sacrifice des soldats soviétiques qui les ont libérés !


        • alinea alinea 28 janvier 2015 00:13

          Ainsi donc Poutine n’a pas été convié ? J’ai lu que c’est lui qui avait refusé de venir !!

          En tous les cas, je me demande quel crédit on peut faire à quel écrit que ce soit !
          L’obscurantisme c’est ça : parmi toutes les versions, tous les mensonges, les approximations de tous ces êtres qui témoignent étudient et s’expriment, il nous faut faire un choix !
          La bonne blague !!


          • gibi 28 janvier 2015 09:23

            Non, il n’a pas été invité contrairement aux commémorations précédentes.
            Et comme l’article le montre, les déclarations polonaises étaient très claires sur l’absence d’invitation. Alors que l’oligarque fascisant poroschenko qui en ce moment bombardent sans discontinuer à l’arme lourde les populations du donbass, dont la police et les milices de Karkov à Kiev en passant par Odessa font la chasse aux communistes, aux moscovites et aux juifs tout en célébrant dans des marches aux flambeaux la mémoire des colaboratuers des nazies (puis des USA) qui ont participé à la Shoa, élevé au rang de héros était lui invité.

            Doit on rappeler que le centre Simon Wiesenthal et jusqu’au parlement européen il y a encore peu condamnait ces fascistes ukrainiens redevenus aujourd’hui le bras armé de la classe capitaliste en ukraine ?


          • bourrico6 29 janvier 2015 13:50

            Il aurait semble t-il bien été convié, mais en des termes « diplomatiquement douteux. »


          • pens4sy pens4sy 28 janvier 2015 06:48

            Honte aux polonais et a leur négationnisme.


            • antyreac 28 janvier 2015 13:32

              Les polonais ont beaucoup souffert de l’occupation soviétique 

              Ceci explique cela

            • bourrico6 29 janvier 2015 13:51

              Tandis que de la part de l’Allemagne....


            • fred.foyn Le p’tit Charles 28 janvier 2015 08:14

              Toute la racaille politicienne mondiale était là...même le nazi d’Ukraine...
              On comprend mieux pourquoi Poutine s’est abstenu de sa visite.. !


              • zygzornifle zygzornifle 28 janvier 2015 09:24

                les délibérateurs ont conclus qu’il fallait se passer du libérateur .......


                • Vipère Vipère 28 janvier 2015 12:14


                  Et AUSCHWITZ, DACHAU, TREBLINKA dans nos rues, tous ces gens exterminés par le froid de l’hiver, ne valent-ils pas les morts juifs des camps d’extermination de 39-40 ???

                  • Vipère Vipère 28 janvier 2015 12:28
                    Les SDF à la rue, que nous voyons prostrés, ressentent commes les déportés juifs les symptômes et les souffrances décrits par les historiens, vous retirez juif et mettez SDF et c’est le même holocauste.

                    « Le musulman

                    « Musulman » désigne dans le jargon du camp le détenu qui a abandonné toute espérance, victime de la destruction psychique, physique et mentale que la vie dans le camp instille progressivement et insidieusement. Le détenu qui ne survit que grâce à la nourriture dans les conditions de vie du seul camp, sans pouvoir « organiser » ou bénéficier de la solidarité de ceux qui « organisent » s’éteint en quelques semaines.

                    Auschwitz-Birkenau : vue sur les baraques en bois de type « Pferdestall »

                    Le manque chronique de nourriture mène à la faiblesse physique : la masse musculaire fond, les fonctions vitales se réduisent au minimum, le pouls faiblit, la tension et la température baissent, le corps tremble de froid. La respiration ralentit, la voix faiblit et chaque mouvement devient difficile. Surgit la dysenterie, et le processus s’accélère : les mouvements deviennent agités et incontrôlés. La station assise devient difficile, le contrôle du tronc devenant impossible ; la marche devient saccadée et incontrôlable. Le Musulman ne domine plus con corps. Apparaissent oedèmes et abcès, et le détenus se souille de ses propres excréments…

                    Le regard est mort dans les orbites sur creusées, le visage n’exprime plus rien. La peau, grise, a l’aspect de papier et part en lambeaux. Le mental régresse et ne suit plus. Le détenu perd toute faculté de concentration et sa conscience n’est fixée que sur un objet : la nourriture. Apparaissent des délires mentaux liés à la nourriture. Bientôt, le « Musulman » reste prostré, et ne réagit plus qu’aux cris et aux ordres aboyés…

                    « Ce sont eux, les « Musulmänner », les damnés, le nerf du camp ; eux, la masse continuellement renouvelée et toujours identique, des non-hommes en qui l’étincelle divine s’est éteinte, et qui marchent et peinent en silence, trop vides déjà pour souffrir vraiment… » (Primo Lévi. Si c’est un homme)

                    Au dernier stade, il ne ressent plus ni faim ni douleur. Il s’éteint doucement parce qu’il ne peut plus continuer à vivre.

                    Le « Musulman » est le symbole de cette extermination par mort lente due à la famine, à l’abandon psychique absolu, à la solitude totale, à la négation de l’humanité. »


                    • Ariane54 Ariane54 28 janvier 2015 17:23

                      Merci à l’auteur pour cette piqure de rappel.
                      Pas d’autre commentaire face à l’ignominie de l’Occident... je sors vomir !


                      • Dany romantique 28 janvier 2015 17:33

                        C’est une attitude basse et vil qui n’est que le produit rampant de la soumission de la France dans l’axe atlantico-sioniste. C’est une insulte au peuple soviétique qui a subi plus de vingt millions de morts en combattant le nazisme par sa bravoure et sa résistance héroïque à Stalingrad et Moscou,pour le chasser hors d’Europe. 

                        C’est l’armée rouge qui a libéré le camp d’Auschwitz, et c’est ainsi qu’on lui fait honneur ?
                        Tout ces mecs de l’OTAN me font gerber grav, les Obama, Merkel, Hollande, Cameron et consorts qui se soumettent à la réécriture ordurière faite par la Pologne .
                        Ils traficotent l’histoire au point qu’a présent la seconde guerre mondiale c’est l’angle unique de la shoah qui pré-domine l’histoire événementielle racontée aux enfants.
                        Jamais De Gaulle ou même Mitterrand n’auraient accepter de ne pas faire inviter les Russes.
                        Je ne reconnais plus l’Histoire, c’est du négationnisme patenté..
                        Jamais je n’ai ressenti le conditionnement de la propagande américano-sioniste avec autant de pression décomplexée.
                         A gerber . 

                        • Allexandre 29 janvier 2015 19:14

                          Les crimes contre l’humanité perpétrés par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale ont été jugés à Nuremberg et condamnés sans appel. Les 12 millions de personnes mortes dans les camps sont autant d’horreur et de honte à la notion même d’humanité. La très grande majorité d’entre nous est d’accord avec ce verdict, même si hélas ! il y en a eu d’autres depuis.

                          Je suis cependant stupéfait et scandalisé par la façon dont on commémore ces faits. Je ne parle évidemment pas des génocides contre le peuple Herrero au début du XX ème siècle, contre les Arméniens en 1915, contre les Congolais à la même époque,les Sino-Coréens pendant la Seconde Guerre mondiale (voir Procès de Tokyo), ou encore les Rwandais en 1994. Je ne parlerai que du génocide nazi. L’Histoire nous apprend qu’une douzaine de millions d’hommes, femmes, enfants et vieillards sont morts dans des conditions atroces dans les camps nazis. Une atrocité et une inhumanité que notre esprit ne peut même pas se représenter. Parmi eux, il y avait des juifs, des Tziganes, des Slaves, des communistes, des homosexuels, des Noirs. Et pourtant ce sujet reste uniquement attaché aux juifs. Toutes les commémorations ne font état que des 5,5 à 6 millions de juifs exterminés. Il me paraît logique qu’on le fasse, mais il me paraît indigne qu’on ne parle quasiment jamais de tous les autres, c’est-à-dire la moitié des exterminés. Le cinéma, la littérature, la télévision nous font depuis plusieurs décennies une sorte de « bourrage de crâne » sur cette mémoire génocidaire, mais très sélective. Des Tziganes, des Slaves, des communistes, et de tous les autres, silence radio. D’ailleurs le terme utilisé dans 90% des cas est le terme de « Shoah », terme hébreu voulant dire « catastrophe ». Mais il ne concerne que les juifs et exclue d’office tous les autres. N’est-ce pas là une deuxième mort qui leur est infligée ? Des personnes dont on ne parle jamais, auxquels on ne rend jamais hommage, parce que tout l’espace et toute la mémoire est, et doit être, occupé par la seule communauté juive. Même à l’école, il aura fallu attendre 2012 pour que les manuels d’histoire osent évoquer les Tziganes. Ce qui, soit dit en passant, a provoqué une réclamation du CRIF. 

                          Comment comprendre et croire que les juifs qui sont morts dans les camps pourraient être d’accord avec cette ignominie ? Pas un réalisateur juif, pas un metteur en scène juif, pas un scénariste juif pour parler d’autre chose que des leurs. La barbarie nazie n’a-t-elle pas été la même pour tous ceux qui ont dû endurer l’innomable ? Mais évidemment, quand on commémore, comme ces derniers jours, c’est toujours Auschwitz, apparemment le seul camp d’extermination nazi. Comme par hasard, celui qui a vu la mort presque exclusivement d’une population juive. Et les autres camps, où sont-ils passés ? Et les autres populations, qu’en est-il ? Et nos politiques valident cela sans broncher, terrorisés qu’ils sont d’être assimilés à des antisémites s’ils ne se plient aux desiderata du pouvoir sioniste. Ce matracage mémoriel exclusif ne peut qu’aller à l’encontre de l’effet recherché. Que les jeunes générations n’oublient pas, oui. Mais alors qu’on leur apprenne tout avec la même égalité. Pas de préséance pour les uns ou les autres ; le nazisme fut une monstruosité pour tous ceux qui en ont été victimes. TOUS !!!









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