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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Burqa, identité, laïcité

Burqa, identité, laïcité

Depuis que le débat a été lancé, l’interdiction de la burqa agite le landernau politique et fait la une des magasines. Cette polémique se poursuit après la remise du rapport parlementaire sur la question.

Or, par delà les divergences sur la forme (loi, résolution parlementaire …), sur le calendrier de ce débat ou sur des nuances plus électorales que de principe, la quasi-totalité de partis politiques s’accordent pour affirmer que le voile islamique intégral n’a pas sa place en France. François Hollande (PS) et Jean-François Copé (UMP) en conviennent lors du débat télévisé qui les oppose. François Bayrou (Modem) affirme son accord avec Nicolas Sarkozy sur ce sujet. Cette offensive avait même été lancée par une soixantaine de députés, tous bords confondus, emmenés par André Gérin (PCF). Bref, l’unanimité est parfaite sur le fond : cachez ce voile que je ne saurais voir.

Malgré tout, une question reste ouverte. Au nom de quoi la République Française interdirait-elle la burqa ?

Les conclusions de la mission parlementaire en appellent aux contraintes de fonctionnement des services publics et à des problèmes sécuritaires. Les arguments invoqués pour interdire la burqa n’ont pourtant jamais porté sur ces aspects. Il n’y a pas eu de mission parlementaire sur la sécurité dans les services publics. Les motards et leurs casques, les passe-montagnes et les déguisements de mardi gras ne sont clairement pas au centre de ces considérations. Ces justifications sécuritaires sont donc à prendre pour ce qu’elles sont : des prétextes grossiers qui ne trompent personne. Inutile donc de chercher de côté un réel fondement à l’interdiction à la burqa.

Est alors évoqué la dignité, la liberté des femmes qui seraient emmurées dans ces « prisons ambulantes » de tissu. Las, enquêtes de magasines comme reportages de télévision  donnant la parole à des femmes intégralement voilées mettent en avant leurs témoignages favorables à cette pratique : la burqa serait pour elles un choix, une liberté voire l’expression de leur dignité. Quoi qu’on puisse en penser, la République Française peut-elle libérer ces femmes malgré elles ? Si la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, le port de la burqa ne porte préjudice à la liberté de personne d’autre qu’à celles qui le porte. Au nom de la liberté, notre démocratie doit elle ôter la liberté à ces femmes de se vêtir comme elles l’entendent ? La contradiction patente de cette position illustre la difficulté qu’il y aurait à justifier l’interdiction sur cette base.

Vient alors une autre explication : la burqa serait incompatible avec l’identité française et européenne. « En Europe, en France, nous sommes une société, une civilisation du visage dévoilé (…) nous ne voulons pas que notre manière d’être soit déstabilisée » explique François Bayrou. Les mots qui fâchent sont lâchés : « civilisation », « manière d’être ». Pour non politiquement correct qu’il soit, cet argument a pour mérite sa cohérence, sa vraisemblance et sa sincérité.  Mais s’il permet de saisir un peu mieux les tenants de l’interdiction de la burqa, il soulève encore plus de questions.

Tout d’abord, cette justification civilisationnelle présuppose la définition de cette identité française et européenne. Or, alors que le principe de l’interdiction de la burqa fait consensus, la définition de cette identité nationale – voire le fait même de s’interroger sur cette définition – fait débat. Comment alors relever la gageure, qui confine à l’arbitraire, de justifier une interdiction au nom d’une identité non clairement définie ?

D’autre part, la notion de « civilisation du visage dévoilé » ne fait pas partie des fondements constitutionnels de la France. Au contraire, ce concept s’apparente à une référence à une culture chrétienne (cf. se découvrir le chef dans une église) en opposition avec la laïcité officielle affirmée comme valeur fondamentale de notre démocratie. Il est d’ailleurs notable que Barack Obama, si populaire en France, dans son fameux discours du Caire au monde musulman et lors de la visite à Paris qui suivit, fustigea, au nom de la laïcité, toute interdiction de tenues vestimentaires religieuses. Dans cette volonté de « faire reculer une idéologie moyenâgeuse  » l’antagonisme à une pratique religieuse s’affirme. L’interdiction de la burqa ressort alors clairement comme une limite à la pratique religieuse musulmane, et ce au nom d’une incompatibilité avec une culture chrétienne.

Bien conscients de cette difficulté, contraints par le risque de voir le Conseil Constitutionnel ou la Cour Européenne des Droits de l’Homme invalider de telles mesures les politiques rivalisent d’ingéniosité et d’explications capilotractées pour rendre l’interdiction de la burqa, même limitée, compatible avec la laïcité. Pour palier la faiblesse de l’argument sécuritaire (formellement constitutionnel mais intenable sur le fond), on vient nous expliquer, Coran à l’appui, que la laïcité ne serait pas en cause car la burqa ne serait pas une pratique religieuse musulmane. Vision ahurissante dans une démocratie qui se prétend laïque : le législateur aurait-il besoin, pour justifier la loi, d’études théologiques ou de caution de responsables religieux !?

Après ce tour d’horizon, force est de constater qu’on peut difficilement concilier identité laïque et interdiction de la burqa au nom d’une identité chrétienne.

Ce dilemme met en évidence des questions longtemps différées, des divergences profondes au sein de la société, des conflits évités au prix d’un flou artistique savamment entretenu pour garantir un consensus national apaisé reposant sur des concepts où chacun pouvait mettre ce qu’il voulait – même des idées antinomiques.

Ainsi la notion de laïcité « à la française » a pu slalomer entre anticléricalisme (laïcité héritée de la Révolution de 1789 ou appliquée en ex URSS) et neutralité tolérante envers toutes les religions (sur le modèle américain). Ces deux visions opposées ont pu être fédérées autour du terme de « laïcité », obtenant ainsi un très large consensus en faisant l’économie d’une définition précise du terme. Au gré des besoins du moment, l’une ou l’autre des acceptions pouvait être utilisée sans pour autant remettre fondamentalement en cause l’unité nationale. Cette confusion entre sécularisme d’état et laïcité a pu garantir l’équilibre entre l’Etat français et l’Eglise catholique pendant plus d’un siècle. Le sécularisme chrétien, qui n’exclut bien entendu pas le respect de la liberté de croyance et de non croyance, de pratique et de non pratique, se confondait même alors avec la laïcité.  Tant que la culture religieuse dominante du pays restait chrétienne, cet amalgame utile pouvait perdurer : l’incroyance des uns et la pratique des autres pouvaient totalement rester cantonnées dans la sphère privée puisque les coutumes publiques étaient partagées. Jour chômé hebdomadaire, rythme des jours fériés (cf. les circulaires ministérielles qui, chaque année, rappelle que les fêtes catholiques et protestantes sont respectées et reprises dans les jours fériés légaux), interdits alimentaires ou coutumes vestimentaires, toutes les pratiques catholiques sont considérées comme la norme « laïque ». Le plus acharné des athées ne protestera pas du fait que la Toussaint ou l’Assomption soient fériés du moment qu’il n’est pas obligé d’aller assister à la messe – cela ne blessera pas ses convictions et ne le discriminera pas dans le traitement des ses propres « fêtes religieuses athées ».

Mais tout ce bel équilibre s’effondre dès lors que notre société est confrontée à une forte minorité – et pourquoi pas un jour à une majorité – ne partageant pas ce référent culturel chrétien. Le dialogue entre chrétiens croyants et non croyants se voit interpellé par une opinion se situant sur un autre plan et remettant en cause l’équivalence entre sécularisme et laïcité. En effet, au nom de la laïcité, l’ancienne « norme » est remise en cause car elle ne traduit plus l’égalité de traitement entre les différentes religions. Les différences de sens du terme « laïcité » refont alors surface. Au nom de la première acception, les revendications non chrétiennes sont rejetées et qualifiées de « communautaristes ». Mais c’est au nom de la seconde acception du même terme que ces revendications sont formulées. Les deux camps peuvent ainsi simultanément se revendiquer de la laïcité – mettant en évidence l’antagonisme si longtemps ignoré des deux acceptions possibles de ce terme.

Pour poser la question autrement, en poussant la situation à l’extrême (quoique), que devrait faire la République française si une large majorité de sa population était d’une religion non chrétienne ? Devrait-elle, pourrait-elle « laïquement » imposer un modèle culturel catholique ? La « norme laïque » ne devrait-elle pas alors évoluer pour suivre la culture religieuse de la majorité – y compris dans ses habitudes vestimentaires ? Comment justifier la pérennité culturelle chrétienne si cette identité religieuse (et même le simple rappel d’une origine ou d’une histoire) chrétienne est rejetée (ainsi qu’il en a été lors de la rédaction de la Constitution Européenne) ?

Jusqu’à présent, ce problème a été soigneusement ignoré. La vieille ficelle de laïcité à géométrie variable a toujours été invoquée. Mais les incohérences inhérentes à cette position sont de plus en plus manifestes – et les injustices et discriminations qu’elle entraîne provoquent amertume et division dans la société française. Les réponses politiques ont pour l’instant été limitées aux symptômes : signes religieux à l’école hier, burqa aujourd’hui. Mais tant que le problème de fond n’aura pas été tranché, ces questions ressurgiront encore et encore, à chaque fois de manière plus aiguë.

Car la question est bien là – et non sur l’interdiction de la burqa. Si l’identité française repose sur la laïcité, il sera de plus en plus difficile d’interdire les pratiques d’autres religions en les reléguant par mépris à de simples « idéologies moyenâgeuses ». Si on souhaite au contraire donner un fondement au rejet de modèles culturels non chrétiens, cela ne pourra se faire qu’en acceptant de remettre en cause le caractère laïque de notre démocratie – au bénéfice peut-être d’un sécularisme chrétien culturel et ouvert.

L’alternative est délicate. Les deux options impliqueraient une rupture avec la vision confortable de notre société à laquelle nous nous étions habitués. Le débat entre les tenants de ces deux conceptions risque d’être houleux. Mais plus il sera reculé, et plus il sera potentiellement violent – le fossé se creusant chaque jour davantage.


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80 réactions à cet article    


  • manusan 5 février 2010 11:55

    Par rapport à la photo, si nos pierres sont peintes bleu/blanc/rouge, on peut lui les jeter à la figure ?


    • Oudeis 5 février 2010 23:43

      La lapidation, islamiste ou non, est interdite en France, quelle que soit la couleur de la pierre.

      Cela étant dit, j’ai écrit l’article ... mais pas choisi l’image ...


    • manusan 5 février 2010 12:42

      En fait, ils ont toujours considéré le concept de liberté d’expression, de dialogue et de consensus comme une faiblesse qu’il fallait exploiter. C’est même aberrant qu’on continue de les écouter et de les inviter sur les plateaux TV.


    • njama njama 5 février 2010 12:46

      pour justifier l’interdiction ... dans les lieux publics.

      Vous mélangez allégrement et sans vergogne « espace public » et « domaine public » ! Ce n’est pas la même chose d’un point de vue juridique.
      Vous amalgamez la république islamique (je suppose que vous parlez de l’iran ?) avec les autres pays musulmans. L’Arabie Saoudite est une monarchie. La Syrie est une république socialiste, le Maroc une monarchie, la Turquie une république laïque ... etc
      Il n’y a rien de monolithique au sens politique dans le monde musulman, ni de structurellement défini dans la notion de khalifat. Lisez l’histoire de ces nations.
      Ni au sens religieux du reste, sunnites et chiites, ce n’est pas tout à fait la même chose (il n’y a pas de mollahs dans le sunnisme), et leurs proportions sont très variables d’un pays à l’autre.
      Votre intervention traduit votre profonde ignorance de cet univers que l’occident pourtant côtoie depuis des siècles.

      « Un état a le droit d’imposer  » ... ce qui lui est constitutionnellement permis. Le droit vaut autant pour l’État que pour les citoyens.

      Un Etat laïque a-t-il à se mêler de religion  ? question délicate ! qui pourrait expliciter ces « circonvolutions serpentines ».

      La loi de 1905, est fondée sur les prémisses des articles 10 et 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui assure la liberté d’opinion, de presse et de conscience, et a valeur constitutionnelle c’est ce qu’a confirmé à différentes reprises le CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme)
      article 1er : «  la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public »
      article 2, affirmant le « principe de séparation » : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte »

       


    • manusan 5 février 2010 13:40

      Le code civil n’est pas un self-service.


    • njama njama 5 février 2010 15:55

      et la France, c’est bien sûr, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne, L’Autriche, La Suisse .... et Dupont, c’est Durand, Duchemol , Ducon et Delacageauxfolles ...

      Qu’essayez vous-de dire ?
      Des racines chrétiennes ? Lesquelles ? catho, protestantes (calvinistes, luthériennes, ou de Zwingli ?), orthodoxes, anglicanes.

      Je ne peux pas vous empêcher bien sûr de faire une pauvre caricature du monde musulman, ni de penser qu’il serait culturellement uniforme. Et pourtant, la culture d’Afrique du Nord, n’est pas celle du Moyen-Orient, ni celle de la Perse.

      @ l’auteur
      « et ce au nom d’une incompatibilité avec une culture chrétienne ».

      La nature du lien entre politique et religion << 10 petites minutes passionnantes ! (vidéo)

      « Eh bien, la laïcité qui exclut, n’est plus la laïcité »
      Mohammed Arkoun *

      * professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne (Paris-III) auteur de Histoire de l’islam et des musulmans en France, Du Moyen Age à nos jours

      Pour en finir avec les non-dits entre les peuples et le dénis d’ histoire commune, enfin l’ouvrage de référence qui prouve par l’histoire partagée déjà si ancienne que les peuples des contours de la méditerranée ont tellement en commun qu’ils ne sont qu’un.


    • Oudeis 5 février 2010 23:46

      @Christian Navis

      "Croyez-vous que la république islamique des mollahs éprouve des états d’âme lorsqu’elle contraint les femmes étrangères, y compris les diplomates et journalistes (étrange silence des intéressées ! ) à porter le tchador dans la rue et autres lieux publics ?"

      Certes non. Mais ces pays ne se revendiquent pas de la laïcité, bien au contraire !
      => Interdiction de la burqa ou laïcité, il faut choisir ...


    • Oudeis 6 février 2010 19:32

      @Christian Navis

      Cette problématique sécuritaire pourrait être entendu si :

      1) le débat avait porté sur cette question et sur l’obligation de contrôle d’identité permanent. Or cela n’a jamais été le sujet du débat : la commission d’enquête parlementaire concernait spécifiquement le voile islamique intégral et non un menace sécuritaire.

      2) Le problème de sécurité posé par le fait de dissimuler son visage n’était pas déjà prévu dans la législation. Article R645-14 du Code pénal : "Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l’ordre public."

      => Si le législateur, dans le cadre d’une réflexion sur la sécurité, avait décidé d’un élargissement de la loi restreignant le droit de dissimuler son visage (indépendamment de ce qui le masque) il n’y aurait pas eu grand chose à y redire du point de vue de la laïcité. Mais dès le début, la problématique a porté spécifiquement sur la burqa en tant que tel - la question sécuritaire n’étant que le prétexte.


    • raymond 8 février 2010 19:02

      christian, très étonnant que vous soyez laik et interveniez que sur ce genre de fil....
      beaucoup de doutes quant à vous , mais peux etre étes vous seulement un groupe ????


    • njama njama 5 février 2010 12:18

      Un train (de mesures) peut en cacher un autre !

      La mission sur la burqua propose le financement public des lieux de cultes

      Catherine Kintzler a relevé une proposition passée inaperçue du rapport de la mission Gérin. Le texte veut ni plus ni moins ouvrir la voie au financement public de la construction de lieux de culte.

      La lecture du rapport de la Mission d’information dite « Gérin » sur le port du voile intégral (1) révèle une surprise de taille. Une très mauvaise surprise.
      Dans les attendus aboutissant à la proposition n° 7 (« Engager une réflexion quant aux moyens d’assurer une juste représentation de la diversité spirituelle ») au détour d’une phrase, le rapport reprend à son compte une thèse du rapport Machelon, jugée démonstrative, selon laquelle il est possible d’autoriser l’aide financière directe de la puissance publique à la construction de lieux de cultes. Rien que cela !
      [...]
      Sauf qu’avec une telle proposition, on propose aussi de sacrifier la loi de 1905.
      Sauf qu’avec la loi de 1905, on immolerait aussi la laïcité de la République.
      Sauf qu’avec un tel financement, la République piétinerait la liberté de conscience puisqu’on ferait payer des contribuables pour des religions qu’ils ne pratiquent pas ou auxquelles ils ont (encore) le droit de ne pas croire (3).
      Sauf qu’avec un tel financement, la République abolirait aussi la liberté des cultes puisqu’il serait impossible de les financer tous, et que, en désignant
      des bénéficiaires, elle désignerait aux fidèles d’une religion quelle autorité ils doivent reconnaître.


      • tSbeNjY tSbeNjY 5 février 2010 13:32

        A Rome, fais comme les Romains. Ceux qui disent être français ou vouloir le devenir tout en rejetant le mode de vie de ces mêmes français nous emmerdent. Pour cause de politiquement correct, nous sommes beaucoup trop tolérants face à ces dérives (un politique ne veut surtout pas risquer d’être taxé de racisme ou xénophobie)


        En France on circule le visage découvert et il n’y a pas de raison que ça change sous prétexte de minorités religieuses revendicatives.

        • Oudeis 5 février 2010 23:56

          En France, état laïque et de liberté, l’État n’impose (presque) rien sur les tenues vestimentaires de ses citoyens.

          Donc en France, fais comme le Français et soit tolérant (la liberté des uns ne s’arrêtant que là où commence celle des autres).

          Si la France changeait ses principes fondateurs - comme la laïcité - elle pourrait justifier des interdictions religieuses. Mais ce n’est actuellement pas le cas. Et il est loin d’être certain qu’un tel changement serait majoritairement (et encore moins unanimement) souhaité.


        • Furax Furax 5 février 2010 13:52

          Je reste sans réponses à la question qui me hante :
          -Pourquoi tout ce barnum autour des costumes folkloriques auvergnats ?


          • Big Mac 5 février 2010 13:55

            Plus la France sera emmerdée par l’islam et moins elle tolérera l’islam.

            Les auteurs des innombrables articles sur la burqa ne font donc que faire augmenter l’exaspération.


            • Voris 5 février 2010 14:50

              Je crois qu’une très forte majorité est favorable à l’interdiction de la burqa dans les services publics. C’est seulement sur les justifications théoriques que l’on diverge. Donc le résultat ne devrait pas se faire attendre...


              • florent1968 florent1968 5 février 2010 15:55

                comme je l’ai mis dans ma réaction plus bas, je pense que encore plus que la burqa, c’est un comportement qui est condamné
                Que se soit dans les services publics , dans la rue,ou dans les commerces nous ne pouvons accepté qu’une personne se proméne (sauf pendant un carnaval) visage couvert.

                J’ai vu il y a quelques jours, une femme (je pense au vu de sa silouhette) descendre de sa moto, traverser la route, et se rendre dans un commerce en gardant le casque intégral sur la tête. Elle a fait ses achats (rapides) en levant la visiére, puis a retraversé la route toujours avec le casque intégral sur la tête !

                Je peux vous dire que c’est très....troublant !

                 Avec le recul tout aussi inacceptable qu’une burqa, car cette femme a fait ces emplete, mais imaginons qu’elle est eu des mauvaises intentions et qu’elle ait attaqué le commerce 
                Comment la reconnaitre ?

                Etre visage découvert, c’est non seulement un minimum de savoir vivre, mais aussi une necessité en matière de sécurité, burqa ou pas !


              • Oudeis 5 février 2010 23:58

                Les situations pour lesquelles la sécurité impose que le visage soit visible sont déjà définies (banques, contrôles d’identité, délivrance de papiers ...). Une préoccupation sécuritaire n’aurait pas nécessité une commission d’enquête parlementaire sur la burqa ...


              • Oudeis 6 février 2010 00:22

                Référence de la loi déjà existante interdisant de masquer le visage dans certaines situations (ce qui est passible d’une contravention mais ne constitue ni crime ni délit)  : Article R645-14 : "Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l’ordre public."


              • ASINUS 5 février 2010 15:27

                on vas faire court et simple
                sur le territoire que la nature et l histoire m ont imparti j entend que cela soit mes referents sociaux et culturels qui priment ce faisant je reconnais ce droits aux autres sur leurs territoires ceux qui ne peuvent accepter que cela soit nos referents qui priment ici , n’ont pas vocation a rester .


                Asinus : ne varietur


                • Voris 5 février 2010 15:37

                  Théorie des ensembles appliquée à la laïcité :

                  La République est l’ensemble qui inclut tous les Français. Là-dedans, il y a des sous-ensembles : groupes sociaux, sectes et religions. Ce n’est pas un sous-ensemble qui va dicter sa loi à l’ensemble Républlique !

                  Vous remarquerez la justesse du mot ensemble qui veut aussi dire « vivre ensemble ». Pour garantir aux gens de vivre ensemble, la République a posé des règles dont celle de la laïcité qui veut dire qu’elle ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte mais qu’elle tolère l’expressionn religieuse. Comme, c’est elle (la république) qui définit les règles du vivre ensemble, elle est parfaitement fondée à dire que l’expression religieuse ne doit pas dépasser certaines bornes qu’elle définit à son gré. Et que la burqa n’a pas sa place dans les services publics. 

                   


                  • florent1968 florent1968 5 février 2010 15:45

                    Nul besoin de faire appel à la religion ou à la laïcité mais simplement à un peu de respect de l’autre dans nos sociétés ,qu’elles soient occidentales ou orientales, et de savoir vivre.
                    Sauf à de très rares exceptions (mariage) une personne ne se cache pas le visage que se soit derrière un voile, un casque, une cagoule ou quelque élèment ....

                    Lorsque je parle à une personne, j’aime voir son visage. Ca n’est pas une question de religion, mais de respect et de réciprocité ! 

                    Cette personne me voit le visage, je n’envisage pas un seul moment qu’il me soit impossible de lui voir le sien lorsque je lui adresse la parole.

                    Quand je suis au télèphone avec cette personne et qu’il n’ai pas question de voir cette personne, peu m’importe qu’elle porte un casque , un fichu ou quoi que se soit sur la tête !

                    Mais lorsque nous sommes en vis à vis, c’est une question de respect !
                    Elle me voit le visage, je dois pouvoir la dévisager


                    Sinon je lui tournerais le dos sans que n’elle s’en offusque !

                    Vous imaginer une émission de télé avec une personne en burqa et l’autre lui tournant le dos ?
                    La situation serait ridicule !
                    Je suis d’accord !

                    Je prèfére quand deux personnes peuvent se voir parler en ve voyant le visage, quelque soit leur religion ! 


                    • lavalle lavalle 5 février 2010 20:52

                      on est en france ici !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!monsieur le machin  !!!!!!!!


                    • stephanemot stephanemot 5 février 2010 16:19

                      La question du pourquoi ne se pose pas : la burqa est la negation de la republique.


                      • lavalle lavalle 5 février 2010 20:53

                        Il faut les mettre tous dehors , mais on les place à tous les postes clés


                      • lavalle lavalle 5 février 2010 20:54

                        Bandes de collabos ...............


                      • Louise Louise 5 février 2010 18:07

                        « Las, enquêtes de magasines comme reportages de télévision  donnant la parole à des femmes intégralement voilées mettent en avant leurs témoignages favorables à cette pratique : la burqa serait pour elles un choix, une liberté voire l’expression de leur dignité. »

                        - Seul un questionnaire anonyme pourrait prouver que c’est vraiment le propre choix de ces femmes.
                        Il est fort probable que quelques unes choisissent effectivement de porter la burka...dans un but politique. En fait, elles manifestent ainsi leur refus de s’intégrer dans la société dans laquelle elles vivent.
                        Mais qu’elles soient consentantes ou non n’est pas le problème.
                        En France, il est incorrect de masquer son visage !
                        ...sauf pour carnaval !


                          • posteriori 5 février 2010 18:44

                            Prenons un exemple très con, l’interdiction de la construction de minaret, beaucoup de francais sont pour, s’il y avait un referendum il obtiendrait une large majorité de oui.

                            On veut l’interdire parceque les appels à la prière, c’est anachronique, dérangeant, ou xxxxxx (remplacer xxxxxx par n’importe quel argument foireux de l’umpfnmodem), bien, alors interdisons aussi les cloches qui contrairement aux 5 appels quotidiens des muezzins, nous dérangent jusqu’à 24 fois par jour avec une répétition au cas où on aurait confondu avec un bruit de voiture qui brûle, pour ceux à qui ça donne l’heure je dirais juste qu’à 50 ans si t as pas une rollex tas raté ta vie. Quel serait alors le resultat du referendum si on y incluait les appels à la prière catholique ? Plus le même son de cloche c’est sûr. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse, tiré de la déclaration des droits de l’homme, bien encré dans la constitution et ancré dans les moeurs sauf quand il s’agit des musulmans FRANCAIS. Ben pour le voile c’est pareil. 
                             Voilà de jolies lois vouluent par une majorité qui ne respectent pas la liberté, l’égalité ni la fraternité, du pur marketing ump, je te prend sans rien te donner pis si tu gueules j’t’envoie la cavalerie, encore beaucoup qui confondent conpromis et promis aux cons.

                            Clair aussi qu’à gauche ils lisent les sondages et qu’il faudrait etre très con pour se foutre 80% des gens à dos pour un mot juste mais malheureux. Merci Olivier Besancenot de foutre un coup de pied dans cette fourmilière de fauxculs.


                            • lavalle lavalle 5 février 2010 20:51

                              Reveillez vous , on met en place l ’ occupation de la france par l ’ islam ....
                              Et on parle de 1940 , mais où va t ’ on ,,,,,,,


                              • xray 5 février 2010 21:07


                                Politiques, Syndicalistes, Associatifs,  Patrons,  « Intellectuels »,  etc. 
                                Encore un débat qui va réunir que des serviteurs du capital de la Dette publique. (Beaucoup de gens grassement financés avec du bon argent publique.) 

                                Naturellement, les mesures qui en résulteront bénéficieront à ce même capital.  C’est évident. 

                                On nous expliquera encore que tous ces asservis au fric, qui s’autorisent à parler au nom du plus grand nombre, étaient d’accord. Bien évidemment. 


                                Ce faux débat est une énième provocation. 
                                Naturellement, n’auront droit de participer au débat que les discours autorisés.  Le capital de la Dette publique gagne à pourrir la vie du plus grand nombre. 

                                De quoi se plaint-on ? 
                                Tout va bien ! 
                                http://mondehypocrite.midiblogs.com/media/02/00/1193171025.wmv 

                                Mais qu’en font-ils de tous ces vieux ? (La liste Charlton)
                                http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/09/qu-en-font-ils-de-tous-ces-vieux.html 



                                • Christian Delarue Christian Delarue 5 février 2010 23:00

                                  @ l’auteur,

                                  Vous dites : « Quoi qu’on puisse en penser, la République Française peut-elle libérer ces femmes malgré elles ? » Effectivement non. C’est là l’argument anti-paternaliste.

                                  Deux point cpdt :
                                  - On n’est pas forcé ensuite de leur faire des risettes. Les pratiques des formes de réprobations adaptées est possible. On peut aussi prévoir des lieux précis ou cet accoutrement est interdit. Ce qui permet de penser à un autre point :
                                  - Il faut aussi penser à celles qui ont été obligées de mettre cette prison.

                                  Contre cela une lutte contre le sexo-séparatisme et l’éducation « coincée » est à entreprendre.
                                  Et puis, si le relativisme culturel en arrive à ce point alors le nudisme est justifié. Comme en Espagne. Les espagnols ne se mettent pas tous nu pour autant.

                                  En abusant de l’analogie j’ai dit aussi la masturbation en public. smiley smiley


                                  • Oudeis 6 février 2010 00:35

                                    Faire remarquer que l’interdiction de la burqa n’est pas fondée avec la Constitution actuelle et le principe de laïcité en particulier, cela ne constitue en aucun cas une approbation de cette pratique en encore mois « leur faire des risettes ».

                                    Je peux, à titre personnel, réprouver bien des pratiques de mes concitoyens. Mais cela ne suffit (heureusement) pas à justifier une interdiction légale de ces pratiques.

                                    Il est bien évident que la non interdiction de la burqa ne vaut absolument pas autorisation à l’imposer. Bien entendu, celles qui sont obligées de porter ce voile doivent être protégées. Mais l’interdiction de la burqa ne règlera rien. On ne protège pas les femmes du commerce sexuel contraint en interdisant la prostitution, mais en interdisant le proxénétisme. De même ce n’est pas en interdisant la burqa qu’on protégera les femmes. Une interdiction non fondée risque même, en cristallisant des rancoeurs, de populariser l’intégrisme extrémiste.

                                    Quant à la masturbation en public, la loi (article R624-2 du Code pénal) interdit la diffusion de messages contraires à la décence sur la voie publique. Cette interdiction peut se justifier car ce type d’acte nuit directement à autrui. Cela étant dit, je vous l’accorde, la définition de ce qui est « décent » est assez flou et fluctuant - et l’acception actuelle est assez libérale (bien des affiches publicitaires ne se distinguent d’un affichage nudiste que par un mince bout de ficelle ... ou un petit voile). Mais qui sait, l’étude du fondement de l’interdiction du nudisme fera peut-être l’objet d’un autre article smiley


                                  • Christian Delarue Christian Delarue 6 février 2010 22:08

                                    La religion que je propose c’est le nudisme en centre ville et de prôner l’amour spirituel et charnel en public. Une loi liberticide autorise la burqa - ce qui n’est pas mauvais sauf exception - mais bride le nudisme et la masturbation en plublic.

                                    Deux poids deux mesures !


                                  • sheeldon 6 février 2010 00:14

                                    mais vous avez pas marre de ce truc ?

                                    l’autre jour , article sur le chômage 20 replys , c’est vrai qu’est-ce qu’un petit million de chômeur en plus ! 

                                    c’est plus important des fichus a la con sur la tête de quelques 2000 femmes ?


                                    • Oudeis 6 février 2010 00:40

                                      J’aimerais signaler cet article du Figaro (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/25/01016-20100125ARTFIG00505-burqa-les-juristes-conseillent-la-voie-legislative-.php ). Publié le 29/01/2010 (2 jours après ma proposition de cet article), il apporte l’éclairage de professeurs de droits sur la légitimité d’une interdiction de la burqa.

                                      Quelques extraits particulièrement en rapport avec l’article :

                                      "Selon le professeur Guy Carcassonne, une réglementation du port de la burqa dans les lieux publics ne peut être motivée par le principe de laïcité. Dans son sens actuel, la laïcité signifie que l’État est tenu d’être neutre à l’égard des religions et de respecter la liberté de conscience.
                                      (...) L’État ne saurait « soumettre les consciences » des personnes dans l’espace public. Le Parlement ne peut donc pas invoquer la laïcité pour interdire à des femmes de porter le voile intégral dans la rue, argumente l’universitaire.

                                      La dignité de la femme et l’égalité des sexes ne semblent pas davantage autoriser l’interdiction de la burqa. Selon le professeur Denys de Béchillon, « il est impossible de déterminer concrètement si la femme fait usage d’une réelle liberté ou si elle subit une contrainte matérielle ou morale » lorsqu’elle porte la burqa. Et le Parlement n’a pas qualité pour dire aux femmes volontairement voilées qu’elles usent mal de leur liberté. « Je ne vois pas comment l’État pourrait avoir une légitimité à désigner ce qui est digne dans ces usages du corps, à la place de son propriétaire », poursuit Denys de Béchillon. « Si vous demandez qu’on vous coupe un doigt, la personne qui vous l’aura fait ne pourra pas invoquer le fait que c’était à votre demande, et sera poursuivie. Si quelqu’un se coupe un doigt lui-même, il n’y aura aucune poursuite », conclut l’enseignant."


                                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 6 février 2010 09:37

                                        Interdiction de la Burqa au nom de l’exigence de responsabilité donc de reconnaissance et d’identification, indissociable de la liberté civique dans les lieux publics (à ne pas confondre avec la liberté privée, chez soi ou dans un espace privé) pour un motif de sécurité publique.


                                        Cela vaut pour tout déguisement ou mascarade, religieuse ou non, selon la proposition de loi de J.F. Copé. Il ne s’agit donc pas d’une loi anti-musulmane. D’autant moins que la Burqa n’est en rien liée à une obligation de la religion musulmane selon l’avis consensuels des clercs musulmans qu’ils soient sunnites ou chiites.

                                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 6 février 2010 09:40

                                          Les avis consensuels, avec mes excuses


                                        • posteriori 6 février 2010 11:38

                                          « Cela vaut pour tout déguisement ou mascarade »

                                          Reboul je suppose que ca vaut aussi pour les clowns et autre charlots qui ne savent pas respecter la difference, vous aurez donc l’interdiction de mettre votre truffe dehors.

                                          « 
                                          Les cloches sont notre paysage culturel. Chrétien ou non, les cloches donnent l’heure. Elles sont chargées de notre histoire ne serait-ce parce qu’elle signalent es grand évènement des vies : marriage ou décès, mais également les grands évènement collectifs : libération, incendie dans le passé ou tocsin annonçant la venue de l’ennemi. »

                                           ça donne l’heure ! Allez va t’acheter une rollex !
                                          chargées d’histoire les cloches ? mais depuis Henri IV on ne fond plus les cloches en canons. Je reconnais qu’elles annoncent les mariages , mais faudrait penser a dire a ces crétins d’arreter de se marier a 3h du matin, c’est dérangeant.
                                          Pour la distribution de libération j’en suis heureux, j’informerai mon livreur de journaux pour qu’il se synchronise sur sa distribution. Tout un tas d’arguments tous plus débiles les uns que les autres par leur anachronisme. Manque d’intelligence, va falloir penser a regarder ce mot dans le dico.


                                          • Christian Delarue Christian Delarue 6 février 2010 22:17

                                            Affaire du voile vosgien Damiati : une solution : Deux salles de restaurants, une pour les musulmanes voilées, une pour le reste de la population . On a le droit de ne pas supporter les affichages porno-religieux, les femmes-sandwicht de l’islam pendant un repas.


                                            • Christian Delarue Christian Delarue 7 février 2010 15:46
                                              Le string, le voile, la pudeur et le féminisme

                                               

                                               Les féministes femmes ou hommes sont pour l’égalité de genre et la réciprocité des pratiques lorsque c’est possible . Le féminisme ne nuit pas bien au contraire puisqu’il milite pour le respect mutuel et pour l’estime réciproque entre les sexes . Il se situe à des années lumières d’un Orelsan.

                                              Dans ce cadre, le choix de l’orientation sexuelle - homo ou hétéro - ainsi que la différence des attirances au sein d’une orientation ne doit pas être un vecteur d’oppression et de domination.

                                              Ainsi apprécier le string comme objet sexy n’est pas pour autant dans ce cadre interprétatif une raison pour stigmatiser celles qui n’en portent pas, ni une raison pour indisposer par un regard trop concupiscent les porteuses de string sur la plage. D’autant que cette pratique est totalement libre : un coup oui un coup non. La stigmatisation ne doit venir non plus dans l’autre sens. Certains et certaines sont contre. Elles n’ont jamais essayés mais elles se bloquent contre. Le féminisme n’a pas à défendre cette position. Le féminisme défend la liberté des pratiques donc autant le string sexy que le slip de grand mère. Ce qu’il peut critiquer c’est l’imposition de ce type de vêtement par les hommes. Bien que j’adore le string je ne me permet pas de l’imposer à ma compagne. Ne pas l’imposer ne signifie pas ne jamais le demander. J’ai un comportement différent pour les poils sur les jambes car je pense alors qu’il faut faire l’amour lampes fermées et porter son attention sur des caresses ailleurs. Cette perspective de restriction sexuelle serait tôt ou tard une cause de rupture de la relation. Le féminisme c’est aussi refuser l’emprise de la marchandisation.

                                              Le voile islamique est non seulement l’étendard de l’islam mais aussi et surtout le symbole de la respectabilité de la femme pour l’islam. La respectabilité est en quelque sorte localisée sur le corps au lieu d’être une dignité de la personne qu’elle soit nue ou couverte. L’autre argument entendu de nombreuses fois, c’est la non excitation de l’homme qui ne sait pas se retenir. C’est pourquoi nombre de musulmans (pas tous) sont ambivalents sur ce sujet : ils lorgnent en cachette ce qui les attirent et font pression pour le voilage des femmes musulmanes afin d’empêcher les viols. Toute une conception des relation de genre est dans cette non réciprocité.
                                              http://www.rap125.com/img/photo-www.rap125.com-voilee_string,20.jpg


                                              Le string et les seins nus s’effacent sur la plage pour plusieurs raisons. Le retour de la pudibonderie est là.

                                              L’Ifop l’a annoncé. Le niveau de pudeur monte.

                                              cf *Les femmes et la nudité
                                              http://www.ifop.com/ ?option=com_publication&type=poll&id=897 <http://www.ifop.com/ ?option=com_publication&type=poll&id=897>

                                              Les coincés sont majoritaires ! Ceux qui se baladent à poils chez eux devant leurs enfants deviennent des impudiques ! Sarkozy va pondre une loi !

                                              http://www.ifop.com/media/poll/897-1-study_file.pdf

                                              La pudibonderie est le produit d’une situation complexe qui met en jeu plusieurs facteurs dont
                                              1 - la chute relative du féminisme
                                              2 - l’épuisement du souffle de libération sexuelle des années 68 (qui avait aussi son ambivalence sexiste, c’est certain)
                                              3 - la montée de la pudibonderie WASP, de la pruderie venues de l’Amérique du nord
                                              4 - la montée de la respectabilité corporelle de l’islam et des musulmans depuis 20 ans environ.
                                              5 - la sur-érotisation du corps notamment féminin par les médias.
                                              6 - la perception que l’on a de son corps propre

                                              JJ L

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