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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Campement revendicatif au cœur de Madrid : la puerta de la solucíon (...)

Campement revendicatif au cœur de Madrid : la puerta de la solucíon ?

 Voilà maintenant deux semaines que le rassemblement au cœur de la capitale espagnole sur la place Puerta del Sol attire les citoyens et autres indignés ainsi que le regard des médias nationaux et internationaux. Le mouvement s'est étendu à une soixantaine de villes en Espagne et a réuni jusqu'à 130 000 personnes la semaine dernière, et devrait se prolonger au moins pendant une ou deux semaines, certains espèrent même plus, une pétition circule dans le camp de Madrid pour un sit-in à durée illimitée. Ce rendez vous citoyen fait suite à la manifestation « Toma la calle » qui a eu lieu le 15 mai dernier, elle-même provenant de la création d'un site internet « Democracia Real Ya ! » (la vraie démocratie maintenant) qui est le fruit d'un groupe de discussion sur la toile se voulant une « plateforme de coordination de groupes à mobilisation pro-citoyenne ». Mais au delà de ce sursaut aujourd'hui médiatisé, cela fait maintenant plusieurs années que la situation culturelle alternative bouillonne ici.

L'Espagne revendicative se réveille. Comme le disait une pancarte aperçue dans Madrid, « les français et les grecs luttent pendant que les espagnols gagnent au foot ». C'est vrai que la péninsule ibérique n'a pas connu ces dernières années autant d'émeutes et de manifestations comme en France lors de l'automne 2005 ou en Grèce l'hiver 2008, et que depuis la movida des années 80 l'Espagne est un pays où par temps de crises règne un certain immobilisme ou du moins une certaine résignation, les espagnols savent encaisser et continuer à vivre et travailler avec le sourire. Mais ici il est important de souligner que l'Espagne mais plus particulièrement Madrid voit se construire depuis maintenant près d'une dizaine d'années tout un mouvement de petites entités alternatives, associations, centres culturels, comme par exemple la Tabacalera dans le quartier de Lavapiés, ancienne fabrique de tabac aujourd'hui reconvertie en un centre socio-culturel autogéré qui accueille nombreuses activités libres et ouvertes à tous et travaille en partenariat avec de nombreux acteurs sociaux. Comme en témoigne le très intéressant ouvrage de Guillaume Fourmont-Dainville : Madrid en mouvement, régénérations aux éditions Autrements paru en septembre 2009, la capitale espagnole bénéficie depuis 2004 d'une dynamique culturelle très forte et les projets concernant une vie associative en mouvement ou de type alternatif se sont multipliés. Cela fait donc plusieurs années que cette ville « bouillonne » et a préparé le terrain pour ce mouvement revendicatif. On peut également ajouter que la publication de l'ouvrage « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel tout récemment en Espagne a contribué à la protestation, les manifestants se nommant eux-mêmes les « indignados ». Et aujourd'hui un taux de chômage record, surtout chez les 18 / 25 ans où il atteint près d'une personne sur deux, et la crise économique (que les gens sur le camp appellent « arnaque économique ») constituent les éléments déclencheurs du mouvement : les espagnols sont descendu nombreux dans les rues.

 La première chose qui saute aux yeux dans ce mouvement est pour l'instant l'absence presque total de violence. Après avoir déclaré le mercredi 18 mai au travers de la commission électorale provinciale de Madrid, quatre jours avant les élections municipales et régionales, que le rassemblement au centre ville de Madrid devenait illégal et serait évacué, le gouvernement de José Luis Zapatero a eu la sagesse de ne pas réprimer le mouvement dans la force et le vendredi 20 mai à minuit, bien que les rassemblements devenaient théoriquement illégaux comme il est prévu par la loi les veilles et les jours d'élections, les autorités ont pris la décision de ne pas disperser les indignés, ce qui aurait très bien pu finir dans de violents affrontements, le mouvement étant alors en pleine effervescence, 5 jours après le début des sit-in dans les grandes villes espagnoles. Comme le soulignait un internaute alors : « les partis peuvent faire de la politique en faisant campagne, en organisant des réunions et des meetings, mais pas les citoyens eux-mêmes ! ». Le 17 mai à l'aube, alors qu'un campement avait donc été installé sur la place Puerta del Sol deux jours après les manifestations du 15 mai, les quelques centaines de personnes (entre 300 et 400) qui s'y trouvaient ont été délogées par les forces de l'ordre madrilènes, mais le soir même c'était plusieurs milliers de personnes qui sont revenus s'installer sur cette même place, l'occupant pratiquement sur toute sa surface et prouvant par la même occasion leur volonté de poursuivre ce mouvement citoyen. Un autre élément important dans cette manifestation est que, même si les organisateurs se refusent à interdire la consommation d'alcool, cette dernière y est très modérée et de nombreuses pancartes ou personnes invitent les consommateurs de boissons alcoolisés à une consommation modérée.

Le deuxième facteur à prendre en compte avec ces mouvements est le rôle en partie fondamentale joué par internet. C'est en plusieurs étapes qu'il faut observer la construction de ce sursaut citoyen : Tout d'abord un simple groupe de discussion crée sur la toile, qui amène plusieurs exaspérés de la quasi inexistence de l'interaction entre les politiques et la population à créer un site, « Democracia real Ya ! » qui vise à devenir un think-tank (boite à idée) autant qu'un déclencheur de mouvement, avec pour date de rassemblement le 15 mai. L'adoption en février dernier en Espagne de la loi « Sinde », version espagnole de notre loi Hadopi en France visant à contrer le partage gratuit de fichiers sur internet constitue également un facteur déclencheur du 15-M.

Il est également important de remarquer que même si de nombreux médias soulignent la « révolution espagnole » comme suite possible des révolutions du printemps arabe, géographiquement il est vrai ce pays se situant comme le pont entre l'Afrique du Maghreb et l'Europe, il y a eu un mouvement d'une certaine ampleur concernant une grande vague de protestation au Portugal au début du mois de mars : Geração À Rasca, littéralement « les générations fauchées », est un mouvement qui a fait descendre entre 300 et 400 000 personnes dans les rues portugaises, et ce dernier est finalement plus proche de celui d'Espagne que les révolutions arabes, comme le soulignait un internaute, la Puerta del sol à Madrid n'est pas la place Tahrir du Caire, il y a moins de peur et pas d'affrontements.

Ce qui ressort de ces petits phrasés revendicatifs que l'on peut voir éclore un peu partout durant ces manifestations, c'est que tout d'abord les gens ne croient plus en l'efficacité du vote, d'ailleurs les taux d'abstention sont toujours plus forts d'élections en élections, même si pour ces dernières municipales du 22 mai ce n'est pas le cas bien que les votes blancs et nuls atteignent près d'un million de votants avec plus de 4 %. Le mouvement avait justement appelé à voter nul. On assiste donc à une perte de confiance dans le rôle que les politiques peuvent jouer ( « el bipartismo es dictatora », « le bipartisme c'est la dictature » ) ou même des syndicats d'ailleurs : lors d'un remaniement gouvernemental en septembre 2010 est entré au gouvernement comme ministre du travail une syndicaliste UGT qui une semaine auparavant manifestait contre la réforme des retraites. le bipartisme ne fonctionnant plus aux yeux des citoyens, la gauche comme la droite accouchent de bilans sociaux et économiques qui se confondent de plus en plus, toujours plus à la merci de la loi économico-financière de profits. De plus en plus de gens finissent par constater que la seule politique économique réelle menée depuis les années 80 c'est le libre-échangisme. Et aujourd'hui c'est ce modèle économique qui constitue la principale locomotive de l'évolution de nos sociétés, l'accumulation d'argent et de biens matériels apparaît comme la seule finalité de ce système, ce qui amène conjointement de nombreuses éclosions de pensées et autres petits systèmes alternatifs. ( voir « les sentiers de l'utopie » de John Jordan et Isabelle Fremeaux dans la collection Hors collection zones, Février 2011).

« Yo no voto , Yo salgo a la calle » ( moi je ne vote pas, je sors dans la rue). En se rendant compte que leur vote ne possède finalement pas une si grande influence sur leur environnement socio-politico-économique, les gens deviennent persuadés que la véritable action se trouve dans le rassemblement, dans les rues, sur la place publique en définitive, que ce soit celle d'internet ou bien celle de leurs villes. « Ni políticos,ni banqueros.¡Democracia Participativa Ya ! » (Ni politiques ni banques,la démocratie participative maintenant !), le peuple veut retrouver un rôle dans la vie politique et civique de son pays, de sa région et de sa ville, il revendique le droit à une démocratie qui impliquerait largement plus ses citoyens, et grâce à l'outil internet ce mouvement prend une forme participative intéressante et en plus bénéficie de l'avantage que de nombreuses idées peuvent être préalablement échangées pour asseoir le mouvement sur une base intelligente et organisée, riche en apport citoyen d' horizons variés.

« No falta dinero, sobran ladrones !! », ( l'argent ne manque pas, il y a trop de voleurs) : c'est dans une idée de rupture avec l'esprit capitaliste qui veut toujours produire plus pour gagner plus que certaines personnes se rendent compte qu'il ne faut pas plus d'argent à l'intérieur du système mais qu'il faut mieux le répartir, d'ailleurs les écarts de richesse ne se creusent-ils pas toujours plus au fil des années entre les plus pauvres et les plus riches ? Cette société apparaît de plus en plus inégale et on entend des hommes politiques apporter de pauvres idées slogans tels que : « travailler plus pour gagner plus », comme si c'était un élan individuel de fuite en avant vers une concurrence plus ardue entre les travailleurs qui constituerait la solution à ces problèmes de pauvreté et chômage et non pas une idée de partage. « diviser pour mieux régner » c'est sûr, ce vieil adage conserve encore aujourd'hui tout son sens.


TommytheHerbs, résident à Madrid


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52 réactions à cet article    


  • Harfang Harfang 1er juin 2011 12:05

    Bel article, très porteur d’espoir, tout comme le mouvement qu’il présente.
    Si seulement, si seulement...


    • Emmanuel Aguéra LeManu 2 juin 2011 02:42

      Si seulement quoi ???????? Si seulement vous leviez le nez de vos putains de claviers ?
      DANS LA RUE !!!!
      Même chez Estrosi, ça se bouge le cul... (mdr... la honte !), A vous de continuer de pérorer dans le virtuel ou de montrer ce qui vous reste d’humain... Ça s’appelle l’instinct de survie.


    • Alpo47 Alpo47 1er juin 2011 12:19

      Il est en effet bien possible que ce soit là, l’éclosion du mouvement non violent de « Résistance passive » que j’ai souvent ici présenté comme la solution pour les peuples ?

      Il faut de toutes façons admettre, et c’est toujours le cas, qu’une initiative, quelle qu’elle soit ne rassemblera jamais tout le monde. Il y a toujours des gens opposés, par intérêt ou ... principe.

      Il s’agit d’abord de créer un éveil, une prise de conscience ... puis de laisser ces idées et initiatives faire leur chemin.Les premiers initient, créent une dynamique. Les autres suivront.

      Les mouvements arabes ne sont que très partiellement des modèles. Si nos rassemblements restent non violents (gare aux provocateurs), il ne pourra pas y avoir de répression violente. A un moment donné, les forces de police ne pourront plus brimer ou empêcher. De plus, les mouvements arabes n’ont pas fondamentalement changé leurs sociétés. Les mêmes systèmes sont toujours en place.

      Il s’agit ici de dire : « STOP », « nous refusons votre société », « nous voulons construire autre chose » ...

      Et si on ne se contentait pas d’émettre des souhaits, pour .... PARTICIPER ?


      • copainsky 1er juin 2011 15:14

        D’accord avec toi Alpo47, par contre il faut avouer que ce mouvement réuni un peu plus que prévu. Je ne parle pas de présence dans la rue, mais bien idéologiquement. Je suis très étonné de voir des politiques ou des ONG soutenir le mouvement, d’habitude ils sont plutôt frileux. Par exemple au G8, voir le CCFD-Terre Solidaire (ils sont en pleine campagne contre les paradis fiscaux « aidons l’argent ») et les alters marcher ensemble pour une plus juste répartition des richesses ça a de la gueule. 

        Quoiqu’il arrive, c’est clair que le but c’est d’instaurer une nouvelle donne, qu’on soit de gauche, de droite, athée, catho ou tout ce qu’on veut... Il faut participer au changement

      • goc goc 1er juin 2011 13:18

        il semble bien que la politique suivie par le gouvernement est celle du « pourrissement par le temps », et si ça ne suffit pas, ce sera celle de l’infiltration par des « groupuscules » contrôlés par la police et dont la seule fonction sera de jouer la provocation

        Toutefois, le gouvernement a intérêt à faire attention à ne pas jouer les apprentis sorciers et a provoquer le basculement vers la guerre civile, car la violence appelle la violence, et à ce jeux-là les basques ont démontré maintes fois leur « pouvoir » de destruction


        • platon613 1er juin 2011 13:32

          Nucléaire : la France est dépendante de l’Allemagne !

          La fermeture de 8 réacteurs nucléaires en Allemagne est un très gros problème... pour la France, estime l’Observatoire du nucléaire. La France est en effet très dépendante de l’Allemagne pour ses approvisionnements en électricité. Coup de tonnerre dans le petit monde des idées reçues et autres cocoricos...

          http://www.news-26.com/politique/607-nucleaire-la-france-est-dependante-de-lallemagne.html


          • lloreen 1er juin 2011 13:39

            « rassemblements illégaux »...
            OK.
            Donc G8, G20 et G « n » illégaux aussi, alors ?Rassemblements Bilderberg, idem ????


            • lloreen 1er juin 2011 13:42

              platon613
              Non, non, la France est aussi indépendante énergétiquement que le monde entier aussi, si nos « zélites » ne mangeaient pas dans la main du lobby énergétique qui les « sponsorise »...http://quanthomme.free.fr/


              • lloreen 1er juin 2011 13:45

                Alpo47
                Il y a cette alternative, pour tous ceux qui le désirent
                http://www.partiblanc.fr/


                • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 13:52

                  Je vous invite à rejoindre les assemblée qui se déroule près de chez vous, pour les trouvez plusieurs méthodes toutes aussi les simples les unes que les autres :


                  http://www.french-revolution.fr/page-d-exemple/

                  Facebook également, beaucoup de ville ont créer leurs pages, Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Strasbourg, Valence, Bordeaux, Aix, Rennes, Angoulème, Bordeaux, Bayonne, Chambéry, Grenoble, Amiens,

                  Taper dans facebook, REELLE DEMOCRATIE MAINTENANT + nom de la ville proche de chez vous.

                  La page nationale regroupe plus de 9000 personnes et devrait dépasser les 10000 avant le week end https://www.facebook.com/reelle.democratie.maintenant

                  Venez participer, assister aux discussions. Venez débattre, parler discuter, échanger avec tous les citoyens, pour reprendre la place qui est la notre.

                  Nos envies sont simple et tiennent en quelque mots, DEMOCRATIE, PARTICIPATION, EGALITE, RESPECT, CONSTITUTION, ASSEMBLÉE CONSTITUANTE, VOTE BLANC.

                  Les indignés c’est vous, c’est nous, c’est le peuple et il souhaite reprendre ce qui lui revient de droit, c’est à dire, le libre choix.

                  Ce mouvement est pacifique mais déterminé, et pour reprendre une certaine phrase :

                  « Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Préparez-vous »

                  • robin 1er juin 2011 15:25

                    Qu’envisagez vous pour fliquer les provocateurs professionnels éventuels qui ne manqueront pas d’arriver ?


                  • robin 1er juin 2011 15:27

                    « nous sommes légion »....

                    C’est aussi ce que disaient les démons à Jésus Christ, attention aux références conotées.....lol !


                  • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 16:42

                    Textuellement nous sommes légions veut dire, « nous sommes beaucoup » rien de plus ;)


                  • kemilein 1er juin 2011 23:00

                    Vous n’êtes pas près

                    Etait le slogan d’un certain jeu.
                    et nous confirmons le diagnostique docteur, vous n’êtes pas près, petit soldat idéaliste, petite pensé simpliste, la réalité vous rattrapera.

                    La démocratie réelle ? un mouvement apolitique ? instruisez-vous du cas de l’affrique-du-sud, Mandela arracha la « démocratie » mais il fut condamné car l’économie avait pris le contrôle.

                    la démocratie est une revendication politique, pour qu’elle soit réelle il faut mettre a genoux le système économique actuel.

                    mais que croyez vous ? qu’ils vont se laisser faire ? instruisez-vous des coups d’états militaire qui se sont déroulés dans l’amérique du sud, instruisez vous du cas de la côte d’ivoire actuellement, ou un gouvernement « nationalisateur » ouvertement contre le FMI, a subit un coup d’état militaire pour introniser ouatarra seigneur du FMI des banques des multinationales, regardez du côté de la Libye, l’Irak de la SarkoSainte-France.

                    la Démocratie réelle est la déclaration pure et simple au système économique.
                    Et comme dans toute guerre, les dépendances sont les faiblesses.

                    notre pays est aliéné de toute part : nous ne sommes ni autosuffisant dans l’alimentaire l’industrie l’énergie et la monnaie.

                    Votre démocratie est d’ores et déjà condamné si vous ne le comprenez pas.


                  • PtitLudo PtitLudo 1er juin 2011 14:56

                    Si j’ai bien compris, le mouvement est composé principalement d’étudiants et de chômeurs, donc ça ne doit guère déranger grand monde.

                    Sans passage à une vitesse supérieur ou la jonction avec d’éventuels mouvements ouvriers, comme en 68, il n’y a peu de chances pour que cela débouche sur quelque chose de concret.


                    • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 16:44

                      Nous travaillons à cela, et c’est une grossière erreur de penser qu’il n’y a que des étudiants et des chômeurs, hier soir, il y avait des ouvrier du port méthanier, quelques profs, pour ma part je suis commerçant/artisan et comble de tout ça, je touche le rsa ...Mais ça c’est une autre histoire.


                    • robin 1er juin 2011 15:14

                      Voilà maintenant deux semaines que le rassemblement au cœur de la capitale espagnole sur la place Puerta del Sol attire les citoyens et autres indignés ainsi que le regard des médias nationaux et internationaux

                      Le regard des médias nationaux ? Espagnol alors, parce qu’en France c’est extrêment light !


                      • robin 1er juin 2011 15:23

                        Je ne voudrais pas casser l’ambiance et les formidables bonnes volontés mais les gens d’en face (la mafia ploutocrate) sait instrumenter la violence quitte même à la fabriquer de toute pièce et ne s’en privera pas.

                        Le mouvement a donc un intérêt vital à avoir une organisation top niveau et fliquer les intrus minute par minute, sinon ils sont morts....hélàs je n’y crois pas trop.


                        • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 16:45

                          C’est pourtant ce qu’on fait. L’expérience de précédent mouvements nous a appris ce qu’il ne faut pas faire.

                          La ou nous sommes, nous avons l’indignations de certains agents de la police qui eux aussi en ont marre.


                        • Bulgroz 1er juin 2011 15:39

                          La fuite en avant n’est plus possible, les dures lois des réalités économiques s’imposent, plus personne ne peut y échapper. La rigolade est terminée. Il faut bosser.

                          Ce n’est pas en posant son cul sur le pavé des places publiques que les dettes de papa et maman seront remboursées.


                          • robin 1er juin 2011 15:56

                            Sauf que c’est pas les dettes de papa et maman, ce sont les dettes de Casino des Banksters, ne confondez pas tout. Nous sommes endettés uniquement depuis que Papa Giscard et les autres politicards vendus aux banques leur ont vendu le droit de battre monnaie à leur place en 1973.


                          • Bulgroz 1er juin 2011 16:35

                            Robin,

                            Ah bon !! La dette est venue toute seule sans qu’on ait rien demandé ? Ce sont les banquiers qui ont inventée la dette sans qu’on l’ait sollicitée ?

                            Sachez que l’Espagne avec le Portugal est championne de la dette privée qui atteint 220% du PIB alors que ce taux est de 130% dans la zone Euro.

                            Sachez aussi que le taux d’endettement brut des ménages en Espagne était de 129% en 2009 (129% du revenu annuel disponible) alors qu’en France il est de 75% et 98% en zone Euro.

                            http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/06/04016-20100606ARTFIG00195-le-poids-de-la-dette-privee-menace-l-espagne.php

                            Un conseil, Robin, informez vous avant de raconter n’importe quoi.


                          • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 1er juin 2011 17:34

                            Bon chien ça, gentil gentil.
                            NON, pas là ! dans le caniveau, oui, c’est bien ça.
                            Mais l’est-il pas mignon mon toutou, hein ? l’est-il pas mignon ?


                          • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 17:40

                            Loin de moi l’idée de voter ce projet, cependant je t’invite à regarder cette vidéo plutot ludique et pédagogique.

                            http://fr.sevenload.com/videos/A6AcVEV-EBR2012-Le-film-de-campagne


                          • flesh flesh 1er juin 2011 17:44

                            Et il nous sort comme référence un nartik du Figaro, lol ! 


                          • Néo-Résistant Néo-Résistant 1er juin 2011 19:47

                            @ Robin

                            Exact, par la loi du 3 janvier 1973 l’article 25 interdisait le financement direct de l’Etat par la Banque de France. Cette loi a été reprise dans l’article 104 du traité de Maastricht et figure dans le traité de Lisbonne (art 123).

                            Ce sont les banques privées qui se régalent sur le dos des contribuables puisqu’elles empruntent à 1% à la BCE et prêtent aux États à 3, 4 même 7 % et plus.
                            La dette est passée de 239 milliards d’euros fin 1979 à 1489 fin 2009 et sur la même période il a fallu payer 1340 milliards d’intérêts aux prêteurs privés...


                          • dawedOo 1er juin 2011 20:21

                            « Sachez que l’Espagne avec le Portugal est championne de la dette privée qui atteint 220% du PIB »

                            Un peu réducteur, en tout cas dans le cas de l’Espagne.

                            Pour le cas espagnol, cela relève surtout de l’escroquerie d’état complice des banques.

                            1998 - Réforme sur la « loi du sol » mise en marche par le gouvernement, rendant une énorme partie du territoire constructible, déchaînant la folie immobilière, alors qu’en même temps les banques offrent des crédits hypothécaires a taux variable (très bas a l’époque), sans pratiquement aucune restriction, genre un couple de smicards avec contrat indéterminé même carrément précaire et sans apports ni garanties ou à peine.. du pousse au crime sous l’oeil complice des politiques.

                            2007 : crise de l’hypothèque en Espagne, l’euribor s’envole, les mensualités avec, de l’ordre de 200 jusqu’a 600€

                            2008 : La bulle explose, 20% de chômage, même si vous ne pouvez plus payer et rendez les clefs, vous continuez a devoir les intérêts.. en même temps que la réforme du travail rend plus « agile » et moins couteux les licenciements ...

                            Bref.. l’utilisation de l’ignorance du profane et de son aspiration a avoir un foyer pour s’en mettre plein les fouilles, une énorme escroquerie de la part des « élites »qui motivaient à s’enfoncer toujours plus dans la dette en disant « ayez confiance ».. au plus grand bénéfice de qui ? pas des citoyens en tous cas, beaucoup n’ont plus rien.


                          • robin 1er juin 2011 23:18

                            Renseignez vous à votre tour, avant la loi Giscard de 1973 la France n’avait effectivement pas de dette, précisemment parce que la banque de France Régalienne ne pouvait pas fonctionnellement être en failllite, faut-il vous expliquer que la plupart des banques n’ont même pas 10% réel de l’argent qu’elle prête ?

                            Et les coup tordus des titrisations de crédit hypothécaires américains frelatés c’est sans doute de la faute des ouvriers européens....et les LBO idem et les CDS idem.....Arrêtez vos conneries 2 minutes

                             


                          • BOBW BOBW 1er juin 2011 15:42

                            Une décision de Justice rassurante à l’encontre du Maire de Bayonne :


                            • AnonymousBx AnonymousBx 1er juin 2011 16:48

                              En effet le tribunal de Pau à rejeté la demande d’expulsion du maire, concernant les indignés de Bayonne. Ils peuvent rester.


                            • Emmanuel Aguéra LeManu 2 juin 2011 02:47

                              Soutien aux tunigrecobelgospagnols de tous les pays ! Tous dans la rue ! Allez Bayonne, allez Paname, allez Nice !


                            • Bovinus Bovinus 1er juin 2011 17:37

                              Tiens, c’est bizarre, je ne vois pas Marc Gelone avec ses prophéties contre-révolutionnaires.

                              Il est malade, quelqu’un l’a vu ?


                              • Bovinus Bovinus 1er juin 2011 18:55

                                Ah !

                                 smiley


                              • LE CHAT LE CHAT 1er juin 2011 23:21

                                @BOVINUS

                                c’est un peu ce que je dis un peu plus bas ,c’est mou du genou tout ça !
                                s’ils ne foutent pas le feu aux banques , les capitalistes ne craignent rien !


                              • Croa Croa 1er juin 2011 23:45

                                « et il ne reste qu’à attendre que les végétatifs se lassent de leur inaction et de leur inefficience... »

                                Ce n’est qu’un début ! Le mouvement est tenu par des jeunes et des chômeurs : Ils peuvent tenir longtemps. Cela finira par interpeller tout le monde et il y aura une suite, forcément !


                              • Proudhon Proudhon 1er juin 2011 19:17

                                Je sais que cela ne concerne pas l’Espagne mais avez-vous entendu parler des manifestations en Géorgie : L’information en occident est réellement à géométrie variable.

                                Manifestations en Géorgie :


                                • lloreen 1er juin 2011 20:25

                                  bulgroz
                                  Non, la dette n’est pas venue toute seule.Ce sont Pompidou et Giscard en 1973 qui ont abandonné la prérogative de la banque de France de battre monnaie et ont OBLIGE l’état français, c’est à dire nous, d’emprunter aux banques privées.
                                  Au cas où vous ne le sauriez pas, figurez-vous que la première partie du traité de Lisbonne stipule que la BCE (banque centrale européenne) n’a aucun compte à rendre aux citoyens.
                                  Déjà à l’époque, voter ne servait à rien.Et aujourd’hui, voter ne sert à rien non plus.


                                  • lloreen 1er juin 2011 20:29

                                    Les peuples ont compris que voter ne sert à rien.Ils sont en train de prendre les choses en mains.
                                    Lorsque l’on comprend le système de Sarkozy et des « sarkoboys » (mais pour d’autres "représentants du peuple, c’est idem)
                                    http://www.dailymotion.com/video/xfkxkh_quart-d-heure-de-celebrite-de-jean-luc-nobleaux_news
                                    ont a compris que la réelle alternative est celle-ci
                                    http://www.partiblanc.fr/


                                    • Croa Croa 1er juin 2011 23:53

                                      Voter blanc n’est pas une alternative. C’est juste montrer qu’on a comprit qu’il n’y a pas d’alternative.

                                      Pour redevenir citoyen il faut aller bien au delà !


                                    • lloreen 1er juin 2011 20:31

                                      Quant à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, elle a valeur supra-légale.

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TommytheHerbs

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