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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Ce n’est pas parce qu’ils n’en ont rien à foutre (...)

Ce n’est pas parce qu’ils n’en ont rien à foutre qu’on va se priver de leur donner notre avis !

Ou comment une abstentionniste convaincue, voire forcenée, en vient à faire de la retape pour inciter à se rendre en masse dans des bureaux de vote sauvages. Et comme d’hab’, moins ils veulent qu’on y aille, plus il est important d’y aller.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la bonne grosse démocratie avec du poil sous les bras, cette légitime aspiration des peuples a n’être pas que la variable d’ajustement des riches et des puissants, mais à exister, à vivre, à revendiquer et à beugler leur rage, leur frustration, leur profond sentiment d’injustice, surtout quand on leur intime l’ordre de bien vouloir subir en silence, en fermant cette grande gueule prolétaire qui écorche les petites oreilles fragiles et sensibles de ceux qui excellent à ramper sur les moelleuses moquettes de la République cent fois bafouée, cent fois reniée, cent fois utilisée, le caviar au bord des lèvres, pour justifier l’écrasement des plus pauvres, des plus petits d’entre nous.

Parfois, on nous demande fort civilement notre avis, juste histoire de vernir leurs grosses saloperies sous une fine couche de légitimité et de renoncement. C’est, le plus souvent, pour un choix qui n’en est pas un : alors, tu préfères quoi, petit peuple ignare, la peste ou le choléra Pimprenelle ou Nicolas la droite sévèrement burnée ou la gauche rose pâle, sachant que le gros de la différence tient à la qualité du lubrifiant dont on se servira par la suite pour singulièrement élargir ton petit point de vue trop étroit pour appréhender la magnificence de cet ordre nouveau qui se fera malgré toi, sur toi et surtout, sans toi ? Ou alors on nous bourre le mou (et un peu les urnes, en passant) avec un choix tout pourri à une seule alternative : Ton Europe, tu la veux méchamment libérale ou totalement et libéralement débridée ? Prière de ne répondre que oui. D’ailleurs, hasard du calendrier, comme dirait un journaleux mal dégrossi de la transition lourdaude, aujourd’hui, c’est la session de rattrapage des Irlandais qui avaient fait leur mauvaise tête et avaient refusé de comprendre qu’on ne leur demandait leur avis qu’à condition qu’ils donnent la bonne réponse, un peu comme un gosse de maternelle qui reluque d’un œil rond et vaguement désespéré la maîtresse tant il sent qu’il faut toujours donner la réponse attendue plutôt que la réponse juste, dans tous les cas.

Alors, forcément, j’ai très très mal à ma démocratie ces derniers temps. Surtout qu’entre chaque branlette électorale, on en profite pour augmenter encore plus la dose de laxatif à nous prescrire de force sur l’air bien connu et désespérément vide de sens du fameux : mais puisque c’est pour ton bien !
C’est donc pour notre bien qu’on coule la Sécu à grand renfort d’exonérations de cotisations sociales, qu’on crève l’école républicaine au demonte-pneu en virant toujours plus de profs et en assurant, la main sur le cœur, que ça ne changera rien à la qualité de l’enseignement, qu’on assèche tout financement du secteur associatif, lequel pallie tant bien que mal aux divers dégagements sociaux de l’État. C’est toujours pour notre bien que le princident du pouvoir d’achat, le chantre du travailler plus pour gagner plus, reprend d’une main ce qu’il nous a déjà harponnés de l’autre, en appauvrissant les SMICards tout en augmentant tous les prélèvements obligatoires pour les crevards. Encore pour notre bien qu’on a refilé les bijoux de famille aux copainsau privé pour une bouchée de pain, les usagersclients de France Telecom pourraient en témoigner. Et ne parlons pas des salariés de cette ex noble institution  ! Voilà qui devrait inspirer les petits hommes bleus d’EDF. Voilà, en tout cas, qui a semblé suffisamment convaincant aux petits poussins de la Poste qui, bien que massivement précarisés depuis des années, ont décidé de ne pas aller à l’abattoir sans lutte. Mais une belle lutte, une lutte démocratique, une lutte citoyenne, une consultation nationale, une votation, comme on dit au pays de la démocratie directe, où le petit peuple va enfin pouvoir reprendre sa démocratie en main, va enfin pouvoir répondre aux questions qu’on ne fait même plus semblant de lui poser.

Alors oui, ça ne va servir probablement à rien dans notre République des autistes. Notre gouvernement va continuer à appliquer servilement la note de route qui lui a été dictée par les puissants de ce monde, mais on s’en branle vigoureusement : quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, il ne faut plus que ce soit en notre nom.

Alors, demain, si ce n’est pas déjà fait, allons tous ouvrir grand notre gueule contre le grand bond en arrière que l’on nous impose depuis des années ! Et il n’y a qu’à voir comme ils se dépêchent de vouloir nous faire taire pour bien comprendre à quel point, finalement, nos luttes comptent !


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107 réactions à cet article    


  • Neosysteme Neosysteme 3 octobre 2009 10:16

    Alors que la france avait des atouts pour « résister » un peu mieux que nos voisins (surtout l’UK et l’Espagne) du fait d’un puissant et structuré service public, Sarkosy le sabre à coup de machette...

    Il a toujours un train de retard et continue de s’inspirer du modèle US qui est pourtant exsangue...

    Il faut dire que c’est tout ce qu’il sait faire et doit sans doute penser que le capitalisme sauvage est toujours l’unique voie.

    On se rappelle, lorsqu’en 2007, il faisait l’éloge du système immobilier (hypothécaire) US et voulait tant l’appliquer...

    C’est un incompétent notoire, valet des américains, qui nous mène à la ruine...


    • Fergus Fergus 3 octobre 2009 10:53

      Vous avez raison, Neosystème, Sarkozy a démontré qu’in n’avait ni vision ni projet, si ce n’est jouer la carte clientéliste sur le plan électoral et contribuer à « servir » ses amis sur le plan socio-économique.

      On a présenté à gauche Sarkozy comme un idéologue, à droite comme un pragmatique. Il n’est ni l’un ni l’autre : il navigue à vue, seulement soucieux de ses intérêts personnels et de ceux de ses amis proches.

      Résultat : une politique désordonnée, foncièrement à droite, mais avec des touches de gauche et des zestes d’écologie pour brouiller les cartes. Sarkozy est un roublard, mais, comme l’a dit l’auteur, il reste marqué par son aberrante admiration pour un modèle anglo-saxon qui a très largement démontré sa capacité de nuisance et de destruction des valeurs humanistes.

      Quand le peuple français ouvrira-t-il les yeux ?


    • colza 3 octobre 2009 12:52

      Je doute que Sarko pense par lui-même, il est la marionnette de ses amis financiers, industriels et autres qui l’ont mis là pour servir leurs intérêts, pas pour penser.
      Ceci dit, évidemment d’accord avec votre post et sa dernière phrase...


    • Polemikvictor Polemikvictor 3 octobre 2009 10:17

      Je constate que la concurrence existe déja pour les colis ou la Poste n’a plus le monopole : Colissimo globalement RAS mais si je me fais livrer à un relais Kiala qui n’est pas plus loin c’est aussi bien et c’est gratuit avec des heures d’ouverture plus larges.
      Que ce principe s’étendent aux quelques cartes postales et factures que la poste me livre, cela ne me gene pas.


      • Monolecte Monolecte 3 octobre 2009 10:27

        Le truc, c’est que l’on sait déjà ce qu’il se passe quand le service public postal est abandonné : suppression des tournées non rentables, hausse des tarifs, dégradation du service, fin de service pour les usagers isolés.
        Au final, un service de merde, qui perd tes affaires en cours de route, qui te facture très cher et où c’est toi qui doit te rendre à des bureaux de poste de plus en plus éloignés pour avoir ton courrier.
        Bref, ça marchait très bien avant, y avait pas de nécessité à tout foutre en l’air.

        Et notez bien, les USA, chantres du libéralisme à la truelle, ce sont bien gardés de provatiser leur Poste !


      • Fergus Fergus 3 octobre 2009 11:03

        On voit, Polemikvictor que vous n’avez jamais vécu à la campagne, et à plus forte raison à la montagne, dans des lieux peu habités et pas toujours très faciles d’accès.

        Ces lieux où l’on sait déjà qu’il n’y aura pas de relais télévision pour la TNT. Ces lieux où il n’est pas question d’obtenir l’ADSL. Ces lieux qui deviendront un désert postal lorsque les rares bureaux auront définitivement fermé pour cause de non-rentabilité.

        La grandeur du service public à la française tenait notamment au principe de péréquation. Un principe que le pouvoir sarkozyste fait tout pour rendre définitivement caduc. Et c’est cet homme-là qui a osé parler de « politique de civilisation » alors qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour détricoter l’existant au profit d’une poignée d’entreprises et d’individus sans scrupules et sans une once d’humanité comme vient de le démontrer le sinistre Lombard à France-Telecom.


      • Fergus Fergus 3 octobre 2009 11:04

        Merci à l’auteur pour cet article très pertinent et surtout très lucide.


      • Polemikvictor Polemikvictor 3 octobre 2009 11:17

        A Fergus
        J’habite en pleine campagne dans un village de 1500 Habitants.
        Je constate que ceux qui prennent ce type d’argument pour defendre la Poste parlent pour les autres. on ne peut s’interdire de réformer nos institutions sous pretexte que cela posera probleme à une minorité extremement faible voire imaginée pour la circonstance.


      • colza 3 octobre 2009 12:57

        Il n’y a pas loin à aller pour voir ce que donne un service postal privatisé, allez voir en GB.

        J’ai renoncé à envoyer des colis à ma fille, ça se perd trop souvent...


      • liebe liebe 3 octobre 2009 17:49

        merci pour toutes les personnes agées isolées, sans moyende locomotion (et oui cela existe ) qui ne peuvent pas se déplacer dans les relais X Y ou Z !
        Vous ne voyez que votre petit nombril méfiez vous un jour il risque de vous étouffer.....
        Puissiez vous ne jamais être handicapé et avoir des difficlutés pour vous déplacer... Cela ne sert à rien d’ailleurs de vous adresser la parole, n’est-ce pas, seul moi je compte pour vous....


      • liebe liebe 3 octobre 2009 17:51

        J’habite dans un village de 300 habitants et je ne parle que pour le spersonnes handicapées, les personnes agées de mon village qui vont perdre le seul lien avec la réalité. Faire 25 km pour trouver un point poste n’est même pas envisageable.
        De réforme il n’y avait pas besoin. On n’a pas besoin de de réforme dans un système qui fonctionne parfaitement.
        Mais puisque vous êtes si riche payez aussi les 3000 lires par an pour nous....


      • gael 4 octobre 2009 00:07

        « Le truc, c’est que l’on sait déjà ce qu’il se passe quand le service public postal est abandonné : suppression des tournées non rentables, hausse des tarifs, dégradation du service, fin de service pour les usagers isolés. »


        La concurrence, vous connaissez ? Si un abonnement illimité à Internet coûte aujourd’hui 30 EUR en moyenne, c’est bien grâce à l’ouverture du marché aux entreprises privées. Pour ce qui est de la qualité, il y en a pour tous les goûts : du service minimum (prix minimum) au soutien technique relativement rapide performant avec boutiques accessibles en ville (France Telecom / Orange). Bref, une gamme de produits se développe pour répondre aux besoins et exigences des différentes catégories d’utilisateurs.

        Le Monde a publié récemment un article sur la privatisation de la poste en Suède, à lire . Après une série de chiffres montrant les bienfaits de la privatisation, l’auteur tente désespérément de se rattraper en affirmant qu’une telle réforme aurait des effets pervers en France - ça doit être la dissonance cognitive. L’article est néanmoins intéressant et devrait vous mettre les idées au clair en ce qui concerne le caractère intrinsèquement diabolique du privé.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 octobre 2009 02:09

        @ Monolecte :


         Je suis férocement en faveur d’une nouvelle démocratie dans laquelle un processus référendaire serait simple, fréquent, peu coûteux... Evidemment, il faudrait que les gens participent ... et ,pour prouver qu’ils le feraient, qu’ils jouent les premiers en participant même à la mocheté assez désespérante du système actuel. Un gros défi de les en convaincre. Merci pour cet article qui pousse à la roue.



        Pierre JC Allard

      • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 4 octobre 2009 02:43

         

        Bahhh…tôaaa t’as pas lu Fuji-Yama..hmmm..à moins que çà soit Hiro-Hito…je sais plus…bref un nippoyankee qui l’a dit que la Démagogocratie libéralfascistoïde et le Mieux des Mondes ben c’était la fin de la Story…Ze End kil disent les mcworldistes…post-storïque…ok y’en a bien qui disent que « ben non…To Be Continued » mais ceux-là ben sont des vilains disciples de l’Axe du Mâaal…genre nazislamogôchistes, ultrâaaaaltermondialeux, nazioréactionneurs, ecterarara…t’en serais pas un, tôaaa l’émineux épinant Kébecois ?


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 octobre 2009 03:16

        @ Badguru : Vous vous souvenez de la première scene du Barbier ? Quand Almaviva et Figaro se reconnaissent ? Je suis heureux que vous soyez de passage dans notre Galaxie... Consumez vous tout de même avec modération... smiley


        PJCA

      • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ BADGURU 4 octobre 2009 03:34

        ...Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.


      • Nethan 4 octobre 2009 21:06

        La concurrence, vous connaissez ? Si un abonnement illimité à Internet coûte aujourd’hui 30 EUR en moyenne, c’est bien grâce à l’ouverture du marché aux entreprises privées.

        Comparez ce qui est comparable.

        La fourniture d’un service Internet n’a jamais été un service public. FT a eu l’obligation de louer la boucle locale à des opérateurs externes, alors qu’une Poste n’aura jamais l’obligation d’accepter de transporter les colis de ses concurrents.

        En supplément, quasiment tous les FAI pratiquent le forfait unique à 30€ (ou un spécial ADSL nu), mais tout le monde n’aura pas le même débit pour le même prix. Un habitant d’une petite commune peut n’avoir que 2 Mbits parce qu’il est trop loin du central téléphonique le plus proche, c’est loin d’être un choix. Son goût serait plutôt d’avoir 20 Mbits comme en ville.

        Car pour revenir sur la Poste Suèdoise, il est plus facile de créer un réseau depuis rien et qui reste rentable, dans un pays qui n’a que 290 communes qu’un pays comme la France où il y a 32000 communes. Si on se rapelle justement l’ADSL, il a fallu au moins 6 ans pour que quasiment tout le pays soit couvert. En plus comme l’indique votre lien par des chiffres, ça a eu ces effets pervers : Prix d’envoi des colis qui grimpent de 84% en 10 ans, même l’inflation n’a pas fait autant, pour au final avoir 30 opérateurs mais 2 grands se partageant 99,8% du marché. Ce qu’on peut retenir de bien de votre lien, c’est que ça s’est bien passé parce que la Poste n’était pas efficace là bas (ici elle l’est plutôt bien) et que la réforme s’est faite par le dialogue. Une chose que ne fera JAMAIS la France car nos gouvernants sont adeptes du passage en force, pas de la discussion.

        Bref, une privatisation d’un service public quelconque ne peut se faire correctement partout, ça dépend de la spécificité de chaque pays et de la méthode employée. En France, il est plus probable que ça soit plus négatif que positif. Sinon on peut sortir des exemples de privatisation qui ratent, comme l’électricité en Californie...


      • Croa Croa 4 octobre 2009 22:43

        Polemilkvictor «  constate que la concurrence existe déja pour les colis ou la Poste n’a plus le monopole »

        J’ajouterais que bonne princesse (pour ses concurents) elle n’en fait plus un service public ! Sinon le colis économique existerait encore !


      • Croa Croa 4 octobre 2009 22:53

        Pour Nethan « Si un abonnement illimité à Internet coûte aujourd’hui 30 EUR en moyenne, c’est bien grâce à l’ouverture du marché aux entreprises privées »

        Or c’est faux !

        La bonne réponse est :

        C’est grâce au progrès technique !

        J’ajouterais que l’ADSL pourrait être gratuit si nous l’avions voulu. Certes rien ne dit que ce choix aurait été dans un hypotétique service public maintenu mais c’était un choix possible.


      • Croa Croa 4 octobre 2009 23:02

        Oups ! Réaction trop rapide ! smiley

        C’est pas Nethan mais Gael qui avait écrit ça !

         smiley Tout confus smiley


      • Neosysteme Neosysteme 3 octobre 2009 10:55

        Voilà ce que ça donne, la poste, dans un pays libéral ; voir cet article du Dailymail (UK) :

        "Les entreprises devront payer 3000 livres/an pour recevoir le courrier le lendemain !

        ICI


        • Polemikvictor Polemikvictor 3 octobre 2009 11:52

          Pour votre info , cela existe en France depuis 1990.


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 3 octobre 2009 12:07

          Voila typiquement le genre de message qui me font douter du serieux de ceux qui defendre la poste service public d’Etat.

          D’une part, la poste est publique au Royaume Uni, comme en France

          D’autre part, les entreprises payent DEJA en France, ca s’appelle le Cedex, le Colissimo, voire les coursiers et autre Fedex DHL.

          Sur quelle planete vivez vous ?


        • jaja jaja 3 octobre 2009 10:58

          Merci pour cet article Monolecte...

          Une grande majorité finira bien par s’apercevoir que dans cette pseudo-démocratie qui nous régente les dés sont pipés et qu’il est temps de reprendre nos affaires en mains..

          Seule la démocratie directe exprime la volonté populaire. Ce n’est pas tellement qu’ils n’en n’ont rien à foutre de notre avis c’est plutôt qu’ils en ont peur ! C’est pourquoi ils ont ont mobilisé leurs préfets pour contrer cette « votation citoyenne » contre la privatisation de la poste...

           Ils nous refuseront certes l’organisation d’un vrai Référendum mais au moins chacun aura vu les limites de cette soi-disant « démocratie » et de ses tenants.
          Le combat pour la démocratie directe au niveau politique comme dans le monde pourri de l’entreprise passe par le soulèvement du peuple...

          Allez je rejoins mon bureau de vote en bas de chez-moi...


          • Bernie Bernie 3 octobre 2009 11:02

            Merci pour ce papier, dont le ton m’a fait sourire même si le sujet est grave. Il m’arrive de pester quand je me rend dans mon bureau de poste (principalement à cause du mélange des genres : activités de poste/ banque postale) vu que je suis obligé de poireauter pour retirer mon colis. Mais ce matin, je vais me rendre à mon bureau, pour voter. Mon choix sera une nouvelle fois ignoré, la derniére fois se fut le TCE, pas grave, je les emmer..
             


            • dom y loulou dom 3 octobre 2009 11:15

              si le traité de Lisbonne passe en Irlande les gouvernements auront dès aujourd’hui le droit de tirer sur les manifestants... et personne n’oubliera que ce fait est venu de sarkoparte.

              La démocratie sera définitivement morte sur le plan politique... et si elle n’y existe plus il ne faudra alors pas croire que de voter sur avox la remplace.

              La démocratie sera morte pour l’europe pour donner place à la démoncratie.

              Espérons que les lanternes soient robustes à Paris. Espérons surtout que les irlandais ont renvoyé ce torchon fasciste à son expéditeur et à ces parlements qui préfèrent leurs beaux salaires à leur intégrité citoyenne.


              • Croa Croa 4 octobre 2009 23:07

                Bof,

                Il y a longtemps que la démocratie est morte !


              • Bulgroz 3 octobre 2009 12:16

                C’est la Directive 97/67/CE du Parlement européen et du Conseil, du 15 décembre 1997, concernant des règles communes pour le développement du marché intérieur des services postaux de la Communauté et l’amélioration de la qualité du service qui a prévu l’ouverture du marché de la Poste à la concurrence.

                Sous Jospin donc. Je suppose que vous ne vous souhaitez pas revenir sur cette directive.

                A la veille de cette ouverture (2011), il est important que la Poste soit renforcée. De nouvelles subventions de l’état seraient illégales du point de vue du droit Européen.

                La Poste perd actuellement un milliard d’euros par an et ses dettes s’élèvent à six milliards d’euros au total.

                La CDC et l’Etat ont prévu d’apporter 2,7 Milliards d’Euros à un plan de modernisation de la Poste.

                Comment peut se faire cet apport si la poste n’est pas organisée en SA et comment faire pour que les 2,7 Milliards d’argent frais ne soient pas considérés comme une subvention entravant la libre concurrence ?

                Comment la Poste peut elle trouver de nouvelles sources de financement si son statut est maintenu en l’état ?

                Le statut actuel d’établissement public industriel et commercial de La Poste est aujourd’hui une exception en Europe et ne lui permet pas de trouver les financements complémentaires nécessaires. Dans les conditions actuelles, la Poste ne peut être financé que par l’Etat et personne d’autre.

                Le projet de loi :

                • réaffirme, en les inscrivant dans la loi, les quatre missions de service public de La Poste, notamment la présence postale territoriale dont le financement reste assuré par le fonds postal national de péréquation territoriale.

                • apporte des garanties aux personnels de La Poste -fonctionnaires et contractuels- qui conserveront leurs statuts et l’ensemble des droits qui s’y attachent.

                • transpose la directive du 20 février 2008 fixant au 31 décembre 2010 la libéralisation totale des marchés postaux en Europe. Il désigne La Poste comme opérateur du service universel pour une durée de quinze ans, avec un contenu et un périmètre du service universel inchangés.

                • dispose que le système actuel du prix unique du timbre est également maintenu.

                Ceux qui ont organisé cette votation sont les fossoyeurs des services publics. Ils n’ont rien compris aux enjeux, enfument les citoyens et les manipulent.

                Par ailleurs, monter en épingle les suicidés de FT comme l’a fait Besancenot à la veille de cette votation truquée est une démarche abjecte.

                Pousser des coups de gueule, c’est facile et ça soulage peut être, mais c’est largement insuffisant pour régler les problèmes de la France.

                Notre gouvernement a le courage de maintenir le cap malgré les chiens qui aboient. La démocratie ne peut se limiter aux gesticulations du NPA.


                • jaja jaja 3 octobre 2009 12:40

                  Si cette votation est truquée, comme le dit Bulgroz, que ses maîtres acceptent un vrai Référendum sur la privatisation des services publics. Privatisation que refuse la majorité du peuple de France mais que les oligarques veulent faire passer en force....

                  Quand au NPA mon cher Bulgroz il vous emmerde....


                • Bernie Bernie 3 octobre 2009 12:51

                  Vous ne comprenez rien, on s’en tape de savoir si c’est la droite ou la gauche ( UMPS pour moi, et comme dit dans l’article, ce n’est que la marque du lubrifiant, ou son absence qui différe), donc laisser ce genre d’argument pour calmos, merci. C’est cette concurence non faussée (HAHAHA) du moins disant que nous fustigeons. Vous voulez un exemple du privé pour illustrer mon propos ? Lundi allez feuilleter le télé 7 jours, page 44 si ma mémoire est bonne, le texte est à l’envers. L’impression était démarré, signalé au client, une rectification de son fichier aurait permis de faire que cela ne touche que 200000 ex, contre la refection du cylindre noir. C’est pas une pub ? on laisse comme ça. On a imprimé 2 millions comme ça. J’ai de plus en plus honte de mon métier... Mais bon la Socpresse (Dassaut), négocie un rabais de 20% sur ces tirages, suivi par Lagardére dans un milieu déja exsangue. La qualité voilà longtemps que ce terme ne sert plus qu’a négocier des réclamations pour obtenir des remises post tirages. Monde de m....


                • herve33 3 octobre 2009 13:13


                  @Bulgoz
                  La Poste perd actuellement un milliard d’euros par an

                  Citez vos sources car même en cherchant , on trouve plutot que la Poste est rentable . Elle a engrangé 800 millions d’euros en 2006, 1 milliard en 2007 et 520 millions en 2008. Au premier semestre 2009, en dépit d’une baisse de 19%, ce sont 388 millions qui sont venus garnir les caisses de l’Etat .
                  Les postiers ne coûtent pas un euro à l’État ! Comme l’explique Régis Blanchot à Sud PTT, « Les fonctionnaires de la postesont payés par le ‘budget annexe’,qui date de 1923 et finance son fonctionnement via les timbres ou la banque. À vrai dire, c’est même l’État qui doit de l’argent ! Car il ne paie pas les 800 millions à 1 milliard d’euros déboursés par la poste dans le cadre du ‘contrat de service public’ – service universel du courrier, aide à la presse, accessibilité bancaire... - qu’il est censé assumer . »


                • Bernie Bernie 3 octobre 2009 13:16

                  Depuis le temps que vous m’exaspérez sans que je prenne la plume pour vous renvoyez dans vos 22, le piège était simple, il a fonctionné. Merci ma journée sera un peu plus lumineuse ( surtout lorsque celui qui réclame une majuscule, ne se gratte pas pour modifier le pseudo de ses ennemis).

                  Bonne journée calmos.


                • Bulgroz 3 octobre 2009 13:37

                  Hervé3

                  Au moment de l’ouverture à la concurrence des services postaux et de sa transformation en EPIC, La Poste a demandé à être soulagée du surcoût des retraites de ses fonctionnaires. Son raisonnement était basé sur « l’équité concurrentielle » 

                  Le gouvernement a accepté cette demande et a gelé la contribution de La Poste au financement des retraites de ses fonctionnaires au niveau de 1997, soit environ 2 milliards € par an indexés sur l’inflation. Le surplus, en croissance très rapide, est financé par l’État. En 2009, cette charge prise en compte de l’état et ne figurant pas dans les comptes de la Poste est de 1 milliard.

                  En 2006, La Poste a estimé que la réforme de 1997 était insuffisante pour lui assurer« l’égalisation des conditions de concurrence avec les nouveaux entrants ».

                  La « contribution libératoire » versée par La Poste à l’État sera progressivement abaissée pour la ramener en 4 ans à un taux identique aux taux appliqués dans le secteur postal et le secteur bancaire privés.

                  En contrepartie, la charge pour l’État augmentera très fortement, elle aura été multipliée par 2,5 de 2005 à 2010. Grâce à cette mesure, la charge retraite de La Poste a diminué de 522 millions d’euros entre 2006 et 2007, lui permettant de faire apparaître un résultat net progressant de 811 M€ en 2006 à 943 M€ en 2007, en augmentation de 16%. Sans ce rabais, le résultat net aurait baissé de 35%.

                  Donc, quand vous voyez que la Poste affiche un résultat net positif, n’oubliez pas ce que l’Etat prend en charge au titre des retraites que la Poste ne financer à 100%.


                • Bulgroz 3 octobre 2009 13:45

                  Hérvé33,

                  J’ajoute que cette prise ne charge de dépenses de la Poste par l’état afin de « mieux concurrencer le privé » est tout à fait illégale.

                  Je ne sais pas si l’Europe a validé ce tour de passe passe, mais il se pourrait qu’elle demande à la France d’arrêter cette subvention annuelle déguisée qui augmente de manière exponentielle (charge à l’état mais pas dans les comptes de la Poste) et là cela fera très mal.


                • anwe 3 octobre 2009 14:25

                  "Comment peut se faire cet apport si la poste n’est pas organisée en SA et comment faire pour que les 2,7 Milliards d’argent frais ne soient pas considérés comme une subvention entravant la libre concurrence ?"

                  Ah oui, la Libre Concurrence !
                  Bien sur
                  ...comme pour les opérateurs téléphoniques ? ou les autoroutes ? ou les fournisseurs d’énergies ?

                  Trouver de gentils actionnaires prêts à renflouer cette institution pour lui permettre d’avoir une rentabilité leur rapportant des intérêts au minimum à + 17 % ?

                  Apportant une vraie sécurité d’emploi ou un confort de travail au personnel ?

                  C’est vrai que toutes les entreprises qui ont été privatisées ont vu les consommateurs heureux, les prix n’ont pas augmentés et le personnel chante les louanges des Bienfaiteurs.

                  Et pourquoi est-ce que dans tous les pays européens les gens se plaignent de la Modernisation de l’économie ?

                  Mal éduqués sans doute, à quand un Programme Unique d’Education pour que tous ces imbéciles comprennent enfin que tout ça est organisé pour leur bonheur et leur faciliter la vie ?


                • Bigre Bigre 3 octobre 2009 15:47

                  >transpose la directive du 20 février 2008 fixant au 31 décembre 2010 la libéralisation totale des marchés postaux en Europe. Il désigne La Poste comme opérateur du service universel pour une durée de quinze ans, avec un contenu et un périmètre du service universel inchangés.

                  inchangés .....

                  le périmètre de service a été réduit dès 2006 dans mon cas : fermeture du bureau de La Poste ! Le maire, un peu couillon n’a pas pesé fort.

                  Alors maintenant, 6 km aller, 6 km retour, ... je contribue, par ma consommation de diesel, à la croissance du PIB !


                • herve33 4 octobre 2009 11:11

                  A chaque fois , on nous ressort les mêmes sornettes , au départ , le gouvernement ( de droite comme de gauche ) dit ne pas privatiser les services publiques , c’est simplement pour modifier les structures car les services publiques ont besoin d’etre renforcés et à cause de l’Europe , il faut changer de statut et pouvoir injecter de l’argent pour moderniser et pouvoir affronter la concurrence .  

                  Il est d’ailleurs étonnant que l’Europe accepte cette entourloupe , car même si la poste change de statut , pourquoi cette europe n’est pas regardante sur cette distorsion de la libre concurrence faisant qu’une entreprise n’a pas le droit en théorie de recevoir d’aide publique . 
                  La vérité , c’est qu’on injecte d’importants capitaux pour mieux les privatiser ensuite afin que ces fonds publiques aillent directement dans la poche des actionnaires .

                  Demander aux gens de France Telecom , ou d’EDF , comment ce qui au départ , devait n’avoir aucune incidence , s’est transformé en une véritable privatisation avec les dégats sociaux que l’on connait . http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/entreprises/20090729.OBS 5872/statut_de_la_poste__les_precedents_gdf_et_france_teleco.html

                  A propos des retraités , les fonctionnaires cotisent et c’est l’Etat qui a encaissé ces cotisations , il faut arrêter de croire que les fonctionnaires touchent des retraites financées exclusivement par le contribuable . Le problème , c’est qu’on a baissé ou arrêté les recrutements depuis des années , et comme ce sont les nouveaux entrants qui paient les retraites des anciens qui sont beaucoup donc plus nombreux , les comptes des caisses de retraites virent au rouge .


                • JacquesLaMauragne JacquesLaMauragne 4 octobre 2009 15:05

                  HEUREUX que « Hervé » ait apporté avant moi les rectificatifs qui s’imposent au billet ci-dessus à propos des BENEFICES actuel de La Poste .

                  On voit aisni combien les tenants de la privatisation de La Poste mentent comme des arracheurs de dents !

                  jf.


                • JacquesLaMauragne JacquesLaMauragne 4 octobre 2009 15:14

                  J’ai évidemment été voter NON hier matin à l’un des “bureaux de vote” en plein air de ma ville.

                  Et je n’étais pas le seul à vouloir voter dans ma sous-préfecture de 13 000 habitants.

                  Il y avait quatre “bureaux de vote”, un devant le bureau de..poste, un devant la Mairie et deux sur le marché hebdomadaire. IL FALLAIT FAIRE LA QUEUE à chacun d’entre eux pour pouvoir participer !

                  Et pourquoi j’ai voté NON au projet du Gouvernement ??

                  Parce que notamment je ne voudrais pas que la France devienne friande également de la dernière “histoire belge” :

                  La Poste belge invente le facteur “low cost”

                  Trois heures de travail par jour et un salaire brut de 25 euros : c’est la proposition du patron de la Poste belge, Johnny Thijs, à tous ceux qui voudraient devenir “facteurs de quartier”. Une nouvelle fonction, censée limiter le coût de la distribution du courrier avant l’ouverture totale à la concurrence des services postaux, en 2011. Un salaire de misère ? M. Thijs s’énerve quand on lui pose cette question. Il objecte que le tarif horaire des nouveaux facteurs pourra être porté à 10 euros avec les primes et que ce montant est supérieur au minimum légal en vigueur. De plus, souligne-t-il, c’est cela ou le risque de faillite et la fin du service universel, qui garantit à tous les Belges la livraison de leur courrier, du lundi au vendredi.

                   

                   

                   

                  Selon la direction de La Poste, qui recherche 8 000 personnes, des jeunes, des retraités et des femmes au foyer pourraient être intéressés par un travail consistant à livrer des envois de moins de 75 grammes dans la zone où ils habitent. Le public est sceptique, les syndicats hostiles, les facteurs d’autant plus énervés qu’on demandera à certains d’entre eux de préparer les tournées de ceux qui ont été baptisés les “low cost”, les postiers à faible coût. Des arrêts de travail ont lieu en Wallonie et à Bruxelles.

                  Des spécialistes estiment que le projet est tenable, à condition qu’un salaire aussi faible puisse être combiné avec une retraite ou une indemnité de chômage. A condition aussi que les facteurs soient formés et accompagnés pour qu’ils ne s’éclipsent pas “au premier vent ou à la première averse”, selon la formule de Jan Denys, de la société d’intérim Randstad.

                  Face à M. Thijs, un patron inflexible qui rationalise, réorganise, ferme des bureaux et a déjà fait disparaître - sans licencier - 8 000 emplois en cinq ans, le gouvernement observait un silence prudent. Désormais, les pouvoirs publics sont appelés à la rescousse par des syndicats qui craignent que le dirigeant de La Poste fasse passer son plan en force, comme la loi l’y autorise. Ils ont peur que, dans un premier temps, les postiers les plus âgés soient forcés d’accepter ce sous-statut et qu’à terme le métier de facteur disparaisse.

                  Pas de quoi impressionner M. Thijs : il objecte que sa société connaît déjà un déficit chronique et risque d’être emporté par le vent de la libéralisation. “Il se soucie de l’avenir de l’entreprise, nous nous soucions de l’avenir du personnel”, résume un syndicaliste flamand. Dialogue de sourds.

                  Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)

                  Article paru dans l’édition du Monde datée 02.10.09.

                   

                  En plus, je voudrais rajouter un petit “détail”…passé, comme par hasard, inaperçu de la “grande” presse mais que “Le Canard Enchaîné” du 23 septembre dernier n’a pas omis de signaler en première page.

                   

                  La Commission Européenne vient de rappeler que la concurrence qu’elle prône dans le service postal ne nécessitait pas, à ses yeux, la modification du statut juridique de “La Poste” française !

                   

                  Merci à la Commission, merci au “Canard” et merci à tous les menteurs de l’UMP !

                   

                   

                   


                • Bulgroz 4 octobre 2009 15:27

                  Comment pouvez vous nier que le budget de l’Etat prend en charge le surcoût des retraites de fonctionnaires de la Poste. ?

                  La charge de retraite des fonctionnaires de la poste a été gelé à son niveau de 1999 (plus inflation), le surplus est directement pris en charge par l’argent des citoyens. En conséquence, la Poste n,’a plus d’obligation de constituer des provisions, c’est l’état qui prend en charge les déficits de ces retraites) : 1 miliard en 2009, en croissance exponentielle La Poste a été « libérée » de cette charge.

                  Page 20 du rapport financier de la Poste 2008 :

                  • Régime de retraite
                  La Loi de Finances Rectificative pour 2006 a mis en place, rétroactivement au 1er janvier 2006, une réforme du financement des retraites des fonctionnaires de l’État rattachés à La Poste décrite dans la note no 31 « Avantages du personnel ». Dans le cadre du régime mis en place en 2006, La Poste acquitte une contribution employeur à caractère libératoire. Aucune provision n’est donc comptabilisée dans les comptes au titre des retraites des fonctionnaires.

                  Jusqu’en 2005, la loi du 2 juillet 1990 mettait à la charge de La Poste le remboursement du coût des pensions allouées aux agents fonctionnaires de l’État en application du Code des pensions civiles et militaires et dont la liquidation et le service sont effectués par l’État.

                  Page 34

                  A. Engagements de retraite des agents fonctionnaires de l’État
                  rattachés à La Poste

                  L’article 150 de la Loi de Finances Rectifi cative (LFR) pour 2006, publiée au Journal Offi ciel le 31 décembre 2006, organise le régime de financement des retraites des fonctionnaires de l’État rattachés à La Poste. Ce régime modifie le dispositif antérieur de manière à placer progressivement La Poste en situation d’équité concurrentielle.

                  La réforme mise en place en décembre 2006, approuvée par la Commission européenne en 2007, comporte :
                  • la mise en place d’une contribution employeur de retraite à caractère libératoire à compter du 1er janvier 2006. Ce taux sera progressivement abaissé pour rejoindre en 2010 un taux dit«  d’équité concurrentielle », soit un niveau égalisant les charges sociales et fiscales obligatoires assises sur les salaires entre La Poste et les autres entreprises appartenant au secteur postal et au secteur bancaire. Sur la période 2006-2009, la loi fixe un taux complémentaire (16,3 % en 2006, 6,8 % en 2007, 3,7 % en 2008, 1,3 % en 2009) qui s’ajoute au taux d’équité concurrentielle ;
                  • la délégation à l’Établissement Public National de Financement des Retraites de La Poste (EPNFRLP), préalablement créé par décret du 19 décembre 2006, de la mission d’assurer la centralisation et la répartition des flux de financement des retraites des fonctionnaires de La Poste entre l’État, La Poste et les autres organismes éventuellement concernés. En effet, l’EPNFRLP est chargé de négocier des conventions fi nancières prévues au titre II
                  du livre II et au titre II du livre IX du Code de la sécurité sociale ;
                  • le versement en 2006 par La Poste à cet établissement public d’une contribution forfaitaire exceptionnelle d’un montant de 2 milliards d’euros.

                  Avec la mise en place de ce régime, et compte tenu du caractère libératoire de la contribution employeur, aucune provision n’est comptabilisée dans les comptes de La Poste au titre des retraites des fonctionnaires.

                  Le régime précédent, prévu par la loi du 2 juillet 1990, mettait à la charge de La Poste le remboursement du coût des pensions allouées aux fonctionnaires de l’État rattachés à La Poste en application du code des pensions civiles et militaires et dont la liquidation et le service sont effectués par l’État.

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