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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Ce que cache le soi-disant racisme antiblanc...

Ce que cache le soi-disant racisme antiblanc...

Faisons le point sur ce racisme « antiblanc » que ressentent certains de mes concitoyens et ressassent les plus démagogues de nos politiques. Est-il une réalité ? Et si oui qu’est-ce que cela cache ? D’abord la méfiance est de mise car trop souvent retourner le racisme est un réflexe des gens racistes.. C’est évidemment suspect car ces gens-là pratiquent l’amalgame antiblanc/antifrançais. Ils ne veulent pas voir que nous ne sommes plus une nation de « Blancs » et ce depuis la décolonisation et les politiques migratoires qui ont suivi. Pour autant, regardons les choses en face.

Il y a une certaine ironie à accuser certains Nord-Africains de racisme antiblanc car eux-mêmes se sont toujours considérés comme des Blancs par opposition aux Noirs africains. Leur société, tout comme la nôtre, a été hiérarchisée en fonction de la couleur de peau. Le racisme n’est pas toujours dirigé vers celui que l’on croit. En général il l’est vers les plus faibles. De plus quand on observe la société (je travaille dans une école en banlieue, je ne pense pas être le plus mal placé pour le faire) le terme est impropre car ce qui est palpable ce n’est pas un racisme antiblanc en tant que tel mais le rejet d’une citoyenneté qu’ils convoitent et qu’ils rejettent à la fois car ils sentent bien qu’on la leur refuse ( Il s’agit plus rarement du rejet d’une identité occidentale car comme tout le monde ils n’aspirent qu’à pleinement « consommer » et les plus radicaux d’entre eux en éprouvent de la honte.) On en vient donc à détester ce que l’on convoite car c’est jugé inaccessible. C’est le sens des sifflets au stade de France pendant la Marseillaise. Ce sont des « ici -ciens », comme dirait Debouzze, de deuxième et troisième génération qui ont sifflé, pas les immigrés de fraîche date encore porteurs de l’espoir d’une France accueillante. Je pose d’ailleurs une simple question à tous ceux qui somment ces derniers de « s’intégrer » : s’ils ne désiraient pas s’intégrer dans notre pays pourquoi sacrifieraient-ils tout pour y venir, souvent au péril de leur vie ? L’Occident nourrit encore les espoirs d’une vie meilleure mais la république ne consent point à les satisfaire. Le drame est là, nos beaux discours se retournent contre nous car devant notre magnifique triptyque Liberté, Egalité, Fraternité, nos immigrés et tous les candidats à l’immigration répondent chiche ! Mais nous nous défilons.

Le deuxième point sera de pointer que les émeutes 2005 n’ont pas été de nature raciale. Les casseurs ne se sont pas attaqués, sauf cas très particuliers et isolés, aux personnes, aux « Blancs » considérés comme tels mais aux symboles de la République et aux signes qui les renvoient à leur situation de relégation sociale.

Je conviens que le racisme anti-blanc puisse exister dans la communauté noire mais de façon très minoritaire. Certains estiment que leurs oppresseurs n’ont toujours eu qu’une couleur. Ce n’est pas tout à fait vrai bien sûr, mais ça se comprend aisément. C’est l’un des aspects d’un repli identitaire qu’on appelle la négritude (voir Négrologie de Stephen Smith, livre très critiquable par ailleurs). Il suffit de se balader dans les quartiers populaires des grandes villes africaines pour se sentir extra-terrestre. Les blancs là-bas sont bunkerisés et ne se déplacent qu’en 4x4 rutilants. Ces derniers prétendront le contraire mais en fait ils ne vont que dans certains quartiers (qu’ils croient populaires !). A Mokolo, au quartier de la Brique à Yaoundé, on ne voit quasiment jamais de Blancs. D’ailleurs là-bas, on m’appelait « le faux Blanc » car je marchais à pied... c’est amusant. Là où je veux en venir c’est que le « Blanc » sur le continent noir est presque invisible, il est fantasmé, essentiellement à travers les médias (occidentaux faut-il le rappeler) ; il représente la richesse, le pouvoir et, plus grave, le savoir et la culture comme si eux-mêmes n’étaient pas riches d’une culture et de traditions séculaires. Dans ce sens-là il y a un vrai racisme, inversé dirons-nous, qui consiste à penser que l’autre est supérieur. C’est de cela que meurt l’Afrique et qui fait qu’ils sont si dociles au pillage et à la mise sous tutelle de leur continent. Certains pensent encore qu’ils ne peuvent pas vivre sans l’Occident ; c’est du pain béni pour les profiteurs occidentaux et leurs complices africains. Ici on peut mesurer combien , et je pèse mes mots, la traite des Noirs, la colonisation et le néocolonialisme libéral constituent dans sa durée (plusieurs siècles) et en tant que phénomène historique ininterrompu, le plus grand crime commis à l’échelle de l’homme. Ce qui tue l’Africain ce n’est pas tant des conditions politiques et économiques déplorables que le sentiment d’infériorité qui s’est immiscé en lui après des siècles de servitude et de racisme. Je conclurai en disant toute mon admiration aux nombreux Africains qui restent malgré tout debout et dignes et ne tombent ni dans le repli identitaire (la négritude) et son corollaire le racisme antiblanc ou pire la dépréciation de soi. Je suis par exemple épaté que chez les Bamilékés (chez qui j’ai vécu) personne ne m’ait renvoyé à la figure les massacres perpétrés par les Français et les troupes d’Ahidjo pendant la guerre d’Indépendance. Le sujet est, il est vrai, refoulé et un peu tabou. Cela montre qu’il n’y a pas de fatalité à la haine . Malgré tous les maux évoqués les Africains sont toujours debout alors que des peuples entiers n’ont pas survécu aux conquêtes (les Indiens d’Amérique, les Aztèques, les Aborigènes...).

Tahar Ben Jelloun nous rappelle que le racisme est la chose la mieux partagée au monde. Soit. Comparons le racisme antiblanc et anti-ce-que-vous-voulez en nous plaçant du coté de ses effets . Imaginons qu’on me traite de « sale Blanc ». Quelles conséquences réelles cela peut avoir sur ma vie en dehors du légitime sentiment de colère ou de haine ? Maintenant mettons-nous maintenant à la place d’un Français de couleur... Au passage c’est le seul remède sérieux contre le racisme. Pour eux le racisme ce n’est pas seulement des mots, des humiliations ou des attitudes condescendantes mais des discriminations réelles en termes de logements et d’emploi qui auront des conséquences déterminantes sur leur vie. Quel Français de souche pourrait le supporter ? Le racisme est universellement condamnable mais il n’a pas le même poids quand on est dans la position des dominants ou des dominés. Historiquement d’ailleurs les théories racistes ne se sont développés que pour justifier des situations de domination. Les effets du racisme s’expriment sur le champ social de façon très différenciée et cela explique pourquoi dénoncer le racisme antiblanc n’est pas politiquement correct car il renvoie à une réalité postcoloniale. La « race » est encore et toujours un marqueur social et ce , malgré nos beaux discours. Le chemin sera long pour décoloniser les esprits.


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223 réactions à cet article    


  • Gecko (---.---.249.135) 3 avril 2007 11:49

    Juste pour témoigner : J’étais en train de faire la sieste au soleil dans un jardin public parisien (Buttes Chaumont), entouré d’autres « lézards », lorsque nous voyons passer un jeune homme (noir) courant, poursuivi par des hommes en civil, et en uniforme de police. Ceux ci le rattrapent, petite échaffourée et un des policiers met « une gauffre » au fuyard. Instantanément, la personne à coté de moi (Jeune femme noire, 35 ans environ) s’écrie : « Sale blanc », en faisant référence au policier frappeur.

    Je trouve symptômatique de l’état d’esprit d’une (j’espère petite) partie de la population, de faire référence à la couleur de peau du policier et non à son statut de fonctionnaire de l’état, ou au respect du à chaque citoyen....etc. Lapsus révélateur.

    Je confirme, il n’y a pas les « gentils » d’un coté et les « méchants » de l’autre.


    • Gilbert (---.---.249.135) 3 avril 2007 12:27

      Un des éléments qui empêche nos concitoyens d’origine Africaine de s’intégrer au mieux, est cette victimisation, qui perdure, comme cette chanson : « je suis issu d’un peuple qui a beaucoup souffert... », ces groupuscules extrémistes ( Tribu K) qui propagent la haine de l’ancien colonisateur (tout en continuant à profiter de son système social et économique, bien entendu).

      Je voudrais espérer que leur audience est très faible et en même temps, les réactions des jeunes des cités, leur reflexe Pavlovien « anti France » m’inquiète beaucoup et ne fait que les marginaliser. C’est un constat effrayant pour le futur de notre société.

      Je pense aussi que l’Afrique ne fait pas exception et est parcourue de terribles mouvements de haine racistes, tribaux, ethniques. Cela a toujours été le cas et ne fait que s’amplifier.

      Non, il n’y a pas de méchants blancs esclavagistes et racistes et de gentils ... autres et si le racisme d’une partie de nos concitoyens noirs s’exprime moins au grand jour, c’est tout simplement parce qu’ils ont moins les leviers politiques et économiques.

      Même si nous devons assumer notre passé esclavagiste(200 ans qu’il est aboli tout de même), tous les peuples sont sujets à des mouvements racistes.

      Pour ma part, j’ai 50 ans, et je ne peux pas envisager d’assumer la responsabilité de ce qu’on fait d’autres personnes, il y a 2 siècles et plus. La responsabilité collective, qu’on voudrait (d’autres le font aussi très bien) nous faire assumer commence à être très lourde et contre productive pour ceux qui tentent de l’utiliser encore.

      Ras le bol !


    • jako (---.---.21.70) 3 avril 2007 15:50

      encore un vote inversé, il faut lire « -52 » et non pas 52


    • aquad69 (---.---.100.34) 3 avril 2007 16:02

      Bonjour Gecko,

      ...et bien entendu, vous vous êtes bien gardé d’intervenir devant l’aspect évidemment illégal d’une « gaufre » administrée par un « gardien de la paix », d’autorité et sans jugement ; dommage, ce courage élémentaire, dont sont désormais dépourvus tous les citoyens prétendument « libres » de ce pays, vous aurait peut-être permis de réhabiliter l’image du blanc auprès de votre voisine.

      A Tiptop, bonjour :

      merci de votre bon article, très précieux car il romp avec les tabous de la pensée unique, et c’est un débat qui devrait être longuement développé, car il est vraiment de salut public.

      Vaste sujet, d’autant plus que le racisme a toujours existé en arrière-plan diffus de la pensée occidentale :

      D’abord chez les Chrétiens à la vision totalitaire, qui refusaient de considérer les autres cultures comme matures.

      Et ensuite, dans la vision coloniale des choses, toujours présente aujourd’hui quoiqu’on en dise, qui est associée à la superstition moderne de l’évolution des sociétés : le préjugé occidental de sa propre « supériorité » est raciste par excellence.

      Celà aggravé par le sentiment très répandu chez des occidentaux en position de reflux, d’être des « assiégés », des victimes de l’hostilité et du racisme des autres :

      La réaction de Gecko en est un cas d’école, mais on peut aussi remarquer l’étonnement des Américains devant le fait qu’ils ne soient pas aimés des autres peuples, « après tout ce qu’ils ont fait pour eux... »

      Pour en sortir, il faut avoir voyagé comme vous l’avez fait, être réellement sorti de la bulle et autre 4x4 derrière lesquels nous avons l’habitude de nous retrancher, et avoir été en contact direct avec les autres point de vues.

      Celà se faisait encore assez souvent dans les années 70 et 80, mais c’est de nos jours devenu beaucoup moins courant ; et l’on constate que se développe de plus en plus chez nous un véritable autisme culturel, aggravé par l’importance de plus en plus grande prise par l’espace virtuel...

      Cordialement -Thierry


    • Gecko (---.---.88.227) 3 avril 2007 17:42

      Mon cher Tierry, puisque vous signez, je ne vous autorise pas à me donner des leçons de courage. Et surtout pas avec la suffisance que vous affichez.

      Donc, en la circonstance, je suppose que vous auriez souhaité que je sois l’initiateur d’une émeute, du genre de celle qu’a connu ces derniers jours, la Gare du Nord, en m’opposant à la police ? Le XIXe est, aussi, un quartier très chaud, excellente idée que la votre.

      Lorsque j’ai vu un jeune courir, avec un petit groupe d’hommes, dont certains en uniforme derrière lui, j’ai présumé qu’il venait de se rendre coupable d’un délit sur la voie publique et, si ma mémoire est bonne, j’ai imaginé qu’il venait de détrousser une vieille dame.(j’ai bien dit imaginé). Alors, prendre un coup de poing (une gauffre, comme on dit chez nous au pays du rugby) n’a jamais tué personne, j’en ai moi même encaissé et donné quelques unes sur un terrain de rugby et je dois dire que si je l’avais vu agresser quequ’un, comme je l’imaginais, je lui en aurais sans aucun doute envoyée une, bien plus forte, que celle du policier.

      Quand aux délinquants qui vendent de la drogue dans nos rues, agressent commerçants et passants ... etc.. ils ont certes des droits fondamentaux, comme tout individu, mais assez de misérabilisme et de commisération. Il serait temps que les citoyens honnètes, SANS CONSIDERATION D’ORIGINE, reprennent leur vie et destin en main, descendent pourquoi pas dans la rue, au besoin pour y remettre de l’ordre, en tout cas dire : ASSEZ !

      Est ce que ce n’est pas aussi cela être citoyens ? Ou bien faut il pratiquer « l’omerta » et protéger le délinquant ?

      Sans doute, feriez vous partie des gens étonnés de constater qu’il y a de nombreux citoyens d’origine étrangère qui sont demandeurs d’ordre et de justice (sans pour autant déraper vers une société policière, type SARKO).

      Pour ma part, dans ma jeunesse dans le monde rural, il m’est souvent arrivé que l’ordinaire se compose de pommes de terre, accompagnées de quelques bouts de viande. Mais ma famille n’a jamais quémandé aucune aide aux différents services sociaux, a travaillé très dur, TOUS LES JOURS DE L’ANNEE et de leur vie. Et j’ai choisi d’étudier, grace aux bourses de l’état et de m’en sortir honnêtement, et non une vie en marge.

      Chacun de nous se trouve, régulièrement, face à des choix qui déterminent son destin.


    • Zorro (---.---.205.202) 3 avril 2007 18:28

      Là où Gecko voit une femme crier « Sale blanc », aquad69 voit un policier mettre une baffe.

      Juste une question de valeurs individuelles.


    • Gilles Gilles 3 avril 2007 18:33

      Pourquoi m Gecko inclure les délinquants s’adonnant au traffic de drogue dans la rue avec les propos de l’auteur ?

      Ne faites vous pas preuve de racisme ? Car aprés tout des dealers blancs, j’en connais pas mal.


    • Alpo47 Alpo47 3 avril 2007 20:45

      Pour Gilles, je fais un parallèle avec l’homme qui était coursé par les policiers et que je suppose délinquant et je ne vous autorise pas à vous ériger en donneur de leçon pour m’insulter ainsi.

      L’opinion que je peux me faire à propos de quelqu’un est fonction de ses valeurs, comportements et de ce que je peux apprendre de cette personne et non de ses origines.

      Avant de porter des jugements de valeur, comme vous le faites, je vous suggère de découvrir le monde .


    • aquad69 4 avril 2007 13:33

      Bonjour Gecko,

      la Directrice d’école qui s’est opposée l’autre jour avec des parents d’élèves au rapt d’un Grand-père chinois devant ses petits-enfants, aurait pu, elle, vous donner une leçon de courage.

      Les femmes aujourd’hui font moins de grands discours prétendument « citoyens » que nous, mais elles peuvent se montrer plus responsables...

      Sans rancune Thierry


    • hadda bachir 10 avril 2007 19:30

      C’est l’absence de perspectives pour les jeunes des banlieues qui les fait réagir de manière outrancière : « racisme » à rebours, (violence semblant de rejet de valeurs françaises...) dans votre pays.Ce n’est nullement un racisme vis-à-vis des blancs mais un dépit parce qu’ils pensaient qu’un jour les choses changeraient pour leurs pères, à travers eux.Et ce n’est le plus souvent pas le cas. Dans mon pays (Algérie) on observe ce genre de phénomène surtout depuis la récession économique et la disparition de l’état interventionniste qui vous donne le boulot, le logement ,assure la carrière etc.les jeunes sont plus exigeants chez vous parce que l’expression des opinions est garantie et ils savent qu’il ne leur arrivera que ce que le droit exige sinon moins. La solution est de redonner espoir par l’éducation et l’intégration peu ou prou. Sinon il sera un jour trop tard. Chez nous cette désaffection vis-à-vis des valeurs véhiculées par le régime s’exprime par cette envie suicidaire de quitter le pays quelle qu’en soit le prix.


    • Tao David Tao David 15 avril 2007 18:59

      Cher Monsieur de 50 ans,

      êtes-vous fiers de ce que la France a fait de bien à l’humanité depuis 2000 ans, révendiquez-vous comme beaucoup d’Occidentaux, l’héritage gréco-romain : l’art, le droit, la philosophie, les sciences... ? Si vous étiez honnête vous répondriez comme moi à l’affirmative. Alors, sans s’octroyer forcément la responsabilité effective des méfaits de notre histoire, comment peut-on sérieusement se sentir héritier des hauts faits de notre patrie et balayer d’un revers de la main tout ce qui y est allé de travers ? J’emploie le mot patrie exprès, comme la terre de nos pères ; car en paraphrasant Auguste Comte on peut dire que « la France se compose de plus de morts que de vivants ». Oui, cher Monsieur de 50 ans, il y a une solidarité horizontale qui nous lie aux vivants de notre époque et une solidarité verticale qui nous lie aux morts de l’humanité en général et à nos pères morts en particulier. L’expression « nos ancêtres les gaullois » n’a de sens que dans cette optique. Peut-être qu’à l’instar d’un de nos candidats, en vue aux présidentielles, l’histoire de France ne vous parle point. Marc Bloch, l’historien, disait, dans l’Etrange défaite, « qu’il y a 2 catégories de gens, qui ne comprennent rien à la France, ceux qui ne sont pas émus par le sacre de Reims, et ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ». J’ai tronqué la citation mais son esprit y est. Peut-être faites-vous partie de ceux qui ne comprennent rien à la France, qui lui vouent un culte pour les bonnes pages de son histoire et qui lui réfusent toute filiation dès que les choses deviennent un peu plus problématiques, complexes, historiques quoi ! Facile, n’est-ce pas ?

      De la part d’un français qui assume la dualité historique de la République et qui pense que la France se grandirait encore plus en regardant en face tous les faits de son histoire, y compris la colonisation et ses conséquences actuelles sur la question de l’immigration et de l’intégration de ses citoyens qui en sont issus.

      Tao


    • paulau 4 décembre 2013 16:11

      Qui est raciste ?

      Aucune enquête sérieuse n’a jamais été diligentée pour savoir comment se comportait dans les cités, les populations respectives les unes par rapport aux autres. La seule investigation journalistique que l’on connaisse est celle qui consiste à se faire passer pour un immigré au milieu de la population « de souche », mais jamais l’inverse : aller vivre un an comme « de souche », incognito, avec femme et enfant(s), au milieu des immigrés. Qu’un journaliste fasse une telle enquête et il pourra nous dire qui est raciste


    • Darkfox (---.---.141.125) 3 avril 2007 11:55

      Article un peu n’importe quoi ... Pour information le racisme « anti blanc » existe, vous ne l’avez pas vécu ... c’est tout. Le racisme est bien la chose la mieux partagé dans le monde.

      allez sur les iles, vous comprendrez mieux. Ou d’ailleurs dans pas mal de pays et cela n’entraine pas que cela , cela vous ferme à certain emploi aussi, augmente le prix de vos produits, ferme des marché.

      Donc voyager avant dire de tel chose.


      • tiptop (---.---.115.4) 3 avril 2007 17:19

        Justement j’ai voyagé et ... même fait mieux : j’ai vécu en immersion totale dans des familles d’accueil sur les 4 continents (Etats-unis 4 familles d’accueil, Inde 2 familles d’accueil, divers séjours en Europe et séjour au Cameroun chez ma belle et très large famille d’adoption (noire...). Je connais très bien la culture Bamiléké) Cette expérience et le décentrage que ça apporte par rapport à sa propre culture vaut tous les livres d’une bibliothèque et des années d’études. Je le souhaite à tout le monde car je m’estime chanceux d’avoir vécu tout ça...

        Le racisme anti-blanc je l’ai rencontré dans les quartiers chauds de l’est lyonnais où j’enseigne. je précise que cela ne m’a jamais affecté. Les gens (rares) qui s’y adonnent sont plus à plaindre qu’autre chose. Chez moi ça glisse. En Afrique je ne l’ai jamais rencontré et pour cause je n’ai jamais joué les touristes arrogants et voyeurs. Tout est une question de regard je suppose... smiley


      • oncle Archibald (---.---.145.225) 3 avril 2007 18:17

        J’adore votre façon ultrasimpliste de ranger les gens dans des tiroirs... Gentils esclaves colorés d’un coté méchants blancs colonisateurs de l’autre.... Et idem pour les arrières-arrières-arrières petits enfants de ceux qui ont initié cela il y a quelques siècles... Si à cette époque les noirs, les jaunes, les Incas, les aztèques, les mitigés avaient disposé de la puissance militaire et des moyens de déplacement à notre place ils nous auraient colonisés sans la moindre pitié ni arrière pensée.

        Il y a toujours eu des « gentils » et des méchants" de toutes les couleurs à toutes les époques et dans tous les milieux sociaux culturels, mais c’est sans doute défendu de le dire .. Désolé, je le trouve nul votre article !

        Et puis acceptez un peu que nous ne soyons pas tous les descendants des négriers. Et les immigrés d’Afrique sont-ils tous masochistes à vouloir à toute force se rapprocher de leurs bourreaux ? Difficile de supporter ceux qui entretiennent le racisme, la rancœur et la haine au lieu de se tourner vers un avenir meilleur.


      • tiptop 3 avril 2007 19:04

        Cela s’adresse t-il à moi ? Car avec toutes vos histoires de gentils et de méchants j’ai du mal à suivre... C’est pas trop mon truc. Avez vous lu mon article ? smiley


      • LE CHAT LE CHAT 3 avril 2007 12:01

        Le racisme est universellement condamnable mais il n’a pas le même poids quand on est dans la position des dominants ou des dominés

        ben justement , il y a de plus en plus de quartiers où les blancs ( appelés gaulois ) sont de plus en plus minoritaires et de nombreuses citées deviennent de fait des ghettos et zones de non droits que les « caucasiens » ne songent qu’à fuir pour échapper au communautarisme oppressant et raciste de la majorité ....


        • (---.---.140.77) 3 avril 2007 17:32

          Y a même du racisme entre les bêtes et mêmes entre chats !


        • CAMBRONNE CAMBRONNE 3 avril 2007 18:38

          SALUT LE CHAT

          Ils ne nous appellent pas gaulois mais : « fromages » ou face de craie .

          Gaulois est le terme qui est utilisé à la Légion pour désigner les Francophones . Ce terme a été repris de manière presqu’officielle pour éviter de nous entendre appeler « fromages » .

          Salut et fraternité ;


        • seb59 (---.---.180.194) 3 avril 2007 12:10

          Un des plus betes articles que j’ai lu sur agoravox !

          Non seulement d’une mauvaise fois totale, mais aussi completement illogique !

          Morceaux choisis :

          « D’abord la méfiance est de mise car trop souvent retourner le racisme est un réflexe des gens racistes » : Donc je peux retourner le fait que vous retourner l’argument, non ? Donc les racistes peuvent reprocher aux blancs de vouloir retourner le racisme ... smiley

          « nous ne sommes plus une nation de « Blancs » » : Dans ce cas, personne n’est blanc, personne n’est noir, il n’y a pas de probleme ?

          « (le racisme) il l’est vers les plus faibles » :

          Oui, surtout quand 10 mecs de couleurs font les forts parce qu’ils sont 10 et que toi t’es seul ! smiley

          « mais le rejet d’une citoyenneté qu’ils convoitent et qu’ils rejettent à la fois car ils sentent bien qu’on la leur refuse » : Si je suis votre raisonnement, c’est normal qu’on la leur refuse, vu qu’ils la rejettent !! smiley

          « On en vient donc à détester ce que l’on convoite car c’est jugé inaccessible. C’est le sens des sifflets au stade de France pendant la Marseillaise. » C’est le sens que vous avez imaginé. Oui, c’etait un match france/algerie, ca serait pas une facon de dire « nique la france » ?

          « Quelles conséquences réelles cela peut avoir sur ma vie en dehors du légitime sentiment de colère ou de haine ? »

          Et bien, un sentiment de colere et de haine, d’insecurité, d’appel à la violence, le sentiment de ne plus etre dans son pays. C’est deja beaucoup.

          Je ne vois pas pourquoi le « blanc » ne devrait pas se sentir choqué et la personne de couleur pourrait l’etre !!


          • seb59 (---.---.180.194) 3 avril 2007 12:14

            @ l’auteur

            J’oubliais, Vous travaillez dans une ecole de banlieue, moi je passe souvent à tourcoing, roubaix, lille sud.

            Le melange des cultures, on sait ce que c’est, on le vit au quotidien ! Et ca n’est pas toujours un paradis.


          • panama (---.---.198.59) 3 avril 2007 12:20

            Je ne vois pas trop où va votre article... Alors, le racisme anti-blanc existe-t-il oui ou non ?


            • tiptop 3 avril 2007 19:12

              Est-ce que la question est là ? Quand je titre « Ce que cache le soi-disant racisme anti-blanc » la réponse s’y trouve non ? Au fait « soit-disant » c’est évidemment pour la provoc... mais pour aussi signifier que le racisme anti-blanc cache bien des choses...


            • non666 non666 3 avril 2007 12:23

              On peut tourner autour du sujet comme on le veut.

              Qu’est ce que le « droit des peuples a disposer d’eux memes » , glorifié entre autres par les gauches, si ce n’est l’affirmation du droit du sol par les populations autochtones ?

              Comment dire « nous ne sommes pas chez nous chez eux » et , en meme temps dire « ils sont chez nous chez eux » ? Ou on valide « le chacun chez soi », ou on le condamne en pretendant a l’universalime. Mais on ne peut se jouer toujours gagant ou dans notre cas, toujours perdant...

              En France la population autochtone est blanche , gauloise, trouver le terme politiquement correct que vous voulez.

              La France possede aussi des territoires d’outre mer ou les noirs sont nombreux, majoritaires memes.

              Tant que ces Dom-Tom sont français, tant que nous partageons la meme solidarité et le meme drapeau, il est juste que ces noirs soient chez nous chez eux , (et RECIPROQUEMENT...)

              Cela ne veut pas dire que TOUS les Noirs du monde soient les bienvenus en France.

              Nous avons des ressortissants arabes Harkis. Ils ont clairement choisi le camps de la France et nous les avons bien mal remercier et reconnus. Ils sont nos frères, non par le sang reçu, mais par le sang versé en nous choisissant.

              Cela ne veut pas dire que TOUS les arabes du monde soient bienvenus en France, en particulier les descendants de ceux qui nous ont combattus et qui refusaient de partager LEUR sol avec nous...

              La Gaule est blanche, ultra majoritairement chretienne. Cela ne veut pas dire que TOUS les blancs et Tous les chretiens du monde soient les bienvenus.

              Sud-americains, europeens hors CEE n’appartiennent pas a des espaces que nous avons choisis de considerer comme commun.

              La notion de barriere existe. La notion de groupe d’appartenance aussi. Certaines minorités ethniques non europeennes ont merité leur place chez nous, d’autres pas. Ils nous appartient de dire qui nous voulont laisser entrer et sur NOS critères et ceux qui doivent rester dehors.

              Mais le laisser aller inimterompu depuis 40 ans a clairement montré ces limites. Nous sommes aujourd’hui clairement en danger avec des blocs qui expriment d’autres solidarités que les notres.

              Il faut trancher democratiquement tant que nous sommes majoritaires, sinon, la fracture se fera quand meme , dans le sang, dans quelques années. Les emeutes ethniques ne sont que des avertissements.

              Mais la bien pensance etant ce qu’elle est, il convient de laisser les collabos subir eux memes les bienfaits de la presence des envahisseurs pour que tout le monde soit motivé.

              De meme que nos ecologistes sont toujours des rats des villes expliquants aux rats des champs comment ils doivent vivre, nos bien pensants de la cohabitation sont rarement des gens qui vivent dans les territoires occupés...


              • RemiZ (---.---.178.10) 3 avril 2007 13:31

                Jean-Marie, c’est toi ???


              • Rayves (---.---.156.109) 3 avril 2007 17:41

                « Cela ne veut pas dire que TOUS les arabes du monde soient bienvenus en France, en particulier les descendants de ceux qui nous ont combattus et qui refusaient de partager LEUR sol avec nous... »

                Vous avez une notion du partage assez particulière !

                Dans les colonies, le sol était non pas « partagé » mais réquisitionné par les colons : j’ai visité, en 1954, une propriété d’environ 20 000 ha en Algérie !

                En conclusion : quand on n’a aucune culture historique, il vaut mieux s’abstenir d’intervenir sur un sujet quel qu’il soit.


              • Rayves (---.---.156.109) 3 avril 2007 17:45

                Il est vrai que si l’on n’a pas vécu à l’étranger et notamment dans les anciennes colonies, on ne peut pas mesurer le potentiel de sympathie et d’amitié que peut y trouver un Français s’il se donne la peine de sortir de la bulle où sa condition est censée le maintenir.


              • (---.---.30.51) 3 avril 2007 18:03

                ah ah ah je me gausse ! aucune culture historique.... mais appliquez donc votre recommandation cher ami : les algériens ont « réquisitionné » les terres de qui pour s’installer ? les berbères et eux même ? aux natoufiens ? et eux même ? aux ibero-maurusiens ? bref l’histoire est une suite de colonisations, de la même manière les bantous ont colonisés presque toute l’afrique à une époque... les français comme tous les autres peuples du monde ... (au passage l’esclavage réalisée par les arabes concerne beaucoup plus de monde que celle des français ! seulement c’est moins médiatique...)


              • Furax77 (---.---.1.1) 3 avril 2007 12:45

                Oui Kader. Déjà dans les années 60, durant ladécolonisation : « nous vous aurons grâce au ventre de nos femmes ». Vous annonciez déjà le programme. C’est ce qui est en train de se produire aujourd’hui. Je considère les gens comme vous autant responsable de la montée de Le Pen que les véritables xénophobes franchouillards. Votre réponse fascisante, méprisante pour les femmes (qui plus est) me donne envie de vous retirer la nationalité et de vous renvoyer votre « souverain » africain, quel qu’il soit, de s’occuper de votre cas. Histoire de vous faire regretter « l’accueil français ». smiley


              • Dam (---.---.165.148) 3 avril 2007 15:23

                Tu parles d’un acceuil...

                Bon, autrement j’ai pas les chiffres exacts mais il y a autant d’étranger en france aujourd’hui qu’il y a 80 ans..

                Alors qu’est-ce qui peut donner l’impression d’être submergé ?

                La peur ?


              • Dam (---.---.165.148) 3 avril 2007 16:32

                Et les blairs ! C’est une question que je pose ! Pas besoin de mettre une note à une question si vous avez pas de réponse

                ouaïe aïe aïe smiley


              • tovara (---.---.149.181) 3 avril 2007 17:13

                Les étrangers qu’il y avait en France il y a 80 ans , mon ami, étaient majoritairement des Italiens, des Polonais, des Espagnols, des Juifs allemands, des Russes blancs, des Arméniens...des Européens de fond de culture judéo-chrétienne comme nous. Rien à voir avec l’immigration actuelle...


              • Dam (---.---.165.148) 3 avril 2007 17:20

                Merci pour cette brillante réponse... smiley


              • iXav (---.---.92.46) 3 avril 2007 17:27

                @Dam

                Moi je te demande ça : c’est quoi un étranger ?

                Parce que le problème est que le non-blanc français est vu comme un étranger pourtant, et c’est normal puisqu’il est français, il n’entre pas dans les statistiques. Idem pour ses enfants.


              • Dam (---.---.165.148) 3 avril 2007 17:31

                Bon, je suis allé faire une recherche quand même pour voir plus détail sur la réponse brillante du dessus...

                Alors.. hum, concernant les polonais, voilà un extrait :

                « Isolés, regroupés à la périphérie des villes, les Polonais ont beaucoup de mal à s’intégrer. Et si la société française ne fait rien pour les intégrer, les autorités se plaignent pourtant de l’isolement de cette population... jusqu’à leur expulsion collective au milieu des années 30. »

                C’est bizarre ça, pourtant ils sont judéo-mescouilles-machinchose non ? Bon, passons...

                Ah ben si merde, un autre passage...

                « ils sont généralement isolés, regroupés à la périphérie des villes, relégués dans des quartiers misérables, voire des bidonvilles, que l’on appelle alors “gadouevilles” ou “villages nègres”, tels ceux de Lyon, Modane, Saint-Jean de Maurienne (Savoie) ou Rive-de-Gier (Loire), qui dans les années 1930 abritent des milliers de travailleurs étrangers misérables, italiens, espagnols, polonais, russes... »

                Mais mais ! smiley Je comprends pas, v’là t’y pas qu’il nous parle des espagnols, des italiens, des russes... Mais comment qu’ça se fait-il ?

                Ah oui attends !

                « Une partie de l’opinion française pense que ces travailleurs sont “inassimilables” parce que d’une culture par trop différente de la sienne. Ce préjugé, qui aujourd’hui touche, par exemple, les travailleurs et les familles maghrébines ou africaines, vaut alors pour les Polonais des années 1920 et 1930, dont le catholicisme fervent, “calotin” disent les travailleurs autochtones, semble heurter la France ouvrière, largement déchristianisée. »

                Eh bien là, je suis mort de rire !!! smiley

                Bon, quelqu’un peut-il me répondre sur ma question de départ siouplait smiley


              • Dam (---.---.165.148) 3 avril 2007 17:33

                Le commentaire du dessus est pour TOVARA


              • jako (---.---.78.153) 3 avril 2007 17:44

                on pourrait aussi demander c’est koi un francé ?


              • aquad69 4 avril 2007 13:44

                Franchement, Kader, (si tel est bien votre nom, car j’ai tout de même un doute...)

                votre commentaire est totalement stupide et non-constructif.

                Mais ce débat est à l’image même du Monde d’aujourd’hui : la misère se battant contre la misère, pour le bénéfice d’une minorité qui s’en met plein les fouilles...

                Thierry


              • HELIOS HELIOS 7 avril 2007 21:40

                Petite nuance... dans les années 30, les immigrés des pays pauvres Européens, venaient evidement pour des raisons économiques mais avaient aussi un idéal, celui d’être Français. Les Parents mettaient un point d’honneur a ce que les enfants apprennent le Français etc... s’intègrent en fait, même si cela n’etait pas vraiment perçu par les autochtones...

                L’immigration actuelle est differente : outre qu’elle est issue d’une culture plus éloignée elle porte en elle un mecanisme d’appartenance different. Les arabes/ magrebins dont il est question sont d’abord musulmans, puis arabes avant d’être algeriens ou Français. Leur immigration est également economique, mais pas seulement : elle est une immigration de type « invasive » qui suppose (par leur modèle culturel) de ne pas s’integrer et d’etendre en Europe leur modèle oriental. En clair, ils sont là pour « reconquerir l’Europe » même si cela est inconscient dans leur esprit même.

                Maintenant, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit, il n’y a pas de généralisation a faire, car de nombreux magrébins souhaitent s’integrer, sans doute à leur manière, qui nous heurte car ce n’est pas la notre. Notre problème est d’accepter une mixité culturelle de bon aloi quand nous restons majoritaire, mais pesante jusqu’a l’intolerable lorsque la proportion augmente.

                Quand au racisme, peu importe, c’est un avatar contextuel. Dans la vie de tous les jours, les entreprises choisissent en fonction des competences, pas de la couleur de peau, et les relations sociales, toujours dans un contexte donné, se font sur les affinités eminament indépendante de la couleur... quoique pour notre futur ex président il reste encore les odeurs...

                L’anti-blanc existe hélas, depuis longtemps...sauf qu’il etait hypocrite avant alors que maintenant il s’expose plus violement : question de nombre évidemment.


              • Emile Red Emile Red 8 avril 2007 13:55

                « mais avaient aussi un idéal, celui d’être Français »

                Rigoureusement faux, une grande partie des Italiens sont venus fuyant Mussolini et dans l’espoir de repartir, chose encore plus vraie avec les Espagnols qui n’ont même pas tenté d’apprendre le français.

                Les vieux poncifs des immigrés venant chercher l’eden ici ne tient pas. Ils sont justes une alternative à dissimuler son désir d’ostracisme.

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