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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Comment le citoyen peut-il faire évoluer la société ?

Comment le citoyen peut-il faire évoluer la société ?

Article faisant la synthèse du Café Citoyen de Caen du 10/04/2010 : http://www.cafes-citoyens.fr/comptes-rendus/539-comment-le-citoyen-peut-il-faire-evoluer-la-societe

Les intervenants ont d’abord souligné la démobilisation générale. Ils ont décrit une société bloquée. Souffrant d’inertie à tous les niveaux. Manquant cruellement de citoyens actifs. Comme indiqués en guise d’introduction, les chiffres sont éloquents. Le taux de syndicalisation a en effet été divisé par 4 en 50 ans (de 30% en 1945 à 8% en 2004). L’abstention électorale atteint des niveaux records (abstention désormais supérieure à la majorité). Dans les associations, entre 2000 et 2005, le pourcentage de simple adhérent est passé de 19 à 33% alors que le pourcentage d’adhérent actif est passé de 59% à 48%. Les modèles traditionnels de participation à la vie publique (partis, syndicats, associations) sont-ils en crise ? Sont-ils en train d’évoluer ? Faut-il les revivifier ? Faut-il inventer de nouveaux moyens pour faire s’impliquer le citoyen dans la vie collective ?
Pourquoi un tel désengagement ? Plusieurs raisons sont évoquées. Pour certains, le citoyen se serait aujourd’hui effacé devant le consommateur. Qui plus est, il semble aujourd’hui plus aisé de trouver la satisfaction dans les cercles restreints comme la famille voire les amis plutôt que de chercher à comprendre la société dans son ensemble. Dans notre « société éclatée », l’individualisme nous a éloigné du sentiment d’appartenance à une communauté unie. On s’interroge d’ailleurs sur ce que signifie aujourd’hui le « bien commun » ? Pour d’autres, la complexité et la diversité des problèmes de notre société, et du monde en général, conduiraient le citoyen à cultiver un sentiment d’impuissance. Quoiqu’il en soit, qu’il s’agisse de dilettantisme, de désintérêt ou de fatalisme, force est de constater un manque évident de volonté générale.

Pourtant, il existe des outils permettant au citoyen de contribuer à la vie collective. Le plus emblématique est certainement le vote. C’est, par excellence, le moyen de participer à la vie publique. L’inlassable progression de l’abstention électorale nous montre malheureusement que le vote n’est de nos jours plus considéré comme un moyen d’expression efficace. On explique alors que ce désintérêt est du au manque de projets de société. Mais également aux comportements des politiciens. Plus soucieux de faire carrière que de servir la collectivité.

Peut-on pour autant faire évoluer la société en s’abstenant d’aller voter ? Certains le pensent. L’abstention est alors vécue comme un moyen de « faire pression » sur les politiques. Une pression toute relative quand on sait que l’impact médiatique se dissipe finalement assez rapidement. Le danger peut aussi résider dans le fait que l’on peut faire dire ce que l’on veut à cette abstention revendicative. En effet, comment distinguer l’« abstention active » de l’« abstention passive » ? Bon nombre de citoyens préconisent donc la reconnaissance du vote blanc, c’est-à-dire la comptabilisation des votes blancs dans les suffrages exprimés. Cette reconnaissance du vote blanc permettrait de clarifier le paysage politique en même temps que de combattre l’abstentionnisme. Abstentionnisme qui, quoi qu’on en dise, reste tout de même un mauvais exemple, notamment pour les hommes et les femmes cherchant à établir la démocratie dans d’autres pays.

Comme le rappelle un citoyen, avant de vouloir changer la société, il faut se changer soi-même. Or, « la notion d’intérêt général échappe à beaucoup de gens » pour des raisons d’intérêts personnels ou corporatistes. Tant que le citoyen ne sera pas responsable, la société ne pourra évoluer. Et se responsabiliser, cela passe notamment par donner de soi. Mais tandis que l’on donne de l’argent ou des biens, voire son sang, à des œuvres caritatives, on est plus réticent, voire récalcitrant, à accorder régulièrement un peu de son temps, que l’on préfère plutôt occuper par des loisirs.

Orienter ses choix de consommation peut également être un des leviers pour que le citoyen influe sur la société. Cet exercice nécessite certes de s’informer. Sur la composition, la provenance, les modes de fabrication des produits que nous achetons. Ces discours moralistes font appel à la conscience de chacun d’entre-nous. A la formation d’une éthique personnelle. S’interroger sur notre manière de vivre, sur notre manière de consommer, permettrait d’harmoniser nos pensées, nos aspirations et nos actes. On cite également d’autres initiatives individuelles : héberger sur son canapé des gens de passage (un site Internet existe pour faciliter les mises en relation), faire du stop, boycotter des produits... Pour beaucoup, le changement passerait avant tout par des actes individuels. Actes par lesquels on se forgerait une règle de vie.

Cependant, de nombreux comportements alternatifs sont montrés comme dangereux dans notre société actuellement. Quand ils ne sont pas passés sous silence. Il faut dire que les mass-médias jouent un rôle prépondérant dans notre société. Force est de constater que leur traitement de l’information démoralise plus qu’il n’enthousiasme. En mettant l’accent sur les accidents, les désastres, les faits divers. En se complaisant dans une sorte de catastrophisme. Si des canaux relayant des initiatives positives était créés, nul doute que le citoyen se trouverait encourager à explorer d’autres voies. S’aventurer dans les recoins alternatifs de notre société, que ce soit dans le domaine du logement, de l’alimentation, du travail, nous éloigne de la généralité, de la norme. Et demande beaucoup d’efforts.

Car changer soi-même, pour un confort de vie ou pour mettre en adéquation ses pensées et ses actes, voilà déjà un chemin ardu, semé d’embûches. Alors « faire évoluer la société », n’est-ce pas trop ambitieux ? Et si, finalement, nous ne voulions pas faire évoluer cette société ? Et si finalement nous souhaitions plutôt nous en détacher ? Ne plus avoir affaire à cette société de plus en plus contraignante ? Trouver un peu de calme et de tranquillité. Certes, cette attitude est bien loin de celle d’un révolutionnaire projetant son idéal sur la place publique. Mais c’est peut-être le début de quelque chose. Un retrait nécessaire pour voir le monde autrement. Le déclenchement d’une processus de maturation. Ne dit-on pas que les petites rivières forment les grands fleuves ?

Mais si nous sommes relégués à nous contenter de nos actes personnels, n’est-ce pas à cause d’une panne du politique ? Les citoyens déplorent en effet le décalage entre les errements du Parlement français (Assemblée nationale et Sénat) et les préoccupations voire les attentes populaires. Le divorce entre gouvernants et gouvernés est-il pour autant consommé ? Il pourrait bien l’être si les citoyens ne contribuent pas suffisamment à l’élaboration des lois. Aujourd’hui, pétitions et manifestations ne suffisent plus. Elles contribuent même à entretenir la sclérose sociale. A quand les citoyens force de propositions ?

Seulement parfois, pour faire évoluer la société, il faut aller contre l’opinion publique. Et avancer des idées audacieuses. Défendre des convictions. Formuler des doctrines lumineuses. Comme ce fut le cas lors de la légalisation de l’avortement. De l’abolition de la peine de mort. Il serait souhaitable que les penseurs et les philosophes s’expriment d’avantage. S’engagent. Investissent l’espace public. Le citoyen ne s’en trouverait que plus éclairé.

Finalement, n’est-ce pas dans les périodes critiques que les décisions courageuses sont prises ? Gide croyait en la vertu du petit nombre, que le monde serait sauvé par quelques-uns. Et si les citoyens les plus éclairés se devaient de tracer les plans d’un nouveau modèle de société ? Condition sine qua non selon certains pour que l’ensemble de la population puisse envisager un autre avenir. Et suivre une nouvelle voie.


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17 réactions à cet article    


  • leypanou 22 mai 2010 10:26

    « Et si les citoyens les plus éclairés se devaient de tracer les plans d’un nouveau modèle de société » : non seulement tracer les plans, mais aussi commencer à agir. Ne nous faisons pas d’illusion sur la demande de reconnaissance du vote blanc que l’on voit de temps en temps. Si cela ne consiste qu’à le compter, cela n’amène à rien. Par contre, si par reconnaissance du vote blanc, on fait corréler le nombre d’élus avec le taux de participation, alors oui car là, les politiciens professionnels seront obligés de faire des efforts pour bien différencier leurs projets. Je trouve en effet anormal que qu’il y ait 80% ou 60% d’électeurs, on ait toujours 100% d’élus, surtout quand on fait le bilan de leur présence aux sessions parlementaires par exemple. Rouspéter dans son coin sans même aller voter est devenu une habitude d’une partie de la population : à ce rythme-là, dans un siècle, on sera au même point.


    • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 22 mai 2010 10:51

      Bonjour cher leypanou,

      Effectivement, on ne peut qu’être déçu par le verrouillage du système électoral. Vous avez raison, la non-reconnaissance du vote blanc est un véritable frein pour faire évoluer la société. Vous évoquez d’autres propositions pour conjuguer à cette reconnaissance du vote blanc d’autres mesures dans le but de rendre efficace sinon le renouvellement du personnel politique tout du moins le renouvellement des idées.

      Cependant, toutes ces modifications des règles du jeu électoral ne sont-elles pas soumises au bon vouloir de celles et ceux qui ne veulent justement pas voir ces règles changer ? Comment nos parlementaires se mettraient aujourd’hui à voter des lois qui réduiraient leurs avantages ? Un autre exemple parlant : celui du régime spécial des retraites des parlementaires. On parle beaucoup des différents régimes aujourd’hui. Mais qui dénonce - s’il s’agit de dénoncer, mais je pense quand même qu’il s’agit d’un scandale - ces régimes parlementaires ? Certainement pas les parlementaires eux-mêmes.

      Bien à vous,


    • Paideia 22 mai 2010 11:26

      « Et si les citoyens les plus éclairés se devaient de tracer les plans d’un nouveau modèle de société » : contre l’hypertophie de la privatisation des moeurs et la crise de la représentation, pourquoi ne pas créer des « Maisons des citoyens » qui inscriraient institutionnellement une « complication de la représentation » en favorisant nationalement la participation citoyenne ?

      Je suggères quelques pistes théoriques et pratiques (et utopiques ?) ici. Je propose des procédures pour que ces « Maisons des citoyens » (que j’appelle aussi « Oikopolis ») puissent fonctionner. Ces procédures sont reprises à travers ces schémas.

      Bonne lecture !


      • ddacoudre ddacoudre 22 mai 2010 20:32

        bonjour marc

        excellente référence. c’est la limite de l’homme instinctif, il réagit à la mesure de ces sens, et elle est « egocentrée » par nature afin d’être en mesure d’assurer sa survie. nous savons donc depuis long temps que la somme des intérêts individuel ne font pas l’intérêt collectif, mais chacun au contact de l’autre reçois en retour l’image que renvoie ce miroir, et en intègre l’existence.

        si nous considérons que le verbe fondateur et les technologies qui en ont découlé constituent un multiplicateur des sens permettant de dépasser la limite inné biologique, alors l’on comprend mieux la nécessité d’un enseignement permanent offrant au cerveau coordonnateur d’assimiler des événements or de sa portée inné, qui sans enseignement lui sont incompréhensibles et dont, il ira rechercher les formulations instinctives qui le préservent de l’incertitude.

        c’est en cela que l’humain pour progresser doit être assuré, et pose le problème du bon stress, celui qui mobilise les énergies, et non celui qui les épuise et le conduise à retrouver une position de sauvegarde fœtale, ou l’entraine dans une sous culture, ce qui est notre difficulté présente.

        la société ce complexifie, et les décodeurs ne sont à la disposition que d’initiés, ce n’est pas nouveau, mais invivable à notre époque sans des risques majeur compte tenue des technologies à notre disposition.

        cordialement.


      • gimo 23 mai 2010 23:23

        Gelone


        « demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. »

        l’être humain d’aujourd’hui 
         est un mort vivant !! même pas !!!!!
        il est déjà mort il a besoins des autres et vis versa un cercle de perdants en boucle
        donc il n’est pas lui même c’est une quadrature de sa vie
        au lieu d’être ... il fait paraitre 
         un cancers de la peu ( de lâcheté
        1. il faut être honnête avec soi même ce qui n’est pas le cas 
        2. avoir la lucidité de savoir ou il va 
        3. le courage de savoir sa lâcheté pour y remédier
         4.. et arrêter de se mentir 
        pour enfin être vraiment soi et non un pantin 


      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 2010 11:48

        @ Houssaye

        Votre constat est juste et pertinent :
        « avant de vouloir changer la société, il faut se changer soi-même »
        "Tant que le citoyen ne sera pas responsable, la société ne pourra évoluer."

        A toujours vouloir que l’état s’occupe de tout : santé, éducation, culture, sport, finance, transport, énergie ... Le citoyen est peu à peu dépossédé de tout pouvoir d’action. Il est dé-responsabilisé.

        Combien reste-t-il de bénévoles ?

        Nous sommes un des pays de l’OCDE où il y a le moins de fondations. Et quand une association se créer, c’est pour pouvoir toucher des subventions.

        Vous parlez des associations caritatives, mais les français sont parmi les moins généreux. Puisque l’état est là et est censé régler tout les problèmes : emploi, habitat, pauvreté ...

        Pourquoi ces citoyens agiraient-ils, consacreraient-ils du temps et/ou de l’argent à aider les autres. C’est pitoyable, mais quand les valeurs humaines telles que solidarité, fraternité deviennent des services administratifs, il reste peu de place pour l’humain.

        Au moindre problème, on en appelle à l’état. Et les agités du bocal en charge de l’état, se dépêche de pondre une loi opportuniste et, en générale, totalement inapplicable, ou de créer une commission qui distribuera un peu plus d’argent du contribuable. Cela ne fera qu’aggraver le problème.

        Vous avez donc raison, le citoyen peut agir. Mais d’abord en agissant autour de lui, au niveau local, et ensuite en votant. Mais en faisant en sorte de ne pas se tromper.


        • Vipère Vipère 22 mai 2010 13:11

          Que vous votiez ou non, ne changera rien à l’affaire. 

          On ne change une société, ni par le vote ni par décret, les citoyens n’ont aucun levier pour orienter leur société.

          Tous les leviers sont entre les mains des politiques et ils n’ont aucn intérêts à les lâcher.





           


        • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 22 mai 2010 14:17

          Bonjour Vipère,

          Vous faites le constat qu’une caste politique ne voudrait pas remettre en cause ses privilèges. Que le vote n’est pas (plus ?) un moyen pour faire évoluer la société. C’est à peu près ce que nous pouvons constater depuis quelques années avec la croissance de l’abstention.

          Mais le vote n’est peut-être pas le seul moyen pour faire évoluer la société. Quel serait selon vous le meilleur moyen ?

          Cordialement,


        • gimo 24 mai 2010 00:02

          j h l



          ’’Le citoyen est peu à peu dépossédé de tout pouvoir d’action. Il est dé-responsabilisé."

           Je dirais même 
          qu’il a démissionner depuis des lustres de son rôle de citoyen au sens du mot le + propre
          il a lui même crée sa propre prison et mis ses chaines
           avec l’ illusion peu clairvoyante que avec un substitut d’un simple vote et le pire en chèque en blanc 
          que tout serrait réglé pour le  ( le tout Etat) 
          ET lui a fait perdre le sens de ses vrais responsabilités
          il est a plaindre !!!!!


        • Vipère Vipère 22 mai 2010 12:45

          Bonjour à l’auteur et à tous


          « Comment le citoyen peut faire évoluer la société » ?

          Vaste débat qui nécessite d’abord de définir ce qu’est une société, de l’intérêt ou non qu’elle à évoluer, du pacte social fondateur à l’origine de sa création, des citoyens qui la composent, des dirigeants politiques et élus qu’ils se sont donnés pour gérer par délégation « les affaires de leur cité ».

          Toutes les sociétés n’ont pas intérêt à l’évolution, synonyme de progrès et de changement.

          A titre d’exemple une société tribale d’Amazonie n’a aucun intérêt à évoluer, mais tendrait davantage à conserver et à perenniser un modèle patricarcale ou martriarcale, des us et coutumes millénaires.
          Tout progrès ou évolution seraient destructeurs et néfastes pour la survie de ses membres.

          Plus radical, Gengis Khan, quant à lui haissait les villes organisés en société qu’il détruisait après les avoir pillées, leur préférant un modèle de vie libre et nomade.


          • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 22 mai 2010 14:21

            Bonjour Vipère,

            Effectivement, la notion de progrès ne concerne pas toutes les sociétés. Même chez les Grecs, le progrès n’était pas une notion très développée. C’est au XVIème siècle que se développe en Occident cette idée de progrès et surtout d’innovation technique et social.

            Vous avez raison, le pacte social est le socle de l’entendement dans toute société. Mais ce contrat social, avons-nous les moyens d’en discuter aujourd’hui ? Les moyens et la capacité ? La capacité individuelle mais aussi collective ?


          • joelim joelim 22 mai 2010 15:17

            Il n’y a qu’une solution à mon avis : que l’information soit produite du bas, et non imposée (et déformée) du haut. Les moyens techniques sont là (journaux et télés du web). Seulement ainsi sera privilégiée l’observation à l’interprétation. 

            On se rend compte en effet que les interprétations communiquées par les grands médias sont basées sur des buts idéologiques (et manipulatoires). De la même façon que l’eau de la rivière coule vers le bas, les gens s’aperçoivent, chacun à leur rythme, que beaucoup d’informations concernant des problèmes importants sont systématiquement déformées, voire entièrement fabriquées. Ex : la responsabilité alléguée (et fausse) de la Russie dans la récente crise géorgienne, les sondages plébicitant DSK, le sondage récent plébicitant l’allongement de la durée de cotisation retraite (qui à mon avis est une commande faite sur le budget de com’ de Sarko).

            Les infos qui viennent d’en bas deviennent plus pertinentes que celles qui viennent de haut, il est toujours utile de le dire. Et comme c’est une tendance inexorable, il reste un maigre espoir.

            Quant au vote blanc, la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! Certes j le fais aussi, quand tous les plats sont faisandés. Mais il faut reconnaître que c’est à la communication de masse des ultra-riches que des politiques tels que Royal, Mélenchon ou NDA (pour puiser un peu partout) sont considérés comme des pestiférés incapables de diriger la France. C’est voulu ! Et comme par hasard ce sont ceux qui sont contre les avantages délirants des spéculateurs en tout genre qui sont ainsi mis de côté ! Et s’ils n’ont eu aucune chance jusqu’à présent, c’est en partie à cause de ceux qui ne votent pas. Or le seul espoir est du côté des rares politiques qui sont volontaires pour combattre le système inique de l’argent dématérialisé.

            • joelim joelim 22 mai 2010 16:26

              Remarque : ceux qui ne votent pas parce qu’ils ne trouvent pas le candidat idéal mourront sans l’avoir trouvé et sans avoir pu influer sur l’évolution politique de là où ils ont vécu.

              Désolé d’être abrupt (pas vis-à-vis de l’auteur), mais c’est énervant de constater que les non-votants (ou votant blanc) auraient pu nous éviter d’être sous le joug de la mouvance atlantico-financière que les votants ont mis au pouvoir en France...

              • gimo 24 mai 2010 00:33

                joelim 


                quel naîf  tu es
                y a en France une majorité de gens qui ne votent que par automatisme et non après réflexion. Le minimum serait de vérifier qu’ils savent ce qu’ils font ...

                 aucun petit partie et autres pourra faire tomber ce système
                 car la politique et les profiteurs de tout genres
                ont gangrener la France 
                le pays est sous occupation de ces derniers

                seule une révolution radicale 
                pourrait dés lors faire changer ce système bien ancré et verrouillé
                le reste c’est une grosse illusion

                il faut être réaliste et bien ouvrir les yeux 
                cordialement 
              • Ce que je trouve inacceptable fou ou sadomasochiste 

                c’est QUE LES citoyens sont toujours surpris de constater

              • que les voleurs politiques pillent et abusent de tout

              • d’un commun accord directe entre tout les personnes

              • qui tient profit et de gros avantage

              • de l’argent public

              • et indirecte commande de l’État et autres

              • et par les associations 2,sur 3 sont des (« cheval de Troie »)

              • qui drainent des fonds pour les politiques

              • soit de donneurs (subvention )à re- preneurs de cet même argent

                 

              • Seul votre vote leur permet et ils sont carte blanche une folie que cela !!!!!

                Mais c’est votre vote aveugle et illimité qui permet ce pillage

              • le fait

                qui donné sans conditions ni contrôle ni d’avoir droit à la parole

                 qui permet ce « braquage »des peuples

              • sous prétexte de gouverner et de diriger le pays

              • sans donner compte à qui que ce soit

              • c’est votre vote qui leur permet de se faire leurs propres lois pour eux pour être protégés de tout abus et vol de l’argent public

                c’est votre vote qui permet de se payer au prix de leur plaisir et touts les privilèges qui vont avec !!! un enfant peut le comprendre avec aise elliptiquement !!!!

                Alors pourquoi les adultes FONT CETTE FOLIE ?

                la réponse est dans la question !!!!

                c’est votre vote qui permet d’être en toute impunité quoique ils fassent

                de vivre mieux que LOUIS XIV (le petit louis un rigolo à côté d’eux)

                Un fou ne leur donnerait peu-t’être pas ce vote de cette façon

                qui leur permet d’être de la sorte propriétaire d’un pays 

                avec ces valets qui bossent pour eux  et si ils n’ obéissent point !!!

                alors 

                on leur envoi les mercenaires (police et autres) pour rentrer dans les rangs

                votre vote c’est pour eux un droitd’éclavage donner par vous !!!

                 pour vous soumettre à leur domination et de faire ce qui leur convient

                de vous taper exploiter mépriser (pour d’être des serviteurs esclave)

                 

                je ne comprends pas c’est hors de tout logique

                avec VOTRE VOTE vous avez crée une une hydre de 10 million de ht fonctionnaires (nationale et européenne par pays

                politique inclus et comme amis les financiers

                cela vient a dire 

                de signer un contrat sans savoir ce qu’il stipule et énoncer expressément dans un acte quelque conditions obligatoires

                alors étonnamment c’est même à la limite(BIZARRE,et FANTASQUE,ou être pire que fou

                je vous pose cette question signeriez vous un chèque en blanc

              • pour des gens que vous connaissez à peine !!!! et même !!

                Alors pourquoi le faite vous pour les politiques

              •   (signer un chèque en blanc) par votre vote ?,

                touts les problèmes et vos misères viennent de là  !!!! point

                c’est beau !!! le DROIT DE vote !!!!!!!!!!!avec un chèque en blanc
                la question c’est de savoir !!!! pour QUI !!!


  • ddacoudre ddacoudre 22 mai 2010 22:16

    bonjour youssef

    j’ai relevé ta conclusion "Finalement, n’est-ce pas dans les périodes critiques que les décisions courageuses sont prises ? Gide croyait en la vertu du petit nombre, que le monde serait sauvé par quelques-uns. Et si les citoyens les plus éclairés se devaient de tracer les plans d’un nouveau modèle de société ? Condition sine qua non selon certains pour que l’ensemble de la population puisse envisager un autre avenir. Et suivre une nouvelle voie."

     

    Il me paraît évident, que nous ne couvrirons pas la planète de béton, de voitures, et de produits toxiques. Cela, à cause d’une mécanique qui nous échappe et par laquelle se manifestent toujours des êtres plus « intelligents » que d’autres, pour jalonner leur époque. L’époque des scientifiques de toutes nations est proche, et ils ne resteront pas éternellement alarmistes (naturellement je ne pense pas à ceux qui suivent leurs maîtres financiers ou idéologiques). Ce n’est pas là la marque du hasard, mais celle d’une espèce dont l événement culturel génère ses propres éléments devant concourir à son évolution, parce que toute cellule qui prolifère produit des déchets qui entraînent sa destruction, si elle ne reçoit rien de l’extérieur ou n’est pas capable de se transformer.

    Comme tout événement, « le culturel », événement en soi, déterminera le sien, et à la richesse matérielle en succédera une autre.


    Aussi, essayer de nous motiver pour accepter une modification de la vérité de notre vécu, nécessite de rechercher dans notre vérité son sens caché, celui qui se trouve au-delà de la seule représentation financière de nos désirs.

    Non pas le sens que tout le monde connaît, c’est à dire vouloir disposer de revenus pour jouir du produit des ressources matérielles ou intellectuelles sans participer à l’effort de leur création ; mais le sens qui a fait, que des hommes se sont toujours manifestés pour envisager des mondes meilleurs, pour avoir des utopies. Celui qui fait, qu’ignorant de la source cachée de leur élan, ils ont fait évoluer le monde culturalisé, même si c’était pour le tailler à leur mesure.

    Ils existaient hier, ils existent aussi aujourd’hui, même si je considère qu’il y en a de moins en moins dans le monde des adultes « installés », qui ont dû lutter pour modifier leur monde et, en parvenu, ils laissent le flambeau à d’autres. Je suis peut-être injuste, mais pour ce qui relève encore de l’utopie c’est vers les cadets qu’il vaut mieux espérer.

    Ce qui se perd donc aujourd’hui, c’est moins une structure qu’un lieu d’apprentissage de la fraternité, pour retenir un terme républicain, car c’est au sein de la famille que se développe son atomisation actuelle. Cela parce qu’elle n’est plus une « communauté de famille » même éclatée ou recomposée, où se développe la socialisation, mais une « communauté d’agrégats d’intérêts individuels ». Et si les statistiques nous soulignent que la famille est toujours une valeur sûre, c’est plus comme « bouée de sauvetage » devant la « démission » socialisante des instances politiques qui est en rétroaction celle de ses électeurs. « Démission » nécessite d’être mis entre guillemets car elle peut résulter d’un choix conscient ou induit. Devant une idéologie « libérale »qui se fait le chantre du bonheur des individus, comme toute idéologie, elle sélectionne ceux qu’elle reconnaît comme siens par la monnaie. Dans cette complexité, l’analyse de la structure systémique est aussi importante que l’analyse affective et le plus difficile dans un débat sémantique demeure de faire ressortir que chacun participe à ce dont il se plaint, car il pense que c’est toujours dû à l’autre. 

    Car il n’est pas nécessaire pour vivre qu’il sache que l’Autre est son « miroir ».


    cordialement


    • lolet lolet 23 mai 2010 11:13

      Désolé de venir troubler ce petit ronronnement ...
      Le seul moyen de changer les choses est la révolution !
      Comment répondre à la violence qui nous est faite ?
      Par le bla bla ? Par les moyens et les règles mises en vigueur par les Dominants ?
      Je ris .... jaune.
      Si je vous pousse, re-pousse et de plus en plus violemment, vous pensez encore que c’est en discutant avec moi que vous allez changer mon comportement ?
      Qu’en me faisant passer de mon statut d’ignorant à un statut de « conscient » vous allez endiguer ma violence ?
      Haha ha ! (ironie)
      Et quelle est la place de la bêtise dans tout cet article ?
      L’homme n’aime pas la liberté pparce qu’elle implique la responsabilité !
      Déjà les Israélites demandaient un Roi pour eux, quitte à ce qu’ils en pâtissent !
      La bêtise ...
      cherchons un peu de ce côté, et on verra pourquoi ça ne bougera pas ...
      sauf quand les esclaves crèveront de faim, alors là, ils feront une révolution violente, abbatant les statues, tuant, pillant, détruisant ...
      La bêtise.


      • armel.lecoz armel.lecoz 13 avril 2011 12:07
        Article intéressant ...mais trop de critiques à mon goût, et pas assez de solutions réelles. Seule la conclusion me semble ouvrir des pistes d’avenir :
        « Et si les citoyens les plus éclairés se devaient de tracer les plans d’un nouveau modèle de société ? Condition sine qua non selon certains pour que l’ensemble de la population puisse envisager un autre avenir. Et suivre une nouvelle voie. »

        Je ne pense pas que ce soit directement le rôle du citoyen que de tracer les plans d’une nouvelle société ...mais normalement celui du politique. Ceci-dit, à mon avis, la politique gagnante c’est en effet de faire AVEC le citoyen (et la société civile) plutôt que de faire POUR lui.

        Une grande partie de la réponse est donc dans la démocratie participative ainsi que dans les moyens de faire participer les citoyens. Pour un panel d’idées, de solutions et de moyens de faire évoluer notre démocratie, voici un programme intéressant auquel je participe activement : http://innovationsdemocratic.org/ 
        N’hésitez pas à y piocher des idées, des concepts et des moyens de construire ensemble cette société plus démocratique.
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    Auteur de l'article

    HOUSSAYE Marc

    HOUSSAYE Marc

    Je réside à Caen (Basse-Normandie, Calvados). Actuellement président de la Fédération des Cafés Citoyens La Nouvelle Arcadie, je pratique régulièrement l’exercice du débat au Café Citoyen de Caen.


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