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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Constitution de la démocratie directe

Constitution de la démocratie directe

I - PRINCIPE

Le principe de base, c'est que dans la vraie démocratie c'est le peuple qui décide de l'organisation de la société, en assemblée populaires. Les assemblées sont organisées en réseau horizontal. Dans les assemblées personne n'est chef et aucune assemblée n'est supérieure aux autres. Aucun chef dans les assemblées, aucune assemblées cheffes.

II - LES ASSEMBLÉES

Il existe trois rôles dans les assemblées qui sont - facilitateur, distributeur de parole, scribe. On communique dans les assemblées par signes et par parole. Les rôles sont donnés aux volontaires pour les faire et tournent d'une journée sur l'autre. Les discussions sont notées par le scribe sur un résumé d'assemblée. Les résumés sont ensuite échangés entres assemblées selon l'idée exprimée ensuite, afin de créer un débat inter assemblées.

III - LES BÂTIMENTS

Il existe trois styles de bâtiments qui font fonctionner la démocratie. Un bâtiment pour abriter les assemblées, un bâtiment pour abriter la maison de la démocratie, ou un bâtiment qui abriterai assemblée et maison de la démocratie. Les assemblées pourraient se faire en plein air, ce n'est pas forcé d'avoir un bâtiment pour les faire.

Dans un village comprenant 300 personnes, on peut faire 3 assemblées de 100 personnes et une maison de la démocratie qui relie les assemblées, ou dans une ville de 10000 personnes, on pourra faire dix assemblées par maison de la démocratie et une dizaine de maison de la démocratie.

IV - LA MAISON DE LA DÉMOCRATIE

Le bâtiment de la démocratie est composé de deux endroits différents.

A. Un qui sert pour la politique locale avec un tableau sur lequel sont affichés les différents résumés des assemblées attenantes au bâtiment. Les résumés sont donc affichés sur un tableau, puis les idées émises sont rangés par thème, toutes les assemblées abordent les sujets qu'elles veulent et les thèmes sont souvent les mêmes. Il est également possible d'adresser par courrier ou téléphone ses propositions, qui seront affichées sur les tableaux. Les idées de chaque assemblée sont donc mises ensemble par thème et il est possible de savoir ce que pense chaque assemblée sur chaque thème. Ainsi lors des assemblées suivantes, il suffit de lire les résumés de chaque thème en assemblée pour que chacun puisse savoir ce que les autres dans les assemblées voisines pensent, sans être avec eux en assemblée. Et il est possible pour chacun d'analyser les arguments des autres assemblées et de formuler des réponses qui seront notées sur le résumé puis affiché sur les tableaux et répétés après en assemblée, afin de créer un débat inter assemblée.

B. Pour ce qui concerne le deuxième endroit de la maison de la démocratie, il servirait pour la politique globale. Les résumés des assemblées sont notés sur un ordinateur, comme pour le tableau. Puis les résumés sont classés par thèmes sur un forum, comme pour le tableau, sauf que l'informatique et l'internet permettent d'avoir un nombre infini d'assemblées et de maisons de la démocratie en réseau, il est possible de faire un forum local pour traiter des affaires de la ville. On peut faire un forum pour la région, un pour le continent et ainsi de suite pour arriver au forum global, regroupant tous les thèmes de toutes les assemblées. Et les débats peuvent se faire sur internet depuis un ordinateur ou un téléphone portable, puis les avancées des résultats des débats sont lus ensuite dans les assemblées avec les arguments des assemblées voisines qui étaient marqués sur le tableau thématique. Cela alimente un débat d'idée dans chaque assemblée et les résultats de ces débats vont ensuite sur les tableaux et les forums, puis reviennent et ainsi de suite. Comme cela se crée un débat inter assemblées horizontal au niveau mondial.

V - LA PRISE DE DÉCISIONS

Et pour prendre les décisions, on fonctionne au consensus. La technique de décision au consensus demande de la pratique et de la méthode [ *1 ], sinon on peut en être dégoûté. Cependant elle fonctionne. Et l'idéal est l'unanimité, mais c'est compliqué d'atteindre l'unanimité avec des peuples qui sont en démocraties représentatives ou en dictatures comme aujourd'hui en 2013.

VI - RÉSUMÉ

Il existe donc trois principes qui protègent la démocratie directe telle qu'elle est énoncée ici. Et qui sont :

Aucun chef dans les assemblées, aucune assemblée cheffes [ *2 ].

Les maisons de la démocratie sont tenues sur le modèle de l'autogestion [ *3 ].

On décide au consensus.

PRÉCISIONS ANNEXES

1 Méthode pour arriver au consensus et explication de ce qu'il implique

Le consensus est différent de l'unanimité. Et il est beaucoup plus facile d'utilisation. Le consensus c'est quand personne n'est contre, quand personne ne fait veto contre la proposition qui est en vote. L'unanimité c'est quand tout le monde est pour, ce qui implique qu'il n'y ait aucun désintéressement de ceux qui votent la proposition.

Pour arriver au consensus, il faut prendre en compte toutes les objections imaginables. Et de remonter aux besoins de base derrière les décisions permet de réaliser que les points de vue sont bien souvent peu éloignés. L’écoute active est plus qu’attendre jusqu’à ce que l’autre ait fini de parler. Ne pensons pas immédiatement à contredire. Dans une prise de décision au consensus, il n’est pas question de savoir qui gagne ou qui fait passer ses idées, c’est plus une question de trouver ce que nous avons en commun et de coopérer.

Évitons la concurrence et laissons les autres inspirer. Là le fait de ne pas s’identifier à ses propres idées aide énormément, en se rappelant que, mes idées, ne sont pas les miennes. nous recherchons des solutions avantageuses pour tous. Ici l’imagination, l’intelligence, l’expérience, sont les ressources premières souvent il s’agit d’inventer littéralement de nouvelles solutions.

Les critères ne doivent pas dépendre de la volonté ou du contrôle de certaines parties en jeu, c’est là qu’en général on exerce plus ou moins consciemment un usage incorrect et manipulateur du pouvoir. Pour orienter les choix vers des intérêts partiaux, une bonne communication est un facteur clé, communiquer c’est gérer la relation et les conflits. Il faut faire preuve de confiance et de patience, parce que dans un climat de rancune, d’accusations réciproques et de peur, le temps et les énergies sont déployés pour détruire et non pour créer. J’ai le droit d’être traité avec respect, les autres aussi. J’ai le droit d’avoir et d’exprimer des opinions et des sentiments, les autres aussi. J’ai le droit d’être écouté et pris au sérieux, les autres aussi. J’ai le droit de dire non sans me sentir en faute, les autres aussi. J’ai le droit de demander ce dont j’ai besoin, les autres aussi. J’ai le droit de changer d’opinion, les autres aussi.

En ayant un regard superficiel, le consensus semble donner un pouvoir excessif au simple individu, ou à la petite minorité par rapport au groupe. Le consensus donne effectivement un grand pouvoir à l’individu, à chaque individu sans distinction parce qu'il en reconnaît la valeur, la dignité, l’unicité. 

Très important, un vote veto doit être justifié, et la raison ne doit pas être absurde, sinon il n'est pas valide. Un veto doit alimenter le débat pour faire progresser les idées, c'est une force, pas une faiblesse. Souvent on croit que le fait de laisser qui que ce soit pouvoir stopper une proposition va rendre impossible le consensus, mais un vote contre doit s'accompagner d'un argument, sinon il n'est pas reconnu. Qui dit véto de l'un, dit écoute des autres de son désir et volonté commune de trouver une solution pour tout le monde, en faisant marcher l'intelligence collective.

La prise de décision par consensus est un procédé basé sur la raison du bon sens. Pour arriver au consensus, on devra débattre avec ceux qui sont contre la proposition, qui vont expliquer pourquoi. Et s'ils ne le font pas leur vote contre sera refusé et le consensus sera déclaré atteint. Si ceux qui sont contre ont une bonne raison, alors cela emmènera un débat pour trouver une nouvelle solution acceptée par tout le monde. Si leur raison est dénuée de bon sens, elle est refusée. Le bon sens est défini par le débat.

Mais il faut reconnaître aussi que même avec une utilisation parfaite de la méthode et une excellente communication, des problèmes qui ne sont pas complexes et compliqués peuvent demeurés non résolus sur le moment. Des observations visant à des améliorations peuvent être faites. Tous les problèmes peuvent se résoudre avec une discussion plus approfondie. Il faut aussi pouvoir assumer l’embarras, la fatigue et la frustration.

Des fois il faut réussir à démontrer la véracité de son idée, c’est à dire que la décision qui va être prise est bénéfique au groupe ou en contradiction avec ses principes. Les propositions doivent être réétudiées jusqu’à ce que tout le monde se sente à l’aise avec elles.

2 Explication en détail d'un fonctionnement horizontal pour une assemblée

Trois rôles sont donnés aux volontaires.

SCRIBE. Ils notent les discussions, ou au moins les grandes lignes, puis les recopient sur internet afin d'avoir un regard sur ce qui se passe dans chaque assemblée.

FACILITATEUR. Ils aident au débat en proposant des méthodes, essayent que l'on suivre l'ordre du jour, calment les tensions, etc. Ils ne décident rien, c'est important, mais ne font que des propositions qui sont ensuite votées au consensus par l'ensemble des membres de l’assemblée. Tout le monde peut proposer un vote. Pour devenir facilitateur, il suffit d'exprimer son envie pour et qui veut le devient, que se soit au début ou en cours d'assemblée. Il peut y avoir plusieurs facilitateur c'est le but, qu'avec l'habitude tout le monde soit facilitateur et que l'assemblée se facilite toute seule.

DISTRIBUTEUR DE PAROLE. Ils repèrent qui lève la main et ils donnent la parole aux membres de l'assemblée qui la demande en suivant l'ordre des signes de mains.

DÉROULEMENT DE L'ASSEMBLÉE.

On fait un tour de cercle ou chacun peut s'exprimer, pour définir les sujets et leur ordre.

On suit l'ordre du jour, sans être trop rigoureux non plus, en s'adaptant aux impatiences.

On aborde chaque sujet et on recherche le consensus lors des prises de décisions.
On défini ensuite les points importants et on peut créer des actions, des groupes de réflexions, etc.

On peut recommencer un nouvel ordre du jour, ou clore.

POUR COMMUNIQUER PLUS FACILEMENT, ON UTILISE DES SIGNES.

Si l'on souhaite prendre un tour de parole, on lève la main.

Si l'on souhaite intervenir directement sur ce que dit l’intervenant, on agite son index devant soi. La réponse directe est prioritaire aux tours de paroles. Mais la réponse directe ne doit faire que quelques mots, il faut répondre d'une façon très concise sinon on perd le fil de la discussion initiale. La réponse directe permet d'apaiser les tensions car on peut fixer rapidement les doutes et incertitudes de chacun quand aux propos tenus.

L'accord avec l'intervenant e est exprimé en agitant les mains en haut, paumes ouvertes.

Le désaccord est exprimé en plaçant ses bras en croix en haut.

Si l'on juge que l'intervention dure trop longtemps, on rapproche les paumes des mains, pour signifier plus court.

Si l'on doit intervenir immédiatement concernant un point technique en dehors des discussions, on place ses mains en T.

Si l'on souhaite que cesse le brouhaha dans l'assemblée, on place ses mains en triangle au dessus de sa tête.

Si on veut que l'intervenant parle plus fort, on lève les paumes des mains.

3 Explication d'un fonctionnement possible de l'autogestion dans une maison de la démocratie

En autogestion, chacun est au même niveau. Aucune personne ne peux se prétendre ordonner aux autres quoi que ce soit. Chacun peut s'occuper de ce qu'il souhaite, avec sa bonne volonté et l'intelligence collective détermine l'efficacité de l'organisation en autogestion.

Il s'agit de faire en sorte que chacun maîtrise le fonctionnement global du lieu. La logique est de devenir pluridisciplinaire, de maîtriser plusieurs disciplines. L'autogestion signifie également que chacun s'occupe de sa gestion. Les conseils se donnent de façon agréable et se reçoivent avec plaisir. Et pour cela la communication est un bon outil. Ce peut être en parlant, ou en mettant des écriteaux aux endroits appropriés, qui expliquent les principes de bases pour chaque poste. Apprendre aux autre ce que l'on sait et apprendre des autres ce qu'ils savent. C'est ce qui s'appelle l'éducation populaire. C'est un principe important de l'autogestion.

Une autogestion dans le domaine du travail, combiné avec une prise de décision de la gestion du travail dans les assemblées politiques, aurait pour conséquence de diminuer la durée du travail de chacun, que ce soit parce que l'on supprimerait l'obsolescence programmée, ou que l'on supprimerait la concurrence en ce concentrant sur la production selon les besoins véritables de chacun. Ainsi la diminution de travail permettrai d'alléger les journées de chacun et de s'occuper de la politique, en venant aux assemblées.

Le fait d'aborder tous les sujets de société dans les assemblées, fait que l'on s'instruit et s'éduque les uns les autres par le débat. Ce qui provoque au final une forme d'éducation populaire et que cela fait évoluer l'ensemble de la population, cela rend la recherche des consensus facilité. c'est l'ensemble qui fait que la démocratie directe telle qu'énoncée ici fonctionne.


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17 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 31 juillet 2013 10:15

    Bonjour, Jean.

    Belle et sympathique envolée, mais qui relève de l’utopie. En dehors du plan local dans de petites entités territoriales, un tel système n’a pas l’ombre d’une chance d’exister et, moins encore, d’être efficace. Les citoyens, sollicités par d’autres pôles d’intérêt, s’impliquent d’ailleurs personnellement de moins en moins dans la vie publique, préférant déléguer à des élus, quitte à leur tirer à boulets rouges dessus lorsque la conduite des affaires en leur convient pas. Les expériences de ce type, ou apparentées, ont, de ce fait, disparu partout dans les pays démocratiques.


    • le naif le naif 31 juillet 2013 11:16

      Bonjour Fergus

      Ce que vous dites n’est pas faux, mais on a également tout fait pour en arriver là.
      Lorsque vous faites l’expérience par exemple d’être représentant des parents d’élèves, d’assister aux réunions du conseil d’établissement et qu’in fine vous vous apercevez que vous n’avez voie au chapitre sur absolument aucunes décisions importantes, si ce n’est la préparation de la fête de l’école... Vous vous dites à quoi bon.

      Le problème, c’est que partout on ne trouve plus que fausse démocratie et apparence. Perdre son temps en réunions stériles où tout est déjà décidé, à quoi bon

      Quand aux élus, pour reprendre mon exemple, il veulent cumuler toutes les fonctions, mais se font excuser à toutes les réunions ou presque, sauf en période pré-électorales, où il est bon de faire acte de présence, mais dans ce cas, ils arrivent en retard et partent avant la fin....

      J’aurai pu également parler, des enquêtes d’utilité public, du fonctionnement de certains parti, de syndicats etc...

      La Démocratie, tout le monde n’a que ce mot à la bouche, mais personne ne sait ce que c’est vraiment. Pour ma part, je pense qu’il s’agit d’une Utopie (dans le sens un but à atteindre)


    • Fergus Fergus 31 juillet 2013 11:31

      Bonjour, Le Naïf.

      Vous avez raison dans ce que vous dénoncez, et de ce fait, la démocratie n’est, comme vous le soulignez, qu’apparente. C’est pourquoi je pense qu’il faut imposer aux pouvoirs publics un système de contrôle, sinon permanent, du moins régulier, de l’action des élus. D’où les Comités citoyens dont je parle ci-dessous et dont l’objectif est de mettre les élus sous pression constante, leur éventuelle incurie étant régulièrement portée à la connaissance de leurs électeurs. Cela dit, il peut exister d’autres systèmes qui restent à imaginer. Quoi qu’il en soit, ce qu’il faut, ce ne sont pas des usines à gaz inapplicables, mais un réel pouvoir de pression du peuple sur ses élus en dehors des seules périodes électorales.


    • romanus 1er août 2013 11:02

      Ce système a pourtant bien existé à l’échelle d’un pays : ça a duré 200 ans en Grèce et il y avait à l’époque 40.000 citoyens venu des 4 coins de la Grèce avec des moyens de déplacement et de communication un peu moins performant que maintenant ^^ Et à l’époque, on ne peut pas dire que la Grèce était un petit pays.

      je pense qu’actuellement les citoyens (ou plutôt les électeurs) se désintéresse de plus en plus à la vie publique tout simplement car nos institutions écartent sciemment le peuple de la politique. Comme le peuple ne peut exercer le pouvoir, et bien il se désinteresse de la vie publique car il sait qu’il est mis à l’écart.

      Vous avez raison, la démocratie a disparu des pays au profit des gouvernements « représentatifs » ou tout le pouvoir est transmis aux élus sans qu’aucun contrôle n’existe sur leurs décisions.


    • Fergus Fergus 31 juillet 2013 10:23

      Personnellement, je préfère l’instauration de Comités citoyens d’évaluation périodique de l’action des élus en cours de mandat. Le principe : des citoyens tirés au sort reçoivent les élus chaque année et leur demandent de justifier leur action, notamment lorsque des promesses ne sont pas mises en œuvre ou lorsque des dérives sont observées dans différents domaines. Après quoi, sans juger, ils en rendent compte aux citoyens concernés (selon les cas communes, canton ou circonscription) par voie de presse écrite et audiovisuelle. But de l’opération : mettre les élus face à leurs responsabilités sans attendre les 6 mois qui précédent le renouvellement éventuel de leur mandat.

      De telles expériences existent déjà, et fonctionnent semble-t-il, de manière satisfaisante dans le nord de l’Allemagne et dans certaines régions scandinaves. 


      • le naif le naif 31 juillet 2013 11:43

        Ce serait effectivement une bonne chose, reste que pour en arriver là, il faudrait une assemblée constituante citoyenne (comme ce qui a eu lieu en Islande) car ce ne sont certainement pas nos élus actuels qui mettront cela en place, suffit de voir la dernière loi sur leur patrimoine, ou le serpent de mer du référendum d’initiative populaire....

        Quant à la prise en compte du vote blanc... autant rêver


      • Fergus Fergus 31 juillet 2013 16:16

        @ Le Naif.

        Pas besoin d’Assemblée constituante, mais d’un système de jurys tirés au sort sur les listes électorales, à l’instar des jurys d’assises (On est très près des jurys populaires de Ségolène Royal). Une innovation relativement facile à mettre en œuvre si la volonté s’ne faisait sentir chez nos concitoyens. On pourrait même se passer de l’accord des politiques. Si de telles initiatives étaient prises ici et là et organisées avec sérieux, il est en effet probable que des élus joueraient le jeu soit par esprit démocratique, soit en espérant se faire mousser. Une participation qui mettrait en difficulté les élus refusant cette avancée citoyenne. Pierre qui roule amassant mousse, le phénomène pourrait s’étendre.

        Bonne journée.


      • YVAN BACHAUD www.ric-france.fr 31 juillet 2013 16:46

        En Islande finalement ce qui avait été « adopté » par référendum devait être validé par les députés en place et par celui qui allaient être élus. Les élections ont eu lieux et je pense qu’ils n’ont pas validé la nouvelle constitution qui avait le RIC dedans a la demande de 10% je crois. MAIS ce n’est pas adopté c’est une fumisterie complète.

        a vérifier bien sûr


      • Fergus Fergus 31 juillet 2013 10:44

        Bonjour, Schweizer.

        Je partage vos réserves, frappées au coin du bon sens.


      • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 juillet 2013 12:28

        C’est, en gros, les toutes premières objections que j’allais aussi formuler...


      • bibou1324 bibou1324 31 juillet 2013 11:24

        Pour une fois que le mot démocratie est bien employé, je salue.


        • HELIOS HELIOS 31 juillet 2013 12:47

          ... personnellement, j’ai toujours plus penché vers l’evolution que la destruction/reconstruction bien que que quelquefois indispensable.
          Donc, et selon les commentaires que je viens de lire, Fergus a des positions globales qui me plaisent.

          Je ne pense donc pas qu’une constituante, suivie de mecanismes 100% « directs », même si les technologies actuelles le permettent,, soient efficaces... car, il faut regarder la « chose » avec une vue systemique, et dans ce cas il fadarit aussi revoir les mecanismes d’informations (manipulation encore plus facile des citoyens par la com’), ainsi que d’autres... et puis, nous sommes a priori intelligents, nous n’allons pas casser....

          Je crois beaucoup plus a l’amelioration du systeme existant, de representation, mais en lui apportant une certaiine limite et surtout un controle.
          Il n’est pas tolerable qu’un elu devienne dès que son mandat commence, un espece de roitelet de droit quasi divin sur son domaine.
          Mais comme je suis coherent avec moi-même, je prends un peu de distance et je me demande si c’est seulement l’elu qu’il faut mettre dans le viseur, sans penser a toute la chaine « de commandement » qui passe par l’ensemble de la fonction publique chargée de faire appliquer l’esprit de la volonté populaire.

          Le meilleur exemple etant entendu l’exigeance de securité que demandaient les français en 2002 en portant LePen au 2eme tour, exigeance de securité que Chirac, une fois elu n’a pas traduit dans les actes selon l’esprit des citoyens qui voulaient sortir de chez eux sans peur, de prendre le metro le soir etc et qui n’ont recolté qu’une securité routiere acrue qu’ils n’avaient pas demandé.

          Donc, de mon point de vue, je pense qu’il faudrait faire evoluer notre constitution par un gros depoussierage, probablement diminuer le nombre de representants, forcer une diminution du poids des partis politiques et instaurer un (des) mecanismes de controle de l’action politique afin de s’assurer que le representant respecte bien les engagements et les valeurs sur lesquelles il a été elu et enfin, que l’administration respecte les orientations que la classe politique demande.

          je n’ai pas cité dans mon message l’evolution du mode de designation de ces representants, mais vous l’avez compris, l’approche systemique demande de le prendre en compte, ce qui nous emmene a de longues discussions sur l’acces au pouvoir, hors du champ de cet article.

          Toutefois, precisions que si un vrai controle de l’action politique est rendu possible pendant le mandat, les conditions d’acces sont nettement moins importantes et les arguments d’ingouvernabilité avancés par les « anti-proportionelle » tombent naturellement.
          On y gagne toujours a ce que l’ensemble de la citoyennete participe a la societe, autrement que par des conflits verbaux et des accusations toujours suspectes car inverifiables.


          enfin, je dis tout cela en supposant que notre pays souhaite etre democratique, car si l’objectif est d’etre soumis a des instances supranationales non elues, alors notre classe politique ne sera la que pour determiner la race des pots de fleurs a installer dans les rond-points... ah, j’oubliais ; j’aurais du dire « couleur » ala place de race, ci-dessus, ce dernier mots etant a banir de notre dictionnaire, selon l’expression de ceux qui actuellement nous representent.


          • bernard29 bernard29 31 juillet 2013 14:10

            je vous soumets la suggestion d’aller faire partie d’une association.

            Vous en reparlerez de façon un peu réaliste.


            • citoyenrené citoyenrené 31 juillet 2013 15:12

              @ l’auteur,

              bon article qui tente de garantir le fonctionnement et l’expression du cerveau collectif

              sur les choix par consensus par contre, la brutalité simple du vote majoritaire respecte l’essentiel, le reste me parait moins direct
              mais bon, mise en scène obligatoire des conflits, garantie de la pluralité, apports au moins contradictoires, les ingrédients sont là

              globalement, vous semblez vouloir créer de nouvelles canalisations, quelques tuyaux et rouages actuels ne demandent peut-être qu’un usage différent
              bravo pour cet article


              • ecolittoral ecolittoral 31 juillet 2013 17:44

                L’auteur semble découvrir...ce qui existe déjà. 

                C’est le fonctionnement de l’assemblée, du sénat et des diverses commissions. 
                Il y a consensus, débat, bon sens, argument, facilitateur, écoute (polie)etc etc.

                Quand à la rubrique « communiquer plus facilement », je suppose que l’auteur a fait un stage en maternelle...ce qui n’a rien à voir avec les adultes.

                • jean le franc 1er août 2013 15:38

                  Salut je suis anonymous. je vous ai parlé d’une idée sur la démocratie directe, une des idées, car elle fut mainte fois modifiée et améliorée lors des révoltes du passé. l’idée dont je vous ai parlé est issue du soulèvement faisant suite au printemps arabe, connu sous le nom de mouvement des indignés. De nombreuses assemblées populaires eurent lieux dans le monde et un réseau de discussion permit d’améliorer l’idée.

                  Si ça se trouve, il suffit que l’idée se sache et que l’on essaye en grandeur nature pour changer le monde. Donc si chacun fait connaitre l’idée et en parle au micro dans un concert ou par tract dans la rue, alors on pourrait atteindre une masse critique de gens ayant connaissance de l’idée et on pourrait amorcer une transition vers une démocratie directe mondiale.


                  • Stéphane Bernard Stéphane Bernard 19 août 2013 11:44
                    Bonjour,
                    Démocratie participative, dites-vous ?
                    Je voudrais attirer votre attention sur une démarche de démocratie participative qui s’appuie sur un « contrat moral » et un programme citoyen pour les municipales 2014 : http://www.la-democratie-participative.org
                    La démarche est virale, faites circuler l’information !
                    Ne soyez plus des électeurs, mais des citoyens ! Reprenez le pouvoir !
                    Stéphane Bernard
                    Bien cordialement.

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