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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Dans une démocratie il y a des parlementaires - pas en France

Dans une démocratie il y a des parlementaires - pas en France

La démocratie a besoin du contre pouvoir Parlementaire qui a totalement disparu en France.

La démocratie se fonde sur les pouvoirs et les contre-pouvoirs. Les uns comme les autres s’assurent que le pouvoir n’est pas détourné au profit de celui qui l’exerce, ni même d’une caste d’intéressés, mais bien pour servir l’intérêt général du peuple souverain.

Dans les très rares démocraties du monde qui élisent le chef de l’exécutif au suffrage universel direct (Etats-Unis, Brésil, France et quelques Etats Africains), un pouvoir exorbitant est dans les mains d’un seul homme. Le plus souvent cela est contrebalancé par les pouvoirs du parlement. Ainsi aux Etats-Unis, depuis 1992 le Congrès et la Présidence ont été détenus par le même parti seulement la moitié du temps. Même dans ces cas là, l’indépendance d’esprit - et l’indépendance politique des élus - leur a permis de prendre des positions parfois divergentes de leur parti. L’exécutif était sans cesse soumis à un contrôle exigeant du pouvoir parlementaire. Les anglo-saxons appellent cela les « check and balances ».

En France nous concentrons les pouvoirs dans les mains d’une seule personne... mais en plus nos Parlementaires ont jusqu’à présent renoncé à assumer leur mission de contrôle.

Aucun parlementaire n’a été consulté avant l’annonce de la suppression de la publicité sur le service public, sur la suppression de la taxe professionnelle, sur la nomination de M. Peyrol...

Le pouvoir de contrôle devient de plus en plus difficile pour le Parlement lorsqu’ils ont en face d’eux des Ministres marionnettes dont les pouvoirs sont assumes par des Conseillers Ministériels.

Les Hauts Savoyard n’ont plus de Parlementaires pour les représenter a Paris, c’est l’exécutif qui a des Parlementaires pour « vendre » ses politiques en Haute Savoie. Leurs indemnités d’élus récompensent leur soumission, leurs absences, leur passivité et leur silence. Elle devra à l’avenir récompenser leur écoute sur le terrain, leur présence en assemblée, leur indépendance d’esprit, leur courage et leur détermination.

La mission habituelle d’un Parlementaire est d’être sur le terrain, d’écouter les habitants, d’imaginer des solutions, de contrôler l’exécutif pour éviter ses dérives, et d’améliorer la rédaction de la loi. Nos Parlementaires français ont largement abandonné leur rôle. « Tu sais après le centième amendement qui est rejeté, tu finis par te décourager » me confiait un parlementaire de la majorité récemment.

Ils votent des déficits publics toujours plus élevés alors que tous les habitants que j’ai rencontre durant les élections législatives étaient honteux d’apprendre les montants de dettes que nous léguons aux Français de demain.

On peut reprocher au Président de la République ses dérives totalitaires, mais cela revient à constater les dérives de la nature humaine. Il revient aux Parlementaires de mettre un terme à ces dérives. Les Parlementaires doivent cesser de cumuler des mandats et de déserter le Parlement pour enfin assumer leur mission de contre pouvoir. A charge pour les citoyens de ne plus élire de béni oui oui de l’exécutif mais de vrais parlementaires capables de contrôler l’exécutif, d’écouter les habitants, d’améliorer les lois.

La Présidentialisation du régime s’accentue petit à petit dans tous les partis. Les béni Oui Oui partisans sont à proscrire quelques soient leurs convictions. A charge pour nous citoyens de rendre aux Parlementaires le rôle central qui doit être le leur dans une démocratie. 


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15 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 21 mars 2009 09:23

    Democratie, peuple souverain, citoyen, derive totalitaire c’est pas la flute andine mais le pipo savoyard.

    Nous ne sommes pas dans une démocratie mais dans une république, ce qui suppose des individus instruits et responsables : des citoyens.

    Cette institution est basé sur la raison, l’effort de comprendre et de comprendre ses adversaires, l’aptitude à construire une politique cohérente et de la tenir, l’aptitude des citoyens a accepter des efforts quand cela est necessaire, en bref c’est une institution que nous ne méritons pas.


    • foufouille foufouille 21 mars 2009 11:48

      @ pole
      et on merite quoi ? une dictature ?
      la republique n’a jamais exister. il y a juste des ploutocraties


    • Polemikvictor Polemikvictor 21 mars 2009 12:11

      On merite son futur et vous y participez
      Un petit lien pour la route( c’est clean c’est sur le site de regis Debray mais il faut télécharger)
      http://www.regisdebray.com/pages/dlpdfpop.php?pdfid=republicains


    • foufouille foufouille 21 mars 2009 15:16

      dans ce cas tu merite aussi les accident, maladie , fermeture d’usine, etc
      la liberte de choix esqt une illusion


    • Polemikvictor Polemikvictor 21 mars 2009 16:50

      Accident, maladie on y est pas grand chose ... quoique une bonne hygiene de vie n’a jamais fait de mal.
      Fermeture d’usine, si on a les yeux ouverts on peut les voir venir, on peut aussi maintenir ses compétences à jour pour le moment ou cela arrive, on peut se servir de l’antenne emploi. on peut aussi dire que comme il n’y apas de travail cela sert à rien d’en chercher, que les formations c’est pipo ( on trouvera des exemples et on evitera ceux qui ont marchés), que l’ANPE n’a rien à proposer et ainsi de suite.
      Chacun est maitre de sa vie.


    • foufouille foufouille 21 mars 2009 17:49

      @ pole
      ANPE ? effectivement tres nul, ca servait juste a faire des statistiques et a forme les futurs esclaves
      quand le patron demenage durant tes vacances, tu peut rien y faire
      ca fait 30a que ca a commence, faudrait te reveiller
      en plus la plupart des parti sont pourri et se reproduisent entre eux


    • Polemikvictor Polemikvictor 21 mars 2009 18:31

      Je suis content de voir que tu maitrise ta vie.

      Un vrai citoyen.


    • Sav 21 mars 2009 11:40

      Vous avez parfaitement raison. Le cumul des mandats est un scandale, de même que le non respect par les parlementaires de leurs obligations contractuelles (dont l’absentéisme absolument scandaleux). Une autre raison est le nombre également scandaleux de ces individus (577 à l’Assemblée, et 327 pépés au Sénat et même 348 en 2011) vs aux USA (5 fois plus peuplés, 435 et 100). C’est tout dire.


      • JONAS JONAS 21 mars 2009 11:41

        @ L’Auteur :

        Excellente analyse :

        Je voudrais partager votre optimisme, MAIS, vous spéculez trop sur l’intelligence des hommes.

        D’une part, c’est un prédateur qui est au sommet de tout ce qui vie sur cette planète, d’autre part, l’explosion démographique et les institutions démocratiques s’opposent à tout changement profond de comportement.
        Dans les démocraties, pour se maintenir au pouvoir, il faut plaire aux peuples et les mesures à prendre pour sauver la planète et tous ses habitants, sont plus qu’impopulaire. D’où, la mise en place de cette crise fictive, qui est un bouclier pour les Gouvernements, pour ralentir une croissance folle !

        C’est une deuxième tentative après l’augmentation des produits pétroliers, qui mettait à mal, l’agriculture, la pêche et les industries.

        Cette crise peut permettre par le biais des banques de changer l’orientation du développement de nos sociétés en sélectionnant les secteurs à privilégier.
        Il est peut-être malheureusement trop tard, ces mesures le démontrent ! Elles sont un ultime recours pour freiner les délires humanistes et la propension des hommes à se prendre pour des " dieux …. ! ".

        Comme pour un bateau, à vouloir sauver tous les naufragés, on finit par sombrer, l’humanisme est cette option. Mes propos sont durs ! Et ma famille et moi-même en serons peut-être victimes, mon ex-métier m’a appris à faire la part du feu… !

        L’homme d’aujourd’hui exige ! Ne supporte plus d’obéir, les privations ! Trop flatté par les systèmes démocratiques, il croit tout savoir, tout connaître, tout pouvoir !
        S’il était aussi intelligent qu’il le prétend, nous ne serions pas dans la situation actuelle. Il nie l’élite, veut toujours plus de démocratie directe et cour par ce biais à sa perte, sans le savoir (au sens propre et figuré).
        Faute d’arguments pour justifier sa conduite, il se réfugie dans la démagogie par manque d’esprit de synthèse.

        Commander c’est savoir, pour prévoir et pouvoir !

         

        Bonne journée.


        • foufouille foufouille 21 mars 2009 11:51

          @ jonas
          "Commander c’est savoir, pour prévoir et pouvoir !"

          ils ont pas l’air d’etre dans ce cas. 30a de chomages, delocalisations .........


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 21 mars 2009 12:44

          Le parlement français a passé toute son histoire à prouver qu’il était composé d’irresponsable qui se moquent du peuple, de la france, de tout, sauf de leur carrière. Ce qui a fait tomber les premières, troisièmes, et quatrièmes républiques. Vous me direz, la seconde est tombée à cause du prince-président.

          Toujours est-il que donner du pouvoir au parlement n’est pas une bonne chose.

          La mort actuelle du parlement provient de l’inutile et néfaste passage au quinquennat, et des lois venant de Bruxelles en cohortes toujours plus grandes.

          Typhon


          • Petitpois Petitpois 21 mars 2009 13:06

             Cet article sur la "démocratie française" pourrait très bien se rapporter aux Etats-Unis, où le congrès n’est maintenant plus que cérémonial, comme la reine d’Angleterre au Royaume-Uni.
            Et cette tendance n’a pas évolué depuis l’intronisation d’Obama...

            Un sursaut citoyen ? Je suis pessimiste, la "lucarne a blaireaux" en a lobotomisé la plupart...


            • Reinette Reinette 21 mars 2009 14:18


              Ma détermination n’a pas de limite. Si des voyous veulent tester la République, ils auront la réponse de la République : la fermeté et la justice, la fermeté au service de la justice".
              "L’avenir de nos principes républicains se joue en grande partie dans notre capacité à relever le défi des violences urbaines".
              "Résolu à ne pas laisser le dernier mot aux délinquants", Nicolas Sarkozy a réaffirmé avec force sa détermination à prendre à bras le corps le fléau de l’insécurité, qui empoisonne la vie d’un nombre croissant de Français.
               
              REPONSE A NOTRE CAUDILLO
               
              Notre détermination n’a pas de limite. Si des mafieux de l’Elysée veulent tester le peuple, ils auront la réponse du peuple, la fermeté et la justice, la fermeté au service de la justice ".
              " L’avenir de nos principes démocratiques se joue en grande partie dans notre capacité à relever le défi des violences sarkoziennes ".
              " Résolu à ne pas laisser le dernier mot aux délinquants de l’Elysée ", le peuple réaffirmera avec force sa détermination à prendre à bras le corps le fléau de l’injustice sociale, qui empoisonne la vie d’un nombre croissant de Français



              • wesson wesson 22 mars 2009 00:40

                bonsoir l’auteur et bien vu,

                je ne me lasse pas de le répéter : depuis la 5ème république, pas une loi décidée par le gouvernement n’a été retoquée par l’assemblée nationale. toutes les mauvaises loi retoquées l’ont été par la rue ... 

                alors c’est dire si nous avons des parlementaires croupions qui votent n’importe quoi sans y prêter la moindre attention !


                • La Luciole 22 mars 2009 17:18

                   
                   

                  Ce n’est surement pas d’un excès de présidentialisme dont souffre principalement notre démocratie, et confondre autoritarisme et totalitarisme relève d’une grave défaillance du discernement, doublée de contradiction quand on adhère en même temps à une grosse dose d’interventionnisme étatique.
                  Question parlementarisme l’heure serait plutôt à une réduction du nombre excessif de nos parlementaires – et sénateurs en particulier – ce qui alourdit notre système législaltif, la quantité en la matière n’ayant jamais été un gage de qualité. Quant aux avantages indemnitaires qu’ils s’octroient, non seulement ils décrédibilisent la classe politique aux yeux de l’opinion mais ils contribuent à alourdir les déficits de l’Etat.
                   
                  Et à supposer que notre Président soit omniprésent comme il est devenu de bon ton de s’en plaindre, je n’ai jamais vu qu’un chef de file qui s’implique trop et engage ainsi plus périlleusement sa responsabilité soit pire qu’un chef qui se limite à de la figuration théâtrale comme le faisaient ses prédécesseurs qui ne se privaient pourtant pas de tirer les ficelles depuis leurs confortables coulisses et utilisaient hypocritement leurs subalternes comme fusibles pour mieux s’incruster durablement sans prendre aucun risque de déplaire.

                  Le parlementarisme semble avoir la faveur de la gauche française qui comme toujours confond démagogie et démocratie, oubliant aussi que la république n’a pas mis fin à la nation, comme union solidaire d’un peuple fédéré autour de son Représentant.
                   

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