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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > De Guerre lasse ...

De Guerre lasse ...

Et maintenant ?

Toutes les batailles à mener

Ainsi nous serions en guerre contre un ennemi invisible, monstrueux, impitoyable, insaisissable ? La belle affaire que voilà qui remet en cause toutes les théorie de l'art militaire. Il ne faut pas se tromper de mot, il ne peut y avoir de guerre quand l'ennemi se dérobe, se fond dans la masse, se refuse à l'affrontement direct ; ennemi qui a grandi au cœur même de nos cités. Il est urgent d'inventer un autre terme pour désigner ce combat des lâches, ces agressions sanguinaires, aveugles et suicidaires. Il est encore plus nécessaire de penser autrement la lutte qu'il convient de mener contre ce fléau, cette gangrène de la pensée et de notre société.

La bataille est d'abord dans les consciences. C'est parce qu'il existe une multitude de petits relais insidieux que germent les fleurs du mal absolu au sein même de notre société. Nous avons vu grandir des enfants qui vomissaient le pays dans lequel ils vivent, qui n'ont jamais connu que l'exclusion et la ségrégation, qui se sont toujours sentis rejetés, montrés du doigt. Ceux-là sont des proies faciles pour les malfaisants qui cherchent à imposer une vision mortifère de notre société.

La bataille est dans les têtes. Quand l'indifférence ou la crainte, l'angélisme et la stupidité nous poussent à ne plus oser déterminer ce qui fait vraiment l'appartenance à notre nation. Si le principe de laïcité est constitutif de notre république, accepter des démonstrations religieuses en dehors des lieux de culte est une hérésie absolue. Le fait religieux ne peut s'afficher dans la rue, à l'école ou dans les médias. Il relève de la seule sphère privée. Déroger à ce principe c'est souffler sur les braises.

La bataille est dans les principes incontournables qui font que l'ont peut faire société ensemble. La place de la femme, la prédominance de la culture, l'importance de l'éducation, la force de la science contre les superstitions sont autant de valeurs avec lesquelles on ne peut transiger. Laisser planer le doute, autoriser des comportements insidieux, fermer les yeux pour ne pas heurter ceux qui déclarent ouvertement refuser notre socle commun de certitudes c'est faire grandir les serpents qui siffleront sur nos têtes.

 

La bataille est dans l'éducation. Accepter comme nous l'avons fait, depuis un quart de siècle au moins, que des cohortes entières de gamins sortent sans maîtriser la langue, la pensée, le raisonnement parce que nous les avons regroupés dans des zones de relégation, parce que nous avons refusé l'autorité et la discipline, parce que nous avons plié devant la difficulté du défi, c'est là aussi creuser le fossé et dresser des murs d'incompréhension et de haine.

La bataille est dans la langue. Parce que les médias, les radios, les artistes, les citoyens ont perdu l'envie de défendre notre patrimoine linguistique, qu'ils cèdent volontiers à un barbarisme polyglotte et médiocre, que les mots se distordent, perdent leurs valeurs, se réduisent comme peau de chagrin, la pensée ne peut se construire faute de termes convenables à glisser pour définir des concepts. Alors on laisse la place aux prédicateurs qui n'ont plus qu'à cueillir les fruits incultes.

La bataille est dans la solidarité et la communion. Quand plus personne ne se soucie de l'autre, quand on laisse un gamin transgresser, quand on ferme les yeux devant une agression, quand on détourne le regard pour ne pas condamner des propos sexistes, quand on se refuse à laisser passer le vieillard dans la rue, quand on ne regarde plus son interlocuteur, quand l'autre n'est plus rien pour peu qu'il soit inconnu, le tissu social est mûr pour la guérilla civile.

La bataille est dans les élites. Quand le mensonge, la prévarication, les arrangements, les affaires, la corruption sont la règle ou du moins la vitrine d'un système incapable d'intégrer la diversité, incapable de se renouveler, incapable de faire place raisonnable à la jeunesse, le risque est grand de perdre toute autorité, toute crédibilité, toute légitimité. C'est hélas ce qui est arrivé dans une nation où faire de la politique est devenu un métier pratiqué par des apparatchiks qui ignorent tout de la vie réelle.

 

La bataille est dans l'image que nous souhaitons donner de nous-mêmes. Quand le fric et le sexe sont les seuls éléments qui s'affichent, qui s'exposent, qui sont recherchés, il paraît normal que d'autres se tournent vers autre chose. Déifier l'argent et le corps, c'est inévitablement ouvrir une voie royale au retour des superstitions. Une société ne peut se satisfaire de l'exposition indécente des richesses et des désirs. En acceptant cette indignité, nous faisons le lit de la réaction des dévots.

La bataille est celle de l'emploi. Rien ne changera jamais tant qu'on laissera sur le bord du chemin toujours plus de gens pour que quelques-uns disposent de ressources immenses. Rien ne changera tant que les jeunes ne pourront entrer dans la vie active. Rien ne changera tant que la seule ressource offerte à une frange de notre jeunesse résidera dans des trafics tolérés de manière hypocrite. Rien ne changera tant que le salaire minimum offrira juste de quoi survivre.

La bataille est bien sûr celle de l'autorité. Quand les transgressions doivent se multiplier pour qu'enfin, une réponse soit donnée, quand quelques trublions font leur loi dans les classes parce qu'il n'y a aucune possibilité de les empêcher de nuire, quand des caïds sont dans l'impunité dans leur zone d'influence, quand la punition se suit pas immédiatement la faute, quand la justice est impitoyable pour les uns et si laxiste pour d'autres, quand la loi ne semble pas être la même pour tout le monde, quand la police n'agit pas de la même manière pour tous ou quand les policiers n'osent pas agir, le mal grandit et ne cesse de se renforcer.

La bataille est dans la politique. Quand des hommes d'état se prosternent devant l'argent de pays qui financent le terrorisme ou les prédicateurs haineux, quand on laisse investir notre pays par des capitaux douteux, quand la morale et les affaires se mêlent d'une bien étrange manière, quand on déroule le tapis rouge à des dictateurs, quand les principes sont toujours bafoués au nom de l'économie, alors la porte est grande ouverte aux racines du mal.

La bataille est d'abord en nous-mêmes. Nous avons laissé s'insinuer le mal ; nous avons favorisé son évolution par les renoncements qui sont les nôtres, par notre incapacité à envisager un projet pour notre société. La croissance, le fric, le sexe, l'égoïsme, le mensonge, l'inculture, la vulgarité, ne sont pas des idéaux qui fédèrent une nation. Il faut de la grandeur et de la dignité, de l'amour et des principes moraux pour combattre efficacement les monstres qui se dressent devant nous. Je crains qu'il ne faille changer bien des choses dans notre société à commencer par nous-mêmes puis ensuite changer ceux qui nous gouvernent pour rétablir la paix intérieure.

À la lecture de cette longue liste dérisoire qui tient davantage de la litanie inutile que du cahier de route , de guerre lasse, je perçois l'évidence : tout cela est impossible, rien ne changera vraiment ! La bataille est sans doute perdue d'avance … À moins que nous, les citoyens, nous ne prenions enfin notre destin collectif entre nos mains.

Bataillement leur.

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35 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 18 novembre 2015 13:06

    « La bataille est celle de l’emploi. Rien ne changera tant ...... pour que quelques-uns disposent de ressources immenses. 

    Rien ne changera tant .......que le salaire minimum offrira juste de quoi survivre. »

    Pour info l’économie n’est pas un stock qui se partage et les uns gagnent aux dépens des autres. L’économie et la richesse se crée. Ce n’est pas pare que les uns sont plus riches que les autres que les uns sont limités à la pauvreté.

    Le salaire qu’il soit minimum ou pas n’est pas un moyen de « survivance » ni une assurance de survie, c’est un paiement d’un service rendu.
    Le salaire minimum c’est une interdiction d’offrir des emplois a des gens qui ne rapportent pas assez.

    ****************
    « Une société ne peut se satisfaire de l’exposition indécente des richesses et des désirs. »
    Qu’est ce qui va faire qu’un jeune ira travailler avec plaisir ? La possibilité d’être riche ou de dire éternellement « merci pour la redistribution » au président d’avoir un génial HLM dans des réponses aux questions préparées à l’avance ?
    *********

    Quand plus personne ne se soucie de l’autre, quand on laisse un gamin transgresser, quand on ferme les yeux devant une agression, quand on détourne le regard .......

    De l’angélisme et des faux problèmes. Vous avez un problème pour voir et nommer les choses ? Le caumunautarisme


    • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 13:14

      @Spartacus

      J’ai donc tort sur toute la ligne

      Je vous imagine déjà fourbissant vos armes
      Les miennes ne sont que des mots, je ne suis pas de force à lutter


    • Spartacus Spartacus 18 novembre 2015 14:10

      @c’est Nabum


      Je suis armé de la contradiction. 
      C’est un glaive de mots, un casque de phrases, un bouclier de rhétoriques, et suis entraîné a se battre à mort, parfois seul, même contre plusieurs adversaires contradictoires.
      Effectivement il faut une force de conviction pour lutter.

    • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 16:40

      @Spartacus

      Là, je dépose mon lexique à vos pieds
      La conviction me faut défaut parfois

      Je n’avance qu’avec mes interrogations


    • gaijin gaijin 18 novembre 2015 17:15

      @Spartacus
      " l’économie n’est pas un stock qui se partage et les uns gagnent aux dépens des autres. L’économie et la richesse se crée.
      ben non ! pas un monde finit
      mais ça n’est pas le lieu ...............


    • oncle archibald 18 novembre 2015 17:30

      @C’est Nabum et Spartacus :


      Boiiiing ! Coup de gong : Match nul. Vous avez raison tous les deux.

      Il faut du boulot pour tout le monde et une rémunération adéquate de ce travail. N’en déplaise à Mr Spartacus un salaire à Paris dont les deux tiers servent à payer le loyer d’un logement tout juste décent n’est pas à mes yeux une rémunération adéquate du travail. Il n’en reste rien pour faire autre chose que de la survie.

      Il faut donc la responsabilisation de ceux qui emploient des salariés et des impôts sur le revenu par tranches à taux progressif judicieusement étudiées pour les dissuader d’aller chercher à leur profit exclusif « encore plus de fric ». La société ne peut pas fonctionner harmonieusement avec des super riches en petit nombre côtoyant des super pauvres en très grand nombre et entre les deux des « classes moyennes » qui ont l’impression d’être tondues plus que de raison. 

      Le rôle d’un gouvernement est de mettre le curseur des tranches et des taux de l’ISRPP au bon endroit pour que les entrepreneurs entreprennent et que leurs salariés soient correctement payés.

      J’imagine que si les revenus d’un employeur sont confisqués à 75% par l’impôt au dessus d’un certain seuil il préférera mieux rémunérer ses salariés pour les motiver et faciliter les relations dans on entreprise que de confier la gestion du surplus de son bénéfice à l’état. 

      Angélisme ? Douce rêverie ? Sans doute tant que l’ISRPP ne représentera qu’une infime partie de l’impôt prélevé. Il faut remettre l’impôt sur le revenu au centre du dispositif de la collecte de l’impôt, c’est la seule façon de justifier la « fraternité » de notre devise nationale.


    • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 17:51

      @oncle archibald

      Au bowling on abat que les quilles, dans les joutes verbales ce ne sont que les arguments qui tombent ...

      Nous ne sommes pas dangereux au moins

      Ailleurs ce sont les hommes qu’on descend et là, c’est incomparablement plus dramatique


    • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 18:36

      @gaijin

      La richesse se crée dans les bourses ... J’ai comme un doute

      Je crois en la valeur travail ... Et ce n’est pas elle qui fait les fortunes actuelles


    • Spartacus Spartacus 19 novembre 2015 09:25

      @oncle archibald

      L’employeur n’est pas responsable des coûts de logements à Paris ou Trifouillis, pas plus qu’il ne soit responsable de la pauvreté ressentie ou des moyens nécessaire à la survie.

      La responsabilisation de l’employeur est la déresponsabilisation de l’employé. Nous avons une France d’abrutis contents de se savoir irresponsables qui ne savent rien de ce qu’ils gagnent.

      Vous savez ce qu’a donné votre employeur en sécu ? En retraite ? En assurance chômage ? 
      Vous trouvez cela « for-mi-dable » car vous vous contentez de l’apparence cosmétique et du maquillage qu’on vous vend comme social tout en étant irresponsable de lire individuellement le bilan de vos cotisations.


      L’impot progressif est une discrimination des uns par rapport aux autres. Il décourage de gagner plus et s’enrichir et créer la richesse. Il crée des plafonds de verre qui entraîne corruption et détournement. C’est contraire à l’équité. 

      Dans votre Angelisme vous voyez l’impôt « solidaire et utile » ? Si c’était le cas on appellerait les impôts « des dons » et les membres du gouvernement « des anges ».....
      Il est le contraire de la responsabilisation. La Falt tax est progressive et pas discriminative et fait payer plus si tu gagnes plus et moins si tu gagne moins. Elle met sur pied d’égalité et d’équité.

      La majorité des pays ayant connu l’impôt progressif a outrance l’ont totalement désavoué. Jamais, jamais la Russie et les pays de l’Est n’y reviendront.

      Si les revenus de l’employeurs est confisqué à 75% il préférera ne pas avoir d’employés et ne pas avoir de siège en France. Pas plus que cet argent ne sera remis dans une activité productive de création de richesse. C’est la création de chômage pour se donner bonne conscience.

      Si vous vendez votre maison vous allez donc faire partie des 1% de plus gros revenus de l’année. En vertus de votre raisonnement il faut vous taxer à 75%.
      Evidemment vos années d’efforts pour refaire la salle de bain ou le jardin vous sera enlevée. Vous ne vendrez pas tout simplement et n’achèterez pas une autre maison car vous ne pourrez pas.

      Vous n’arrivez pas à comprendre que la richesse mobilière est une valeur (un flux) et pas un stock....
      Drahi le 10eme plus riche de France qui fait partie de ce que vous trouvez en « petit nombre » , n’est propriétaire que d’entreprises qui ont plus de dettes que de chiffre d’affaire. Il n’est riche que de la valeur supposée de revente de ses actions. 

      Ecrivez donc une lettre à Piketty, et demandez lui s’il a bien redonné 75% de ses droits d’auteur de ses livres ou il explique ses conneries qu’il veut pour les autres mais n’appliquera jamais à lui même.

    • Spartacus Spartacus 19 novembre 2015 10:48

      @gaijin

      La richesse ne se crée qu’avec un échange.
      Si tu taille et fabriques avec un bout de bois trouvé par terre une statue. Tu n’as qu’un bout de bois en forme de statue qui n’a aucune valeur.

      Tu mets ta statue dans une exposition et un acheteur l’achète 10€.

      L’acheteur dispose donc d’une statue d’une valeur de 10€ et et toi de 10€.
      La richesse générale a donc augmenté de 10€ avec l’échange.

      La richesse a été crée et la preuve est faite que la richesse se crée et qu’elle n’est pas un stock.

    • gaijin gaijin 19 novembre 2015 10:57

      @Spartacus
      sauf que là vous parlez d’économie concrète ( encore que même dans cet exemple il y aurait a dire )
      mais ce type d’économie n’existe quasi plus a par dans les initiatives comme les sel ..........


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 18 novembre 2015 13:48

      « Il est urgent d’inventer un autre terme pour désigner ce combat des lâches, ces agressions sanguinaires, aveugles et suicidaires. »


      Le discours de Hollande au congrès n’est pas une analyse des événements actuels, mais un copié collé du discours que Bush avait fait en 2001 après le 11 septembre pour expliquer une révision de la constitution et la mise en place du patriot act.


      Peu importe le nom que l’on peut donner àce massacre, I lest à craindre en tous cas que ces événements tragiques donnent lieu à une surenchère sécuritaire telle que celle qui a profondément bouleversé la société américaine après le 11 Septembre.

      • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 13:53

        @M de Sourcessure

        Hélas ce n’est pas à craindre, c’est certain

        Rien n’est plus redoutable qu’un mou quand il joue aux durs.


      • sls0 sls0 18 novembre 2015 14:22

        @C’est Nabum
        Ce combat lâche.

        Lâcher des bombes d’un avion est-ce plus lâche ou moins lâche ?

        Ca lui donne l’impression d’exister au mou et il ne faut pas oublier qu’avant le 11 septembre Bush était considéré comme le président le plus con jamais vu, il a été réélu.


      • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 16:41

        @sls0

        Si la réélection est au bout du fiasco, tous les désespoirs sont permis


      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 18 novembre 2015 17:10

        @C’est Nabum

        «  avant le 11 septembre Bush était considéré comme le président le plus con jamais vu »

        après aussi

        cela dit, le mode de scrutin n’est pas le même qu’en France. Mais le PS a déjà imité le modèle en mettant en place des primaires qui ont donné gagnant Mamamouchi premier président normal, ce qui est logique : comme chez les babouins, le chef n’est pas le plus fort, mais celui qui a le plus d’amis.

        alors, pour enfoncer le clou, LR va faire la même chose.

        bienvenue au club !

      • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 17:52

        @M de Sourcessure

        Laissons ces vieux partis mourir de leur belle mort. La République n’est plus et ils ne le savent pas encore


      • Le p’tit Charles 18 novembre 2015 13:59

        La « HAINE » est dans le cœur des hommes depuis des millénaires..

        Il suffit d’un souffle de haine pour commencer une guerre.
         Anatole France

        • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 16:42

          @Le p’tit Charles

          Puisque tout est dit


        • zygzornifle zygzornifle 18 novembre 2015 16:28

          le terrorisme est comme un virus qui se croise et mute sans interruption ......


          • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 16:43

            @zygzornifle

            Plus il mute plus il est virulent


          • gaijin gaijin 18 novembre 2015 17:17

            @ c’est nabum
            " La bataille est sans doute perdue d’avance … À moins que nous, les citoyens, nous ne prenions enfin notre destin collectif entre nos mains. "
            oui mais au fond peut importe on ne se bat pas pour gagner mais parce que c’est la seule manière de vivre dignement


            • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 17:53

              @gaijin

              On ne vit pas dignement dans de telles conditions


            • psynom 19 novembre 2015 02:55

              la réaction de gaijin confirme mon impression que nous sommes maintenu dans un état de sidération ; dont les attentats ne sont pas la plus puissante des atteintes (qui sont impuissance, injustices, violences, infantilisation, culpabilisation, incompréhension, insensibilisation, etc., biens vus dans l’article de Nabum). Cet état de sidération collectif nous pousse à trouver un dérivatif individuel : vivre dignement, consommation, loisirs, religion…

              Prendre son destin en main, aujourd’hui, commence, pour moi, par comprendre, cerner cet état de sidération qui nous empêche de défendre nos valeurs, nos intérêts… et pour les re-gagner.

              Dans trop d’articles et commentaires, je constate (écrit en creux, entre les lignes, car inconscient) le nouvel apostat collectif qui est : « défendre ses valeurs, ses intérêts est forcément le faire au détriment des autres ». C’est le pire des états de sidération, l’acceptation de son destin, la passivité, l’abandon de ses valeurs, de son libre-arbitre, de ses libertés, de ses droits… au profit des plus forts, des profiteurs, de la dictature des bienpensants...


            • psynom 19 novembre 2015 03:08

              lapsus clavis : à la place d’« apostat », lire « postulat »


            • keiser keiser 18 novembre 2015 19:52

              @ Nabum

              Salut Nabum
              Toujours juste

              Grâce aux Dieux !
              Mon malheur passe mon espérance.
              Oui, je te loue,ô ciel, de ta persévérance.
              Appliqué sans relâche au soin de me punir.  

              Et comme disent les arabes :

              AD EZZI SSAÂ

              Tu erres dans la fournaise
              Comme la foule de tes semblables
              Mais tu ne reconnais pas les tiens
              Si tu trébuches, gare à toi
              Ton frère affamé se précipitera
              Sur tes maigres provisions

              Le monde approche de sa fin
              Il est, comme toi, épuisé, usé
              Et même le temps va s’arrêter

              L’humanité est une fourmilière
              Qui s’active à ses malheurs
              Et la science n’y peut plus rien
              Dieu, que revienne la sagesse
              Que cesse l’injustice
              Que la paix règne enfin

              Malgré mon athéisme

              Je ne peux rien dire de plus  smiley


              • C'est Nabum C’est Nabum 18 novembre 2015 20:51

                @keiser

                Toujours aussi inspiré et précis

                Bravo l’ami


              • keiser keiser 18 novembre 2015 21:40

                @C’est Nabum

                Pas de bravo.
                Je suis triste


              • C'est Nabum C’est Nabum 19 novembre 2015 06:52

                @keiser

                J’ai toujours préféré les applaudissements à la minute de silence qui me semble être un renoncement


              • juluch juluch 18 novembre 2015 22:39

                merci Nabum.........................


                • C'est Nabum C’est Nabum 19 novembre 2015 06:53

                  @juluch

                  Un cri dans le désert

                  Le peuple n’est souverain que de par le mépris que lui accordent ses élites supposées.


                • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2015 09:56

                  Notre erreur a été de croire que nous ne risquions rien, que nos valeurs étaient tellement évidentes que personne ne songerait à les attaquer, que la guerre c’était pour les autres et la paix pour nous et pour toujours.
                  Grave erreur. La « loi de la jungle » ne disparait jamais, et il ne faut jamais baisser la garde, car nos prédateurs sont toujours là.
                  J’écoutais un expert militaire l’autre jour, qui disait que les guerres arrivaient à cause de l’insouciance des gens. Il a raison, Il ne faut jamais oublier que les civilisations, les valeurs, les modes de vie, les territoires, tout ce qu’on peut nous prendre ou saccager, sont des choses à défendre, qu’il faut se battre pour les garder.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 19 novembre 2015 12:35

                    @ZenZoe

                    Voilà exactement le sens de mon billet

                    Merci


                  • zygzornifle zygzornifle 20 novembre 2015 12:39

                    le gouvernement creuse dans l’après attentat comme un mauvais dentiste dans une dent saine pour la carier, quel bel os a ronger pour les médias pour le gouvernement qui se cachant derrière le terrorisme interdira toutes manifestations quel qu’en soit le motif musellera la presse qui de toute façon n’est qu’un outil bien complaisant du gouvernement , vive la dictature et les Français applaudiront en plus toutes les mesures restrictive n’hésitant pas de se dénoncer mutuellement....un retour d’un demi siècle en arrièrre sauf que c’était l’ennemi qui dirigeait le pays.....au fait qui est l’ennemi ??

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