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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > De la formule incantatoire à l’action concrète

De la formule incantatoire à l’action concrète

 La formule incantatoire est devenue le trait caractéristique de la culture moderne. La rhétorique et la puissance du récit ont remplacé l’action concrète et la production de réel permettant à une grande majorité de politiques, de faiseurs d’opinions et de maîtres à penser de s’en tenir à la construction et au polissage de discours pleins de sens mais dépourvus de mise en œuvre. Cette domination du langage s’explique en partie par l’hégémonie sans conditions de l’image sur tous les autres vecteurs, soutenue par les technologies de l’audiovisuel et de l’information permettant désormais de s’adresser à tous partout dans le monde à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.

Lire implique un effort : déchiffrer, puis comprendre, puis assimiler et réfléchir pour finalement faire sien ou rejeter ce qui a été lu. Lire sans comprendre revient à regarder les alignements de lettres et l’enchaînement des lignes. Et regarder ne comporte aucun effort. Observer et comprendre ce qui est perçu requiert culture et pertinence, mais regarder est à la portée de toutes les créatures vivantes dotées de capteurs oculaires. Les moutons regardent passer le train comme le chien et le berger qui les guident vers les alpages. Tous ont des yeux et si le train explose en marche, il ne fait aucun doute que homme, chien et moutons seront tous stupéfiés puis pris de panique.

L’image, à la différence de la lettre, a cette particularité de frapper l’esprit immédiatement. Elle est comme la parole dite. L’image frappe l’œil, la parole frappe l’oreille. Ensemble, elles forment un couple performant qui a permis à des générations entières de saltimbanques de divertir les foules, aux hommes de pouvoir de les influencer et aux hommes d’église de diffuser leurs dogmes. il n’est donc pas étonnant à ce que les technologies aient autant développé les moyens de diffuser l’image et le son au détriment de la nécessaire évolution du livre.

Le livre a toujours été le territoire des élites. Durant un court moment de l’histoire des êtres humains, il a été accessible au plus grand nombre au travers d’expériences telles que la presse, le livre de poche ou l’encyclopédie. La vocation, prenant sa source dans l’esprit des Lumières, était de diffuser les connaissances à tous et permettre l’émancipation vis-à-vis de la religion et de l’obscurantisme dogmatique. Deux siècles plus tard, pourtant inventeurs de l’édition et de la paperasse, les peuples arabes font aujourd’hui une démonstration terrifiante de l’aveuglement religieux. En Chine, inventeurs du papier et de l’académisme, on avait fait cette même démonstration de l’aveuglement idéologique dès les années 1960. A présent, le prix du papier, la désaffection considérable des jeunes générations pour l’écrit, la domination de la rentabilité et de la performance sur l’industrie du livre sont autant de facteurs destructeurs qui ruinent les efforts des esprits éclairés du 18e siècle.

Depuis les années 60, avec la « démocratisation » de la télévision, amplifiée par la révolution de la société de l’information à la fin des années 90, ce sont les médias audiovisuels qui tiennent le haut du pavé et qui dictent leur loi à toute forme de diffusion du savoir ou tout simplement de l’information. Grâce à ces nouvelles technologies, les individus se réinventent une société orale, personnalisée, où la communication passe moins par la relation épistolaire que l’on entretient avec les autres mais par les images et les sons que l’on partage, que l’on transmet, que l’on reçoit massivement à l’échelle de la planète. Car l’image, la musique et d’une certaine manière la gestuelle sont des langages internationaux compréhensibles au-delà des mots et de la langue. Mais ce miracle de la communication qui met en réseau la totalité d’un monde sur un même niveau de transmission des informations cache des décalages dans les réalités de chacun, gomme les différences sous le vernis de la dématérialisation et fait miroiter l’illusion du pouvoir des individus sur les grands systèmes.

Dans cette civilisation des images et des bruits, ceux qui manient avec compétence et habileté la langue et les symboles sont capable de produire des effets bien plus efficaces et bien plus durables que ceux produit par le tribun au sénat de Rome de l’Antiquité. Et bien que les orateurs grecs et romains soient encore les modèles des « parleurs » contemporains, la tribune a changé radicalement et le public ne se limite pas à des aristocrates policés et érudits. Car si les mots et les images ne sont que des arguments et des idées pour ceux qui les ont apprivoisés, ils deviennent des armes et des leviers envers ceux qui les méconnaissent et manquent à les maîtriser.

Ainsi l’avènement de la civilisation de l’image a vu s’établir la suprématie des figures publiques, devenus les idoles modernes du monde du spectacle comme de la culture ou de la politique. On ne vénère plus des statues dans des alcôves de temples à colonnades. On scotche devant la télé en regardant qui la chanteuse milliardaire, qui l’acteur phare, qui l’intellectuel en vogue, qui la personnalité de pouvoir. Dallas et Dynastie sont devenus réalité tout comme par le passé des Jules César ou des Louis XIV avaient fait du divin leur ordinaire. Les écrans de notre vie quotidienne sont devenus les fabriques de la mythologie moderne et des symboles de la puissance, tout comme les cours et les temples l’avaient été autrefois.

On ne compte plus les études, les essais, les pamphlets sur la question des médias et de l’obsession de contrôle dont ils font l’objet. Tous s’accordent à dire que les tentatives de contrôle sont plus fortes que jamais et tous persistent dans l’illusion que ces derniers sont encore un espace de liberté. Le mythe du libre arbitre à la peau dure.

Mais en même temps que s’est développé une rhétorique médiatique, l’individu a été progressivement et rapidement submergé par un flot d’informations. Dans ce flux incessant et en expansion constante, l’individu a découvert l’état de dégradation de son environnement, les rouages trop souvent infâmes de la politique, les décalages effrayants de conditions entre les peuples... Devant ce raz-de-marée, les élites politiques, religieuses, industrielles et même intellectuelles ont développé de nouvelles stratégies et une culture médiatique spécifique. Cette nouvelle culture repose sur les principes anciens mais efficaces de la narration, de l’évocation symbolique, de la mise en scène. Ces principes qui ont constitué le théâtre, l’art du conte, de la dramaturgie, profanes ou sacrés, sont maintenant au service d’une rhétorique nouvelle et incantatoire.

Pendant des siècles, le contrôle sur les populations s’est exercé en occultant et en restreignant le savoir et l’information. Mais l’explosion des écrans et des réseaux sur fibre optique a complètement transformé les anciens systèmes d’exercice du pouvoir. Tenter, comme le font les potentats chinois, russes ou les monarques du Moyen-Orient, de contrôler et de museler les médias reste une démarche vaine. En plus d’être relativement inefficace, cette stratégie ne fait qu’accroître le sentiment d’injustice et d’oppression qui finit toujours par coûter le pouvoir aux mêmes autorités à plus ou moins long terme. Et même ainsi, ces régimes totalitaires sont forcés de forger un discours, de raconter des histoires qui doivent sembler les plus plausibles afin d’atténuer l’opprobre dont ils feront l’objet.

Désormais, les politiques, qu’elles soient gouvernementales, sociales, culturelles, religieuses ou industrielles, sont menées par des professionnels qui savent mettre en scène les événements, puis les mettre en perspective afin de faire valoir un point de vue parfois entièrement contradictoire mais complètement acceptable. Les OGM sont une expérience biologique à l’échelle de la planète dont personne ne connaît les répercussions à long terme, mais les firmes qui les développent n’hésitent pas à faire valoir qu’elles contribuent de manière décisive à lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde. La France est la championne du monde de l’utilisation des pesticides dans son agriculture intensive mais elle fait valoir qu’elle est aussi la deuxième exportatrice mondiale de céréales, véritable et lucratif grenier de la communauté européenne. Les compagnies d’aviation sont proportionnellement les plus gros pollueurs de l’atmosphère par les rejets de gaz à effets de serre issus de la combustion du kerosène, mais elles sont aussi les garantes de la fluidité des échanges de marchandises dans des délais imbattables. Les exemples de ce discours paradoxal sont légion. Tout le monde voit midi à sa porte et personne n’est vraiment prêt à faire des concessions surtout s’il s’agit de réduire les profits annuels et de réduire son niveau de vie.

Alors devant ce double discours et l’aggravation quotidienne de la situation, que dire et que faire pour ne pas sombrer dans le désespoir et le pessimisme ? C’est là qu’entrent en scène les nouveaux maîtres de la rhétorique incantatoire. Leurs verbes de prédilection sont : devoir, falloir et pouvoir, leurs temps de conjugaison : le présent et le futur simple, leur personne préférée : nous. Leurs analyses sont fines, détaillées, documentées et leurs conclusions sont souvent justes. Leurs styles sont inégaux et l’intérêt qu’ils suscitent est divers. Politiques, journalistes, intellectuels, artistes, penseurs, philosophes, experts, spécialistes, responsables, chercheurs, ils exercent des fonctions reconnues, sont régulièrement invités à s’exprimer sur tous les sujets (y compris ceux qui dépassent leurs compétences) et constituent une sorte de tissu vivant de l’intelligence qui sait ce qu’il en est et ce qui doit être fait. La force de ce tissu : sa capacité d’évocation. « Nous sommes ici, mais nous pourrions être là-bas... Nous voulons changer et nous en avons les moyens... Nous ne pouvons continuer ainsi et il nous faut l’accepter... ». Les déclarations d’intentions et les incantations creuses ne manquent pas.

Force est de constater que ce tissu intelligent produit une littérature considérable qui, pour les raisons que j’ai évoquées, n’est écrite qu’à l’attention des autres membres de ce tissu. Et si elle reçoit une forte promotion, elle sera achetée par ceux qui croient la comprendre ou ceux qui finiront par faire partie de ce même tissu intelligent. Cette authentique élite de la communication constitue également une formidable forge du discours éthique et moral ambiant. En la lisant, ou tout simplement en l’écoutant, à la radio, à la télé, sur Internet, en conférence, on a un aperçu assez précis de l’ensemble de principes auxquels il faut adhérer pour être du bon côté : celui de la raison, de la sagesse, de la bonté, de la bienveillance et du respect d’autrui. Le discours est fort, sensé, exemplaire, indiscutable. Les arguments font mouche et s’imposent comme vérité face aux bassesses de la politique politicienne, aux insolences des marginaux, à l’arrogance de l’argent roi et aux ignominies du pouvoir totalitaire... Mais le résultat en termes d’actions concrètes est généralement nul.

Ceux qui parlent et qui construisent le discours ne sont pas vraiment ceux qui agissent. Alors pourquoi sont-ils ceux que l’on voit le plus sur les écrans ? Pourquoi occupent-ils et elles tout l’espace de dialogue ? Et ce malgré l’atomisation de la presse et des organes d’information... Comment se fait-il que tout le monde, c’est-à-dire la majorité des gens disposant d’une télé ou d’un poste de radio, continuent-ils à écouter et à regarder toujours les mêmes qui répètent toujours la même chose ? Ces questions peuvent trouver réponse que dans la religion. Si je croyais en Dieu, je dirais que c’est l’œuvre du Diable. Mais je pratique le bouddhisme, alors ce doit être l’œuvre de l’obscurité fondamentale... une autre sorte de Diable mais moins symbolique, moins iconoclaste et beaucoup moins amusant.

Mais la vérité est que les gens sont pour la plupart allergiques au changement et n’aiment écouter ou regarder que ce qui les conforte et les rassure. Ils savent bien en leur for intérieur que cette attitude les conduit fatalement dans une voie sans issue au bout de laquelle ils seront confrontés, bien trop tard, à ce qu’évoque le vieil adversaire de Cyrano, le comte de Guiche (devenu Duc de Gramont). Il décrit en ces termes cette pente fatale :
« On sent,—n’ayant rien fait, mon Dieu, de vraiment mal !—
Mille petits dégoûts de soi, dont le total
Ne fait pas un remords, mais une gêne obscure... »
(Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand)
Alors on recherche dans la voix et la figure de ces sages, hommes et femmes de qualité et de renom, la certitude d’être sur le bon chemin, la bonne route, le bon côté, sans avoir besoin de faire, de produire, de créer. Ce qui permet de rester tel que l’on est, de se conformer à ce qu’on a fait de nous et de ne pas en bouger. 

Tout en atténuant et en masquant partiellement les horreurs du monde, notre civilisation de l’image nous noient dans un océan de conformisme et de tranquillité qui nous anesthésie. Et pour ainsi dire, c’est ce que nous voulons. Car nous savons tous ce que signifie de ne pas adhérer à ce modèle complexe et séduisant du conformisme moderne. L’alternative nous place en dehors du système, hors de la société, du salaire, de la carte bleu, des congés payés, de la sécu, du prêt à taux zéro et du crédit d’impôt... L’alternative n’est même pas de devenir marginal, car il ne s’agit là que d’une autre forme de conformisme. L’alternative sera plutôt de résister à l’envie de se soumettre, de lutter contre notre propre indigence, notre fainéantise, notre chère et confortable inertie, de travailler à défaire les habitudes et les hébétudes, de combattre le système sous toutes ses formes et de ne pas tomber pour autant dans le chaos et la sauvagerie. L’alternative est humainement surhumaine. Et personne ne souhaite être surhumain de son propre gré et surtout seul...

Alors ce soir encore, nous rentrerons en écoutant les incantations de la radio pour retrouver le pouvoir d’achat, ou pour lutter contre les injustices, ou encore se remettre au travail. Puis après avoir couché les gosses, nous irons accomplir le rituel de la télé, les uns en étant pollués par les chaînes dites populaires et les autres en croyant échapper à la pollution sur des chaînes dites thématiques. Mais peut-être que ce soir, on n’allumera pas la télé. On ne parlera pas des non-événements survenus au sein de l’entreprise qui nous exploite sans le dire. On ne fera pas le tour des bobos des gosses ni de leurs notes à l’école.

Ce soir, il se pourrait que l’on décide de briser le cours de l’habitude et d’en parler, d’évoquer d’autres futurs possibles, une autre façon de vivre et d’envisager très concrètement comment le faire sans pour autant donner un coup de pied dans la fourmilière. Il ne tient qu’à chacun de nous de laisser le monde poursuivre sur sa trajectoire d’auto-destruction. De même, il ne tient qu’à nous, individuellement et collectivement, de nous organiser et de nous mettre en action pour remettre notre monde sur un chemin moins délétère, moins nocif pour nos enfants, moins difficile pour nous tous.

Je peux invoquer la paix dans le monde comme principal moteur de mon engagement philosophique. Je peux aussi invoquer la culture comme passerelle entre les peuples. Je peux en appeler à une réforme de l’éducation pour permettre l’émergence d’individus autonomes et responsables plutôt que des zombis sans buts et sans âmes. Enfin, je peux dire tout le bien que le bouddhisme peut amener à la société française en particulier et à l’humanité en général. Mais ce qui compte, ce qui restera ce ne sont pas les discours, les appels, les allocutions, les articles ou les livres, mais les actes. Qu’est-ce que j’aurais accompli en tant qu’être humain parmi les autres êtres humains ? Que vais-je laisser derrière moi qui restera pour les autres un encouragement à aller de l’avant, à se dépasser et à choisir l’alternative plutôt que le confort ? Cela, je ne l’ai pas encore accompli et c’est dans cette voie que je continue de m’exercer. C’est cela la pratique du bouddhisme. Alors que perpétuer la rhétorique dominante, redire ce que d’autres ont déjà dit même en mieux, faire l’apologie de personnalités remarquables pour s’attribuer une part si faible de leur mérite ou de leur renom, tout cela n’est en rien la pratique du bouddhisme ni le développement de l’humanité.

L’éveil représente une alternative notable et efficace à l’inertie du modèle conforme. Rechercher l’éveil aussi bien par une pratique rituelle que par l’étude philosophique et surtout par une mise en application des principes dans le quotidien le plus trivial est certainement un des engagements les plus difficiles. La discipline personnelle et intérieure qui est requise est mise à l’épreuve des forces prodigieuses qui écrasent chacune de nos journées. Mais cette dynamique représente une authentique révolution intérieure qui permet de se forger une identité dans le réel et d’entretenir avec ce dernier des rapports essentiellement basés sur l’expérience concrète, c’est-à-dire le résultat de l’action manifeste. Ainsi il est possible de vivre l’illumination, en tant que prise de conscience aiguë de la réalité qui nous entoure, dans notre vie quotidienne et de trouver des solutions à nos problèmes personnels et collectifs. Car croire que l’illumination est une expérience que l’on fait à l’ombre d’un arbre dans un cadre bucolique ou exotique, c’est ne rien connaître du bouddhisme.

Le temps n’est plus aux discours et aux déclarations d’intentions. Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour dire les injustices et les décalages inacceptables dans une planète rétrécie par la révolution technologique. Difficile désormais d’ignorer ou de feindre d’ignorer le pauvre ou l’affamé à l’autre bout de la planète. Internet et la fibre optique l’ont transformé en voisin de pallier. Difficile aussi de se mettre la tête dans le sable pendant que des firmes transnationales sulfatent les champs, empoisonnent les eaux et les terres et tuent à petit feu la population pour le plus gros paquet de fric. Impossible de ne pas entendre les cris des victimes de cataclysmes, de conflits « régionaux », de régimes totalitaires... Il est temps que chacun de nous prenne ses responsabilités et commence à agir qui localement, qui plus largement, pour en finir avec le monde des trois poisons (violence, rapacité et aveuglement) et tenter de bâtir un monde nouveau qui ne reste pas au stade de l’utopie littéraire.

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3 réactions à cet article    


  • Marc Viot idoine 6 décembre 2008 12:30

    J’aime beaucoup.


    • JONAS Virgule 7 décembre 2008 22:17

      @ L’Auteur :

      Nobles intentions ! MAIS, je pourrais conclure en une phrase :

      " L’Enfer est pavé de bonnes intentions qui n’ont pas été tenues ! Et ses avenues sont des lieux de perditions, car on n’en voit pas les bords ! "

      Pour mettre en œuvre vos idées, il faudrait des millions d’instituteurs pour alphabétiser plusieurs milliards de gens, combattre les religions et les coutumes ancestrales et nous serons dépassés par la démographie.

      Il est plus facile de faire des enfants que d’apprendre à lire et le temps d’apprendre à lire à ceux qui sont déjà nés, les chiffres auront explosé !

      C’est l’histoire du lièvre qui poursuit un lapin, et qui rattrape la moitié de la distance qui l’en sépare à chaque bond ! Il ne le rattrapera jamais en théorie, puisque nous ne connaissons pas les limites de l’infiniment petit.

      Amicalement.

       


      • Pierre-Alexandre Xavier Pierre Alexandre 7 décembre 2008 22:27

        C’est vrai.
        Ce sera compliqué et difficile au point de paraître impossible. Il faudra donc trouver des moyens plus efficaces, des motivations en béton et être capable de voir plus loin que sa propre longévité...
        Sinon, nous connaissons tous l’alternative : faute de place et de ressources, il faudra réduire radicalement la population, chose que nous autres humains faisons toujours selon les mêmes méthodes.
        Je préfère penser qu’à force de gens courageux et d’un coup de pouce technologique permettant une circulation instantanée et large de l’information, des solutions singulières et même collectives s’inscriront dans ces jalons.
        L’espoir fait vivre... alors autant essayer du mieux possible.

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