Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > De la société de surveillance à la société des surveillants

De la société de surveillance à la société des surveillants

Dans un rapport daté de septembre 2006, le Surveillance Studies Network (un groupe d’universitaires et experts de la Grande-Bretagne) constate que « les pratiques impersonnelles et centrées sur des règlements se sont multipliées dans le domaine de la surveillance. » La machine à surveiller s’emballe, et Dieu sait où elle va nous mener.

Ce qui est préoccupant, c’est que les nouvelles technologies de l’information, caractérisées par la vitesse, le niveau élevé de contrôle et de coordination, se combinent de plus en plus aux techniques d’identification et de localisation mises au point dans les secteurs militaire et du maintien de l’ordre.

Point de complot dans tout cela, ajoutent Ball et Murakami. La surveillance est un produit de la modernité. Toutefois, l’ampleur des infrastructures technologiques comporte des risques d’une ampleur proportionnelle.

Les auteurs donnent l’exemple d’AOL qui a publié, à des fins d’«  étude », plus de vingt millions de données de recherche en ligne en août 2006. L’association de ces données aux individus les ayant formulées s’est faite en quelques instants à peine.

De même, on peut être rempli de bonnes intentions (par exemple, lutter contre le terrorisme) et néanmoins s’adonner à des pratiques en principe illégales.

Amorcée sous couvert de bonnes intentions, la surveillance a un effet pervers : elle engendre la suspicion. Or, le fait de saper la confiance envers autrui, à la base des relations sociales, « fait penser à un suicide social à petit feu ».

Les techniques de surveillance sont partout : caméras vidéo avec capacité de reconnaissance des individus de plus en plus performante, bracelets électroniques pour surveiller les mouvements des personnes en liberté provisoire, prélèvement d’échantillons d’ADN, identification des « tendances criminelles » avec des outils de plus en plus sophistiqués, cartes d’identité biométriques reliées à une gigantesque base de données personnelles (des projets sont en cours en ce sens), passeports biométriques, systèmes de surveillance des élèves, collectes de données financières par la suite vendues à toutes sortes d’entreprises, surveillance des conversations téléphoniques, des échanges de courriels, de la navigation sur le Web...

Convaincus ?

Chaque surveillance s’accomplit dans un cadre parfaitement légal. Celui qui nous surveille est dans son droit de le faire, et cela, même si nous menons des activités tout à fait routinières qui n’ont rien de criminel. C’est une surveillance systématique et ciblée, faite en vue de collecter, de stocker, transmettre, extraire, comparer, exploiter et vendre des données d’individus identifiables.

Tout cela est de plus fait dans un processus que Roger Clarke qualifie de dataveillance, c’est-à-dire la surveillance et la vérification des « activités ou communications d’individus de manière automatisée à l’aide de technologies de l’information ».

Un des problèmes de cette automatisation est la difficulté de sortir du moule une fois « trié ». Cela peut conduire au mieux à des inconvénients, au pire à des privations, parfois même à des cas de torture. Parlez-en, au Canada, à Maher Arar.

De façon « subtile et parfois involontaire », nos sociétés sont organisées par ce tri social sans qu’il y ait eu un véritable débat démocratique.

Ajoutons le fait que nos données, fournies en toute confiance, sont transférées ailleurs à notre insu. Des données recueillies dans un contexte commercial peuvent ainsi se retrouver dans un contexte policier. Cela est beaucoup moins rare qu’on ne le croit.

Bien sûr, il y a les lois en matière de protection des données et de la vie privée. Mais est-ce suffisant ? Que peuvent les citoyens face à une surveillance de plus en plus intrusive dont l’intensité « varie à la fois en fonction du lieu, de la classe sociale, du groupe ethnique et du sexe » ? Surtout que personne ne peut fonctionner sans fournir des données personnelles.

De plus, les questions de sécurité prennent systématiquement le pas sur la question plus fondamentale de la « limitation des capacités des sociétés privées et des organismes publics à traiter à grande échelle et sans discernement un si grand nombre de données ».

On se révolte contre la fraude sans remettre en cause le système de surveillance et d’échanges de données qui la facilite.

Tout ceci résulte du fait que nos sociétés sont obsédées par le risque. Les techniques de gestion du risque sont un élément clé des organisations publiques comme privées.

La collecte et l’analyse de l’information, au prix même de la vie privée, a engendré une gigantesque industrie de la sécurité. La capitalisation boursière des cent entreprises composant un indice de cette industrie aux États-Unis était estimée à plus de 400 milliards de dollars US à la fin de l’exercice financier 2005-2006.

Non seulement les États et les organisations, mais même les gens ordinaires se mettent à surveiller. Le jour n’est pas lointain d’une société de citoyens habitués à surveiller, à faire l’objet de surveillance ou à prendre des mesures à l’égard de celle-ci.

La boucle sera alors bouclée, les surveillants se surveillant les uns les autres pendant que la surveillance surveillera ses profits.

Rapport de synthèse préparé par le Surveillance Studies Network à l’intention du commissaire à l’information britannique, septembre 2006.


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (127 votes)




Réagissez à l'article

67 réactions à cet article    


  • Claude 12 décembre 2006 12:30

    Effectivement, c’est la marche inévitable de notre société de marché. Bientot ce seront les assurances. Alors je pense qu’en effet il faut etre pessimiste mais que faire ?


    • Michel Monette 12 décembre 2006 13:07

      Une des recommandations des auteurs du rapport est de « monter le ton des média au-delà des clichés, du sensationnalisme et de l’alarmisme ». Déjà prendre conscience qu’il ne s’agit pas d’un immense complot, mais plutôt d’un effet de système, ça serait énorme. Les auteurs proposent notamment« d’adopter l’approche de l’évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFPV) dans les méthodes de réglementation des juridictions à tous les niveaux pertinents. » À un problème global qui va aller en s’aggravant si rien n’est fait, il faut une approche globale.


      • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 15:13

        sans parler de complot,Michel,, vous conviendrez qu’il peut aussi y avoir mal-veillance.

        Le but de notre société étant l’argent à tout prix et à tout crin, il est certain que les marchands sont très intéressés.

        Alors, la démocratie, là-dedans... ?

        C’est pour ça que sego et sarko ne parlent que de ça ou presque, la sécurité et la flexibilité, qui sont 2 critères pour augmenter les profits.

        Ces gens là sont des nantis, pourquoi voulez-vous qu’ils défendent les fauchés ? y sont pas fous !


      • Citoyen ordinaire 17 décembre 2006 19:45

        Les fauchés, les petits, les citoyens lamdas sont une source de richesse extraordinaire. L’on peut les manipuler, les traquer, les taxer sans aucun risque...Seule condition, bien préparer auparavant l’opinion publique avec des campagnes médiatiques hardcore. Pas de difficulté avec ceux là, ils ne s’enflamment pas comme ceux des banlieues, et ils ont encore quelques maigres économies qui les rendent solvables et paisiblement détroussables.


      • Bourricot Zerth 12 décembre 2006 14:32

        On apprenaait hier dans la presse, que l’UMP souhaite pour la ville de Paris par le biais de la préfecture de Paris(rattachée donc au Ministère de l’Intérieur) bien que le maire soit contre, de faire doter la ville d’un réseau de 1 000 caméras d’ici 5 ans.Françaoise de Panafieu evoque« une vidéotranquillité désormais nécessaire à toute politique de sécurité ». Binetôt la fin de la confiance. Or les caméras ne dissuadent ni les petits ni les grands délinquants a reconnu le gouvernement britannique qui gère déjà un parc de près d’un million de caméras sur tout le territoire. Pour couper à tout contre argument, on nous assène par ailleurs« que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre ». Les citoyens sont -ils donc aussi prêts à sacrifier un droit indéniable à la vie privée pour une sécurité du visible... ? Sur la problématique plus large, posons nous la question aussi de la pertinence du fichier informatique génétique tant glorifié par le ministère de l’Intérieur. Alors que dans le même temps la CNIL dénonce un tel système. De l’autre côté de l’Atlantique, nos alliés américains décidément toujours en avance sur la question du progrès vient de faire passer une loi de sécurité autorisant la torture pour les personnes suspectées d’avoir participer à des actes de terrorisme. A quand la politique atlantiqte en France ?


        • Fred (---.---.64.1) 12 décembre 2006 15:51

          Le « si tu n’as rien à ne te reprocher, tu n’as rien à craindre » me terrifie. Je l’entends pas mal ici ou là, de la part de gens tout à fait raisonnable et sympathique mais qui ne voit vraiment pas plus loin que le bout de leur nez. A ces gens là je sors l’exemple de base, si en 40 t’avais pas à te reprocher d’être juif, handicapé, tzigane ou homosexuel, tu ne risquais rien.


        • Zouzou (---.---.130.5) 12 décembre 2006 17:01

          Point Godwin atteint, il me semble !


        • Zam (---.---.67.93) 12 décembre 2006 22:29

          « si tu n’as rien à ne te reprocher, tu n’as rien à craindre » est une phrase qu’on devait entendre souvent en URSS .....


        • Citoyen ordinaire 17 décembre 2006 19:51

          Tout ceci ne sert qu’a plumer les petits pigeons effrayés qui se laissent trousser par les bandits de droit chemin


        • Roland (---.---.194.220) 10 janvier 2007 01:31

          Pour couper à tout contre argument, on nous assène par ailleurs« que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre ». C’est ce qu’on disait aussi en Union Soviétique ....  smiley


        • (---.---.5.98) 12 décembre 2006 15:13

          Dans 20 ans quans le lecteur de conscience sera opérationnel, on nous dira gentiment si vous n’avez rien à caché, vous n’avez pas à être contre. L’hégémonie de la « démocratie » sera alors assise pour des millions et des millions d’années hallelujah !!!!

          Ce genre d’argument ne vaut pas tripette...

          Il y a une convergence de la technologie sécuritaire, je me demande même si l’économie ne finie pas par ce centrer autour de ce domaine, envers les citoyens (et non contre les barbares). In extenso l’étude markettaïque permet de fliqué, VICE et versa.

          Bref le choix de la sécurité contre la liberté entrainera indéniablement une grandee paranoïa généralisé, psychose collective, et magnifique obscurantisme...


          • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 15:23

            La liberté requiert de prendre des risques comme la vie est un perpétuel risque de mort en tout lieux et instants...être libre et vouloir le rester dans nos sociétés devient de plus en plus difficile par les visées sécuritaires de certains hommes politiques,qui en fait n’ont rien à faire de notre sécurité, mais d’ériger un monde de libertés controlées par eux. Le danger est à venir mais pas si loin que ca, moi j’ai 50ans et je suis tout de même un peu effrayé des proportions que cela prend. Une question reste à poser et à se poser,une vie sans liberté vaut elle encore le coup d’être vécue ????. Pour ma part non !!!!!!!!!! BB


            • Sylvain Etiret 22 décembre 2006 10:44

              C’était comment, déjà, cette phrase qu’on lisait sur les murs en 68 ?

              « Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim se paie du risque de mourir d’ennui », ou quelque chose comme ça.

              Etonnant, non ? Seulement 38 ans plus tard, je ne sais pas si on a atteint le premier terme, en tout cas on est à marche forcée vers le second.


            • Popov De Kerl Popov De Kerl 12 décembre 2006 15:25

              artivle interessant mais en dessous de la réalité pour quelqu’un qui travaille dans l’informatique, vous n’imaginez pas a quoi j’ai acces en tant que professionnel dans ce domaine.

              Ce que vous décrivez etait la réalité il y a 1 ou 2 ans aujourd’hui c’est pire

              zerth tu as des sources pour la loi américaine s’il te plait, j’aimerais avoir plus de détail


              • Bourricot Zerth 12 décembre 2006 15:54

                loi qui fait peu d’émule mais voici donc davantage d’infos : http://www.droitpublic.net/article.php3?id_article=1451

                http://inside.amnestyinternational.be/cgi-bin/mail.cgi/archive/ndp/20061117111614/

                et là c’est l’extrait de l’article du monde... http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=965949

                Faut lire les journaux, difficile de trouver des sources sur Internet.


              • danielli (---.---.191.183) 12 décembre 2006 15:37

                Nous avons cette fâcheuse tendance à nous hyper-protéger. Les techniques de surveillance ne datent pas d’aujourd’hui, elles sont le fruit de la récupération de données sur chacun d’entre nous pour mieux nous contrôler. Les allemands avaient cette propension à tout contrôler pour mieux satisfaire leur suprématie, ils ont perdu la guerre. Les techniques de sondage en sont la preuve. Heureusement, la majorité de ces « enquêtes » sont faussées par, c’est ce qui nous reste, notre droit de décision et d’ommission et l’obligation de donner de vrais renseignements n’est pas encore de mise. Ne croyez-vous pas qu’ il est facile de détourner cette nouvelle technicité par la fourniture de fausses informations. Ne croyez-vous pas aussi que très bientôt surgiront des moyens technique anti-surveillance. Faisons leur confiance, l’appat du gain sera le plus fort. Notre cerveau et notre imagination trouveront vite la parade. Ceci étant, les informaticiens ont un rôle prépondérant. Ils doivent informer le citoyen des possibilités informatiques pour notre protection individuelle. Les caméras et autres moyens de contrôle restent des « machines » avec leurs faiblesses et de plus, les informations données seront étudiées à postériori par les êtres humains que nous sommes, avec nous aussi nos faiblesses. Je ne crains pas ces machines de surveillance, que du contraire, je leur souhaite un bon amusement.


                • nono mulder (---.---.243.79) 12 décembre 2006 15:43

                  « Minority Report » is our present, and not our future anymore...


                  • ohnil ohnil 12 décembre 2006 16:02

                    L’exemple de la Grande Bretagne est intéressant à ce titre.

                    On s’aperçoit que le pays Européen le plus vidéo-surveillé ne voit nullement sont taux de criminalité diminuer.


                    • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 16:05

                      Vivement que la France (en tout cas la région parisienne) soit quadrillé de caméra ! Avec ca et les puce RFID, aucun salopard de délinquants ne pourra échapper à sa juste punition. Certes, cela va couter, mais qui à dit que combatre le Mal pouvait se faire sans sacrifices ?


                      • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 16:20

                        vous pourriez aussi vous couler une dalle de béton armée sur vous. vivre c’est vivre libre et pas surveillé. qui vous dit que c’est votre sécurité qui interesse les gens qui posent les caméras. bb


                      • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 16:26

                        En fait entre les caméras,les armes que petit à petit on nous a supprimé ,plus aucun droit de se défendre, être constament surveillé par des caméras et par des gens de plus en plus armés alors que le citoyen a été dépouillé. Que penser de cette sécurité,qui n’est là qu’après que vous soyez assassiné et jamais avant. La liberté c’est aussi pouvoir assurer sa propre sécurité dans la responsabilité, pourquoi le citoyen n’a plus aucun droit ?????????. Et pourquoi trouve t on toujours des niais pour croire les boniments des gouvernants et des médias ... bb


                      • Bourricot Zerth 12 décembre 2006 16:29

                        Toi t’as trop regardé Le seigneur des Anneaux. Le bien, le Mal ce n’est que pur fantasme.

                        Car à ce moment qu’est ce que tu concois comme Le Bien ? L’axe du Mal voilà une idée chère défendue par GW Bush. Même idée développée par les intégristes religieus qu’ils soient catholiques ou musulmans. CHacun peut reprendre à sa sauce cette thèse.

                        Pour te convaincre d’avantage, Hitler développait déjà la rhétorique de l’axe du Bien contre l’axe du Mal. C’est dire que l’idée n’est pas neuve.

                        Un econtradiction existe et qu’on appelle la différence entre le ressenti et la réalité. Entre ce que l’on appelle le sentiment d’insécurité et l’insécurité. On peut prendre les fluctuations statistiques sur les dix dernières années parler d’une augmentation de 15%, une baisse de 10%, chiffres de suite élevés, mais quelle est la proportion de délinquants dans la population ? 0,75 à 1,5%. Réponse : en vérité on ne sait pas, oui et on ne peut pas savoir.

                        Vu que la vidéosurveillance suppose la présomption de culpabilité, (Puisque l’on tente par la vidéo d’anticiper ce que peut faire chaque individu, donc délinquant en puissance ? ), la question est donc justement de savoir si l’on doit suspecter les 99,25 à 98,5% de la population par la présence de caméras. A quand les caméras dans ce cas là chez nous aussi pour « prévenir » les faits de violence intrafamiliales.

                        Et l’autre contradiction c’est que les caméras visent à être installés dans les secteurs...les plus sécurisés. En effet quel est l’arrondissement de Paris le plus surveillé, le plus filmé, l’endroit où il y a le moins de délinquance ! Où sont les endroits où il ya le moins de flics, de caméras parallèlement à l’absence de structures sociales, culturelles et de losisirs ? Les quartiers dits difficiles ! Clichy sous Bois d’où sont parties les émeutes n’a pas de comissariat. Voilà la réalité de la politique de la sécurité. Créer un sentiment de sécurité à ce qui n’ont jamais été agressés et qui restent derrière leurs écrans à dénoncer la délinquance et dans le même temps ne pas protéger les vraies victimes, les habitants des quartiers dits les plus difficiles là où il n’y a pas de policiers et où il n’y aura jamais de caméra.


                      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 16:35

                        « Toi t’as trop regardé Le seigneur des Anneaux. Le bien, le Mal ce n’est que pur fantasme. »

                        Donc la shoa, c’est bien ou mal ?

                        « Pour te convaincre d’avantage, Hitler développait déjà la rhétorique de l’axe du Bien contre l’axe du Mal. C’est dire que l’idée n’est pas neuve. »

                        Si Hitler à dit un truc, c’est sur alors que ce truc est Mal, c’est ca ton argument contre le mal ??

                        « Vu que la vidéosurveillance suppose la présomption de culpabilité, »

                        Non, c’est de la prévention.

                        « En effet quel est l’arrondissement de Paris le plus surveillé, le plus filmé, l’endroit où il y a le moins de délinquance ! »

                        C’est efficace, n’est-ce pas !

                        « Créer un sentiment de sécurité à ce qui n’ont jamais été agressés et qui restent derrière leurs écrans à dénoncer la délinquance et dans le même temps ne pas protéger les vraies victimes, les habitants des quartiers dits les plus difficiles là où il n’y a pas de policiers et où il n’y aura jamais de caméra. »

                        L’insécurité, ce sont ces gens là, et ils ne sont pas qu’un sentiment. Mais à Paris, on paye des impots, on a donc le DROIT d’être protégé.


                      • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 16:41

                        Il faudra changer ta lotion après rasage,il doit y avoir des solvants dangereux bb


                      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 16:46

                        Nihiliste, donc futur Nazi.

                        Le Mal existe, et c’est le rôle de la Police de le détruire. Les camera sont une bonne aide à la prévention, et même à la répression. Vive la Justice et tant pis pour ceux qui ont des choses à se reprocher.


                      • Zouzou (---.---.130.5) 12 décembre 2006 17:08

                        Incroyable ! Oser prétendre que les notions de bien et de mal existent, fait de celui qui le prétend un adepte... d’Hitler, parce que Hitler croyait au bien et au mal. Cela s’appelle atteindre le « point Godwin », et donc manquer d’arguments. Hitler aimait les femmes... et moi aussi ! Donc ?...


                      • BB (---.---.134.117) 12 décembre 2006 17:10

                        Le Mal existe, et c’est le rôle de la Police de le détruire. Les camera sont une bonne aide à la prévention, et même à la répression. Vive la Justice et tant pis pour ceux qui ont des choses à se reprocher.

                        La police peut avoir des noms : gestapo, kgb, fsb, milice,et donc tu compte sur la police pour qu’elle nettoie le crime. !!!! tu délègue un peu trop aux autres sans savoir ce que ca veut dire ou représente. Pinochet,chef d’état policier s’il en est : tu te serais tu senti en sécurité ?????. Donc un étét policier te rassure ???!!! BIEN BB


                      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 17:34

                        « La police peut avoir des noms : gestapo, kgb, fsb, milice,et donc tu compte sur la police pour qu’elle nettoie le crime. !!!! tu délègue un peu trop aux autres sans savoir ce que ca veut dire ou représente. Pinochet,chef d’état policier s’il en est : tu te serais tu senti en sécurité ? ? ? ? ?. Donc un étét policier te rassure ? ? ?!!! BIEN BB »

                        Il est bien connu qu’en France tout le monde fuit les policiers pour aller se réfugier auprés des casseurs et des jeunes ! Ah AH HA !! Tu n’as pas le sens du ridicule, toi.


                      • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 17:51

                        je suis juste moins pleutre que toi... bb


                      • ZEN (---.---.41.32) 12 décembre 2006 18:11

                        Une caméra dans chaque pièce de chaque maison ! Qui sait de quoi chacun de nous est capable ?... smiley


                      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:14

                        Dans les parti comune des immeubles, pourquoi pas ?

                        On pourrait aussi comme en corée avoir des caméra qui film toutes les salles de classes. Ca préviens la pulsion pédophile des fonctionnaires de l’éducation nationale qui à fait tant de ravage pendant des décénies..


                      • Zam (---.---.67.93) 12 décembre 2006 22:36

                        On revient aux arguments que les partisants de l’intolérance avancaient au XVIIème siècle et que Pierre Bayle et les autres se sont donné tant de mal à combatre (pour certains au péril de leurs vies). Il serait temps de relire Pierre Bayle et ses courageuses et rigoureuses démonstrations.

                        On est en train de perdre les acquis TROIS SIECLES de dures luttes pour la CIVILISATION !! smiley on revient au Moyen-Age !! et à la logique de la Santa Inquisicion (mais en bien plus terrible et dangereux car les moyens techniques de cette inquisition sont d’ores et déjà infiniment plus puissants et pervasifs que ceux d’alors !)


                      • Zam (---.---.67.93) 12 décembre 2006 22:38

                        Voilà le genre de propos qu’on entendait dans la bouche des soviétiques qui critiquaient les dissident !! souvenez-vous.


                      • beurk ! (---.---.247.236) 4 janvier 2007 12:07

                        finalement la tôle c’est mieux !on y annonce les couleurs ! aujourd’hui dehors c’est dedans, un contrôle social élargi et bientôt démultiplié au motif que l’on veut notre sécurité mais contre quoi ou qui ?


                      • Roland (---.---.194.220) 10 janvier 2007 01:35

                        Celui qui est capable de sacrifier sa liberté pour avoir la sécurité, ne mérite ni la liberté ni la sécurité. (Jefferson)


                      • Hector (---.---.68.108) 12 décembre 2006 16:53

                        On y va tout droit :

                        « Big Brother is watching you ! »


                        • reinette (---.---.159.55) 12 décembre 2006 16:53

                          Alain BAUER, l’As de la tolérance zéro

                          ET

                          l’Observatoire national de la délinquance (OND)

                          Cet Observatoire national de la délinquance n’est pas une officine d’amateurs. Mis en place par SARKOZY en 2003 dans le but d’affiner les statistiques et stratégies policières, en mettant en synergie « administrations, chercheurs et praticiens », il a à sa tête un certain Alain BAUER.

                          Alain BAUER connaît bien son sujet : PDG de la société ...Alain Bauer Associates (!), qui distribue conseils et formations en sécurité, il est, avec son complice Xavier RAUFER, le maître d’oeuvre de la diffusion en Europe des théories de la « tolérance zéro », élaborées par le Manhattan Institute, cabinet-conseil des ultra-conservateurs américains.

                          ...Alain BAUER -connu pour sa « sensibilité de gauche » (il a été administrateur de la Mnef, élu au bureau du syndicat étudiant UNEF-ID, proche de Chevènement et collaborateur dans le cabinet de Rocard à Matignon), apprécié pour le zèle idéologique et technologique qu’il met à savoir tout sur tout- préfère passer sous silence quelques épisodes de sa carrière.

                          ...Notamment sa participation en 1993, à San Diego (Californie), aux activités de la société Science Application International Corporation (SAIC) [1], considérée comme la vitrine des services spéciaux américains, dont elle sous-traite une part importante des besoins industriels.

                          ...C’est à son retour, après 7 mois de stage, qu’il est nommé vice-président de l’antenne Europe de la SAIC [2], avant de créer sa propre boîte de sécurité dans des locaux contigus.

                          Ainsi, cet ex-grand-maître du Grand Orient de France -dont il a claquer la porte- est aujourd’hui à la fois le fournisseur et le client d’un marché dont fait partie sa propre entreprise de sécurité (Alain Bauer Associates).

                          Reste qu’il manque quelque chose à son bilan : l’expérimentation sur sa personne des mesures policières qu’il prône pour les autres. Quelques membres des BAC, ces héroïques guerriers des nuits urbaines, affirment avoir testé sur eux-mêmes les effets du Taser avant de l’utiliser sur des quidams.

                          On peut espérer qu’à son tour Alain BAUER expérimentera sur lui-même la micro-caméra M2A. Issu des recherches en nanotechnologies, ce petit appareil de la taille d’une gélule [3] permet de visionner les intestins de l’intérieur, notamment pour y détecter de la drogue. Voilà qui devrait permettre de voir d’encore plus près, dans le détail et en couleurs, le monde que nous promet ce personnage, ses complices et ses hommes de main.

                          Article publié dans le n° 28 de CQFD, novembre 2005.

                          [1] « Quand on consulte l’organigramme de la société, on y découvre des officiers supérieurs de l’US Army, de l’US Navy, de l’US Air Force, du Pentagone, de la CIA et de beaucoup d’autres services gouvernementaux américains » rapporte Marc Filterman.

                          [2] antenne Europe de la SAIC : Aucune inscription (ni radiation) sur cette société ne figure au registre du commerce.

                          [3] Mise au point par la société israélienne Given Imaging, cette vidéo pilule mesure 2,5 cm de long et 1,1 cm de diamètre.


                          • LE CHAT LE CHAT 12 décembre 2006 17:06

                            big brother watching you ! orwell avait vu juste


                            • Orwel (---.---.146.182) 12 décembre 2006 17:12

                              Si les risques augment (parce que la population augmente notamment) il est normal qu’il y ait une réévaluation des mesures de sécurité en conséquence. Cela doit être contrôlé par la loi démocratiquement. Mais quand on voit les crédits alloués à la CNIL par exemple, on est en droit de s’inquiéter. Les citoyens que nous sommes doivent être vigilants. Si on traçait par exemple tous les commentaires des habitués d’Agoravox il serait aisé par un Fail indélicat de profiler les commentateurs (ce que font déjà certains vendeurs du Net). Big Brother est déjà là avec son immense mémoire. Il va falloir se cramponner aux lois.


                              • Zouzou (---.---.130.5) 12 décembre 2006 17:20

                                Exactement. On fantasme sur les caméras (gros fantasme !!!), mais personne ne s’inquiète des cartes bleues, ni d’Internet, mille fois plus indiscrets ! On ne se méfie pas de ce qui est dangereux, mais de ce qui fait fantasmer. Les caméras sont aux mains des autorités, et les infos bancaires et Internet aux mains de boîtes privées. De qui avez-vous le plus peur. Cessons donc d’hurler à la technologie comme de vieux conservateurs peureux, et profitons-en pour développer plutôt notre culte de la Loi. Car elle seule définit les limites de telle ou telle techno. Pas la techno elle-même.

                                Signalons que la plupart des affaires d’agression restent insolubles sans les caméras actuelles. Le danger, ce n’est pas la caméra, ni la carte, ni le PC, mais ce que l’on fait des données.

                                Tournons-nous donc vers le législateur, au lieu d’hurler comme de vieilles biques conservatrices, et nous tirerons le meilleur de ces technos sans en avoir le côté obscur... comme avec toutes les autres technos apparues depuis un siècle !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès