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Dos à dos

Depuis France-Tunisie les drapeauix tricolores sont de sortie, les laius identitaires ont la part belle mais au fond chacun n’est-il pas dans le tort ? Celui d’avoir pour les uns occulté la dimension symbolique du chant républicain et les autrres pour fermer les yeux sur une réalité : celle de la souffrance de jeunes Français.

Le stade de France a cette forme de soucoupe volante déposée au bord d’une autoroute. Anachronique et futuriste l’antre règne au milieu des terres dionysiennes. Symbole du succès black-blanc-beur de 98, aussi vite médiatisé que brûlé, le terrain de football est la fierté du coin. Les touristes sourient allègrement aux photographes, les sportifs en herbe y font trépasser leurs rêves et les journalistes nostalgiques relisent leurs calepins se souvenant des célébrations victorieuses.

Tout un symbole ce stade. Zinédine faisait sourire Jacques quand Lilian sauvait Aimé, a en avoir des trémolos tant l’idéal métissé semblait enfin prendre forme. Puis les heures ont passé, les serpentins mondiaux se sont retirés pour laisser la grisaille du quotidien reprendre ses droits, la terre de gloire hexagonale fut très rapidement renommer 9-3 et vit les objectifs criminalisant se substituer aux reportages autour de la balle et des réussites. Le stade de France s’est mis à moins vibré, les rêves se sont petit à petit accrochés aux murs enfantins, le football s’est vendu comme une porte de sortie sans expliquer que cette sortie était plus étroite que salvatrice.

Si quelques semaines durant, l’euphorie d’un filet vibrant a estompé les cris des alentours, un jour arrive où le silence se lasse et à son tour rêve de tour du stade, de ola, de unes et de reconnaissance. Le 93 – prononcé 9.3. dans les hautes sphères pour faire « jeune » et insister sur ce monde qui serait à part – a fini par troquer son habit de lumière pour son cri de misère. Lieux symboles des difficultés sociales des quartiers populaires où les générations se sont succédées et ont témoigné de déceptions successives, là où les différentes vagues d’immigration ont fini par échouer et ont tenté de se construire entre exclusion sociale et racisme.

La nouvelle génération a connu l’échec de grands frères motivés puis résignés, entendu parler de l’exil des anciens à travers la mémoire familiale et ont à leur tour essuyé les contradictions d’une république et son esprit qui souffre dans la réalité. Eux, pour la plupart Français, formés dans les classes de l’école française, nourris aux Lumières et autres Jaurès, restent perçus comme « issu de ». Balancés d’identités en identités par les regards des autres, toujours pesant dans les temps adolescents, par les photographies médiatiques ils passent de « français d’origine » les jours d’échecs à « français bien intégré » les périodes de succès sans parler des jours où la francité leur est retirée. Une ballade parmi les identités qui, forcément, finit par aboutir à un repli sur une identité construit par le jeune citoyen lui-même. Quand le sentiment de rejet de la part des siens émerge c’est le repli sur la différence et sur l’identité la moins proche que celle qui est refusée que l’individu met en avant, souvent celle de sa famille. Puis un jour d’automne, au milieu d’un terrain de sport, mué en espace social, pendant que les feuilles tombent les sifflets s’abattent sur un symbole de l’identité refusée : la Marseillaise.

Aux vues de l’Histoire, cet acte peut être vu comme paradoxal. L’idéal républicain porté par le drapeau tricolore et la Marseillaise véhicule justement l’unité des identités qui traversent le pays et l’enrichissent autour d’un socle d’égalité, de liberté et de fraternité. Aux vues des Histoires personnelles, l’idéal est devenu pure utopie. Les sifflets portent à la fois les rêves déçus, la sensation d’avoir été dupée et quelques attitudes provocatrices. Des sifflotis donc teintés par l’incohérence historique et poussés par un ressenti d’inégalités qui mène une population à s’en prendre au symbole d’abord d’un idéal mais aussi, depuis hélas quelques années, symboles du nationalisme et d’un Etat plus coercitif que providence. L’acte n’a peut être pas été calculé, est sans doute douloureux pour un idéal et pourtant il a des causes.

Ces causes, nombre de commentateurs avertis et irrités semblent les mettre sous le tapis, préférant les sirènes du patriotisme bêlant et de l’indignation permanente au risque de botter la sociologie sur la touche. Édito, interventions, débats, tous sont unanimes pour condamner la nappe sonore qui a accompagné Rouget Delisle lors du match France-Tunisie. Tous regrettent l’attaque du principe républicain et l’attitude désinvolte de français alors nommés « issus de » quand on ne leur ôte pas leur citoyenneté. Les tirades sont belles, enveloppés dans l’esprit cocardier primaire, les mots et paroles font bloc. « Gaminerie », « petits cons », « irrespectueux », « irréfléchis », le verbe est fourni et aime à jouer avec l’idée de non-réflexionn et de spontanéité de la foule.

Pourtant, cette attitude de dénonciation sans fond paraît, elle aussi, être inscrite dans cette logique de la passion plutôt que de la raison. Ces commentateurs du quotidiens demeurent encrés sur le fait que sont les sifflets mais refusent de réfléchir à ces causes, ces fondations du mécontentement. Comme les sifflets, les palabres tombent niant le contexte et la genèse de ces criées. Si les sifflets avaient occulté l’histoire d’un symbole, les analyses elles-aussi mettent de côté les rouages de ce qui est un symbole, celui de la souffrance et de la sensation de marginalisation rampante de l’ensemble d’une population. Une population qui n’a pas sifflé La Marseillaise dans son ensemble par ailleurs, juste quelques individus. Qu’aurions-nous dit d’une personne qui, à l’heure de la création du train, se serait émerveillait des rails à tel point qu’il en aurait oublié de regarder la locomotive. Qu’il regarde l’Histoire par le mauvais bout sans doute. En effet , les rails sont la conséquence du train et non l’inverse. Ici les sifflets sont les rails qui n’ont pu exister que par l’existence du train des raisons sociales.

Dos à dos, oubli contre oubli, ignorance contre ignorance, des débats agités pour assurer une remontée dans les sondages toujours bien vus en temps de crise, et c’est l’esprit quant à lui qui compte les points. Triste match nul car nous le savons, la cocarde n’a jamais émancipé l’Homme, la pensée en a au moins l’ambition.

Elbe


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19 réactions à cet article    


    • non666 non666 19 octobre 2008 12:11

      Oui ZEN.

      Ceux qui ont fauté sont rattrapée par la tempete qu’ils ont semé.

      Comment croire Sarkozy qui voulait qu’on s’endette, qui n’a pris aucune mesure pour reduire notre dette, le budget de l’Etat, qui voulait "aller chercher la croissance avec ses dents", qui pretendait que son election allé provoquer un chox de confiance chez ses potes du CNPF ?

      Comment croire l’incapable Lagarde qui pretendait que le gros de la crise etait derriere nous ?

      Comment croire les autorités de marché qui AVANT l’affaire Kerviel se vantait d’avoir sur la place de Paris les banques les plus sures du monde, la gestion du risque la plus controlée ?

      Comment croire les services du premiers ministre et ceux de l’Elysée qui APRES cette meme affaire voulait deja que des tetes tombent et qui avaient soit disant fait en sorte que cela ne se reproduise plus ?

      Comment croire ces gens APRES la nouvelle de l’affaire des 600 millions de la caisse d’epargne et le plan de 360 milliards de recapitalisation qui ne dit meme pas (par pudeur sans doute) son nom  ?

      Organiser un match a polémique, preparer le terrain pour des emeutes qui forceront le regroupement derriere le chef de l’Etat(le Sauveur !) c’est à peine capilo-tracté , non ?

      Et puis une bonne declaration bien polémique de Lepen, histoire de bien diaboliser les souverainistes, les seuls qui ne s’etaient pas trompés, ce serait cool aussi...
      S’il te plait Jean Marie, une petite vanne sur les chambres a gaz , c’est nico qui te le demande.....

      Il faut toute la "claque" de TF1 et consorts, tous les retours d’ascenseurs de Tapie qui soutient Nicolas, pour faire aujourd’hui du chef des coupables, le defenseurs des victimes....



    • non666 non666 19 octobre 2008 12:31

      Elbe , il faut etre clair.

      Ce n’est pas aux HOTES de s’adapter aux us et coutumes de leurs INVITES.
      C’est tout simplement impossible .
      Comment concilier la coutume juive de religion par la mère avec la coutume islamique qui veut que la femme prenne la religion de son mari ?
      Comment se plier à la fois au judaisme et à l’islam qui interdisent le porc, à l’indouisme qui interdit le boeuf, aux traditions anglo-saxonnes et germaniques qui trouvent choquant de manger du cheval ou des escargots ? On arrete de manger de la viande ?

      C’est a EUX de se plier a nos traditions, a nos us et coutumes.

      Ce que signifie depuis des années ces siflement sur notre sol, de notre hymne national, c’est que quand ils ont le choix entre LEURS drapeaux et le NOTRE, ils choisissent, librement, clairement.

      C’est la preuve par les faits de l’utopie internationnaliste, de l’erreur qui voudrait que la France ne soit QUE une terre d’immigration.
      Les negationnistes, de droite comme de gauche refusent d’admettre que la Gaule etait le pays le plus peuplée du monde connu dans l’Antiquité, le plus peuplé d’Europe jusqu’a l’Empire.
      NOTRE peuple n’a pas disparu et nous ne sommes PAS QUE des descendant d’immigrés.

      Notre hospitalité est limité par le nombre et la qualité d’intégration de ceux qu’on acceuille.
      Il y a un moment ou cette qualité et cette quantité met en péril notre propre existence en tant que peuple et cette limite est atteinte depuis des années.

      L’ideologie dominante ringardise la fierté nationale et legitimise tous les combats contre la France ou pour les combats nationaux de ceux qu’on acceuile (Liberté pour l’Algérie, Vive israel !.....).
      Quand NOTRE identité est sans cesse bafoué par des traitres et que celles des colons est legitimée, renforcée de nos reculade, alors le combat est inévitable.

      La seul question pertinente est de savoir quand il aura lieu.
      Quand nous seront encore majoritaire ou quand ils le seront devenu ?
      Le voile islamique regresse t’il ou pas, chez nous ?
      Et la kipa ?

      Quand mes hotes ne savent pas se tenir chez moi et qu’ils se foutent sur la gueule pour des problèmes qu’ils ont chez eux, je ne cherche pas à les re-inviter, ni à le revoir dailleurs.

      Ce n’est pas très compliqué de photographier ceux qui ont siffler la marseillaise et les dechoir de leur nationalité française. Il faut juste une loi, qu’on peut meme faire passer par référendum s’il le faut et que la volonté politique y est.

      Ce n’est pas très compliqué non plus de faire de meme avec ceux qui defilent derriere le drapeau israelien, en plein Paris, a chaque foi qu’il faut soutenir cet Etat qui viole sans cesse le droit international.


      Pourquoi etre solidaire de ceux qui nous montre chaque jour que leur solidarité est ailleurs ?
      Pourquoi accorder le privilège, l’honneur d’etre Français a ceux qui ne le mérite pas ?
      Pourquoi croire ceux qui militent CHEZ nous pour une société ou nous devrions partager avec eux notre sol mais qui, dans le meme temps, nous explique que LEUR peuple, lui, a droit a une terre qui ne doit pas etre partagée avec d’autres ?

      Le feu couve, les français ne croient plus ni leurs "Elites", ni les journalistes, ni les penseurs auto-proclamés.
      Attendons donc que le vent souffle plus fort.

      .







       


    • JONAS JONAS 19 octobre 2008 14:09

      @ non666,

      Je vous " plusse " pour ce dernier commentaire, qui est parallèle à mes idées.

      @ +


    • beubeuh 21 octobre 2008 13:45

      non666 vous considérez les Juifs comme des immigrés. Vous dites EUX et NOUS, vous dites que c’est à eux de s’adapter à nos traditions. Brefs, le vieil argumentaire qui fait du juif un français par adoption, un citoyen de seconde zone.

      On a déjà du vous le dire, mais je vais vous le répeter : il y a toujours eu des juifs en France, ils étaient là bien avant que la France ne s’appelle la France et qu’on y parle le français. Donc ce sont des français "de souche".

      De toute façon quand vous dites "eux" et "nous", sachez que le "nous" n’est que le produit de vos fantasmes. Votre conception de l’identité nationale est loin d’être partagée par tout le monde. Je suis moi-même un français de souche, et même pas juif, et je ne me reconnaît absolument pas quand vous parlez d’identité nationale. Je ne vois dans votre description que l’éloge de la mesquinerie et de la médiocrité.


    • Elbe Elbe 19 octobre 2008 11:01

      L’honnêté est une honte ? Les erreurs du passé sont faites pour être réitérés ? L’aspect positif de la colonisation c’est quoi ? la dépendance des pays du Sud où les infrastructures qui bénéficait qu’aux marchandises ? Une fierté exacerbé du passé n’est il pas un comportement d’un Homme qui ne croit plus au projet collectif et qui espère en l’échec de l’avenir ? Dans chaque révolte les symboles de la domination ont été attaqué... ici ce ne sont que des sifflets


      • JONAS JONAS 19 octobre 2008 14:33

        @ L’Auteur,

        Vous dites : " L’honnêté est une honte ? Les erreurs du passé sont faites pour être réitérés ? L’aspect positif de la colonisation c’est quoi ? ".

        L’honnêteté pour vous c’est d’être malhonnête ?

        C’est de nous culpabiliser pour la SHOA ! Nous n’en sommes pas les inventeurs, que l’on instruise le procès de la nation qui en est responsable.

        Quand je pense que nous avons failli faire supporter à nos enfants ce crime dont nous ne sommes pas les instigateurs ! ! ! Il a fallu l’intervention de Madame Veil qui est encore lucide, pour épargner cette honte à nos enfants.

        Le gouvernement de vichy a été une imposture ! Il n’a pas été élu par le peuple, là encore c’est l’amalgame, tous les Français n’étaient pas des collaborateurs.

        Cent ans d’occupation romaine nous ont civilisés, au moins le Sud de la France. Ils ont aboli le servage, nous ont appris à construire des ponts et des maisons en pierre et nous ont cédé leur Droit qui était une approche de la démocratie.

        Vous ne connaissez même pas les principes du colonialisme ou de l’esclavagisme… !

        " Entretenir l’individu colonisé dans l’ignorance, lui donner que les soins nécessaires, pour qu’il soit en mesure de faire un travail épuisant et toujours le même, afin qu’ils n’aient pas la force de se révolter ! "

        Vous croyez vraiment que la France a appliqué à la lettre ces principes ?

        Vous êtes un menteur Monsieur !

        Et ce sont des gens comme vous, qui êtes responsables de la situation actuelle.

        Ce n’est pas l’Île d’Elbe que vous méritez mais le bagne à Cayenne, sans vous laisser la possibilité de nous jouer les " Papillons ".


      • beubeuh 22 octobre 2008 10:49

        Cent ans d’occupation romaine nous ont civilisés, au moins le Sud de la France. Ils ont aboli le servage, nous ont appris à construire des ponts et des maisons en pierre et nous ont cédé leur Droit qui était une approche de la démocratie.

        Alors

        1) les Romains n’ont pas occupé la France, mais la Gaule, ce qui n’a rien à voir. Je ne vois pas comment vous pouvez dire "nous" en parlant des Gaulois, sauf peut-être si vous êtes un indépendentiste Breton. "Nos ancètres les gaulois", c’est dans Astérix mais dans les livres d’histoire.

        2) La présence romaine en Gaule a duré 5 siècles.

        3) Les Romains n’ont absolument pas aboli le servage, ils ont au contraire largement développé le commerce des esclaves qui existait avant eux. Les ponts et ouvrages en pierre existaient en Gaule bien avant les Romains (même si par la suite la technologie s’est beaucoup améliorée).

        4) Après la conquête Romaine de la Gaule s’est developpée dans ce pays une civilisation dite "gallo-romaine", originale et surtout unifiée (alors que les peuples gaulois ont toujours été divisés) avec pour langue principale et véhiculaire le latin. C’est de cette civilisation dont nous avons la trace aujourd’hui.

        5) Vous confondez le droit et les institutions. Le droit romain n’a rien de spécialement démocratique, et la République Romaine était déjà morte de facto lors de la conquête de la Gaule par César.

        Lisez un manuel d’histoire de niveau 6e, ça vous fera du bien.


      • 9thermidor 19 octobre 2008 15:51

        le problème :

        depuis que la France est en république ,

        les Français ne savent plus ce qu’est la France, celle de Charlemagne , de saint Louis , de Louis XIV.

        ils croient que la France
        c’est Robespierre , Clemenceau , le Front popu, de Gaulle et autres nullités malfaisantes.

        quant aux Tunisiens , ils savent ce qu’est la Tunisie.
        Leur nation n’a pas été déformée dans leur coeur par des hordes abondantes d’ enseignants laics et nihilistes.


        • beubeuh 21 octobre 2008 14:22

          La France n’existait pas sous Charlemagne. Ce dernier règnait à Aix-la-Chappelle, qui est en Allemagne.

          Saint Louis était d’origine espagnole.

          Louis XIV a créé la bureaucratie qui a modelé la société française jusqu’à aujourd’hui. Il est aussi à l’origine du système financier qui s’est cassé la gueule à la veille de la Révolution.

          Par ailleurs avant que la France ne soit en République, la majorité des Français n’avait qu’une très vague idée de ce qu’était la France. La population française était à 90% composée de paysans en grande partie analphabètes, ne parlant au mieux que le patois quand ce n’était pas une langue régionale (breton, occitan, provençal, basque...) et dont l’horizon n’allait généralement pas plus loin que celui de leur terroir, auquel ils étaient attachés par les droits féodaux. Ils n’entendaient parler de la France et du Roi qu’au cours des grands événements (naissances, mariages, victoires militaires) par le biais du curé de la paroisse.


        • appoline appoline 19 octobre 2008 20:15

          Nous ne devons en aucun cas avoir honte d’être français, seuls les dirigeants doivent être taxés d’incompétence, de droite comme de gauche ils ont accumulé les coups bas portés à leur propre pays. Ne devenons pas "transparents" croulant sous les colibets des autres nations.


          • beubeuh 21 octobre 2008 14:02

            Cette histoire de marseillaise sifflée est grotesque, et c’est vraiment rentrer dans le jeu de Sarkozy que de faire des extrapolations vaseuses sur le rejet de l’identité nationale, le racisme, l’âge du capitaine etc. 

            1) Dans les stades de foot c’est normal de siffler l’hymne national adverses et d’habitude ça ne choque personne. Bon il se trouve que dans le cas qui nous intéresse le public supportait majoritairement la Tunisie mais le football étant un produit commercial comme un autre se serait aller contre le principe de libre choix du consommateur que de s’en offusquer.

            2) Le public d’un stade n’est jamais représentatif de quoi ce soit. Et ce quoi qu’en disent autorités du football, présidents de clubs, journalistes sportifs, etc. Tous ces gens ont des intérêts économiques bien compris et utilisent sans vergogne les symboles nationaux pour vendre des places dans les stades, des maillots de foot à 120€ pièce, du merchandising en-veux-tu-voilà, des droits télé faramineux et des espace publicitaires hors de prix.

            Personnellement je suis ni Tunisien, ni Algérien, ni Marocain, ni Corse, je supporte l’équipe de France mais je crois bien que la prochaine fois que j’irai au Stade je sifflerai copieusement la Marseillaise, juste pour emmerder le monde et montrer à tous ces gens qui basent leur analyse de la société française sur le dernier téléfoot que leur pensée indigente a à peu près autant de valeur que l’horoscope du télé 7 jours.




            • Elbe Elbe 21 octobre 2008 14:33

              là où je vous rejoins c’est qu’il ne faut pas baser l’étude sociologique au seul endroit du stade et que ceux qui ont sifflés (sans doute moins nombreux que ceux qui s’en foutait) ne osnt pas les représentants de tels ou tels parties de la population. Néanmoins, ce fait a eu le "mérite" de mettre en avant les disvours quoi tournaient autour des identités à l’heure actuelle. D’un côté certains vouant une quasi divinité à la nation niant les possibles malaises et d’autres qui justifiaient leurs sifflets par des problèmes de reconnaissance. Il se peut que mon article n’ait pas assez nuancé ce fait (erreur de ma part) qui est que le stade est une partie de, mais ce qui m’interessait c’était sur les discours qui ont entraînés ce fait on est d’accord mineur.Merci de votre remarque


            • beubeuh 21 octobre 2008 16:23

              "le stade est une partie de " - oui mais la partie n’est pas réductible au tout. Un stade est avant tout un lieu de consommation. Quand on regarde de prêt les pratiques qui y ont court, un stade s’apparente bien davantage à un centre commercial qu’à un lieu d’expression publique. Les comportements des individus y sont très fortement normés et déterminés, fortement prévisibles à l’avance et surtout temporaires. Ces sifflets sont tout sauf une surprise, les siffleurs ont fait ce qui était attendu d’eux et ce pourquoi ils avaient payé (cher, en plus).

              Quand vous parlez "d’un terrain de sport, mué en espace social", il me semble que vous faîtes une erreur sociologique. En effet vous touchez-là à la notion de champ, or à mon sens l’espace entre les guichets et le bord de la pelouse et les 80 000 personnes qui s’y réunissent une seule fois pendant environ trois heures ne constituent pas un champ. Et encore moins quand on considère que ce dont on parle en réalité, c’est la représentation de cet espace sur une durée de deux heures (avec 20 minutes de pub) par les médias qui avaient payé les droits de retransmission de la rencontre.

              Tout ceci n’est qu’une image, rien de plus, qui permet à tout un tas de gens sans imagination d’aligner les discours creux à la télé. Alors je vous rejoins sur l’histoire sociologisante des français issus de l’immigration, mais je vous dit aussi arrêtez de brandir cette image des sifflets au stade de france en disant "regardez que ce ça révèle". Parce que c’est une erreur scientifique, qui n’a pas plus de valeur que l’affirmation des Lepénistes qui brandissent la même image en disant "regardez, nous avions raison".

              Le rôle du sociologue doit être de démythifier l’image. Or intéreprêter de la même manière des images sous prétexte qu’elle se ressemblent, en plus d’être une erreur méthodologique, transforme le raisonnement sociologique en lieu commun, ce qui je crois est bien le pire qui puisse lui arriver.

              La sociologie est bien un sport de combat, et il faut savoir varier les coups, sans quoi ils se retournent contre vous.



              • Elbe Elbe 21 octobre 2008 20:33

                Je comprends ce que vous dites et ne suis pas loin de partager votre opinion quant à l’aspect consumériste d ’une enceinte de football. Le fait est qu’il y a également des relations d’ordre social au sein même des kops de football (exemple du public pro communiste en italie ou bien fasciste). Il y a une sociation de personnes qui parfois va bien au-delà du simple groupes de potes bourrin devant un match. Ce soir là au stade de France c’est vrai qu’il devait y avoir un aspect supporter (les gamins s’étant sans doute chambrer toute la semaine autour du match) que je n’ai pas analysé ni même mentionné à tort mais il pouvait aussi avoir l’expression d’une frustrtation spontannée, pas forcémment construite consciemment (tous ne se sont pas dit "je vais siffler la marseillaise parce patati patata) mais juste l’expression d’un rejet interiorisé de toute forme d’institution rammenant à l’Etat qui est perçu comme oppresseur plutôt que salvateur.

                Je pense que la faille de mon texte est d’avoir privilégié la forme sur le fond (dure alchimie) et visiblement le message que je pensais faire passer (si tant est que j’ai à faire passer un message) était celui de dire qu’un évènement à priori simple est récupéré par deux parties pour développer des discours intelligibles à première vue mais au final pleins de contradiction et que les plus véhéments (les indignateurs permanents) reprochent un manque de réflexion alors que eux aussi sont dans un cas de déni de toutes formes de pensée. Nous étions dans une lutte des symboles, je voulaas montrer cette subjectivité du symbole et que finalement derrière un symbole chacun y met ce qui veut : pour certain la marseillaise est signe de république pour d’autres c’est devenu au fils des années le symbole d’une institution dont ils s’estiment exclus, d’autres vont voir les sifflets comme l’incompatibilité culturelle (réaction épidermique) là où un malaise social s’exprime. Je pense donc que j’ai pas assez axé mon analyse sur cette subjectivité du symbole qui finalement devient uin rouage de notre système médiatique.

                Après relecture, confrontation d’avis, je reconnais des imprefections en effet dans un article qui ne se prétendait pas forcément sociologique. L’ambition était de montrer les différents discours qui avait ressurgi lors d’un fait comme celui-ci. je retravaillerais surement l’article pour étayer et rentrer en finesse dans cette relation au symbole. Je vous remercie en tout cas pour le dialogue entammé constructif, selon moi. Les récations à ce post (j’ai gagné un séjour au bagne quand même) montrent comment le traitement d’une affaire peut faire surgir les pensées d’une époque ets ervir de prétexte à exprimer sa pensée. La sociologie c’est le doute, cultivons le un peu. L’erreur fut peut être de suivre le rythme médiatique.

                Bien à vous


              • JONAS JONAS 21 octobre 2008 22:55

                Elbe et consorts,

                Vous puez la démagogie à la petite semaine !

                Le Coran dit : que partout où les musulmans sont majoritaires, la Charia est applicable et la terre devient de fait Musulmane.

                Notre loi démocratique, fait que c’est le nombre qui gouverne ! Leurs élites religieuses ont bien compris le parallèle !

                Lorsqu’ils seront assez nombreux, ils nous imposeront la Charia démocratiquement !

                Comment on nommait les gens qui s’alliaient avec l’occupant en 1940 ? Des COLLABORATEURS.

                Vous n’êtes rien de plus, ni de moins.

                @ —


              • Elbe Elbe 22 octobre 2008 06:10

                Jonas sortez de chez vous et discutez avec cette jeunesse, elle est loin d’etre extrêmiste. vous vous focalisez sur l’Islam extrême oubliant que ces gamins sont élevées dans la laïcité. Il suffit de voir les réactions républicaines qu’il y a eu lors des dernières affaires... Qui a parlé d’invasion et de collaboration ? Les allemands étaient nés en France, je savais pas. votre discours est le même que la droite de vichy en revanche. Démagofie ? Quelle serait mon intérêt de flatter pour plaire ?


              • beubeuh 22 octobre 2008 10:36

                Jonas, vous n’avez pas l’impression d’être un peu primaire des fois ? Je vous ferai juste remarquer dans la grande majorité des pays où plus de 90% des habitants se disent musulmans, ce n’est pas la charia qui s’applique. En fait seulement une infime minorité du milliard et demi de musulmans vit sous une loi inspirée par une interprétation rigoriste de la charia. Vous pouvez donc remiser votre paranoïa au placard.

                http://pcrd.labrute.fr


              • JONAS JONAS 22 octobre 2008 13:48

                @ beubeuh,

                Oui, mais il a suffi de 60 millions d’Allemands, pour déclencher la seconde guerre mondiale et faire plus de 100 millions de morts environ.

                À la prochaine nous passerons aux chiffres supérieurs, le milliard !

                Bonne journée.

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