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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Droit de vote en question

Droit de vote en question

On nous dit de voter, on nous dit que des hommes sont morts pour nous donner ce droit, on nous dit que celui-ci représente une avancée sociale fondamentale, déterminante... et pourtant je crois qu’il est temps de passer à autre chose.

J’ai déjà développé ce sujet dans Le peuple des connecteurs, ma thèse principale étant que voter pour des gens qui ne peuvent fondamentalement pas exercer le pouvoir n’a plus aucun intérêt, mais j’ai eu envie d’y revenir après le commentaire de Gérard Ayache à la suite de son dernier article sur AgoraVox.

Les féministes se félicitent encore de leur récente victoire : 1944 en France. Chaque mois d’avril, lors de la célébration de cet évènement, je ne peux m’empêcher de me révolter. Non parce que je suis contre le droit de vote des femmes, mais parce que je suis persuadé que le droit de vote n’est qu’un su-sucre pour nous tenir tranquilles, hommes comme femmes.

Nous vivrions dans une démocratie ? Mais la plupart d’entre nous passent le plus clair de leur temps dans des entreprises qui n’ont rien de démocratique. Votez-vous dans votre boîte ? Excepté pour les délégués syndicaux, votez-vous pour les décisions stratégiques, les recrutements, les licenciements, les promotions ? Non, ces choix s’effectuent suivant un mode plus ou moins dictatorial. Parfois la dictature est éclairée, mais elle reste dictature. Et comme dans toute dictature, les coups d’État sont monnaie courante.

Alors, pourquoi la démocratie et le droit de vote ne se sont-ils pas étendus à l’ensemble de la société ? Pour moi, il y a une réponse évidente : ça ne fonctionne pas. Et pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que voter revient toujours à choisir entre deux possibilités... comme si le monde était blanc ou noir.

Dans le business, ce n’est jamais comme cela. Dans la société ce n’est pas comme cela non plus. Les situations sont complexes, les questions ne sont jamais binaires, les solutions jamais évidentes. Il faut essayer des réponses, accepter de se tromper, faire marche arrière, repartir dans une autre direction. Il faut, en quelque sorte, imiter l’évolution biologique. Il n’y a jamais de question ni de réponse toute faite dans un monde complexe.

Vive l’abstention

Dès qu’il y a une élection, les journalistes se lamentent devant le faible taux de participation. Les hommes politiques s’accusent les uns les autres du désintérêt croissant des citoyens. Au contraire, je crois que nous devrions nous en féliciter. Si nous votons moins, c’est que nous comprenons que notre vote a de moins en moins d’utilité.

Dans une entreprise, quand un problème se pose, les gens compétents se réunissent et essaient de trouver une solution. En démocratie, on demande à tout le monde de donner un avis. C’est absurde. Il ne faut alors pas être surpris de voir les gens avec un peu de sens civique refuser de se mouiller. Soit on accepte de bosser le sujet, et on peut s’engager, soit on reste à distance. Et comme on ne peut pas bosser tous les sujets, on devrait s’abstenir de voter presqu’à tous les coups.

Si la démocratie veut grandir, elle doit dès lors accepter la multiplicité des problèmes et des réponses, elle doit devenir multidimensionnelle. Elle doit multiplier les scrutins et se féliciter qu’une poignée de gens compétents et avertis votent. Nous devons passer de l’échelle globale à l’échelle locale, du « tout le monde donne son avis sur peu de sujets » à « seuls ceux qui s’intéressent à la question donnent leur avis ».

Cette façon d’envisager la démocratie est aujourd’hui possible, avec l’aide la technologie. Nous devons aller en ce sens, vers plus de dynamisme. Finalement, le droit de vote se dissoudra, remplacé par un processus de décision continuel auquel tous les citoyens volontaires pourront participer.

Cela paraît impossible, mais certaines entreprises comme Visa fonctionnent déjà de cette façon. La plupart des familles aussi fonctionnent ainsi. Le plus souvent, on ne vote pas mais, le plus souvent, on a l’impression d’avoir son mot à dire, et ça avance...

En somme, le droit de vote ne nous a pas beaucoup éloignés des anciens régimes. Il ne nous aide qu’à choisir entre deux princes héritiers de partis qui ressemblent, par leur fonctionnement, aux noblesses de cour. Hors de la quête du pouvoir, le droit de vote n’a aucun intérêt. Dès qu’il s’agit de discuter d’idées, ça coince, comme l’a rappelé Ayache. Le droit de vote nous donne simplement bonne conscience. En quelques secondes, au moment de mettre notre bulletin dans l’urne, nous déléguons toutes nos responsabilités. Et puis basta.

Dans notre monde complexe, le vote apparaît comme une tentative de simplification par trop schématique. Les problèmes complexes que sont le réchauffement climatique, la malnutrition, la crise de l’eau... ne se régleront pas avec des élections, mais par des milliers de décisions auxquelles nous devrons tous participer, à chaque seconde de notre vie.

Le monde avance dans ce sens, j’en suis sûr, la marche vers plus de libertés est irréversible. Et si, par malheur, cette progression était stoppée, ce serait signe que les partis en place verrouillent la démocratie dans un état juvénile, état dangereux pour l’humanité, car il interdit d’avancer sur les problèmes inhérents à la complexité.



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165 réactions à cet article    


  • gem (---.---.117.249) 1er septembre 2006 11:35

    Bigre, oser dire que la démocratie n’est pas le nec plus ultra politique... J’en connais qui vous rapidement se pencher sur votre cas.

    Cas que vous aggravez en usant d’arguments, et d’arguments solides, en plus. aïe aïe aïe...

    Une remarque, en passant : le marché aussi est un processus décisionnel. Ce n’est pas pour rien si les collectiviste de tous poils, adeptes du vote généralisé de tous sur tout, honnissent le marché. le maché donne à chacun son mot à dire (acheter ou pas). Sur le marché, l’abstention est la norme. La participation (l’achat) est libre, ne pas acheter peut être aussi bien vu (résistance à la « fièvre acheteuse »).

    On peut dire du marché la même chose que de la démocratie : ni dans les familles, ni dans les entreprises, on ne prend les décisions en « achetant ». Et la démocratie est malade des achats de votes, aussi bien individuels que collectifs (via des avantages à telle ou telle catégorie, toujours qualifiée de « défavorisée » ou de « pénalisée » pour la circonstance).

    En somme, ça nous fait au moins trois systèmes de décision qui coexistent et doivent coexister, chacun à sa place. Le vote, la dictature, le marché.

    Le vote est aristocratique (on choisit le « meilleur » : aristo). La dictature est théocratique (« dieu a dit... »). Le marché est démocratique (le peuple se conduit seul, selon l’impulsion de chacun et non pas de ses dirigeants). Les trois ordres de l’ancien régime existent toujours, et une société qui prétendrait fonctionner sur un seul mode serait bien malade...


    • prince2phore prince2phore 1er septembre 2006 13:16

      il me semble que pour acheter il faut disposer d’argent non ? jusqu’à preuve du contraire chaque citoyen peut voter de la même manière en démocratie, quelque soit son patrimoine financier (acheter 1 action ou 10 000 n’a pas le même effet sur le marché....).

      vous avez oublié la main invisible et régulatrice du marché aussi...

      enfin bon, il me semble qu’on se trompe de débat, on ne vote (pas moi) pour prendre une décision mais pour choisir des représentant dont ce sera la mission il me semble. après je suis d’accord avec vous sur un point, les candidats et leur médiocrité sont pour moi la cause unique de l’abstention (et les élus en place bien sûr). mais comme débat sur le droit de vote, vous êtes à mon avis complètement hors sujet...


    • gem (---.---.117.249) 1er septembre 2006 14:36

      >jusqu’à preuve du contraire chaque citoyen peut voter de la même manière en démocratie, quelque soit son patrimoine financier (acheter 1 action ou 10 000 n’a pas le même effet sur le marché....).

      Oui, et c’est parfait si, et seulement si, chaque citoyen subit la décision de la même façon. Sinon c’est parfaitement inégalitaire, stupide et dangereux : avec ça on sacrifie aisément (ou on favorise) les juifs ... ou les coiffeurs (Cf. la blague bien connue). Exemple en cours ici même à propos de la rémunération des medecins, exemple récurent à propos des « subventions agricoles » et des « riches céréaliers », sans parler du débat trolligènes sur la rémunération des auteurs et la DADVSI.

      Sur le marché il y a à peu près proportionalité entre l’influence (l’argent dépensé) et l’impact (le bien obtenu, l’influence sur la décision du producteur de poursuivre dans la même voie). Dix clients qui vont chez le coiffeur une fois par mois pèse autant qu’un citoyen qui y va tous les trois jours : quoi de plus normal ? Par quel miracle l’équilibre général est-il différent quand on parle de piscine publique (ou de route, ou n’importe quoi) au lieu de coiffure ?

      L’argent est l’instrument et le domaine du Marché. Quand la Démocratie s’en mèle elle ne fait que se perdre et disparaitre, purement et simplement : le droit d’administrer la caisse publique et de mettre les citoyens au racket est vendu à l’encan, payé en monnaie de singe (« promesses électorales »), au détriment de tous (ou presque...), quand ce droit n’est pas saisi par la force (après guerre civile, dont il faut rappeller que les élections ne sont qu’une forme atténuée).

      Idem et symétriquement, si l’argent rentre dans la politique et la justice, le marché est perdu.

      La démocratie est (preque) parfaite pour faire des lois pénales et pour faire (ou éviter) la guerre, elle ne vaut pas un clou pour gérer des transfert d’argent entre citoyens. Même si je ne peux pas me payer la même chose que Billou (outre que ni vous ni moi ne pourront jamais, même avec le vote le plus égalitaire à vos yeux) et qu’inversement le clochard du coin ne peut pas se payer la même chose que vous ou moi. Inversement le « marché » ne vaut pas un clou pour administrer la justice, justement parce que la décision ne doit nullement être conforme à l’intérêt des parties (plaignant + juge), mais conforme au droit.


    • Jesrad (---.---.20.126) 1er septembre 2006 15:01

      Une remarque, en passant : le marché aussi est un processus décisionnel. Ce n’est pas pour rien si les collectiviste de tous poils, adeptes du vote généralisé de tous sur tout, honnissent le marché. le maché donne à chacun son mot à dire (acheter ou pas). Sur le marché, l’abstention est la norme. La participation (l’achat) est libre, ne pas acheter peut être aussi bien vu (résistance à la « fièvre acheteuse »).

      Poussons un peu l’exemple plus loin. Comparons « l’achat façon démocratie » et « le vote façon marché », si vous le voulez bien.

      Achat façon démocratie
      Tout le monde peut voter pour élire la voiture de 2007-2012. C’est cette voiture-là qui sera vendue de force à tout le monde (au besoin, l’Etat vous endettera sans vous demander votre avis si vous n’en avez pas les moyens). Les anciennes voitures seront envoyées à la casse progressivement pour être remplacées par les nouvelles pendant ces années. Attention : on vote pour des « programmes » de voiture, il n’y a aucun prototype pouvant être essayé par tout un chacun.

      Il y a la voiture UMP, dont toutes les télés (surtout TF1) vantent les mérites. Plus sécurisée, plus puissante, c’est l’ordinateur de bord qui la conduit à votre place. Elle est sponsorisée pour être moins chère. Si vous ou vos enfants êtes condamnés, la voiture cesse de prendre les autoroutes et se limite aux nationales.

      Il y a la voiture PS qui ressemble étonnemment à la voiture UMP, mais plus chère (car pas sponsorisée et pleine de petits cadeaux).

      Il y a la voiture des Verts, électrique ou à pédales ou à air comprimé ou à hydrogène ou nucléaire, ils ne sont pas encore tout à fait d’accord.

      Etc...

      Pendant le premier tour de vote, on choisirait le modèle qu’on préfèrerait voir conçu et construit, pendant le deuxième tour on voterait pour la moins détestable des deux voitures sélectionnées.

      Et on ferait pareil pour choisir un « programme » de plat cuisiné, un « programme » d’ordinateur (sans mauvais jeu de mot), un « programme » de table ou d’armoire, etc...

      Vote façon marché
      Vous emménagez dans un nouveau quartier. Dans ce quartier-là, la mutuelle des propriétaires de logements qui possède les rues a pour convention de laisser circuler n’importe qui, et de ne laisser stationner que ceux qui ont l’autocollant indiquant qu’ils sont soit propriétaire local soit abonné « parking+ ». Dans d’autres quartiers, il faut un sticker à hologramme sécurisé sur son véhicule pour entrer. Dans d’autres, circulation et parking sont libres, etc... Vous pouvez adhérer à la mutuelle, ou vous organiser comme vous le sentez (à vos frais) pour gérer votre part de rue et de parking qui font partie du logement, ou encore vous arranger avec eux, etc...

      Vous pouvez choisir entre trois assurances de sécurité (police privée) qui offrent leurs services dans ce coin, la première, assez connue, fait dans la prévention en priorité (elle installe des caméras et des micros chez vous) et affiche fièrement le faible taux de criminalité touchant ses clients, la seconde se targue de toujours attrapper les criminels après coup (leurs modalités de remboursement en cas de vol ou blessure sont exemplaires), et la troisième est nouvelle et cherche à apâter de nouveaux clients avec des tarifs très avantageux. Ils proposent aussi assurances santé, assurances vie et assurances logement, parfois en bonus pour un abonnement sécurité personnelle.

      Ensuite, vous pouvez choisir entre une pléthore d’arbitre de litiges (juge et tribunal). Il y en a un qui a posé sa plaque (norme Justicia) en bas de votre immeuble, c’est votre voisin du dessous, en face. Il y en a trois formant un cabinet (spécialité : litiges contractuels) deux rues plus loin, un autre encore près de la boulangerie qui prend ses décisions avec l’aide de ses voisins réunis en jury, etc... Et enfin, vous pouvez (ou pas) acheter des modèles de Droit tout faits, par exemple le « Sécurité avant tout » modèle 2007 avec peine de mort pour les cas de meurtre ou de viol d’enfant (celui-là est reconnu par l’assurance sécu bien connue), le modèle « Tous ensemble » avec abonnement aux plans de charité sociale, le modèle « Toujours libre » qui ne reconnaît pas les promesses contractuelles sans échange de titre de propriété, etc...


    • Le_Sol (---.---.174.155) 1er septembre 2006 16:26

      Le marché est ochlocratique, pas démocratique, et participe à l’émergence des monopoles.


    • Jesrad (---.---.20.126) 1er septembre 2006 17:24

      Cette affirmation est a été démontrée mathématiquement fausse par les spécialistes de la théorie des jeux.


    • Le_Sol (---.---.166.247) 2 septembre 2006 15:38

      Montre moi où


    • Le_Sol (---.---.166.247) 2 septembre 2006 21:21

      Et ça n’empêche pas que le marché comme la démocratie participative, c’est rien moins que le gouvernement par la foule. Autrement dit le foutoir.

      Ça me fait penser aussi à la théorie libérale qui supppose l’égalité de ses membres dans l’accès à l’information, or bien sûr c’est impossible.

      Quant à l’émergence des monopoles, c’est un fait. La loi anti-trust des states n’est pas là pour rien. Théorie de maths bien obscure ou pas.


    • Jesrad 3 septembre 2006 10:54

      Le marché un gouvernement par la foule ? Vous délirez plein tube. Dans un marché la foule n’a pas plus de pouvoir que la somme des individus qui la compose : la foule n’a aucun droit particulier pour décider de qui vend quoi ou qui achète quoi.

      A moins que, fier représentant de l’ordre de Lapalisse, vous ne disiez « mais si la foule empêche quelqu’un d’acheter, ou force quelqu’un à acheter... » ? Dans ce cas c’est que la foule gouverne, et qu’on est déjà en ochlocratie ! Qu’il y ait un marché ne fait alors aucune différence.

      Pour en revenir à votre autre affirmation péremptoire, que « le marché mène aux monopoles », vous êtes déconnecté de la réalité. Où est le monople du meuble ? Le monopole de l’imprimerie ? Le monopole du blé ? Les euls monopoles sont le fait de l’état. Sans la capacité à appliquer le copyright de l’état US, Microsoft n’existerait pas. Sans la capacité de l’état français à interdire tout transport privé du courrier, La Poste n’existerait pas.

      Montrez-moi un seul monopole qui perçoit des rentes et je vous montrerai comment et pourquoi c’est l’état, et rien d’autre, qui l’a créé et qui le maintient en vie. Les lois anti-trust des US sont juste un moyen que leur gouvernement fédéral a inventé pour résoudre les conséquences de sa propre intervention dans le marché.

      Vous parlez d’une « théorie libérale d’accès égale à l’information », je n’en ai jamais entendu parler. Au contraire, il me semblait que von Mises et Hayek avaient démontré que le marché fonctionne aussi grâce, et non pas en dépit, du manque d’information et de l’irrationalité de certains choix des individus.

      Le marché n’est pas ochlocratique, et détruit les monopoles non-naturels, n’importe qui peut le constater et le vérifier par lui-même. Vous êtes totalement déconnecté de la réalité.


    • Rocou (---.---.209.17) 3 septembre 2006 10:57

      « Quant à l’émergence des monopoles, c’est un fait. La loi anti-trust des states n’est pas là pour rien »

      L’émergence des monopoles est une conséquence du dirigisme et de l’interventionnisme : favoriser une corporation, un métier, un groupe pour des raisons politiques, par corruption, etc. Les lois anti-trust essaient de régler ce que les Etats ont eux-mêmes générés et l’application de ces lois fausse le marché en favorisant indûment certains acteurs. Il s’agit d’une illustration de plus que l’Etat s’affiche en sauveur des problèmes qu’il a lui même générés.

      Il est assez savoureux de lire ici et là que le libéralisme engendrerait des monopoles alors que ce que nous constatons dans notre monde ultra-étatisé que les monopoles sont tous publics ou d’origine publique.


    • Rocou (---.---.209.17) 3 septembre 2006 11:02

      "Ça me fait penser aussi à la théorie libérale qui supppose l’égalité de ses membres dans l’accès à l’information, or bien sûr c’est impossible

      Je ne sais pas où vous avez été pécher cette ânerie, cela ressemble à la « concurrence pure et parfaite » de l’idéal communiste. Il est évident que c’est impossible et surtout non souhaitable sinon, a quoi bon une concurrence ? Des entreprises d’Etat suffisent alors.


    • Christian (---.---.93.130) 3 septembre 2006 12:23

      Je souscrit complètement à votre analyse. L’article a une certaine tenue et dénonce brillamment certaines vérités, mais il s’égare très vite dans des chemins de traverses. L’auteur semble ignorer la finalité de la fonction élective.

      Amicalement.


    • Pierrel (---.---.90.136) 3 septembre 2006 21:03

      Tout à fait d’accord avec les réflexions de « Gem ».. On n’a pas découvert récemment que la démocratie est un mauvais système, mais, franchement, c’est aussi le moins mauvais (cf. Churchill). La démocratie ne marcherait pas parce que le choix ne se réduit pas à une opposition blanc/noir ? Quel confort de le croire ; lorque l’on est en face d’un problème, ne pas choisir est un soulagement (« lâche » mais confortable). Quant à la caricature du monde du travail : no comment !


    • miaou (---.---.101.125) 1er septembre 2006 11:49

      « La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres »

      Winston Churchill


      • Thierry Crouzet Thierry Crouzet 1er septembre 2006 12:00

        Je m’étais juré de ne plus répondre aux ommentaires que par de nouveaux articles. Mais pour ce commentaire là, j’ai déjà une réponse. Voir mon post sur Churchill.


      • miaou (---.---.101.125) 1er septembre 2006 13:15

        La nuance (« La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres jamis essayés ») a certes son importance. Mais que proposez-vous au juste ?

        * la suppression pure et simple de l’état, dans une optique anarcho-libérale ?

        * le rétablissement d’un système censitaire, dans une optique louis-philipparde ?

        * une « république des savants » ou « des experts », dans une optique positiviste ?

        * des « améliorations » par rapport rapport à la démocratie (référendums à la suisse, démocratie « participative »)

        * rien : c’est juste pour faire remarquer qu’une démocratie ne permet pas de règler tous les problèmes

        * autre chose ?

        Dans les cas, j’entends que vous démontriez la supériorité de votre système par rapport à la démocratie participative classique.


      • Zermikus (---.---.133.198) 1er septembre 2006 13:54

        Là, ça commence a être un peu éculé le dicton, maintenant, tout le monde connaît la formule...

        Le choix du vote :

        "Qu’est-ce que vous préférez ?

        - Etre fusillé ou guillotiné ?"

        Ni l’un ni l’autre mon adjudant, je veux vivre, j’ai encore plein de trucs à faire... Et vivre décemment s’il vous plaît.....

        Il est clair que si on vous propose 2 ou 100 candidats, il est totalement idiot de voter pour le moins mauvais ! Autant en trouver un bon ailleurs...

        Au fond, le droit de vote, c’est comme le bac, quand on ne l’a pas, c’est drôlement gênant, une fois qu’on l’a, ça ne sert plus à rien....

        Voilà plus de 40 ans que je n’ai pas trouvé un quidam digne de recevoir mon bulletin... Alors, je persiste dans le blanc, puisque bonnet blanc = blanc bonnet....

        Je n’ai pas besoin d’un représentant qui ne réprésente que lui-même et dont le seul souci est la prochaine (ré)élection, j’ai besoin de gens qui gèrent correctement mon pays, c’est pourtant simple ! Ils pourraient tout à fait rester 30 ans s’ils font bien leur boulot, mais il faut les virer dereched quand ils déraillent... Et c’est bien dans ce sens là que l’actuel système conduit au pire... La démocratie, enfin ... quand elle existe, est parfaitement perfectible....


      • Rocou (---.---.209.17) 3 septembre 2006 11:05

        « * la suppression pure et simple de l’état, dans une optique anarcho-libérale ? »

        Attention, les anarcho-capitalistes ne demandent pas la suppression de l’Etat, ils veulent juste pouvoir en sortir.

        Ce qui, dans les faits revient à sa suppression smiley


      • Gérard Ayache Gérard Ayache 1er septembre 2006 11:52

        Bonjour Thierry

        Votre papier m’incite à provoquer la réflexion suivante :

        La démocratie a pour principe de restituer le pouvoir au peuple par le mécanisme du vote. Mais les difficultés de l’exercice électoral que vous soulignez dans votre article mènent à une question brutale : la démocratie est-elle simplement réalisable ? Rousseau lui-même se posait la question : « S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes » (Contrat Social, II, 4)

        Si l’on va au fond de l’idée on peut se demander si le concept de gouvernement démocratique veut dire quelque chose. En effet, la démocratie est la négation de toute forme de gouvernement, plus exactement, de tout principe transcendant de régulation des relations entre les hommes. De là à dire que la démocratie est de même nature que l’anarchie, il n’y a qu’un pas. L’expression fait peur, mais pourtant...L’anarchie est liée dans l’esprit commun au désordre puisqu’elle rejette l’ordre gouvernementaliste et ses diverses sources de légitimation. En réalité, l’anarchie pense l’ordre de la communauté dans l’immanence, c’est-à-dire comme institution du collectif dans un espace multidimensionnel, à géométrie variable.

        Cet espace commun n’est pas éloigné de celui que l’on appelle aujourd’hui cyberespace, intelligence collective, démocratie participative, etc. Un espace peut-être à inventer dans lequel les initiatives individuelles seraient questionnées, recoupées et connectées pour tenter de comprendre et d’agir sur les réalités et les enjeux complexes ; en bref, pour gouverner.


        • pierrot (---.---.141.25) 1er septembre 2006 14:48

          @ l’auteur, Gérard Ayache...

          Cet article pose les vraies questions (efin devrait on dire).

          Va t’on enfin assister à cette « fin du temps des nations » prédite, inéluctable et surtout souhaitable.


        • Jesrad (---.---.20.126) 1er septembre 2006 15:12

          « S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes »

          Cette situation de Rousseau est utile pour comprendre le massacre de la Révolution Française. Beaucoup de penseurs des Lumières voyaient le peuple comme indésirable dans leurs utopies, le remplaçant en pensée par un citoyen rationnel et éduqué idéalisé. Les Révolutionnaires ont cherché à se débarrasser définitivement de tous ceux qui ne « convenaient » pas. Sur ce sujet je conseille la lecture des chapitres correspondants de « Historiquement correct » de Jacques Sévillia. On peut ne pas être d’accord avec tout, mais il y fait une remise en contexte et une mine de faits historiques indiscutables qui font frémir.


        • www.jean-brice.fr (---.---.30.67) 2 septembre 2006 08:26

          pour pierrot : le seul moyen de faire fonctionner la DEMOCRATIE EST DANS LA NATION ET NULLE PART AILLEURS .


        • pierrot (---.---.141.25) 2 septembre 2006 12:10

          @ Jean Brice

          Et bien non. La démocratie ne convient pas à une nation. C’est trop grand. Le modèle suisse est un exemple de véritable démocratie avec sa double majorité, peuple et canton (=Etat). Car cette double majorité garantie dans toute élection une juste décision sans que les villes plus peuplée n’écrasent les campagnes, et réciproquement si c’était possible. D’autre part les sujets étant envisagés différemment en fonction de l’environnement direct, économique, environemental ...jusqu’à... désir d’un peuple donnée, les décision s’insère mieux dans la société et maintienne un équilibre nécessaire.

          Le concept de nation avec une direction centralisée complètement out of order concernant les problèmes précis de chaque région est largement dépassé et inadéquat. Ce n’est plus qu’une démocratie de patachon qui se confond plus avec une tyrannie plénipotentiaire qu’avec autre chose.

          Ce n’est pas pour rien que la suisse fonctionne de manière démocratique depuis 800 ans. Et ma fois ça fonctionne. En tant que citoyen, je peux intervenir de manière directe sur la politique de monpays, par voie de référendum ou d’initiative que ce soit au niveau fédéral ou au niveau de mon état cantonal.


        • fredleborgne (---.---.102.4) 1er septembre 2006 13:09

          Le droit de vote n’a pas a être remis en question. Lorsque on vote pour un candidat, on accepte de lui déléguer notre confiance pour qu’il soit un « dictateur éclairé temporaire ». Le droit de vote démocratique n’influe donc pas directement sur la décision de limiter les rejets de gaz carboniques par x moyens, car deux candidats compétents peuvent prendre la même décision. Le vote permanent ne peut être assimilé qu’à un sondage d’opinion, car comme le fait justement remarquer l’auteur, pour choisir la bonne solution d’un problème, il faut avoir creusé la question. Si le vote est en crise, c’est bien parce que les politiques ont perdu la confiance des citoyens. (Par abus successifs, incompétence, mépris) Qu’ils ne croient pas pour autant qu’on va leur laisser tous les pouvoirs. Nous avons vu les désastres d’une confiance mal placée. En effet, sur certains sujets (DADvSI), il y a eu prise illégale d’intérêts dans certaines décisions au lieu de réel débat équilibré, les choix sécuritaires deviennent liberticides, mais cela n’a pas empêché la rue de réagir pour le CPE. Aprés l’alternance, le coup de balai pourrait s’imposer si elle était insuffisante, pour une nouvelle démocratie cependant, mais pas avec les mêmes hommes politiques, ni peut-être les mêmes partis...


          • colza09 (---.---.164.62) 1er septembre 2006 13:35

            C’est bien là le problème.... A qui peut on actuellement déléguer sa confiance ??? Les femmes et hommes politiques font la roue devant nous le temps d’une campagne électorale et, une fois élus, deviennent des autistes !! Comment leur faire confiance.

            Je pense qu’il faudrait créer un système de véto populaire, peut-être par internet, donnant des points positifs et négatifs à chaque élu. Lorsque l’un d’entre eux dépasserait un certain seuil négatif, il serait renvoyé devant les électeurs.

            Peut-être que ça inciterait les politiques à se souvenir de leurs promesses !!! On peut rêver, non ??


          • pierrot (---.---.141.25) 1er septembre 2006 14:51

            @ fredleborgne

            Le droit de vote n’a pas a être remis en question. Lorsque on vote pour un candidat, on accepte de lui déléguer notre confiance pour qu’il soit un « dictateur éclairé temporaire ».

            Oui dans l’empire romain et seulement en temps de crise et à notre époque, en suisse en temps de crise aussi. Jamais de manière systématique.


          • Jesrad (---.---.20.126) 1er septembre 2006 15:14

            Moi je refuse de déléguer presque tous mes droits à un type que je n’ai aucune chance de choisir moi-même, sous prétexte que pratiquement tous mes voisins l’ont fait. A moins que quelqu’un puisse me justifier rationnellement ce comportement qui m’est totalement étranger.


          • pierrot (---.---.141.25) 1er septembre 2006 16:30

            Juste une question .

            Depuis le temps que tu choisi, t’es content ?


          • (---.---.162.15) 1er septembre 2006 13:35
              la marche vers plus de libertés est irréversible

            C’est dingue ce qu’on peut lire dans Agoravox !... Ainsi, puisque c’est sûr qu’on va vers la liberté, il n’y a plus besoin de vote, de démocratie et tout le tatsoin, y’a qu’à se laisser conduire les yeux bandés !... Pom pom pom !

            Am.


            • Rocou (---.---.209.17) 3 septembre 2006 11:14

              "y’a qu’à se laisser conduire les yeux bandés !

              Mais qui vous dit de vous « laissez conduire » ? Nous n’avons pas besoin des parasites qui vivent sur notre dos. Les politiciens sont des individus que l’on élit pour qu’ils nous volent.


            • Zalka (---.---.139.89) 1er septembre 2006 13:37

              Je dois dire que je ne suis pas vraiment convaincu.

              Certes, j’ai l’impression que mon vote vaut de moins en moins. Que la politique devient plus le terrain de jeu de lobbies en tout genre au sens américain, pas conspirationniste (j’y inclus la défense des consommateurs, les communauté, les entreprises etc...). Je ne me reconnais dans aucun homme politique. Pourtant je continue d’aller mettre mon bulletin dans l’urne, en choisissant le « moins pire » à défaut du meilleur.

              Pour vos propositions, je vois deux failles. La première serai d’accentuer le pouvoir des lobbies. Bref, les gens prenant les décisions représenteraient plus leurs intérêts que l’intérêt général. Je sais qu’on peut douter de la dévotion à l’intérêt général de nos politiciens, mais là on aggraverait la situation.

              L’autre problème, c’est que tous ces votes risqueraient d’apporter une grande incohérence. Par exemple, les gens s’interressant au budget décident d’une baisse des impôts donc des recettes de l’état. De l’autre côté, d’autres personnes ont décidé des dépenses supplémentaires. Difficiles de concilier les deux, n’est ce pas ?

              Bon, je ne suis pas spécialiste, mais je me pose quand même des questions ! ;)


              • (---.---.94.25) 1er septembre 2006 13:39

                L’abstentionisme c’est moins de personne a convaincre...

                Toute façon la gauche et la droite s’inscrivent dans la meme continuite de servir les lobbys economiques qui en France et en Europe font la pluie et le beau temps.

                Bref reste plus qu’a convaincre la classe moyenne qui vote qui est a l’abri du chomage et de la population immigres... le reste de la population est ignorer depuis des decennies par les politiques et leurs jeux de façade... n’est destine a la classe moyenne candides... la recolution a mis fin a la monarchie ventripotante il est temps de mettre fin a cette democratie de façade...


                • Zalka (---.---.139.89) 1er septembre 2006 13:49

                  Ah, c’est bien ! le trolleur raciste est de retour.

                  Plus de « peste verte » cette fois. Juste un « à l’abris de la population immigrée ». C’est plus soft.


                • (---.---.94.25) 2 septembre 2006 07:56

                  Lutter contre la colonisation de l’europe c’est pas du racisme c’est une cause legitime juste... Les algeriens qui ont mis fin a la colonisation n’etait pas raciste... d’ailleurs la preuve François Hollande va serrer la main du nihiliste Bouteflika... la aussi belle illustration de cette culture musulmane qui nous conduira a la faillite ... la france avec 8 millions de musulmans est le pays le plus occupé en europe... rien d’etonnant que le fornt national face ce score ... y’a pas de fumée sans feu..


                • Vendeta (---.---.102.21) 1er septembre 2006 14:03

                  Je suis d’accord avec vous sur l’idée de l’inutilité d’un vote, si ce dernier n’a comme but que de donner du crédit à un individu qui n’agira que pour l’intérêt de lobby ou d’un groupe. Et j’aimerais en plus évoquer ce chantage au ’devoir de voter’ que font les médias et les politiques au moments des élections. Le vote est un droit, mais pas un devoir...et si cela en était un d’un point de vu législatif, alors il faudrait imposer des devoirs à ceux qui demande un mandat. Car le retour de Mr Juppe est un exemple flagrant de dénie de devoir citoyen ! Comment expliquer qun’ homme comdamné pour avoir voler l’argent des contribuables, en usant de mandat politique, puisse reprendre des responsabilités civiques ! De même que Strauuskhan, Fabius, Ségolène aussi, et Sarko , ont tous été cité ou inculpé dans des affaires d’argent détourné et autre délits.. ;et aucun n’est inquiété dans ses fonctions politiques...et ils arrivent même à s’ammistier entre eux ! Ces faits concernen souvent des millions d’euros, de nos impôts ! Alors nous pauvre moutons, on va payer 45 euros si on dépasse d’1km/h au radar, et +10% d’impôt pour 24 heures de retards... et si vous vous ête surpris pour escroquerie style Ursaff, ou Impôt, vous aller en avoir pour des 10aines de milliers d’euro d’amende, et un condanation en taule, et avec interdiction de reprendre un activité identique, ..bref un vrai criminel !

                  Donc tant que les hommes politiques et gouvernants de ce pays ne devront répondre de leur actes devant un jurry populaire digne de ce nom quand ils ont faillit à leur devoir.. alors il faudra considérer que le VOTE EST UN DROIT, MAIS PAS UN DEVOIR !

                  V.


                  • -noID- (---.---.80.97) 1er septembre 2006 14:06

                    Bonjour Bravo pour l’article ; la question de la Démocratie devait être abordée..Mais il y a, me semble t il, confusion des termes.

                    La démocratie n’est pas dans son essence le pouvoir AU peuple (vous souvenez vous du peuple qui l’a crée ?) ; mais c’est bien plus le pouvoir POUR le peuple. En clair c’est exercer un pouvoir transcendant les interêts particuliers ou de castes au profit d’un interêt plus géneral (qui est j’en conviens bien délicat de définir...)

                    Cela se vérifie dans sa pratique : sommes nous tous capables de définir un projet politique ? Sommes nous tous à même de comprendre les enjeux et challenges inhérents à tout programme poitique (enjeux économiques, sociaux, culturels...) afin de parvenir à faire des choix probants ?

                    Force m’est de reconnaitre que non : d’une part cela implique la synergie d’une foule de disciplines (donc d’hommes) de tous bords, de l’autre personne n’est en mesure de prévoir ce qui va fonctionner ou pas : les solutions élaborées théoriquement doivent, comme en science, être confirmées (ou infirmées) par la pratique.

                    Cela revient, me direz vous, à laisser la gouvernance politique à des armées de technocrates, hors de contrôle.

                    C’est peut être là que la Démocratie reprend ses droits : si nous ne pouvons concevoir de programme politique nous avons néanmoins toujours la capacité de juger de l’éfficacité des moyens mis en oeuvres.

                    « Les problèmes complexes que sont le réchauffement climatique, la malnutrition, la crise de l’eau... ne se régleront pas avec des élections, mais par des milliers de décisions auxquelles nous devrons tous participer, à chaque seconde de notre vie. »

                    Vous avez je crois tout à fait raison. Or nos Démocratie ne sont pas capables de gérer cette auto-critique/remise en cause permanente. Celles ci étaient vouées au dévoiement du politique tel que nous le vivons actuellement (la bataille médiatique Royal/Sarko en est un piteux exemple). Quel gouvernement serait en mesure d’affronter régulierement des votes de jugement de sa politique ?

                    « Le monde avance dans ce sens, j’en suis sûr, la marche vers plus de libertés est irréversible. Et si, par malheur, cette progression était stoppée, ce serait signe que les partis en place verrouillent la démocratie dans un état juvénile, état dangereux pour l’humanité, car il interdit d’avancer sur les problèmes inhérents à la complexité. »

                    Cela se passe de commentaires tant c’est un fait qui se vérifie tous les jours !!

                    Les principaux outils de la Démocratie, un peu comme le souligne Gerard Ayache, doivent être élaborés.

                    Merci pour votre article.


                    • Casabaldi (---.---.64.181) 1er septembre 2006 14:10

                      Bonjour à tous,

                      Il semble que de nombreux commentaires (et parfois un peu le post lui-même) confondent « droit de vote » et « démocratie ». Je ne pense pas que Thierry Crouzet soit anti-démocrate, au contraire. Nous sommes même de plus en plus nombreux à ne pas voter PARCE QUE nous sommes démocrates. Et que notre système actuel n’a plus de démocratique que le nom. Remettre en cause le mode d’exercice actuel du droit de vote, ce n’est pas remettre en cause la démocratie. Au contraire. c’est simplement remettre en cause cette forme là de démocratie, entre autres parce qu’elle a vieilli, qu’elle est devenue obsolète et ne correspond plus à l’organisation actuelle du monde. Il existe de nombreuses autres formes de démocratie ; Thierry Crouzet évoque ici quelques pistes ; la question mérite en tout cas d’être posée et je doute que les commentaires du genre « mais il n’existe rien d’autre », fassent avancer le sujet. S’il n’existe rien d’autre alors inventons-le ! Nous sommes d’ailleurs déjà à de multiples titres, en train de le faire...


                      • Yan Essal (---.---.0.134) 1er septembre 2006 15:01

                        et selon vous , quelle est la façon la plus démocratique de remettre en cause cette pantalonade démocratique ?

                        Voter blanc ou nul

                        Ou bien............

                        Cracher dans la soupe ???? c’est dégoutant je vous l’accorde , mais si c’est la seule façon de faire comprendre qu’elle n’est pas bonne ... alors crachons dedans .

                        Et vous savez aussi bien que moi comment faire !


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 1er septembre 2006 14:19

                        Il me semble que vous discréditez le droit de vote parce que vous lui accordez un rôle idéal qu’il n’a pas et qu’il ne peut avoir en réalité, sinon à verser dans l’illusion politique qui prétend faire d’une vision idéale une réalité possible.

                        Le vote n’est en rien une procédure de décision mais de plus en plus un simple moyen de contrôle ultime des dirigeants qui se prétendent compétents pour décider le l’intérêt général et le côté binaire d’un vote signifie seulement que parmi les diverses propositions, il faut bien choisir entre des contraires sinon des contradictoires (beurre et argent du beurre) , d’où la nécessité de simplifier la complexité pour agir

                        Le droit de vote est donc le droit de chasser des dirigeants dont on ne veut en aucun cas et de choisir entre des candidats que l’on estime plus ou moins compétents et méritants sur la base de leurs propositions. Ce n’est pas la démocratie idéale -laquelle est rigoureusement absurde sauf à refuser toute autorité poltique- mais c’est mieux que rien. Le droit de vote inclut le droit de ne pas voter et ne peut donc être considéré comme un devoir...mais son interdiction serait en revenir à un régime despotique.

                        La démocratie entre fiction et illusion


                        • Jesrad (---.---.20.126) 5 septembre 2006 11:26

                          Une autre objection au vote comme moyen de décision, c’est que les modalités du vote (nombre de tour, critère de choix, etc...) déterminent le résultat, différent pour le même suffrage exprimé !

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