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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Du droit de vote des étrangers

Du droit de vote des étrangers

Quand le recul, la sagesse et la cohérence fuient le Sénat...

Le Sénat a refusé hier, dans le cadre des débats sur la réforme des institutions, d’intégrer la possibilité pour les étrangers résidant en France de voter aux élections locales. Suite à la parution de cette information, j’ai pris le temps de lire le compte-rendu des débats en ligne sur le site du Sénat.

Je suis tout simplement sidéré par la piètre qualité des débats. Puérilité, facilité, incohérence, démagogie et sectarisme sont des mots qui résonnent assez fort dans mon crâne au souvenir de cette lecture. Si quelques sénateurs se montrent légèrement plus à la hauteur que d’autres - notamment Pierre Fauchon, seul centriste à intervenir - les échanges étaient généralement soit hors sujet, soit polémistes, soit clichés. On s’accuse, on se chamaille, on se répète, le tout en connaissant l’issue du vote à l’avance...

Pour rappel, seuls les étrangers de l’Union européenne ont le droit de vote aux élections locales après six mois de résidence en France. C’est le cas dans toute l’Union européenne depuis la mise en application du Traité de Maastricht, validé par référendum en 1992. Les ressortissants non français de l’UE vivant en métropole représentent environ un tiers des étrangers résidant en France.

Démographiquement, selon l’Insee, depuis 1930, les étrangers représentent une proportion assez stable de la population, entre 4 % et 7 % (maximum atteint en 1982). En excluant les étrangers originaires de l’UE et les mineurs, on peut considérer qu’environ 1,6 million d’étrangers, électeurs potentiels, résident en France. Si le droit de vote leur était accordé, sans condition de durée de résidence, le collège électoral augmenterait ainsi de moins de 4 %. Si la proposition de François Bayrou de conditionner ce droit de vote par une durée de résidence de dix ans était appliquée, ce collège supplémentaire serait réduit de moitié, soit environ 800 000 électeurs potentiels. Cette population vit plutôt en zone urbaine, est majoritairement originaire du Maghreb, socialement défavorisée et masculine. Une minorité, estimée à 45 % de cette population, serait musulmane.

Le droit de vote de ces étrangers est un problème politique, plus que juridique. Si le problème est sans doute plus ancien, François Mitterrand proposait le droit de vote des étrangers parmi les 110 propositions de son programme présidentiel de 1981. Cette proposition n’a jamais été appliquée, mais c’est le véritable point de départ du débat politique actuel sur le sujet. Débat alimenté par la montée puis la descente du FN, par l’instauration de la citoyenneté européenne ou encore par le basculement dans l’opinion publique. Près de deux tiers des Français se disent aujourd’hui favorables au droit de vote des étrangers pour les élections locales. Sur les bancs parlementaires l’idée progresse également, la gauche et le centre semblent convaincus, une partie de la droite s’ouvre également à l’idée. À titre personnel, le président Sarkozy lui-même s’y est déclaré favorable pendant la dernière campagne présidentielle.

Dans ce cas, pourquoi est-ce que cela bloque encore ?

Les arguments "contre" se fondent sur deux concepts : la souveraineté et la nationalité. Explicitement, le paradigme de souveraineté se traduit dans les débats par des craintes d’ingérences, d’influences et de communautarismes. Dans la transcription du débat d’hier au Sénat, ce type d’argument est flagrant. Il est contré, de manière plus ou moins subtile et tout aussi flagrante, par la limitation du droit de vote des étrangers aux élections locales.

Les "anti" considèrent aussi le droit de vote comme une prérogative de la nationalité. Juridiquement, ça tient la route, mais nationalité et citoyenneté deviennent alors synonymes, ce qui reste discutable. En effet beaucoup d’étrangers résidant en France participent à la vie de la cité autant que les nationaux, n’est-ce pas à cela que l’on devrait "mesurer" la citoyenneté et donc la légitimité du droit de vote ? En répondant par la négative à cette question, les "anti" manipulent la nationalité, prétendant qu’elle serait plus facile à obtenir aujourd’hui qu’hier, ce qui est faux, en en faisant un moyen d’exclusion de la vie politique, un outil de soumission. Par l’idée même ils font de la citoyenneté et de la nationalité des antagonismes.

Une exigence des "anti" comme de certains "pro" est la réciprocité. C’est-à-dire qu’ils seraient prêts à accorder le droit de vote aux étrangers dont le pays d’origine autoriserait le droit de vote aux Français qui y résident. C’est oublier que de nombreux Français expatriés jouissent, du moins en théorie car peu en profitent, d’une double nationalité (ou même multiple) et souvent d’un double vote, et que d’autres résident dans des pays qui accordent déjà un droit de vote à leurs ressortissants étrangers. C’est le cas d’environ un tiers des Etats de la planète...

Du côté "pro", le terme "démocratie" ne revient que trop rarement, alors qu’il devrait être au cœur de l’argument fondamental. Est-ce démocratique d’exclure de la vie politique une partie de ses acteurs ? Évidemment, non. L’égalité, concept central de notre devise nationale, ne doit-elle concernée que les nationaux ? Je ne pense pas. Ainsi au nom de l’égalité, un étranger qui travaille, paye des impôts, envoie ses enfants à l’école de la République ou encore respecte nos lois devrait pouvoir agir politiquement. L’égalité est encore plus en question lorsqu’une partie des étrangers, les ressortissants de l’UE, eux, jouissent du droit de vote.

Au-delà, les "pro" plaident en fait pour une redéfinition de la citoyenneté, pour la délier, ne serait-ce que partiellement, de la nationalité. Il s’agit-là de revenir à la définition première du citoyen, résident de la cité. Le fait même qu’a été instaurée une citoyenneté européenne tend à encourager un assouplissement du lien entre citoyenneté et nationalité.

On pourra également se poser la question du tout ou rien. Si les ressortissants étrangers sont aussi citoyens que les nationaux, pourquoi ne pas leur accorder le droit de vote pour toutes les élections, locales et nationales ? Selon moi, il y a une différence essentielle entre l’échelle locale et nationale. Les enjeux locaux sont plus pragmatiques et plus inscrits dans le présent ou le court terme, ils engagent une communauté et non un peuple. Pour les élections nationales, en revanche, présidentielle et législative, entrent en jeu des valeurs, des principes essentiels qui font l’identité de la nation, la reconnaissance des nationaux dans une histoire, une culture et un destin communs, l’image que la France affiche face au monde. Vouloir voter pour défendre ou remettre en question ces valeurs et principes, s’engager sur des enjeux majeurs, c’est se reconnaître dans l’identité de ce pays et donc en revendiquer la nationalité. Cela dépasse la citoyenneté, qui devient alors une condition nécessaire, mais non suffisante.

Pour conclure, le droit de vote des étrangers aux élections locales serait un progrès. Non seulement le droit de vote, mais leur éligibilité. Je le vois comme un pas indispensable vers une démocratie accomplie. Un appel retentissant à l’ouverture pour tous les citoyens français ; un signe de respect, de reconnaissance pour tous ces immigrants que nous sommes allés chercher pour leurs bras, qui sont venus, attirés par la liberté, se sont intégrés et ont participé à bâtir ce qu’est la France aujourd’hui.

A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers, mais le nôtre, surgit non de la nuit, mais de nos entrailles.
[Antoine Audouard]

Aurélien


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136 réactions à cet article    


  • gaiaol 20 juin 2008 10:57

    voilà que vous comparez encore la france démocratique avec des pays qui ne le sont pas encore...

    et encore un manque réel de courage. pour s’attirer et garder sous le coude l’électorat frontiste.

    le droit de votes des étrangers en france (qui souvent y vivent depuis plus longtemps que vous) ne concerne que les élections locales pour pouvoir organiser la vie des quartiers, moteurs des villes,permettre leur développement et intéresser à la vie politique et sociale des personnes ou des jeunes tenus en dehors de toute participation active de la vie de leur cité au sens large . le droit de vote des étrangers se fait au bout de 5 ans de résidence non interrompue en france quand souvent, dans les pays que vous citez, les étrangers n’y restent que le temps de remplir des contrats juteux et ne sont interessés par rien d’autre dans leur vie bien organisée en dehors du réel.


  • Algunet 20 juin 2008 18:00

    Calmos "précisait " les dires de NS car à la lecture de l’article, l’information comme quoi NS était favorable au vote des étrangers était tronquée et dans ce cas fausse.

    Donc pas la peine de moinsser, d’autant que cette imprécision ouvrait la porte à tous les TSS en leur permettant de dire que NS ne tenait pas ses promesses ( ce que nous savons tous, y compris ceux qui ont voté pour lui...).


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 juin 2008 20:30

    Voter est le droit et devrait être une obligation du citoyen. C"est l’essence même d’être un citoyen. Donner un droit de vote à qui n’est pas citoyen me semble totalement aberrant.

    Pierre JC Allard


  • Serpico Serpico 20 juin 2008 10:38

    Seb59 "L’etranger est un invité du pays. Pourquoi pourrait il voter ? C’est comme si un invité dans votre maison prenait des decisions sur votre vie... Et puis quoi encore ?"

     

    ******************

     

    Il ne manquerait plus qu’il refuse de payer ses impôts comme tout le monde !

     

     


  • Gasty Gasty 20 juin 2008 10:44

    N’exagerons pas Seb, il s’agit d’un vote local et non pas du devenir d’une nation, d’ailleur à ce propos ......( non rien )....

    Et sans y avoir été invité par les populations, y’a pas mal de pays qui déversent leurs déchets les plus déguelasse dans les pays du tiers monde.

    Pourquoi doivent-ils fermer leurs gueules !


  • Internaute Internaute 20 juin 2008 10:54

    Le vote local conduit au devenir de la nation. C’est tout de suite qu’il faut réagir. Quand vous aurez des maires arabes, des conseillers généraux arabes et des députés arabes en quantité suffisante pour qu’ils pèsent sur notre avenir, expliquez-moi comment vous compterez réagir à ce moment. On vous expliquera qu’en démocratie tous les hommes se valent et que chaque homme compte pour une voix. Vous serez mis devant le fait accompli sans espoir de retour.


  • Gasty Gasty 20 juin 2008 10:57

    Sarko ??? il est français ou hongrois.


  • Gasty Gasty 20 juin 2008 11:01

    C’est peut etre parce qu’il est hongrois que tout va de travers. Bon sang mais c’est bien sûr !


  • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 11:15

    Le vote local conduit au devenir de la nation.

    Donc vous estimeriez qu’avec la répartition des votes locaux (particulièrement à gauche il me semble), notre pays ait plutôt une gestion de gauche ???!!! Aberrant. Un vote local détermine la gestion locale.

    Quand vous aurez des maires arabes, des conseillers généraux arabes et des députés arabes en quantité suffisante pour qu’ils pèsent sur notre avenir, expliquez-moi comment vous compterez réagir à ce moment.

    Ben on se prendra des bombes en grappe sur la gueule de la part de deubeul you...


  • Gilles Gilles 20 juin 2008 11:45

    Internaute

    Toujours aussi raciste primaire

    "Quand vous aurez des maires arabes, des conseillers généraux arabes et des députés arabes en quantité suffisante pour qu’ils pèsent sur notre avenir, expliquez-moi comment vous compterez réagir à ce moment."

    Pour toi, évidemment arabe inclus étrangers et français dés le moment où leur faciès ou leur patronyme renvoie dans ton pauvre esprit, à une origine exotique.

    De plus, il y a déjà des maires "arabes" ou "noir", voir des ministres...............voir des membres du FN

    Les glands comme toi n’arriveront jamais à assimiler qu’un noir puisse être français..tout comme Hitler vis à vis des non aryens ou ton Dieu, Jean marie le Borgne, le Diable ait son âme damnée, qui voulait revenir sur les nationalisations effectuées depuis 1974

    Une nation ne se pense pas sur l’apparence mais sur le sentiment d’appartennace à une communauté, des valeurs, une direction


  • Adama Adama 20 juin 2008 11:50

    Gasty, il est Breton ou Français ?


  • Gasty Gasty 20 juin 2008 12:11

    Je ne répondrais pas à une question qui risquerait de me faire perdre mon droit de vote....ainsi que mes allocations.


  • Yifu66 20 juin 2008 12:17

     

    Gasty, il parle français, c’est l’essentiel. Parce que moi, le breton !...


  • Traroth Traroth 20 juin 2008 12:18

    Cette notion "d’invité du pays" n’a strictement aucun sens et est issu de votre imagination trop fertile, Seb88. Quand quelqu’un paie sa part de loyer et habite quelque part à plein temps, on ne peut pas parler d’invité, sauf à être complètement hypocrite.


  • Traroth Traroth 20 juin 2008 12:21

    "Quand vous aurez des maires arabes, des conseillers généraux arabes et des députés arabes(...)" : Bonjour la remarque raciste ! Vous savez qu’il y a des Arabes français, j’espère ? Et aussi qu’il y a des étrangers qui ne sont pas arabes ?

    En tout cas, votre commentaire a le mérite d’expliquer clairement ce que vous craignez, et que derrière cette histoire de nationalité ne se cache que de la xénophobie ordinaire.


  • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 13:14

    internaute a bien resumé la situation et le risque.

    C’est bien ça le problème Seb. Résumer. Je dirais plutôt tailler à la serpe pour métaphorer un peu. Mais bon, on n’est plus à ça près avec lui.


  • Traroth Traroth 20 juin 2008 16:21

    Ca serait bien d’argumenter, en plus de moinsser. Je ne demande qu’à être convaincu, encore faut-il essayer...


  • appoline appoline 20 juin 2008 18:52

    Vous avez raison, dès demain je m’en vais voter chez Canard Daffy et vais compter le temps qu’il me donne pour rejoindre la France et le nombre de coups de pied de cul nécessaires pour que cela aille plus vite.


  • Internaute Internaute 20 juin 2008 10:50

    Le sénat a eu bien raison. Les étrangers n’ont pas à influencer nos lois. Ils doivent par contre s’y soumettre et les écarts sont déjà beaucoup trop nombreux. En France, les députés sont entrain de donner à la Charia le même rang législatif qu’au droit français.

    Martine Aubry pratique l’apartheid à Lille.

    Keller le pratique à Starsbourg.

    Vallini le pratique en Isère.

    Les mutilations sexuelles sont reconnue comme une "valeur" française par nos hommes politiques.

    Les juges appliquent la loi coranique et les coutumes musulmannes sur le mariage.

    Si en plus on leur donne le droit de vote ce sont les français qui vont être soumis par la loi républicaine à ces règles étrangères. Je vous garanti que dans ce cas il y aura comme toujours une tolérance zéro pour les français alors que la plus grande mansuétude est de mise pour les écarts commis par les étrangers en France.


    • gaiaol 20 juin 2008 11:03

      rachida dati et fadéla amara ne vous rassurent pas assez ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 11:57

      Les mutilations sexuelles sont reconnue comme une "valeur" française par nos hommes politiques.

      D’ailleurs, de nombreux projets de loi sont prévus pour élargir et imposer ces pratiques à toute la population française.

      Ce discours alarmiste et mensonger à la con commence à me faire chier grave.

      J’suis vulgaire tant mieux !! (M. Larroque - La Crise)


    • Traroth Traroth 20 juin 2008 12:23

      Fabienne Keller ("Pol Pot", pour ses anciens subordonnés chez Total) n’est heureusement plus maire de Strasbourg. Le maire, c’est Roland Ries.


    • Traroth Traroth 20 juin 2008 12:24

      Et plus généralement, votre commentaire, c’est juste n’importe quoi, internaute.


    • docdory docdory 20 juin 2008 10:57

       @ Aurélien

      Un des arguments que vous formulez pour le droit de vote des étrangers ne tient absolument pas debout :

      Vous dites en substance que , puisque les étrangers en provenance de l’UE ont le droit de vote ici très rapidement après leur installation en France , pourquoi pas les étrangers hors UE n’auraient pas ce même droit ?

      Deux arguments s’opposent à votre raisonnement :

      1°) Rien n’indique que le droit de vote des étrangers en provenance de l’UE soit tellement accepté que ça : ne serait-ce pas une des raisons cachées du non français , hollandais et irlandais au TCE / traité de Lisbonne ? 

      2°) Le droit de vote des étrangers en provenance de l’UE est assorti d’une réciprocité : si un anglais résident à Paris peut voter pour le maire de Paris , un français résident à Londres peut avoir blackboulé le très anti-laïque ancien maire de Londres Ken Livingstone . Par contre , on imagine mal que , si des chinois , algériens ou turcs installés depuis 5 ans en France obtenaient le droit de vote , Hu Jin Tao , Bouteflika ou Erdogan accorderaient le même droit aux français résident dans leur pays respectifs .

      En fait , cette question du droit de vote des étrangers est du à l’arbitraire total des conditions d’attribution de la nationalité française . Prenons l’exemple réel de 2 couples . L’un , couple de réfugiés , en France depuis quinze ans . Ni le mari ni la femme n’ont fait le moindre progrès en français , dont ils ne parlent mal que trois ou quatre cent mots . Ils sont en permanence branchés sur la télé satellitaire de leur pays d’origine . Leur enfant , trois ans , ne parle que leur langue d’origine . Le mari travaille épisodiquement , la femme vis d’allocations . Ce couple a obtenu la nationalité française sans problème .

      Deuxième couple : l’un est prof de physique , l’autre prof de maths . Ils s’expriment tous deux dans un français impeccable , quasiment sans accent . Ils gagnent tous les deux leur vie , souhaitent rester en France . Ils ont failli être expulsés à plusieurs reprises l’an dernier avant de voir renouvelée leur carte de séjour . Rien n’indique qu’ils obtiendront leur nationalité française dans un avenir prévisible , alors qu’ils la mériteraient .

      Les conditions d’attribution de la nationalité actuellement sont le droit du sol , la nationalité par mariage , et le séjour pendant un temps très prolongé en France ( une sorte de nationalité par ancienneté , en somme ). 

      Il conviendrait de réserver le droit du sol aux enfants nés en France de parents légalement présents sur le territoire , et ce depuis plus d’un an ( ce qui éviterait bien des abus ) . L’obtention de la nationalité par le simple fait du mariage ou de l’ancienneté sur le territoire devrait être supprimée . La nationalité devrait être accordée bien plus rapidement qu’actuellement à tous ceux qui , par leur travail , leur bonne connaissance du français , leur compréhension et leur acceptation des valeurs de la République , ont montré leur capacité à être de bons citoyens , de même à ceux qui ont rendu un service significatif à la République ( ce qui permettrait de donner plus facilement la nationalité à des gens qui , par leur courage , ont sauvé la vie de personnes , comme dans certaines affaires récentes ) . 

      Si les étrangers qui méritent d’être français le devenaient beaucoup plus rapidement , si la nationalité était accordée sur des critères pertinents , le problème du droit de vote des étrangers ne se poserait pas . Mais pour voter , encore faut-il comprendre le français suffisamment pour pouvoir lire un tract électoral , et admettre les valeurs de la République pour les candidats de laquelle on vote ...

       


      • gaiaol 20 juin 2008 11:20

        Par contre , on imagine mal que , si des chinois , algériens ou turcs installés depuis 5 ans en France obtenaient le droit de vote , Hu Jin Tao , Bouteflika ou Erdogan accorderaient le même droit aux français résident dans leur pays respectifs .

        vous supposez beaucoup doct.

        déjà toutes vos supputations en ce qui concernait les tourtereaux de lille se sont révélées fausses.

        dans un cas comme dans l’autre, avec vous, l’immobilisme et le renvoi à jamais de décisions hardies et fortes rendues pourtant nécessaires par une situation d’urgence, sont toujours renvoyées à la saint glin glin. on ne fait pas avancer le schlimbick en supputant...


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 11:33

        Alors selon vous, les étrangers hors-UE, réguliers, qui travaillent, payent des impôts, ne devraient pas avoir le droit de vote. Sur quel critère s’appuiera-t-on ?

        Prenons le cas d’Internaute, un anglais, un allemand, un hollandais peut très bien être musulman, taoiste, protestant, juif, ... par ex (oubliez la couleur, "amis" frontistes, considérez un européen de "souche" comme vous les aimez, normal quoi...). On accepterait donc qu’un anglais, un allemand ou un hollandais vote chez nous sur des principes non laïques mais pas les étrangers des autres pays qui pourraient très bien être laïques. Egalité...


      • gaiaol 20 juin 2008 11:45

        d’autant qu’il est connu que certains polonais, chypriotes, estoniens, bulgares, lettoniens, lituaniens, tchèques ou slovaques concourent tous à l’adadémie pour la langue de molière !!


      • Gilles Gilles 20 juin 2008 11:52

        Doctory

        " L’un , couple de réfugiés , en France depuis quinze ans . Ni le mari ni la femme n’ont fait le moindre progrès en français , dont ils ne parlent mal que trois ou quatre cent mots . Ils sont en permanence branchés sur la télé satellitaire de leur pays d’origine . Leur enfant , trois ans , ne parle que leur langue d’origine . Le mari travaille épisodiquement , la femme vis d’allocations . Ce couple a obtenu la nationalité française sans problème"

        Pas sur.... mon ex qui est devenue française a été convoqué prélablement par la Police pour passer un examen de français. SImple c’est vrai, mais destiné à voir si elle pouvait comprendre un minimum le pays. Les flics, ils me l’ont dit, donnent systématiquement un avis défavorable quand des personnes n’entravent rien et m’ont donné des exemples (genre la mémère marocaine en France depuis 25 ans mais ne parlant aucun mot de français)

        Et de toute façon, quoique vous puissiez sortir comme contre exemple, vous parlez d’une poignée de gens qui n’ont aucune influence sur la politique du pays et ne voteriont probablement jamais même s’ils ont ce droit


      • docdory docdory 20 juin 2008 12:02

         @ nobody knows me 

        Si vous vous étiez donné la peine de lire mon commentaire jusqu’au bout , vous auriez lu , dans les deux derniers paragraphes , que je préconise l’acquisition plus rapide de la nationalité selon des critères objectifs : bon apprentissage du français , connaissance et acceptation des valeurs de la République , travail régulier .

        Selon ces critères , il serait parfaitement possible , pour ceux qui le veulent réellement , d’acquérir en quelques années la nationalité et donc de pouvoir voter , ce qui serait infiniment plus juste que d’accorder le droit de vote à tous les étrangers , alors que , dans certains cas , certains d’entre eux ne travaillent pas , ne comprennent pas le français , et ne comprennent pas ni n’acceptent les valeurs de la République .

        J’ajoute qu’on ne devrait plus accepter de double nationalité : si on choisit d’être français , on ne peut pas rester chinois , turc , algérien ou anglais . Un choix , c’est un choix . Si on veut voter , il faut avoir exercé en toute liberté ce choix préalable .


      • docdory docdory 20 juin 2008 12:04

         @ Gilles 

        Ca dépend des préfectures , et c’était il y a cinq ans ...


      • gaiaol 20 juin 2008 12:18

        J’ajoute qu’on ne devrait plus accepter de double nationalité : si on choisit d’être français , on ne peut pas rester chinois , turc , algérien ou anglais .

        que ne l’avez vous préconisé à arno karsfeld lors de son service militaire avec tashal !! lui qui fait partie du pouvoir français..


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 12:47

        docdory, j’ai bien lu votre commentaire. Je ne vois pas en quoi ma question est HS. Même si une personne n’a pas la nationalité d’un pays mais qu’elle rend un service à ce pays, qu’elle paye ses impôts, je ne vois pas en quoi elle serait privée de droit de vote. Elle est autant concernée que les autres travailleurs.

        Je ne vois pas le but ultime d’avoir la nationalité pour avoir la nationalité. Je ne vois absolument pas ce que cela ajoute à un travailleur régulier qui paye ses impôts.


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 13:29

        Effectivement Dom, c’est bien vu. Mais tous les étrangers ne touchent pas le smig, il me semble.

        Je vous rejoins sur le fait que payer des impôts n’est pas la condition sine qua non. Mais il règne tout de même une putain d’hypocrisie à ce niveau. Les étrangers réguliers participent tout autant que les français à la vie de tous les jours mais doivent fermer leur gueule.

        Pour reprendre l’exemple bidon de Seb, un "invité" chez un hôte se taperait par ex. les poubelles, la vaisselle, la compta, le linge, le ménage, mais aurait gentimment le droit de fermer sa gueule quand des décisions sont prises parce qu’il n’est pas chez lui ??


      • docdory docdory 20 juin 2008 14:33

         @ Nobody knows me

        Il ne s’agit pas d’avoir la nationalité pour avoir la nationalité, il s’agit d’avoir la nationalité pour participer à la vie de la nation . Libre à tout immigré de refuser d’apprendre correctement le français , et de considérer que les valeurs de son pays d’origine sont meilleures que celles de la République , mais à ce moment là , il ne peut pas comprendre les enjeux électoraux et donc ne peut pas prétendre bénéficier d’un quelconque droit de vote , y compris aux élections locales .


      • Gilles Gilles 20 juin 2008 14:48

        Dom22

        "Depuis quand avec le salaire minimum paye-t’on des impôts en France ?"

        TVA....TIPP....à eux deux simplement la moitié des recettes de l’Etat + d’autres petites taxes dont taxe d’habitation (à moins d’être au rmi). L’IR sont vous parlez ne représente que 20% des recettes et n’ai aussi pas ou trés peu payé par les plus riches de France (donc égalité)

        Voilà comment on paie des impôts....même rmiste et/ou sans papier.

        Et puis d’aprés vous les étrangers ne sont destinés qu’à gagner le smic ? Vous assimilez surement immigrés à arabe ou noir sans qualification qui vient sucer nos allocs, n’est ce pas ? Lisez cei mon vieux :

        Car le nombre de travailleurs originaires des nouveaux Etats membres (NEM) de l’Union européenne (UE) a vocation à croître. En 2006, 3 421 personnes de ces pays sont ainsi venues s’installer en France pour travailler, 6 880 en 2007, et 4 079 sur les seuls cinq premiers mois de 2008. Ils représentent, en ce début d’année, près d’un tiers des salariés étrangers accueillis.

        Et pas que des plombiers, mais ingénieurs, dentistes, médecins.....et encore plus marrant j’ai des collègues de bureauxalgériens et tunisiens...ingénieurs à 3000 €/mois

        Ceci dit l’argument des impôts me semble un peu léger aussi...

        Couché le gros réac !


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 15:00

        Libre à tout immigré de refuser d’apprendre correctement le français , et de considérer que les valeurs de son pays d’origine sont meilleures que celles de la République , mais à ce moment là , il ne peut pas comprendre les enjeux électoraux et donc ne peut pas prétendre bénéficier d’un quelconque droit de vote , y compris aux élections locales .

        docdory, à nous de voir si nous refusons absolument toute porosité de notre culture (et là bonne chance, va falloir me blinder tout ça, j’en ris d’avance), car des étrangers, on n’en retirera pas forcément que les charias et autres épouvantails que nous ressortent les frontistes.

        De plus, des étrangers participent DEJA à la vie du pays, puisqu’ils travaillent, consomment, payent leurs taxes, leurs impôts, ...

        Quant à l’argument de l’apprentissage du français, c’est vraiment le dernier à sortir quand on voit l’orthographe de certains "français de souche". Des types qui ne peuvent pas aligner deux mots sans faire une faute, il y en a partout et français depuis plusieurs générations. Mais ne nous lançons pas dans un débat sur l’éducation nationale, ce serait hors sujet... smiley

        Cela dit, je suis surpris qu’on fasse autant de foin pour une escroquerie comme nos élections présidentielles... Moi je file ma carte pour voter aux présidentielles si ça branche qqn...


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 15:02

        Il ne faut pas vous voiler la face, il ne s’agit pas du droit de vote des Canadiens ou des Australiens dont parle l’article, la mauvaise foi ne vous étouffe pas ?

        Chhhhhhhhhhhhh !! Expliquez-vous s’il vous plaît plutôt que de partir sur cette pente. Ma respiration est normale, pas d’étouffement en vue.

         smiley


      • manusan 20 juin 2008 15:04

        l’impot n’a rien à voir avec le droit de vote. Si tu paie l’impot en France (étranger ou non) tu profites d’un environnement conséquent. Je réside dans un pays étrangers où il n’y a peu d’impôt, donc un service public payant et lamentable, une santé payante, trés peu de parcs en ville, des flics corrompus ect ...


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 15:14

        Ce que je veux dire, c’est donc qu’une personne qui paye pour un service public, devrait pouvoir décider de la manière de le gérer et des personnes les plus compétentes pour le faire. Après, la capacité des gens à élire des incapables ou des ripoux se vérifient tous les jours. Comme celle des élus à devenir incapables et ripoux.

         smiley


      • Nobody knows me Nobody knows me 20 juin 2008 15:54

        Nobody, je suis d’accord avec ton dernier post. Cela suffira-t’il à éviter de me faire passer pour un gros vilain raciste ?

        Gros, je peux pas l’affirmer. Je ne vous considère pas comme un vilain raciste. Loin de moi cette idée. D’ailleurs, même si vous l’étiez, vos arguments dans ce fil me paraissent plutôt constructifs.

        De toute façon, mon opinion comme mon nom l’indique, ne vaut que peu de choses. Et chacun est libre de penser comme il veut.

        J’ai en revanche une aversion pour la propagande "épouvantailliste" en exercice ici et là.

         smiley

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