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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Dylan vit de la solidarité nationale mais, dit-il, la France est un pays (...)

Dylan vit de la solidarité nationale mais, dit-il, la France est un pays injuste !

« Ras-le-bol de ce pays ! » s’exclame le jeune homme. Pour lui la France est un pays injuste...

Il faut dire qu’il a de quoi râler ce trentenaire : il n’a pas de travail ! Il n’a pas de formation professionnelle ! Il n’a pas d’argent ! Il n’a pas...

« Tout ça c’est de la faute à ce pourri de Sarko ! » lance-t-il. C’est bien connu dit-il « le président ne pense qu’à lui ! » la preuve ? « Il s’est augmenté de plus de 150 % tandis que nous on reste dans notre merde !  » Dylan est en colère. Et quand Dylan est en colère il veut changer de pays. « C’est sûr, c’est mieux ailleurs » assure-t-il.

C’est vrai que le jeune homme ne vit pas sur l’or. Il ne fait pas partie de ces privilégiés qui ont bénéficié du « paquet fiscal » et sont protégés par le bouclier lui aussi fiscal. Ah vraiment les riches exagèrent. « On leur donne tout », déclare notre homme... « Moi je suis allé à la mairie pour demander des bons alimentaires - il ne sollicite pas Dylan, il réclame, exige presque - et ces salopards me les ont refusés. » Pourquoi refuse-t-on l’aide alimentaire à celui qui en a besoin ? « Ben c’est simple ils ont répondu que Sarah touche trop. Pourtant elle ne déclare que 400 euros par mois !  » Dylan est sincère dans ses propos, il parle avec le cœur mais... Mais il oublie certains détails que tout le monde doit lui pardonner, bien sûr. Le brave garçon a oublié que depuis le début de l’année 2008 il a déjà réclamé et obtenu, à titre exceptionnel, trois fois des bons alimentaires de la mairie et de son service d’action sociale. « Crois-moi c’est pire depuis que l’on a une maire PS ! » sic. Pourtant Dylan ne jure que par la gauche et le PS en particulier... Nicolas Sarkozy lui donne des boutons et la droite ne s’inquiète pas de son cas à lui... Bref, qu’ils soient de droite ou de gauche, peu importe, les gens doivent lui en vouloir pour qu’il soit aussi malheureux.

Loin de nous l’idée de faire du cas présenté ici une généralité, mais il convient d’en parler pour que l’on arrête de se voiler la face, que l’on cesse de se dire que cela n’existe pas ou que c’est vraiment très rare.

Ici l’accent est mis sur le comportement de certaines personnes qui pensent que tout leur est dû, tout de suite et qu’il ne faut surtout pas leur demander des comptes car cela voudrait dire qu’on les soupçonne de ne pas être honnêtes. Non, cet article n’a pas pour effet de jeter le doute ou le discrédit sur toute une partie de la population, qui souffre réellement, mais uniquement de poser le problème de l’abus...

Retour sur la situation du jeune révolté :

Dylan s’est déclaré vivant seul chez sa mère, mais en réalité il vit en couple avec Sarah. D’une première union, il a deux enfants pour qui il refuse de verser le moindre centime au titre de la pension alimentaire : « même un euro elle ne l’aura pas », dit-il en parlant de son ex-compagne. Malgré ses condamnations, il n’a jamais vraiment été inquiété. Seule vraie peine appliquée : Dylan a été déchu de ses droits parentaux. Ce n’est pas grave, avoue-t-il car c’est justement ce qu’il voulait ; en somme, la justice lui a rendu un sacré service gratuit (pour lui).

Continuons encore. Sarah, d’une première union, a eu deux enfants ; ils sont préadolescents. Son ex-compagnon lui verse une pension alimentaire probablement très modeste (150 euros). Elle bénéficie et c’est un droit des allocations familiales pour deux enfants (188 euros), du RMI (670 euros environ) qui donne de fait droit à la Couverture mutuelle universelle (CMU), de l’Aide personnalisée au logement (APL) de sorte à ce que son loyer se trouve réduit à moins de 150 euros mensuels toutes charges comprises. Sarah ne touche plus l’Allocation parent isolée, mais en a indûment profité. Sarah et ses deux enfants n’ont donc environ que 873 euros pour vivre. La part de loyer restant à sa charge déduite, le reste à vivre est de 723 euros. Dylan lui ne touche que le RMI pour lui seul et ne paie pas de loyer. Ses revenus sont donc très modestes : 447,91 € par mois. Il bénéficie également de la CMU, ce qui est normal au nom de la solidarité. Son reste à vivre est de 447,91 € pour lui seul.

Revenons à la réalité des faits : Sarah et Dylan vivent ensemble avec deux enfants. Leur revenu mensuel et de 1 320,91 euros nets pour toute la famille.

En comparaison, les revenus d’un couple avec deux enfants, du même âge que ceux de notre couple témoin, et dont un seul parent travaille (payé au Smic comme trop de personnes) s’élèveraient à environ 1 100 euros nets de salaire et à 188 euros d’allocations familiales. Sauf erreur, leurs revenus sont donc de 1 288 euros, soit moins importants que ceux que touche notre couple sans travailler. Tandis que nos plaignants bénéficieront de différents avantages (pas de frais de santé, chèques vacances, tarifs préférentiels divers, cantine à moindre coût ou gratuite, aides financières ponctuelles, assistance juridique gratuite, pour eux car tout cela a un coût), la famille « classique » celle qui travaille et se serre la ceinture chaque mois n’aura pas les mêmes avantages, loin s’en faut. Alors les mots de Dylan raisonnent encore et encore « Ras-le-bol de ce pays ! ». Celui-ci se plaint encore : « On me menace même de me sucrer le RMI si je ne prouve pas que je cherche du travail ! C’est quoi ce pays !?  »

Cet article n’a évidemment pas la volonté de jeter l’opprobre sur les gens qui bénéficient de la solidarité nationale. Celle-ci est utile, indispensable, capitale même.

La majorité des bénéficiaires sont des gens honnêtes et intègres. Mais, hélas, le comportement des profiteurs du système risque de mettre à mal notre système avec la menace que les gens dans la vraie galère ne puissent plus en bénéficier faute de crédit...

Le président est-il responsable de la misère ? Doit-il accepter, par l’inaction, que le pays parte à la dérive ? La France souffre d’un déficit chronique qu’il faut maîtriser afin de préserver le principe de solidarité française, probablement unique en son genre, afin que chacun puisse être assuré de trouver, lorsque cela est nécessaire, toute l’aide à laquelle chacun doit pouvoir prétendre. Que le président soit de droite ou de gauche, qu’il soit populaire ou non n’a, en fait, que peu d’importance. Ce que l’histoire retient de ses présidents, c’est leur capacité à gérer les situations de crise. Nicolas Sarkozy commence son quinquennat avec un handicap lourd venant perturber de façon grave la politique de rénovation dont il a présenté les contours au long de sa campagne électorale : la France est dans une crise économique américano-européenne grave qu’il serait malhonnête d’attribuer au président de la République. En analysant la situation, on comprend que chacun à son niveau doit faire des efforts. Les années à venir seront certes difficiles, mais l’avenir de tous dépend des résolutions prises aujourd’hui...


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110 réactions à cet article    


  • jako jako 23 avril 2008 12:26

    "Nicolas Sarkozy commence son quinquennat " après combien de temps passé au pouvoir ? et l’a t’il vraiment commencé ?


    • foufouille foufouille 23 avril 2008 12:44

      le RMI est de 387 et non de 447. ca c’est pur les sdf. en plus c’est vraiment tres riche meme 447. si l’etat faisait un boulot correct, ca arriverait pas. l’etat a voulut des esclaves/mendiants sauf que tout le monde n’est pas un mouton......


      • Djanel 24 avril 2008 09:24

        Vous avez réussi à lire. Vous en avez de la chance, pas pu moi.


      • Fred 25 avril 2008 10:37

        le montant du RMI :

        http://vosdroits.service-public.fr/F1887.xhtml?&n=Emploi,%20travail&l=N5&n=Revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N478&n=Allocation%20de%20revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N11902


      • el bourrico 23 avril 2008 12:49

        Des comme ça y en a pas mal oui, j’en ai moi même quelques uns dans ma famille.

        J’ai vécu dans une endroit ou il n’y a pas d’assurance chômage, pas de RMI, pas de CMU, rien de tout ça, quand t’as plus rien, ben t’as plus rien. Je note toutefois que les gens faisaient preuve d’une entraide que je n’ai jamais vu en France. Mais c’est aussi la bas que j’ai entendu une phrase d’une mère qui disait en gros "c’est à l’Etat de nous prendre en charge et de subvenir à nos besoins", phrase qui illustre bien le fait que toutes ces aides "exceptionnelles" sont considérées comme des dûs.

        Bref, à mon retour en Gaule, j’ai été surpris de tout ce à quoi j’avais droit, et un peu interloqué qu’on me dise : "si t’en profite pas, c’est un autre qui le fera à ta place".. il y avait un coté "les rats quittent le navire", ou bien "après moi le déluge"... Ca m’a fait tout drole... ces gens n’ont donc plus aucune fièrté ?

        Et pour ceux qui vivent encore dans l’antique clivage gauche/droite, je dirais simplement que c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Le résultat final est quasi identique, seul la manière change. Je dis ça pour les discours puériles types "c’est la faute à la droite", "c’est la faute à la gauche"... tiens ça me rappelle un sketche de Coluche ça.


        • Fred 25 avril 2008 10:37

          Pareil pour moi. J’ai vécu aux US pendant 5 ans et j’étais surpris de voir la générosité des gens avec tous les clichés que l’on voit à la télé ici. En France, tout le monde s’en fout et la réponse est toujours c’est à l’état d’aider ce qui déresponsabilise complétement les gens.


        • tvargentine.com lerma 23 avril 2008 12:51

          Voila un bon exemple qui est réaliste

          Le RSA apporte un outil pour permettre de remettre dans l’économie ces populations qui ont perdu l’habitude de travailler pour gagner de l’argent.

          Il ne s’agit pas de SUPPRIMER DES DROITS mais de DONNER le droit au travail à ces gens et si ils refusent de travailler ,de supprimer les aides et allocations car bien souvent ils existent un travail au noir non déclaré

          Encore bravo pour votre analyse qui sort un peu du débat primaire et tiens compte d’une véritable réalité

           


          • foufouille foufouille 23 avril 2008 13:05

            le RSA ne parle d’aucune creation d’emploi. mais uniquement d’augmenter les salaires des precaires et uniquement pour que l’esclave passe un peu au dessus du seuil de pauvrete


          • Fred 25 avril 2008 10:39

            foufouille,

            j’imagine que vous êtes chef d’entreprise et que vous payez vos employés largement au dessus du marché pour qu’ils ne soient pas des esclaves ?


          • foufouille foufouille 25 avril 2008 14:51

            le RSA est en dessous du SMIC

            hirsch voulait qu’il depasse le fameux seuil de pauvrete. ainsi cette pauvrete serait sorti des statistiques


          • French Observer 23 février 19:24

            @lerma

            Merci de tout coeur.

          • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 13:28

            Article, effectivement écrit par quelqu’un qui "vit à 300 à l’heure" et qui, de ce fait, ne prend guère le temps de réfléchir.

            Article, par ailleurs, totalement démagogue, qui prend un exemple, pour justifier la nécessité de "faire des efforts" ; alors que c’est la politique menée, qui conduit directement à cette situation catastrophique.

            Article, par ailleurs, rempli de contre-vérité, qu’il serait trop long de vouloir énumérer dans leur ensemble, mais :

            Dylan est sincère dans ses propos, il parle avec le cœur mais... Mais il oublie certains détails que tout le monde doit lui pardonner, bien sûr. Le brave garçon a oublié que depuis le début de l’année 2008 il a déjà réclamé et obtenu, à titre exceptionnel, trois fois des bons alimentaires de la mairie et de son service d’action sociale.

            Alors, effectivement, il a bien tort de se plaindre : en somme, c’est un sacré privilégié !

            Ici l’accent est mis sur le comportement de certaines personnes qui pensent que tout leur est dû, tout de suite et qu’il ne faut surtout pas leur demander des comptes car cela voudrait dire qu’on les soupçonne de ne pas être honnêtes. Non, cet article n’a pas pour effet de jeter le doute ou le discrédit sur toute une partie de la population, qui souffre réellement, mais uniquement de poser le problème de l’abus..

            Ben voyons : on "ne cherche pas à jeter le discrédit sur toute une partie de la population", ni de "génèraliser", mais, en passant, comme on ne parle que de ce cas pour "justifier le problème de l’abus" , on ne fait pas autre chose que ce que l’on prétend ne pas vouloir faire. On aurait pu parler, aussi, pour "poser le problème de l’abus", des 40 milliards de fraudes fiscales des entreprises, des golden hello, 

            Continuons encore. Sarah, d’une première union, a eu deux enfants ; ils sont préadolescents. Son ex-compagnon lui verse une pension alimentaire probablement très modeste (150 euros). Elle bénéficie et c’est un droit des allocations familiales pour deux enfants (188 euros), du R.M.I (670 euros environ) 

            C’est ça, continuons ; dans l’approximation et les contre-vérités : le RMI n’est pas de 670€, mais de 450€ : ce qui fait 220€ de moins, et réduit donc à néant l’argument qui dit que cette famille toucherait plus qu’une famille qui travaille

            Revenons à la réalité des faits : Sarah et Dylan vivent ensemble avec deux enfants. Leur revenu mensuel et de 1320,91 euros nets pour toute la famille.

            Donc, non : il est de 1.100€ environ par mois : avec 2 enfants, effectivement, de honteux privilégiés !!

             

            Enfin, la conclusion :

            Le Président est-il responsable de la misère ? Doit-il accepter, par l’inaction, que le pays parte à la dérive ? Que le président soit de droite ou de gauche, qu’il soit populaire ou non n’a, en fait, que peu d’importance. : la France est dans une crise économique américano-européenne grave qu’il serait malhonnête d’attribuer au Président de la République.

            Ben voyons !

            Et d’une : que le président soit de droite ou de gauche A une importance capitale. Un président de gauche n’aurait jamais, dans une situation décrite ici "de misère", grevé le budget de l’état de 15 milliards de paquet fiscal au profit des plus favorisés, pour, ensuite, essayer de rattraper l’argent manquant par toute une série de mesures anti-sociales, touchant les plus pauvres.

            Et de deux : un président de gauche pourrait s’attaquer à récupérer l’argent nécessaire au rétablissement de la situation du pays, là où il peut le prendre, sans fragiliser la situation de la grande majorité des français : les 40 milliards de fraudes fisacles des entreprises, les 65 milliards de subventions accordées aux entreprises sans contrôle d’usage, voire en taxant l’argent de la spéculation, etc....

            La "crise grave" évoquée est, elle, directement liée aux options politiques de ceux du camp du Président de la République actuel, qui pèse de tout son poids pour faire entrer à marche forcée la France dans le système, justement responsable de cette crise : l’ultralibéralisme sans frein, livré à la seule loi du marché, et sur lequel tous les économistes et analystes compétents (Joseph Stiglitz, Jean Ziegler, Viviane Forrester, et tant d’autres) tirent la sonnette d’alarme depuis déjà longtemps.

            Il en porte donc une part de responsabilité directe, dont rien, objectivement ne saurait le dédouaner.

            Cet article est donc dans le droit fil de la propagande entretenue par les cosmocrates (comme les appelle Jean Ziegler), les tenants purs et durs de l’ultralibéralisme, qui continuent à mener le monde vers la catastrophe économique, financière, humaine, sociale et sociétale : pointer le doigt sur des défavorisés décrits comme "profiteurs" , et essayer, donc de diviser les pauvres entre eux, pour dédouaner les vrais responsables du gâchis et de la crise.

            French observer n’est, ni plus ni moins, qu’un collaborateur des forces de la destruction, de la propagation de la misère, des inégalités, de l’écrasement de la très grande majorité par une poignée qui en profite : le Medef et les cosmocrates le remercient de cet article.


            • Zalka Zalka 23 avril 2008 14:47

              L’auteur prend un cas extrème, mais un cas réèl tout de même. Je me permettrai de donner deux autres exemples : dans un reportage sur le tunning et les "rallye" de nuit, une supportrice était interrogée : 34 ans, vivant chez ses parents, ne se levant jamais avant 11heures, n’ayant jamais rien fait pour trouver du travail et touchant le rmi. Second exemple : dans un journal télévisé : une famille très "aryenne" à qui on avait coupé l’electricité. Seul la mère touchait le rmi et elle disait ne pas en avoir assez "parce qu’il en avait que pour les immigrés. Elle s’inquiétait d’autant plus que sa fille de 18 ans allait bientôt accoucher. Et que faisait elle pour ramener un peu d’argent ? Rien. Cherchait elle du travail ? Non.

              Toute la difficulté avec les prestations sociales, c’est de trouver un juste milieu entre la solidarité et la prémunition contre les profiteurs. Hors, plus on plaint ces profiteurs, plus on fait le jeu de ceux qui voudraient supprimer toute forme d’aide.

              C’est à cause de personnes comme ce Dylan, que nombre de gens méritants de l’aide vont se retrouver sans aide.


            • xa 23 avril 2008 15:21

              @foufouille et sysyphe.

               

              Que vous ne soyez pas de l’avis de l’auteur, c’est votre droit. Mais lui renvoyer ses mauvais chiffres en vous servant de mauvais chiffre n’est pas une bonne manière de contester son article.

               

              Cf vosdroits.service-public.fr, le RMI pour une personne seule avec 2 enfants est à 806,24 EUR. Le RMI pour une personne seule sans enfant est à 447,91 EUR, depuis le 1 Janvier 2008.

               

              Voici le tableau actualisé au 1er janvier dernier :

              ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Montant maximum de l’allocation depuis le 1er janvier 2008 : 

               

              Nombre d’enfants 

              Personne seule 

              En couple 

              447,91 EUR  

              671,87 EUR  

              671,87 EUR  

              806,24 EUR  

              806,24 EUR  

              940,62 EUR  

              Par enfant supplémentaire 

              Plus 179,16 EUR  

              Plus 179,16 EUR  

               

              Donc si je reprends votre réponse, sysyphe, le couple ne travaillant ET TRICHANT SUR SA DECLARATION (puisqu’ils ne déclarent pas vivre en couple) dispose bien de plus de revenus nets que le couple témoin utilisé par l’auteur.

               


            • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 16:17

              Sauf que, dans le calcul du RMI, les prestations familiales sont prises en compte et que, dans ce cas, l’intéressé touche la différence entre le montant du RMI et ses ressources mensuelles.

              Il ne semble donc pas possible de cumuler le RMI pour personne avec 2 enfants à charge, ET les allocations familiales.

              http://vosdroits.service-public.fr/F11904.xhtml?&n=Emploi,%20travail&l=N5&n=Revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N478&n=Allocation%20de%20revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N11902


            • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 16:21

              Sauf que, dans les ressources prises en compte pour l’attribution du RMI, figurent les prestations familiales, et que, dans ce cas, l’intéressé touche la différence entre le montant du RMI et ses ressources mensuelles.

              Il ne semble donc pas possible de cumuler RMI avec 2 enfants et allocations familiales...

              [url=http://vosdroits.service-public.fr/F11904.xhtml?&n=Emploi,%20travail&l=N5&n=Revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N478&n=Allocation%20de%20revenu%20minimum%20d’insertion%20(RMI)&l=N11902] ici [/url]


            • foufouille foufouille 23 avril 2008 16:40

              447€ c’est pour un SDF !!!

              tes chiffres sont le maxima


            • foufouille foufouille 23 avril 2008 16:42

              il y a 3a, j’etais au RMI. et je touchais 370€. ca a certainement pas augmenter de 77

              avec des momes on a plus mais c’est pas le probleme, meme un maximum RMI c’est pas riche.


            • French Observer 23 avril 2008 16:54

              Votre réaction est démesurée Sisyphe.

              Parce qu’on ose relater ce qui se passe - parfois - c’est être démagogue, collabo etc. ?
              Cet article a surtout la volonté de dire à Dylan que finalement ce pays, qu’il hait tant, est aussi celui qui lui permet de vivre sans avoir à suer.
              Il y a des profiteurs mais ce n’est pas la majorité des gens. Evitez donc de me prêter des attentions que je n’ai pas. Aidons celles et ceux qui en ont besoin, vraiment besoin...
              Les réactions sont parfois plus "parlantes" que les articles auxquels elles font référence.

            • foufouille foufouille 23 avril 2008 17:29

              il ne vit pas mais survit

              par contre gros riches qui delocalise, defiscalise ou touche le RMI, il aurait fallu en parler

              ce qui fait que l’article a l’air d’ex droite ou sarko


            • Emile Red Emile Red 23 avril 2008 17:55

              @ l’auteur

              "...est aussi celui qui lui permet de vivre sans avoir à suer. "
               

              Où a-t-on vu qu’il faut suer pour vivre ?

              Lagardère, Pinault, Bolloré et Co , croyez vous qu’ils suent beaucoup en dehors de leur salle de squach de leur tennis ou de leur pèche au gros ?

              Savez vous qu’il est de la responsabilité de l’état de maintenir la sécurité des citoyens, et quand on dit sécurité ce sont bien toutes les sécurités y compris sanitaire et alimentaire, alors qu’on ne voit plus que le paravent policier à l’abandon de ces responsabilités par les politiques trop contents de ne pas suer non plus à faire le boulot pour lequel on les paient grassement.

              C’est assez de taper perpétuellement sur le bas peuple quand l’aristocratie du CAC 40 festoie aux agapes du pouvoir politique. Les ors de la république ne sont pas un jeu de monopoly où les plus riches gagnent sans cesse et le peuple trime au bon vouloir des nantis.

              Il est triste de voir encore des gens duppés par la canaillerie oligarchique ou défendre les avantages de cette mafia ploutocrate dont ils ne profiteront jamais.


            • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 18:09

              par French Observer (IP:xxx.x2.14.97) le 23 avril 2008 à 16H54

               
              Votre réaction est démesurée Sisyphe.

              Parce qu’on ose relater ce qui se passe - parfois - c’est être démagogue, collabo etc. ?
              Cet article a surtout la volonté de dire à Dylan que finalement ce pays, qu’il hait tant, est aussi celui qui lui permet de vivre sans avoir à suer.
              Il y a des profiteurs mais ce n’est pas la majorité des gens. Evitez donc de me prêter des attentions que je n’ai pas. Aidons celles et ceux qui en ont besoin, vraiment besoin...
              Les réactions sont parfois plus "parlantes" que les articles auxquels elles font référence.

              @ French Observer

              Non, ma réaction n’est pas démesurée ; c’est votre article qui est partial.

              Si vous désiriez faire un article sur la notion "d’abus", la moindre des honnetetés eût été de mettre en perspective, le cas de Dylan,( avec ce qu’il peut coûter à la collectivité), avec d’autres abus qui, eux, sont infiniment plus nuisibles, tels (je l’ai dit), les 40 milliards de fraudes fiscales des entreprises, les 65 milliards d’aides aux entreprises sans contrôle, les golden hello, les golden parachutes, les stock options, les cumuls de salaires des membres d’une pléthore de conseils d’administration, etc....

              Vous ne l’avez pas fait, ne faisant que désigner, à partir d’un cas particulier, à la vindicte, les usagers abusifs des minimum sociaux sur lesquels, je l’ai dit, vous énoncez des contre-vérités (pour être poli), puisque vous cumulez, dans votre calcul des revenus, des choses qui ne sont pas cumulables (2 RMI, le RMI avec enfants et les allocations familiales, etc...) . Quand on se targue de vouloir, comme vous le faites, chiffrer, on se renseigne un minimum, avant d’énoncer des chiffres qui ne correspondent pas à la réalité.

              Enfin, comme je le dis, vous faites, que vous le vouliez ou non, dans votre article, le jeu de ceux qui, gavés aux as, organisent (pour mieux règner) la division des pauvres entre eux : privés contre fonctionnaires, travailleurs modestes contre rmistes, etc.... bref, une bonne incitation de ceux qui se partagent les miettes à se les disputer entre eux, pendant que ceux qui, eux, disposant du gateau, assistent, amusés, à la foire d’empoigne.

              Alors, oui, aidons ceux qui en ont vraiment besoin, et, surtout, dénonçons ceux à qui l’organisation de la précarité, de la misère, du besoin d’assistance, profite !


            • Emile Red Emile Red 23 avril 2008 18:19

              Encore un article de propagande.

              Il suffit de répéter ad libitum que les pauvres sont profiteurs pour asséner quelques nouvelles lois restrictives, on croit entendre Morano, Boutin, Bachelot , toutes à la fois les harpies du social sarkozisme.


            • Castor 24 avril 2008 09:10

              Bravo l’auteur !!!

              Red, sisyphe et les autres râleurs,

              Vos vues sont étriquées, partiales et démagogues.

              De plus vos contre-exemples sont totalement idiots puisqu’ils renvoient à des situations diamétralement opposées. 

              A quoi cela sert-il de critiquer les golden boys quand il est question de ce qui est fait de l’aide sociale ? Critiquer ces golden boys est certainement nécessaire et salutaire mais en quoi cela sert-il le présent débat ?

              Et ne venez pas me sortir votre atout qui voudrait que "Dylan" vivrait mieux si on réduisait les abus des golden boys ou que l’aide sociale pourrait être quadruplée si on ponctionnait les revenus du capital (saleté de capital).

              Vous avez des discours des bien-pensants oublieux des réalités. Des gens "Dylan", j’en croise tous les jours, et je ne me voile pas la face.

              A l’inverse, je croise aussi tous les jours des gens qui triment dur pour s’en sortir et pour qui la fierté c’est de tout faire pour se sortir du marasme.

              Nier que ces deux situations existent c’est faire preuve d’un angélisme ridicule, voire criminel.


            • xa 24 avril 2008 09:59

              "C’est ça, continuons ; dans l’approximation et les contre-vérités : le RMI n’est pas de 670€, mais de 450€ : ce qui fait 220€ de moins, et réduit donc à néant l’argument qui dit que cette famille toucherait plus qu’une famille qui travaille"

              "Sauf que, dans les ressources prises en compte pour l’attribution du RMI, figurent les prestations familiales, et que, dans ce cas, l’intéressé touche la différence entre le montant du RMI et ses ressources mensuelles."

              En tenant compte des éléments fournis par l’auteur, Sarah qui a deux enfants et déclare habiter seule touche le RMI maximum, soit 806 euros moins les prestations familiales hors majoration pour age (120 euros). Elle n’a pas d’autres revenus "déductibles" de son RMI, ni "déduction" pour hébergement gratuit. Elle touche donc 686 euros, et non 450 comme vous l’estimez Sysyphe. A cela s’ajoute, bien sur, les allocations familiales avec majoration pour age, et la prestation compensatoire, qui si le divorce est relativement récent, est destinée aux enfants et non considérable dans les revenus de la mère vu le montant.

              Son conjoint a droit à l’allocation de 447 euro -53 euro puisqu’il vit chez sa mère officiellement, et qu’il est donc hébergé à titre gratuit.

               

              L’auteur commet a priori une erreur d’une trentaine d’euros, certes, mais où sont les 220 euros de moins, Sysyphe ?

              Le cas de ce couple est-il une généralité ? Non.

              Ce cas existe-t-il ? Oui.

              Est-ce que Dylan, la personne de cet exemple précis, a le droit de raler parce qu’on voudrait lui demander, en échange de son RMI, de prouver qu’il cherche à retrouver un travail ? Pour ce cas précis, si Dylan estime que cette contrepartie est totalement injuste, je l’invite à tester des cieux plus cléments. Après tout, en Suède, au Danemark, il sera obligé de chercher un emploi depuis une structure particulière, et pas depuis chez lui, pour être sûr qu’il cherche un travail. Mais les Suedois sont connus pour etre peu sociaux, c’est vrai.

               


            • Zawgyi 24 avril 2008 10:45

              Je souhaite à mon tour réagir à votre réaction.  J’ai moi-même été dans une situation qui me permets de parler des abus que favorise le système. Encore une fois, mon cas est particulier, mais montre malgré tout les dérives que l’on peut observer dans les mentalités aujourd’hui du fait d’un système manquant de fluidité et de flexibilité.

              Je suis revenu en France après 5 ans passés à l’étranger. Au passage, je tiens à dire qu’il m’est arrivé de connaître des moments difficiles là-bas, travaillant 7j/7 pour 450 USD par mois. Mais un système plus flexible a fait qu’il m’a été plus facile de rebondir et de retrouver un travail dessent qu’en France. De retour en France, il m’a fallu presque 8 mois pour retrouver un emploi, malgré mes 10 ans d’expérience (dont 5 à l’international), mon Bac+5 et mes connaissances linguistiques.

              N’ayant pas le droit aux Assedic (ce qui est normal) j’ai eu accès au RMI et à la CMU. La première chose qui m’a frappé fut le discours de l’assistante sociale : "ne vous en faites pas, prenez autant de temps qu’il vous faudra pour retrouver un travail, nous ferons en sorte que vous conserviez vos droits, quoiqu’il arrive". N’est-ce pas une manière un peu curieuse de motiver un chômeur en recherche d’emploi ? Sans parler de l’icompétence de l’APEC et de l’ANPE, se contentant de remplir (avec des erreurs) votre CV sur leurs ordinateurs.

              On a beau dire ce que l’on veut sur le système anglais : vous recevez un appel personnalisé à chaque fois qu’une offre pourrait correspondre à votre profil. Cette même personne vous appelle pour vérifier où vous en êtes dans votre recherche d’emploi et pour être sûre que vous n’êtes pas en train de remplir votre feuille de présence en ligne depuis la plage. Et enfin, vous recevez un coup de fil pour vous féliciter et vous encourager quand vous trouvez un job. D’un autre côté, vos droit sont progressivement supprimés à chaque fois que vous refusez un job correspondant à votre profil... Qui a-t-il de plus normal que cela ?

              La recherche d’un travail en France a été longue du fait d’un système qui ne favorise pas la flexibilité : les travailleurs veulent tous un CDI pour rester 20 ans dans la même boite (et après on s’étonne d’avoir des difficultés pour reconvertir ces employés lors d’une fermeture ou d’une délocalisation), les entreprises ont tellement de difficultés à embaucher qu’elles ne le font pas. Dans le cas où elles le font, elles posent alors des questions du type :"où vous voyez-vous dans 10 ans ?". Parce-qu’embaucher un employé pour moins longtemps que cela représente un coût trop important pour une petite structure. Ce qui est ridicule au vu de l’évolution des modes de vies.

              Arrêtons les discours "tous des voleurs" sur les patrons et souvenons-nous que la grande majorité des entreprises en France sont des PME assommées par les impôts et à qui ont ne laisse pas la possibilité de se développer, d’innover et de devenir compétitives. La politique actuelle avec toujours plus d’impôt favorise la concentration de l’économie dans les mains des grands groupes. Savez-vous à quel point créer une entreprise est un parcours du combattant ? Même pour créer une entreprise unipersonnelle en ligne, sans avoir besoin de capital ni de locaux, nécessite d’avoir des garanties financières, allant jusqu’à 150 000 € dans le cas de professions réglementées comme l’organisation de voyages ? Comment voulez-vous avoir le soutien d’une banque pour de tels montants quant vous êtes au chômage et que vous voulez créer votre boite ? Savez-vous qu’une personne créant sa petite structure de design de sites Internet sera imposée comme une profession libérale, au même titre qu’un avocat ou qu’un médecin, pour un travail rémunéré au smic ?

              Finalement, la situation était devenue ridicule. Impossible de trouver un job d’un côté, alors que j’étais prêt à travailler pour n’importe quel salaire. Travailler n’importe où en France, c’est tout ce que je voulais. D’un autre côté, les représentants de l’Etat qui me disaient : surtout prenez votre temps, nous sommes là pour vous donner de l’argent aussi longtemps que vous le voudrez. Et tout était fait pour m’empêcher de créer mon entreprise. Alors que faciliter la création de TPE permettrait de réduire le nombre de chômeurs et de multiplier le nombre d’actifs payant des taxes et impôts, qui alimentent notre système de solidarité.

              J’ai eu l’occasion de cotoyer des nombreuses personnes dans le même cas que moi. Certains postulant même à des emplois de nuit pour pouvoir commencer à travailler en attendant de trouver autrechose. Parce que, comme moi, on leur avait toujours appris dans leur famille qu’il n’y a pas de sot métier et que l’important est de travailler peu importe comment. Mais comme moi, ils ne trouvaient rien, du fait d’un système déréglé.

              La solidarité est une bonne idée et il est vrai que beaucoup de personnes en ont besoin. D’un autre côté, à toujours imposer les actifs et les entreprises, en ne poussant pas les inactifs à travailler, en mettant des obstacles à la création de petits entreprises, on favorise l’émergence des personnes dans le besoin, on encourage l’inactivité, on limite le nombre de personnes payant des taxes et on en arrive à une situation où le pouvoir économique est détenu par une petite poignée de grosses boites, avec des employés mis sous pression car ne voulant pas perdre leurs jobs.

              On en arrive aussi à créer des pluriactifs, obligés d’avoir deux jobs parce que les salaires sont bas. Les salaires sont bas parce que les patrons des petites boites ne peuvent pas se permettre de payer plus ou parce que les patrons des grosses boites savent qu’ils peuvent faire pression sur leurs employés du fait de la peur du chômage.

              On pense souvent que la flexibilité donnerait plus de pouvoir aux entreprises, ce qui est faux. Un employé qui est certain de retrouver facilement du travail ou de pouvoir créer sa boite, peut plus facilement négocier d’égal à égal avec son patron. La flexibilité encourage la libre concurrence, donc l’innovation et l alibre concurrence. Comment expliquer sinon que la plupart des PME française qui souhaitent se développer ou innover à partir d’un concept nouveau, s’installent souvent à l’étranger ?

              De plus, plus de flexibilité permettrait de faire le tri entre ceux qui sont réellement dans le besoin et ceux qui profitent du système. Finalement, n’ont-ils pas raison de le faire aujourd’hui puisque tout est fait pour dévaloriser le travail ? Les 35 h, les heures sup’ non payées, les impôts sur les PME et sur les revenus (certaines taxes sont calculées sur le revenu avant impôt, donc sur de l’argent que vous n’avez pas perçu... génial, non ?), l’abandon du CPE/CNE (franchement, une période d’essai de 2 ans est plus que raisonnable pour une première expérience : en dix ans d’expérience j’ai travaillé pour 6 entreprises différentes, faites le calcul), le gouvernement pliant devant chaque petite revendication des favorisés du secteur public qui refusent les réformes (EDF, SNCF, etc.)... Tout est fait pour dévaloriser le travail et pour favoriser l’émergence de trois classes : les riches rentiers, les employés à vie du service public ou les pauvres assistés.

              Pour conclure, je dirais qu’il faut que les Français arrêtent d’avoir peur du futur et du changement. Le changement est de toute manière inévitable, le tout est de l’orienter pour qu’il soit le plus bénéfique possible. Le changement est bon même : qui voudrait encore vivre comme il y a 50 ans ? Changer de job, de ville, de pays, bouger, voyager, tout cela est enrichissant et de toute manière de plus en plus inévitable. Ce sont ceux qui refusent cela qui se placent dans une situation de précarité. La force de l’humain c’est sa capacité d’adaptation. C’est ce qui fait que nous sommes encore là quand d’autres espèces ont disparu. Les temps ont changés, il faut s’adapter. Les 30 glorieuses sont finies, il faut se faire une raison : la vie coûtera plus cher, il faudra travailler plus sans vivre mieux, tout en pensant à économiser pour sa retraite.

              Mais, la société française continue à fonctionner selon une culture hédoniste et égoïste datant de mai ’68, une culture qui a finalement amené une génération qui n’a jamais connu ni la guerre, ni le chômage, ni le phénomène de rareté, à vouloir profiter de tout tout de suite sans jamais rendre de comptes. Cette époque est révolue. J’irais même plus loin : elle est responsable de tous les maux que nous connaissons aujourd’hui = la pollution, le changement climatique, la disparition du tissu social et de certaines valeurs... Si bien que l’on assiste à un phénomène de nostalgie de réaction, un repli sur soi et sur le passé, au lieu d’avoir une population qui se tourne avec entrain vers l’avenir. Au lieu de parler d’une Europe moderne, d’une société libérée de ses carcans, d’une population innovante, on observe un retour à la religion, à la xénophobie, au nombrilisme (quelle a été la place de l’Europe et de la politique étrangère pendant la campagne présidentielle ? Nous en sommes restés à ce bon vieux clivage ridicule gauche/droite, qui n’a plus aucun sens...), à de vieilles valeurs. La société française est devenue une vieille fille qui radote, et il ne faut pas s’étonner que notre culture ait perdu de son sex appeal à l’étranger. En contrepartie, il ne faut pas non plus s’étonner de voir tous les jeunes actifs partir s’expatrier, dans des pays que l’on fustige pourtant pour leurs systèmes favorisant la précarité, l’insécurité, la pauvreté, etc.

               

               


            • Emile Red Emile Red 25 avril 2008 09:00

              Merci Monsieur (ou Madame ?) Sarkozy, qui voulez-vous convaincre ?

              Il est toujours plus facile de taper sur les chomeurs que sur les raisons du chomage avec en prime un coup de pied dans les genoux à ces p. de faignasses de fonctionnaires...

              Votre diatribe d’une page on la lit tous les jours, vos permanents UMP doivent avoir beaucoup de temps, et quand cherchent-ils du travail ? Ont-ils des passe-droit quand ils sont las de cirer vos godasses ou de vous lècher les bottines, ou alors les jetez vous kleenex assimilables ?

              Comment se fait il que vous maniez systématiquement la carotte avec le patronat et le bâton avec les miséreux, auriez vous des intêrets cachés à défendre ? 


            • dalat-1945 26 avril 2008 08:04

              @ Sisyphe,

              Je viens de vomir de culpabilité à vous entendre


            • dalat-1945 26 avril 2008 08:20

              @ Zawgyi,

              Excellent article. Merci


            • str13 9 mai 2008 12:02

              tout à fait d’accord avec vous


            • French Observer 23 février 19:34

              @sisyphe

              Merci de votre avis Sisiphe.

              Vous avez votre président de gauche depuis 2012. En toute sincérité, maintenez vous vos propos sur ce qu’aurait fait un président de gauche ?

            • French Observer 23 février 20:12

              @Castor

              Merci Castor. Je partage votre point de vue. Je ne comprends pas pourquoi il y a eu tant de critiques... Les gens veulent que tout aille mieux mais refusent les débats et partages d’idées, c’est navrant. Merci pour votre objectivité.

              Cordialement.

            • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 23 avril 2008 14:29

              @ Sisyphe

              Je sens dans votre réaction, une colère que je comprend.

              Ce texte se base effectivement sur un cas bien trop précis pour être objectif. De plus, il ne pose pas de questions et n’ammène pas réellement au débat.

              Qu’est ce que l’auteur a voulu faire passer comme message ??

              Qu’il esiste des salauds de pauvres comme il existe des salauds de riches ?? bof bof rien de nouveau en fait.


              • Emile Red Emile Red 23 avril 2008 18:02

                Sauf que les pauvres s’ils étaient si salauds ne seraient plus pauvres, les riches au contraire ont les moyens de payer l’entretien...

                Et dans les proportions on voit toujours plus de pauvres aider les pauvres que de riches même aider les riches quand ils le sont un peu moins.

                Ches le pauvre parfois être salaud c’est vital, chez le riche c’est génétique.


              • Breton8329 rol8329 23 avril 2008 21:06

                Non, ce que veut l’auteur qui n’est manifestement pas plus agent hospitalier que je suis plombier c’est évidemment planter la petite graine haineuse qui se dévelopera au moment venu pour soutenir une décision difficile. C’est une stratégie à long terme qui se déploie sur tous les fronts et y compris sur internet : il s’agit de diviser les français pour éviter qu’ils se révoltent en masse contre les réformes. Ainsi, chaque catégorie va seule à l’abatoire. Jean Paul qui sait désormais que Dylan gagne 200 euros de plus que lui n’ira certainement pas le défendre. C’est pas très discret comme technique mais c’est efficace, surtout contre un peuple français correctement décérebré par TF1 et consor depuis quelques années.


              • Castor 24 avril 2008 10:14

                Marrant, ça...

                Je vous entends pas hurler à l’amalgame quand un article pointe les méfaits d’un "salaud de riche"...

                Je ne vous entends pas dire "attention, certes, il existe des patrons salauds mais tous les patrons ne sont pas salauds".

                Pourtant, là, alors que l’auteur prend soin plusieurs fois de DIRE CLAIREMENT que ces comportements ne sont pas généralisables, vous dites qu’ils le sont et vous vous en offusquez !!!

                Vous êtes gonflés tout de même...

                Alors finalement, quand on critique un riche, on est un Robin des bois, quand on critique un pauvre, on est un salaud... ce serait pas un peu juste et surtout démagogue comme raisonnement ?


              • French Observer 23 février 19:46

                @rol8329
                Vous n’êtes pas plombier ? Je suis bien adjoint hospitalier. Cet article, comme précisé, ne met pas, loin s’en faut, toutes les personnes dans le même sac. Seulement, les gens qui ne veulent vivre que de la solidarité, la vôtre, la mienne, la nôtre, il en existe. Pourquoi aller travailler pour perdre ses « avantages », ce lever tôt alors que l’on est libre de son emploi du temps ? Que cela plaise ou non, ce genre de comportement existe. 8 ans après avoir écrit cet article sachez que Dylan et Sarah vivent toujours très bien (sans rouler sur l’or comme le smicard) de votre générosité et ils ne vous remercieront jamais...


              • French Observer 23 février 20:14

                @Castor

                Merci Castor. Je partage votre point de vue. Je ne comprends pas pourquoi il y a eu tant de critiques... Les gens veulent que tout aille mieux mais refusent les débats et partages d’idées, c’est navrant. Merci pour votre objectivité.
                Cordialement.

              • delicemetis 23 avril 2008 15:02

                @Le vénérable du sommet

                @ Sisyphe

                Tout à fait d’accord avec vous il y a des profiteurs partout.

                C’est juste plus facile de montrer ceux qui sont en dessous que ceux qui sont au dessus.

                Cependant, une meilleure politique intérieure changerait vraiment tout ça.

                Mais là on a vraiment un trop lourd passé d’assistanat, à partir du moment où ceux même qui travaillent pour l’état sont fainéants (Il n’y a qu’un agent hospitalier qui peut avoir le temps de vivre à 300 à l’heure, perso en rentrant du boulot, je doit être à 50 pas plus...). Comment peut on forcer les gens à bosser ?


                • foufouille foufouille 23 avril 2008 16:22

                  Comment peut on forcer les gens à bosser ?

                  il suffit de leur donner un vrai boulot. pas un CES...............

                  l’auteur aurait mieux fait de prendre comme exemple mlle de pinneult-valenciennes qui a touche leRMI pendant 6a. alors qu’elle touchait 100 000€ de placements et qu’elle payait l’ISF....

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