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Ecole, mensonge et vidéo

C’est encore Internet qui fait l’actualité. La diffusion de la vidéo d’une réunion tenue par Mme Royal à Angers est devenue le sujet polémique de la semaine. Au risque d’occulter le fond du problème.

Les propos de Mme Royal sur la nécessité d’imposer 35 heures de présence aux professeurs de collège ne sont pas une nouveauté. Ils étaient connus depuis longtemps. Elle s’était exprimée en ce sens lors d’une réunion de dirigeants du PS consacrée au projet socialiste. Et ceux qui se souviennent de son passage comme ministre de l’enseignement scolaire savaient à quoi s’en tenir. Qu’on se plaigne aujourd’hui de la diffusion de la vidéo est pour le moins curieux : Mme Royal est un personnage public, qui tient des propos publics et peut éventuellement être sommé d’en rendre compte. A moins que la fameuse "démocratie participative" ne consiste à tenir secrète la véritable orientation de la candidate pendant que le grand public est noyé sous un flot de déclarations souvent verbeuses où chacun pourra retrouver ce qu’il y met.

Sur le plan des statuts de professeurs, on remarquera tout d’abord que Mme Royal s’inscrit pleinement dans les orientations actuelles de M. de Robien qui a constitué un groupe de travail dont l’objectif est de liquider les décrets de 1950 qui définissent ce statut. Ces décrets consacrent le fait que les obligations générales des fonctionnaires s’appliquent aux professeurs à travers des statuts spéciaux. Les professeurs n’ont pas d’horaires de travail mais des obligations de service qui consistent à assumer un certain nombre d’heures hebdomadaires de classe (18 pour les certifiés, 15 pour les agrégés), à préparer leurs cours, à corriger les devoirs (dont les modalités sont définies par l’inspection), à participer aux conseils de classes, à corriger les examens, à rencontrer les parents, etc. Les professeurs sont en vacances en même temps que les élèves, mais peuvent y consacrer une part plus ou moins grande aux corrections ou à la préparation de leurs cours. En revanche, ils n’ont pas à proprement parler de "droits à congé" à faire valoir. Par exemple, un fonctionnaire (ou un salarié) peut être en arrêt de maladie pendant ses vacances : ce temps de maladie sera décompté de ses congés et il pourra ensuite les récupérer. Il n’y a rien de tel pour les professeurs.

Ce statut n’est pas arbitraire. Il donne certains droits et impose des devoirs aux professeurs. Il définit la fonction du professeur : transmettre des savoirs, instruire, et il sépare clairement la fonction d’éducation qui appartient à toute la société, et au premier chef à la famille, et la fonction d’instruction qui est celle de l’école : jadis le ministre de tutelle était le ministre de l’instruction publique. Ce statut garantit également le caractère libéral de l’enseignement. Le professeur est l’auteur de son cours, et il a toute latitude pour choisir les moyens adaptés à sa mission, transmettre les savoirs définis par des programmes nationaux.

C’est ce dispositif, expression de la dignité éminente que la République reconnaît à l’instruction, que M. de Robien et Mme Royal veulent détruire, transformant les professeurs en "pions", au deux sens du terme : des pions qu’on peut manipuler à sa guise, et des surveillants - tâche jadis dévolue aux maîtres d’internat et surveillants d’externat. A la clé, il n’y a pas seulement les économies budgétaires que les technocrates veulent réaliser pour se conformer aux orientations prises à Bruxelles. Il y a surtout la fin des enseignements disciplinaires, fondés sur des connaissances objectives, au profit de ces fumeuses sciences de l’éducation qui ne visent pas à transmettre des savoirs mais seulement des "savoir être". Certes, si le professeur doit se contenter de répéter ce que les "savants" du ministère ont décrété, il n’est plus besoin d’apprendre les mathématiques ou l’histoire. On pourrait former les professeurs en deux ans dans une formation pratique de type BTS... La dégradation des exigences de l’enseignement (voir le dernier baccalauréat) s’accompagnerait ainsi d’une déqualification des enseignants qui ne seraient plus des professeurs, mais des moniteurs ou des répétiteurs. De même qu’a déjà été organisée la quasi-disparition des langues anciennes, on supprimerait tout enseignement sérieux des mathématiques (comme en première littéraire où les mathématiques deviennent : "apprendre à utiliser le tableur Excel"), de l’histoire (cantonnée aux bienfaits de la construction européenne), pour ne rien dire de la littérature et de la philosophie.

Le débat est capital, mais évidemment on n’en parlera pas durant la campagne qui vient.

Comme toujours, c’est avec de bonnes intentions qu’on prépare le pire. La lutte contre l’échec scolaire et la rénovation du collège ont le dos large. Il est exact que les élèves des collèges ont souvent du mal à travailler chez eux. A cela il y a une solution simple et connue : rétablir les études surveillées après la classe. Cela ne demanderait rien d’autre que de rétablir le taux de surveillants au niveau d’il y a une ou deux décennies, et de n’employer comme surveillants que des étudiants faisant effectivement des études (ce qui peut se mesurer à leur réussite aux examens). Le candidats à ces postes ne manqueraient certainement pas. Mais les solutions simples et éprouvées n’intéressent ni M. de Robien, ni Mme Royal. La lutte contre l’échec scolaire n’est pour eux qu’un prétexte pour poursuivre l’oeuvre de démolition de l’instruction publique. Et comme toujours, c’est le mensonge qu’on érige en règle suprême du discours public. Quand les humanités auront définitivement déserté l’école, elles redeviendront, éventuellement, le luxe des classes privilégiées... si ces classes ont encore quelque goût pour ce qui est vraiment libéral, au sens ancien, c’est-à-dire ce qui n’est pas cultivé en vue de l’utilité ou du profit.

On le voit, la vidéo de Mme Royal pose des questions qui portent sur la culture elle-même. La culture humaine, pas la "culture pub", la "culture rap" ou la "culture d’entreprise" et autres calembredaines des chantres du "tout culturel".

Sans doute trouvera-t-on le propos de cet article "conservateur" : il n’y a pas de pire injure, à notre époque où la droite et la "gauche" ralliée aux idées de la droite chantent la chanson de l’évolution et du changement à tout prix. Mais si la conservation de la planète est un thème populaire, peut-être serait-il temps de mettre au goût du jour la conservation de la culture, c’est-à-dire du véritable milieu vital de l’humanité.

Pour les curieux, nous ne pouvons que renvoyer à Qu’est-ce qu’une éducation libérale ? de Léo Strauss, facile à trouver sur Internet, ou encore à La crise de la culture d’Hannah Arendt, singulièrement l’essai intitulé La crise de l’éducation, qui reste d’une actualité brûlante.


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21 réactions à cet article    


  • duong (---.---.123.107) 15 novembre 2006 10:50

    Gabriel Cohn-Bendit publie une tribune tout aussi explicite, où il rappelle que c’est suite à cette proposition de Ségolène Royal qu’il la soutient depuis le début de l’année : http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/217106.FR.php


    • duong (---.---.123.107) 15 novembre 2006 10:54

      Par ailleurs, Gabriel Cohn-Bendit estime que ce changement d’organisation de l’Eduication Nationale se ferait sur la base du « volontariat ».

      Or, dans tous les articles que j’ai lus depuis janvier sur ce sujet, comme dans la « fameuse » vidéo (version « additive » incluse), je n’ai jamais lu ceci, je n’ai lu que « faire les 35 heures à l’école ».

      Ca n’est quand même pas compliqué à dire : « volontariat ». Sarkozy, lui, l’a dit clairement : des heures supplémentaires rémunérées pour le soutien scolaire rémunérées sur la base du volontariat.

      Pourquoi ce que Sarkozy dit clairement, madame Royal ne peut le dire clairement, notamment à la commission du projet PS ?

      Si on ne veut pas créer des controverses pour rien au pays des Gaulois, il faut s’exprimer clairement : si on s’exprime clairement et sur une base « réalisable » (y compris en termes de moyens matériels), alors un dialogue constructif peut s’engager ; dans le cas inverse, on peut provoquer des manifestations pour des malentendus. C’est quand même un problème, non ?


    • Le furtif (---.---.44.211) 15 novembre 2006 11:02

      Le plan de Ségolhaine Royal ???

      Offrir à tous les jeunes le niveau de formation de Djamel...

      Trop cool.

      Le furtif


      • Sam (---.---.110.8) 15 novembre 2006 11:55

        nous ne pouvons que renvoyer à « Qu’est-ce qu’une éducation libérale ? » de Léo Strauss

        Grandement d’accord avec l’analyse du prof.

        Par contre, il cite, en passant Léo Strauss, ce qui glisse, par contre, moins facilement.

        Il ne manque pas de penseur qui ont recensé et exalté la culture et ses valeurs. Léo Strauss est un penseur très discuté, sinon discutable.

        Sur AV plusieurs intervenants, sur une courte période, viennent à le citer, peut-être ceci explique-t-il cela.

        Voici quelques-uns des propos de Strauss (source : site Claude Rochet ) où je discerne certains éléments de sa pensée.

        Vous les verrez aussi, sans doute, et peut-être relirez-vous l’article de l’auteur d’AV, comme je l’ai fait.

        « Le nihilisme, ou désir d’anéantir le monde présent et ses potentialités, est de nature d’autant plus difficile à comprendre », observe Léo Strauss, « qu’il ne s’accompagne d’aucune conception claire de ce que l’on veut mettre à sa place. » Léo Strauss incrimine, de façon générale, les émotions de l’après-guerre. Au titre des dites émotions, il évoque le climat délétère dans lequel baigne l’Allemagne des années 20.

        Personne ne pouvait se satisfaire du monde de l’après-guerre. La démocratie libérale allemande sous toutes ses formes semblait à beaucoup absolument incapable de faire face aux difficultés auxquelles l’Allemagne était confrontée. Le désespoir du présent inclut celui d’un futur, de type communiste-anarchiste-pacifiste, perçu, sans alternative aucune, comme la fin de l’humanité, le moment du dernier homme.

        Après une révolution qui irait de pair avec une autre guerre mondiale, révolution qui déboucherait sur le dépérissement de l’Etat, sur la société sans classes, sur l’abolition de toute exploitation et de toute injustice, sur l’ère de la paix ultime, on assisterait à l’avénement d’un monde dans lequel chacun serait heureux et satisfait, dans lequel chacun aurait son petit plaisir diurne et son petit plaisir nocturne, un monde dans lequel aucun grand coeur ne pourrait battre ni aucune grande âme respirer, un monde sans sacrifice autre que métaphorique, c’est-à-dire un monde ne connaissant pas le sang, la sueur ni les larmes.

        Une telle représentation de l’avenir, constate Léo Strauss, est le fait d’un bon nombre d’Allemands, très intelligents et très honnêtes, mais il est vrai très jeunes. Cette jeunesse-là cultive d’autant plus facilement le nihilisme qu’elle n’a matériellement rien à perdre et que, dans une société où, Nietzsche dixit, « Dieu est mort », elle n’a plus d’eskhaton, car point de foi. Faute d’horizon de transcendance, faute de raisons d’espérer, certaine jeunesse allemande des années 20 se trouve incapable d’articuler autre chose que : « Non ! ». Ce « Non ! » se révéla cependant suffisant pour constituer le préalable à l’action, à l’action destructrice.

        La jeunesse qui dit « Non ! » ne voit pas que, sous le couvert d’un tel « Non ! », elle fait valoir le caractère objectivement préférable de cela-même qu’elle refuse, à savoir le communisme-anarchisme-pacifisme, ou, en termes d’alternative, la décision rationnelle. La jeunesse qui opte pour la décision irrationnelle témoigne en cela de l’effet décervelant du on-dit, des conjectures venteuses, bref de l’astrologie sociale, alors devenue bouche-d’or dans les cercles estudiantins.


        • Cybercitoyen (---.---.18.96) 15 novembre 2006 12:16

          Internet c’est :

          - « L’horrible chose » qui fait peur, très très peur aux politiques et aux journaleux qui se reconnaitront !

          - Après le mur de Berlin, achtung ! smiley


          • (---.---.37.70) 15 novembre 2006 13:06

            Remettre les fonctionnaires au travail, ca c’est un programme osé pour la gauche socialo-communiste ! Reste que, même au travail, il y en a au moins un million de trop complétement inutile et à licencier immédiatement. Mais ces parasites sociaux ont un Pouvoir important, c’est un Etat dans l’Etat, et défendent avec rage leur priviléges. Ce n’est donc pas gagné, a moins d’une Révolution sanglante qui mettrait à terre cet édifice d’inéquité et d’injustice.


            • Cochonouh Cochonouh 15 novembre 2006 17:11

              « Sans doute trouvera-t-on le propos de cet article « conservateur » »

              Conservateur, intéressant, documenté et bien écrit. Bravo !


              • (---.---.96.184) 15 novembre 2006 19:06

                Désolé, ce n’est pas internet qui fait l’actualité mais Ségolène Royal et ses propositions. Ce qui pose question et qui ME dérange ce n’est pas que la video soit rendue publique mais pourquoi elle l’est aujourd’hui et par qui. Il y a eu tentative de manipulation pour nuire à Ségolène Royal c’est évident. La méthode ne donne pas envie de débattre ensuite sur la question de fond qui est posée.


                • (---.---.255.244) 18 novembre 2006 03:38

                  je suis d’ accord avec madame ségolène royal oui au 35 h pour les professeurs voire 40h halte aux castes privilégiés halte a tous ces féneants nantis


                  • Didle (---.---.20.158) 21 novembre 2006 15:14

                    A l’illustre inconnu du précédent message.

                    Si vous aviez été moins « fainéant » vous-même, vous auriez appris l’orthographe exacte de ce mot !

                    Imaginez-vous un peu les efforts que la réussite aux concours de professeur représente ? La reconnaissance statutaire qui s’en suit est normale. Elle devrait être comparable à celle d’un ingénieur, d’un dirigeant d’entreprise, d’un cadre supérieur ou d’une profession libérale. Cependant, le salaire d’un prof (2200 euros en moyenne) n’a rien de comparable avec les revenus de ces professions (minimum 3500 euros sans compter la voiture de fonction, les stocks options ou « les petits arrangements entre amis »).

                    Le seul avantage des enseignants concerne les temps de vacances. C’est sans doute pour cela que vous les considérez comme des nantis. Il n’y a donc rien de plus logique que certains profs usent de leurs temps libres pour arrondir leur fin de mois. Voyez le développement actuel des cours particuliers qui déplaisent tant, semble-t-il, à Madame Ségolène Royal.

                    Cependant, une telle évolution est dramatique, je vous l’accorde. En l’absence d’une aide des élèves en difficulté ou de milieu défavorisé, ceux-ci sont voués aux emplois subalternes et précaires, alors qu’ils ne sont pas moins dépourvus d’intelligence, de sensibilité et d’espoir en un avenir meilleur. Une partie des professeurs, convaincus par l’idéologie de la méritocratie et que le libéralisme s’empresse de défendre comme du pain béni, ne font que renforcer ce mouvement. Leur enseignement est obsolète car il correspond plus à la réalité de notre époque. Pour relever les défis du futur, au lieu de sanctionner mécaniquement les mauvais élèves, la société a tout intérêt à développer l’intelligence de tous. Des approches pédagogiques novatrices existent. Elles tiennent compte des apports récents des sciences cognitives, psychologiques et sociologiques. Le problème est qu’une bonne partie des vrais nantis, c’est-à-dire ceux qui maîtrisent les différents pouvoirs (économiques, politiques, financiers, etc.) n’ont aucun intérêt à développer la réussite de tous les individus.

                    Bref, illustre inconnu du précédent message, quelque soit votre âge, ne dénigrez pas ceux qui tentent de transmettre les savoirs utiles aux générations montantes. Faîtes travailler votre capacité critique face à la complexité de la société et aux discours simplistes des idéologues de toutes tendances. Informez-vous auprès des bons professeurs, des bons journalistes ou des bons leaders. Ils vous permettront de comprendre la complexité du monde humain et de ne pas raconter n’importe quoi.

                    Bien sincèrement

                    Didle


                    • Savapa (---.---.110.14) 21 novembre 2006 16:03

                      Didle,

                      Vous êtes probablement dans l’enseignement... Je suis moi-même cadre-moyen. J’ai fait 5 années d’études supèrieures, j’ai la trentaine, je ne gagne pas 2 200 euros par mois et n’ai pas de voiture de fonction. Et que vous le croyiez ou non, je suis certainement plus représentatif du cade moyen que la description que vous en faites. Par ailleurs, j’évite les arrêts maladie à répétition et malgré cela je ne suis pas à l’abri d’un licenciement économique...

                      Alors, NON, les enseignents ne sont pas si à plaindre que ça...

                      Maintenant, les solutions proposées par madame Royale ne sont peut-être pas adéquates pour remettre l’éducation nationale sur de bons rails. Mais elle a le mérite de proposer quelque chose dans ce domaine qui est d’après ce que j’ai entendu hier soir sur une chaine du service publique une de ses 4 priorités avec le combat contre l’insécurité, le pouvoir d’achat des Français et l’environnement...


                    • Didle (---.---.20.158) 21 novembre 2006 19:49

                      Cher Savapa,

                      Je n’aurai pas la couardise de vous cacher que je suis enseignant. Je suis donc assez bien placé pour parler de ce métier et pour en faire la critique, déjà partiellement énoncée précédemment. Ceci d’autant plus que j’ai conscience que ce sont vos impôts qui me permettent de l’exercer.

                      Vous noterez tout d’abord que je ne parle pas des cadres « moyens » qui triment dans une économie de marché de plus en plus concurrentielle et donc douloureuse. Je pense que les nantis sont situés au-dessus de nous. Vous qui êtes dans le privé, vous avez certainement entendu parler de ceux qui s’attribuent des golden parachutes !

                      Ensuite, si « les enseignants ne sont pas si à plaindre que ça, » c’est que vous les mettez malheureusement dans une même catégorie, comme le pense bon nombre de nos concitoyens. Différencions celui qui enseigne en ZEP dans une banlieue difficile de celui qui professe à Henri IV en classe prépa. Différencions aussi celle qui, à 58 ans, enseigne dans une maternelle surchargée de celui qui est professeur d’EPS dans un SUAPS universitaire.

                      Les élèves du XXIème siècle n’ont aussi rien à voir avec les enfants dociles de l’après-guerre. Vous comprendrez en venant travailler quelques temps dans certaines classes du primaire, de collège ou de lycées professionnels, pourquoi certains collègues craquent à répétition ! Bien sûr, il est évident que, comme dans toute corporation, quelques-uns profitent du système et donnent une mauvaise image de la profession en s’absentant régulièrement.

                      Cependant, rien n’empêche les hiérarchies académiques et les politiques du gouvernement de prendre ce problème à bras le corps mais à la condition que tous les points d’achoppement soient abordés (par exemple, les effectifs par classe, les moyens matériels déplorables de certains établissements, la gabegie des programmes et des maisons d’édition scolaire, l’infantilisme des procédures d’inspection, etc.). Ce qu’ils n’osent faire car ils savent qu’ils se mettraient dans le pétrin. Le manque de courage est exemplaire mais surtout dans les hautes sphères. La polémique inutile de De Robien sur la méthode globale de lecture est la preuve de ce décalage catastrophique de nos leaders actuels face aux enjeux du présent et du futur.

                      Quant à votre crainte de subir un licenciement économique, je reconnais en être à l’abri. Mais, personnellement, j’ai passé un concours difficile avec, à la clé, une certaine protection. Dans une logique libérale, je pourrais vous dire que vous auriez pu en faire autant ! Mais, cette remarque est simpliste voire déplacée. Par contre, je vous rappelle qu’au début du siècle, il n’existait aucun droit du travail et qu’à cette époque-là, la majorité des nantis s’était opposée à son développement. Des gens se sont battus pour que ces droits soient formalisés et d’autres continuent de se battre pour qu’ils soient appliqués et pour que notre société reste viable. Pas comme la misère actuelle des travailleurs chinois ou du tiers-monde, que nous avons connu au XIXème en Europe, et que certains seraient presque tentés de nous appliquer au nom de la compétition internationale ! Cette compétition, nous ne devons pas la nier, mais on pourrait peut-être la cadrer collectivement pour en éviter les désavantages prévisibles. Le délabrement, en cours, du service public de l’Education et de la Recherche ou celui des Droits du travail ou à la santé en fait partie.

                      Quant à cette chère Ségolène Royal, elle a le mérite de bousculer les éléphants de droite comme de gauche après, il est vrai, avoir été au pouvoir sans laisser une impression d’une visionnaire charismatique. Qui vivra, verra !

                      A bon entendeur, salut. Bien sincèrement. Didle


                      • Savapa (---.---.120.105) 21 novembre 2006 21:22

                        J’ai bien ententdu. Il n’empêche que quand on a les nerfs solides, c’est plutôt un bon job.


                        • Didle (---.---.20.158) 22 novembre 2006 08:52

                          Cher Savapa,

                          Votre remarque n’est pas fausse, mais on peut se méfier de la notion de « personne aux nerfs solides ».

                          Au contact d’une réalité difficile, un professionnel peut durcir son caractère et devenir relativement ou totalement insensible aux dysfonctionnements moraux, culturels ou relationnels de son entourage. Pensons aux bons citoyens qui, ayant « les nerfs solides » sous le nazisme, ont accepté les horreurs de la guerre et de l’idéologie hitlérienne.

                          Avoir les nerfs solides dans l’enseignement est indispensable pour imposer, dans la mesure du possible, un cadre et un enseignement aux élèves. Mais je connais des collègues qui s’enferment dans leur bulle et qui tiennent coûte que coûte sans s’intéresser aux dysfonctionnements et aux améliorations possibles. Le principe de la soumission à l’autorité de Stanley Milgram, un je-m’en-foutisme catastrophique ou un mélange des deux expliquent ces comportements.

                          Bref, enseigner peut être un bon job mais méfions-nous des apparences trompeuses ! Individuellement, nous pouvons en être relativement satisfaits. Mais quittons un peu notre petit ego : collectivement ne sommes-nous pas, sans nous en rendre compte, en train de participer à une débâcle en préparation ?

                          Bien sincèrement. Didle


                          • Savapa (---.---.110.14) 22 novembre 2006 10:18

                            Un parallèle avec l’occupation nazie... N’importe quoi Didle. A moins que les ZEP ne soient selon vous des camps de concentration... smiley

                            Pour le reste, je comprends que dans de mauvaises condition de travail, un prof puisse jeter l’éponge. Mais c’est très dommageable pour les élèves. Et cela soulève une autre question : la formation des enseignents est-elle appropriée pour l’enseignement en zone déducation prioritaire ? smiley


                            • Didle (---.---.20.158) 22 novembre 2006 17:32

                              Cher Savapa,

                              Je reconnais le côté provocateur de mon exemple historique. Cependant, je maintiens mon idée qu’existent des situations où des hommes « solidement trempés » se satisfont de ce qu’ils vivent malgré le mal qu’ils perçoivent, du moment qu’eux-mêmes échappent au pire... Je cherchais seulement à illustrer le possible « côté obscur de la force » !!!

                              Quant aux « ZEP camp de concentration », notez que certains collèges ou lycées, classés ainsi, possèdent des caméras de vidéo surveillance, de solides barrières automatiques, d’éventuels détecteurs de métaux à l’entrée et certains politiciens conseillent même d’y installer un bureau de police ! Ensuite, certains de ces établissements se retrouvent avec des classes en sureffectif, si l’on prend en compte la nature des difficultés de leurs élèves. Enfin, je pourrais vous exposer un comparatif de la répartition des catégories socioprofessionnelles selon les collèges publics de ma ville (source INSEE). L’un possède majoritairement des enfants de milieux aisés ou très aisés (70 % au total). A l’opposé, un autre est installé dans un quartier difficile et accueille pour plus de la moitié, des enfants de milieux très défavorisés ou prolétaires (57 % au total). Vous n’êtes donc pas dans le faux en parlant de camp de concentration !!!

                              Bon, je provoque une fois de plus, excusez-moi ! Plus sérieusement, ces vérités-là ne sont suffisamment explicitées dans les médias dominants. Les politiques et leurs électeurs bien pensants ne préfèrent pas trop en parler car elles leur reviendraient dans la figure comme des boomerangs !!!

                              Votre dernière question est pour moi fondamentale et sera un enjeu des années à venir. En d’autres termes, comment une jeune prof, plutôt issu d’une catégorie socioprofessionnelle moyenne ou aisée, va-t-il pouvoir s’adapter auprès d’élèves de milieu défavorisé souvent créateurs de leur propre code et traversés par des questions et des angoisses qui leur sont bien propres ? Comment le décalage culturel et langagier, qui existe entre le monde adolescent d’une cité et celui d’un transmetteur des valeurs de la République, peut-il être mis de côté pour que les premiers s’approprient ce que le second doit leur apporter ?

                              Vaste champs de réflexions et d’actions qui englobent :

                              1) Du point de vue de l’enseignement, la redéfinition des savoirs à transmettre, la redéfinition des objectifs et des modes d’évaluation, la mise en place d’un tutorat pour ceux qui en ont besoin, la divulgation de la psychopédagogie des adolescents et de la psychosociologie de leurs comportements de bande, etc.

                              2) Du point de vue des facteurs agissant sur les établissements scolaires et leurs élèves : la prise en compte de la sociologie des phénomènes urbanistiques et culturels, la nécessité d’une plus grande coordination des différents institutions étatiques et privés (Education nationale, Justice, Police, Aide sociale à l’enfance et aux familles, municipalité, associations d’aide aux devoirs et de loisirs, associations patronales, etc.), l’amélioration des conditions de vie des familles, la reconnaissance de l’importance de l’exemplarité des parents quand ils travaillent, la condamnation du rôle abrutissant de médias qui polluent l’esprit des jeunes et de leurs parents, etc.

                              Je pourrais ajouter d’autres pistes de travail. Pour moi, la diminution de la délinquance de la jeunesse passe donc, comme vous pouvez le lire ci-dessus, par un ensemble de mesures plurisectorielles et pluridirectionnelles bien coordonnées. Les choses ne sont pas simples et appellent des réformes dont la complexité nécessitera du temps. Si les difficultés étaient faciles à résoudre, cela aurait été réalisé depuis longtemps.

                              Bien cordialement. Didle


                              • Denis COLLIN (---.---.96.20) 24 novembre 2006 09:42

                                Ce qui ne manque pas d’intriguer, c’est la presque impossibilité en laquelle nous sommes de discuter sérieusement d’une question aussi importante que celle de l’instruction publique.

                                Il y aurait beaucoup à dire sur le ressentiment, l’amertume et la bêtise de toutes ces injures envoyés aux « profs » : au fait, si on appelait les consultants « cons », les ingénieurs « inges », les médecins « méds » etc. Le lexique courant en dit long. La haine des professeurs est devenue un fonds de commerce des politiques il y a déjà un certain temps - peut-être depuis que les énarques ont pris le pouvoir et détrôné les normaliens. Un précédent ministre, M. Allègre les avait déjà traités de fainéants et avait stigmatisé, sur la base de statistiques fausses, les congés de maladie à répétition - fausses puisque les professeurs ont moins de congés de maladie que la moyenne, entre autres choses parce que, comme je l’ai expliqué, ils n’ont pas de congés de maladie pendant leurs vacances... Quant aux horaires, même annualisés, le ministère lui-même les situe au-delà des 40h hebdomadaires. Mais évidemment, avec la haine des professeurs, on est dans la même situation qu’avec la haine raciste : les arguments rationnels sont impuissants, parce que les affects sont trop tenaces, adhèrent trop à l’individu qui hait ses professeurs de longue date, depuis l’école et qui les rend responsables de tous ses échecs ou de ceux de ses enfants.

                                Quant à ceux qui donnent acte à Mme Royal d’avoir « secoué le cocotier », ils montrent qu’ils ignorent tout de la réalité de l’éducation nationale. Il n’est guère de secteur où l’on ait autant « secoué le cocotier » depuis 40 ans. Les « réformes » succèdent aux réformes à un rythme frénétique. Il n’est guère de secteur où les principaux acteurs - les professeurs - aient ignorés aussi « royalement ». Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour instruire, sauf les professeurs !

                                Il est remarquable que la haine des professeurs soit professée, de manière un peu articulée, essentiellement dans la classe moyenne. Elisabeth Altschull émet une hypothèse : la classe moyenne ne veut plus que ses enfants soient jugés (voir la revue « Perspectives républicaines » n°3, octobre 2006). Elle a tant investi dans sa progéniture qu’elle estime que tout lui est dû. Il est même fréquent que les professeurs, en tant que parents d’élèves, partagent ce « point de vue de classe », ce qui expliquerait l’enthousiasme avec lequel une partie du corps enseignant et des appareils syndicaux a accueilli toutes les innovations pédagogiques, « l’élève au centre », « l’apprenant construisant lui-même son savoir » et autres balivernes de la même farine, alors même que ces réformes allaient et vont toujours dans le même sens : dégrader le professeur, dévaloriser sa parole et donc ruiner son autorité - au sens originel du terme.

                                Si internet était vraiment un lieu de discussion, peut-être pourrions-nous débattre ici ou ailleurs de l’appel pour le refondation de l’école signé par Laurent Lafforgue, Marc Le Bris, Jean-Pierre Demailly, Michel Delord et quelques autres. On peut toujours rêver.


                                • ZEN zen 27 novembre 2006 18:05

                                  Totalement d’accord avec vous, Mr Collin. Ancien enseignant en philosophie, aujourd’hui à la retraite, j’ai observé avec tristesse, parfois avec colère,les dérives du système depuis surtout les années 1974-75...la montée de l’arrogance des pédago-ignares, la passivité de beaucoup de parents d’élèves, le défaitisme de beaucoup de collègues. On va vers le système anglais où l’on pourra passer le Bac à la carte avec deux matières seulement et aucune langue étrangère, sans avoir fait d’histoire...Triste avenir !


                                • (---.---.96.20) 24 novembre 2006 16:42

                                  Entièrement d’accord avec M. Denis Collin qui tente de répondre à certaines remarques un peu désespérantes (pas toutes)sur ce club de discussion qui n’est quand même pas que le café du commerce, je pense ?

                                  Diviser pour mieux régner, c’est pas nouveau ! Allumer les professeurs ou certaines des professions qui jouissent d’un petit statut est IN, à la mode depuis combien de temps, années 80-81 ou avant ? D’abord on parle de privilègiés, de mamouth à dégraisser, et en temps de chômage ou emplois précaires massifs on aligne sur le mur ceux qui ont un tout petit plus. Auravant on méprisait les fonctionnaires, leurs payes minables et maintenant on aligne leurs avantages sans bien sûr rien connaître des inconvénients de la fonction.

                                  Trouver toujours une fonction de service à dénigrer, cela qu’elle relève du domaine de l’Instruction, de la Santé, etc, facile ! ce serait donc la mode de tous les temps néos modernes de se diviser et d’étiqueter facile ? A bon compte et sans trop dépenser, cela permet sans doute de défouler certaines pulsions basses mais y gagne-t-on en collectif ou même en pensée individuelle ?

                                  Pourquoi certains diplômés à Bac + 5 ou 6 ne passent-ils pas les concours de l’éducation nationale et préfèrent-ils migrer en Angleterre ou aux USA alors que certaines matières déficitaires ne trouvent pas preneur ? Car que je sache il y a bien encore quelques concours qui subsitent, sans doute pas assez, d’accord.

                                  Et pour certains concours passés, quand il y a des reçus on prend à quelle moyenne ? LE NIVEAU BAISSE, la faute à qui ? Pourquoi certaines familles de classe moyenne, y compris des enseignants, font-elles tout pour que leur progéniture fréquente les ZEP, à tout prix éviter la carte scolaire, les bas quartiers ? Cela me semble faire entrer dès la prime enfance adolescente dans la tête de leurs enfants que l’on ne doit pas mélanger les dessous de soie avec les oripeaux ? Et ainsi certains collèges se retrouvent en difficulté et en caractérisation sociale.

                                  Un monde de jalousie sociale, un monde de caste, un monde individualiste, un monde du chacun pour soi et chacun sa m....e, est-ce bien vers où l’on souhaiterait se diriger ou même on serait déjà ?

                                  Une provinciale ébroïciene, postière-télécommunicante- fonctionnaire, BEPC 64 + privé + 2 concours fonction publique pour le niveau à remonter + privilégiée 1300 euros mensuels après 33 ans de carrière, non licenciable, soumise au devoir de réserve, aux mutations obligatoires, etc.. et qui se targue et se félicite tout en s’en plaignant parfois, que ses enfants aient toujours été scolarisés en collège ZEP, aucune tentative de contournement ou d’évitement, ce qui n’est pas le cas de certains de ses voisins, qui, pour éviter le mélange social ou ? ont choisi l’option musique ou l’option russe ou l’option théâtre pour leurs enfants, enfants qui ont dû se demander pourquoi ? Ces enfants, souvent après le collège n’ont plus pratiqué aucune de ces matières, bizarre ?

                                  J’espère que dans ce catalogue, aucun ou aucune des intervenants de ce forum ne se sentira visé ? je défoule la confusion des esprits et faits dont je suis atteinte aussi comme tous et victime à la fois et tout est mal écrit, mais il est bon de parfois se défouler, certains l’ont fait plus haut sur cette place de l’Agora.

                                  Je possède des caliers d’école des années 52,ce ne sont pas les miens mais en les feuilletant, je me suis dit : je suis à peu près sûre d’une chose, c’est qu’aucun élève de 1ère ou terminale ne saurait résoudre les problèmes posés, ne vous en faites pas, il m’arrive aussi d’hésiter à la résolution, faute aux réformes ou à la vieillerie ou ?

                                  Si faute il y a c’est la FAUTE AUX REFORMES SUCCESSIVES ET PAS la FAUTE AUX ENSEIGNANTS ! Qui pour le dire ? Soutenir M. Laurent Lafforgue, des pétitions existent !


                                  • ProfPortugais 27 novembre 2006 17:24

                                    Absolument solidaires avec leurs collègues français, les professeurs portugais. On vit, depuis un an et demi un, un terrible cauchemar. Avec la victoire du Parti Socialiste, surgit une nouvelle ministre de l’éducation- Mme Rodrigues (Maria de Lurdes) qui, sous un voile ultra démagogique, a réussi à bouleverser l’ancien Statu de la Carrière de Professeurs. Partant d’une reforme au niveau des horaires des enfants (oui, l’école est vue comme un dépôt d’enfants pour supporter l’absurdité des horaires des parents...), elle obtient l’applaudissement de l’opinion publique qui se tourne contre les professeurs. Les Associations de Parents des Elèves, à côté de la ministre, délirent avec toutes les nouvelles mesures. On oblige les professeurs à rester à l’école pendant les heures où ils devraient travailler tranquille et silencieusement chez eux. Et qu’est-ce qu’on fait à l’école quand il n’y a pas de bureaux, quand il n’y a pas assez d’ordinateurs ? On déprime ! On a une salle de professeurs moderne, mais comme on est plus nombreux, il n’y a pas assez de chaises !!!!! comme on est nombreux, il y a trop de bruit ! Finalement, après ces heures de supplice, crevés et avec une migraine terrible, on arrive chez nous, on se jette sur le canapé et, dans un état de léthargie, on attend que cela passe. Je passe (au moins) 26 heures à l’école. A la maison, je n’ai jamais calculé le temps de travail, mais c’est beaucoup. Combien de week-ends, de soirées ai-je dépensés ? Victimes d’une stratégie bien définie pour nous liquider, nous sommes aujourd’hui les boucs émissaires de tous les maux de la société. Tout le monde se prononce sur notre carrière, du boucher au chauffeur de taxi. Obligés à travailler jusqu’à 65 ans, sans réduction d’horaire, on imagine nos cours sclérosés. On s’est réveillé un jour avec une nouvelle (on a des nouvelles de notre ministère au moins une fois par semaine...) : les parents allaient participer à l’évaluation des profs. Bravo ! J’imagine déjà les parents de mes élèves qui ont du mal à s’exprimer en portugais (école de banlieue près d’un petit quartier à grands problèmes dont les habitants sont africains et où la police a peur d’entrer...). La formation des profs sera effectuée pendant les vacances scolaires.C’est-à-dire , s’il y a un congrès le mois de janvier, on pourra pas y aller. Avec les grèves et des négociations entre syndicats et ministère, on a obtenu très peu. On oublie l’extrême stress auquel nous sommes soumis, le sacrifice d notre vie familiale (on emporte le travail à la maison et même quand on rêve, on travaille !). Le Premier Ministre et la Ministre ne parlent que du modèle finlandais. Si les Finlandais avaient une immigration comme celle qui nous franchit la porte, leurs résultats ne seraient plus les mêmes. D’ailleurs, les réalités sont différentes : la réforme des programmes et les curricula promus par le ministère et ses équipes de travail idiotes qui instaurent officiellement la facilité pour avoir des résultats de succès. Les élèves ont chaque fois moins d’autonomie, de sens de responsabilité, de valeurs, de respect pour autrui... Le niveau de connaissances et des compétences est plus bas qu’avant... Attention, collègues français, notre Premier Ministre, José Sócrates et Mme Royal seront au Congrès du PS Européen à Porto, le 7 et 8 décembre ... ils veulent lancer une campagne pour l’éducation des enfants. Ce rendez-vous nous apportera beaucoup de soucis.


                                    • NADIE (---.---.143.221) 27 novembre 2006 20:29

                                      Bonjour, Dans l’ordre d’arrivée des réponses au message initial, je suis juste au desSus de vous mais aVais omis de mettre mon prénom et pourtant je voulais vous dire ceci :

                                      Je suis enchantée de savoir ce qui se passe au Portugal « grâce » au néos « socialistes » qui ont volé une vieille étiquette sans éthique ni remords, Les Temps modernes !

                                      Le socialisme, l’Instruction publique,les Droits et Libertés tout est voie de destruction massive depuis tant de réformes et années ! Et c’est le cas partout en Europe, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, etc.

                                      Le temps des loisirs avec animateurs prime à l’école, voyages scolaires, code de la route,promotion des OGM, don du sang, concerts rap, jeux divers et variés, option basket, etc dans les établissements scolaires, en résumé infos diverses sur des sujets in A qui la faute ? Et nos enfants et petits enfants ? primaire, collège, et en phase terminale les enfants malades qui auront pu échapper aux chausses trappes et accéder au lycée, merci les pédagos !

                                      Une femme de ma famille est portugaise de Faro, elle a fui le pays qui l’avait fait travailler dès l’âge de 7 ans mais elle sait lire, écrire, compter et parler un français parfait, comment cela peut-il être possible ? je le dirai plus tard.

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