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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Enfants invisibles, victimes ignorées

Enfants invisibles, victimes ignorées

Si le monde était un village, nous verrions tout autour de nous la misère, la famine, et l’extrême dénuement dans lequel vivent des centaines de millions d’enfants, ainsi que l’indique un rapport récent de l’UNICEF.

Orphelins, enfants des rues, ils sont souvent contraints à mendier ou forcés à travailler. Exclus du système scolaire, ils ne bénéficient pas de soins médicaux. Réduits à l’esclavage, ils peuvent être jetés en prison, pour de petits délits, comme celui d’avoir volé de la nourriture.

Le rapport de l’UNICEF pointe le doigt sur une réalité : ces enfants n’ont pas d’identité officielle, car n’ayant pas été déclarés à la naissance, ils ne figurent pas sur des registres. Ils n’existent pas pour les statistiques, n’ont pas de statut leur garantissant les droits élémentaires des individus. Leur disparition, leur réduction en esclavage et tout autre sort funeste peuvent advenir sans que nul ne s’en émeuve, ces enfants n’ont pas d’existence officielle....

Dans la lutte contre la misère, l’action de l’UNICEF prône la généralisation de la déclaration à la naissance de chaque enfant, dans tous les pays en voie de développement. La reconnaissance légale de chaque enfant serait le préalable à l’établissement de rapports et d’informations concernant leur situation. Afin que nul ne soit ignoré, ce système serait le préalable à une meilleure organisation, pour les distributions de nourriture, les programmes sanitaires et sociaux.

L’objectif de l’UNICEF serait le socle de suivis statistiques et de programmes d’amélioration, à la base de nouvelles réglementations, afin que nul « ne soit plus exclu des services de base et de la protection la plus élémentaire. Non seulement ces enfants subissent des mauvais traitements, ils sont aussi pour la plupart privés d’éducation, de soins de santé et des services essentiels dont ils ont besoin pour grandir et s’épanouir ».

Si le monde était un village, nous en serions les nantis, à l’abri des maux qui accablent le tiers monde. Mais si le monde était un village, et s’il y avait une justice, nous serions condamné pour non-assistance à personne en danger, pour tous ces enfants abandonnés, exploités et dont les statistiques nous intéressent moins que la forme de Zidane, la dernière diatribe de Sarkozy, les ballades préférées de feu Mitterrand ou les derniers potins de la Star Académy. En attendant, des enfants sont invisibles, ou du moins, nous sommes aveugles.


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4 réactions à cet article    


  • yaarg (---.---.111.163) 10 janvier 2006 15:46

    (trouvé sur le net, à plusieurs adresses)

    Si la planète était un village composé de 100 habitants, il y aurait :

    - 59 asiatiques
    - 14 africains
    - 14 américains
    - 13 européens

    Il y aurait également 51 femmes, et 49 hommes.

    On compterait 50 enfants de moins de 15 ans.

    20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses. 1 femme seulement possèderait sa propre terre.

    Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.

    42 personnes ne boiraient jamais d’eau potable.

    50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.

    33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.

    5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.

    5 enfants travailleraient dans des conditions d’esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.

    60 personnes sauraient lire, écrire et compter parmi lesquels 40 seraient des hommes.

    50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.

    8 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 6 connectées à un réseau de type internet.

    1 personne serait considérée comme riche, c’est à dire possèdant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.

    80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas. En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.

    La bibliothèque du village ne serait accessible qu’à 24 personnes, les autres en seraient interdites. Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.

    L’électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens. 30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.

    Etc.

    Sur ce dernier point, je pense que l’image est mal trouvée. En réalité 20% auraient l’électricité, 50% l’électricité avec coupures et 30% n’auraient pas du tout l’électricité.


    • vieux bob (---.---.118.43) 25 février 2006 18:22

      J’avoue ne pas comprendre :

      Cet article est paru le 10/01, nous sommes le 25/02

      Si je comprends bien personne ne l’a trouvé intéressant !!!

      Sommes-nous aveugles ? Ou refusons-nous systématiquement de voir ?

      Je commence à croire comme certains que notre civilisation risque de perdre quelques avantages acquis : de grè ou de force ?

      Il est vrai que pour Martin Rees, 50 % de nos petits enfants qui naissent aujourd’hui, n’atteindront pas la vieillesse.


      • sunny walker (---.---.242.233) 25 février 2006 19:50

        c’est ahurissant en effet, dans certains pays les animaux ont plus de chance :
        - graderie et centre de loisir pour chiens et chats en europe,
        - hopital ultra moderne pour faucons à Doubaï etc.. le pb c’est que ton sujet est surmédiatisé, mais les actions concrètes manquent cruellement


      • l1dit (---.---.54.30) 27 février 2006 09:51

        D’abord merci à Ph.G pour son article. Quant à mes commentaires ils sont les suivants : pourquoi devrions nous tout lire systématiquement ? tout n’est pas de l’information ! Je lis cet article maintenant et j’y réagis maintenant : celà ne veut pas dire que je suis ignorante de ce qui se passe dans le « village ». pourquoi nous indigner d’un fait que nous cotoyons régulièrement ? car, il n’est pas besoin d’aller en Asie. pourquoi voir, puisqu’il nous est plus aisé de fermer les yeux ? Quand les yeux s’ouvrent la piqûre de la lumière est toujours douloureuse.

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