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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Et si les associations avaient un rôle à jouer

Et si les associations avaient un rôle à jouer

La France pays d’associations a toujours mis en avant la citoyenneté des Français par leur forte participation à la vie associative... mais qu’en est il de cette participation ?
Un article sur les bienfaits et les dérives d’un monde associatif qui a encore de très beaux jours devant lui.

Depuis la loi 1901, le nombre d’associations et de bénévoles ne cesse de croître, dans tous les domaines d’interventions couvertes par les associations.
A son origine la loi de 1901 créant les associations posait les prémices de la loi de 1905 sur la laïcité, en appliquant un cadre stricte aux organisations religieuses qui commençaient à prendre trop d’ampleur.
 
Aujourd’hui on est très loin de cette réalité, et les associations religieuses sont à la marge du monde associatif, alors que le secteur qui connaît le plus grand nombre d’engagement bénévoles touche aux monde sportif.
 
Mais les Associations ont-elles vraiment un rôle à jouer ?
 
Assurément oui les associations jouent un rôle essentiel dans notre pays.
 
Tout d’abord, elles sont la preuve et la garantie de la liberté d’association dans notre pays, droit fondamental, et très lié à la liberté d’expression... on peut librement se réunir et s’exprimer. Ce droit inaliénable a été acquis en France, et l’on se doit de le préserver.
 
Ensuite de par la diversité de leurs objets les associations montrent toutes leur importance. Social, humanitaire, sport, culture, entraide, ... sont autant de champs couverts animés par les bonnes volontés des bénévoles.
 
Enfin et j’y vois là à la foi une dérive et une force, le monde associatif est bien souvent devenu un para service publique. Les bénévoles des associations couvrent les champs d’action laissés vide par l’Etat, et en recevant un financement de lui, à coup de convention, d’agrément etc...
Là ou la bât blesse, c’est que beaucoup de structures ont, en raison de ces conventions, perdu leur mission militante, et d’aiguillon des services publics. Effectivement, on leur donne les sous pour vivre et faire leur travail alors ils n’ont pas intérêt à faire de vagues. Je ne critique pas cet état de fait, je regrette juste que certaines associations aient du coup perdu leur âme à long terme pour mener une mission qu’on leur a tellement encadrée qu’elles ne sont plus maître.
 
Et pourtant si les bénévoles se réemparaient de leurs associations, en menant à bien la mission qu’ils se sont fixée parce qu’ils croient en cette mission et non pas parce que l’Etat les paye pour, si les association mettaient leur grain de sel dans les décisions prises et faisaient entendre leur voix elles retrouveraient toute leur dignité.
 
Tous les sujets d’actualité touchent de près ou de loin au monde associatif, et il se doit de participer a ces débats, il faut qu’il s’invite aux tables de discussion.
 
Tous les champs de la discussion ont été abandonnés aux pros de la politique ou aux marges syndicales, mais qu’en est-il de la société civile ? Des hommes et des femmes qui tous les jours se battent pour des valeurs en perdition (solidarité, entre aide...). 
 
Les Associations de solidarité avaient toute leur place au forum social du mois de Mars...
 
Il est grand temps que bénévoles et responsables associatifs, se lèvent et fassent entendre la voix de ceux qui construisent notre société, et qui ont des idées, des choses à dire, et que nos politiciens oublient trop souvent pour une seule raison... entre le monde associatif et le monde politique il y a deux grandes différences : le carriérisme et la recherche de profit.
 

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19 réactions à cet article    


  • jymb 22 juin 2009 13:23

    IL y a bien pire, c’est à dire l’usage d’associations soigneusement choisies (et éventuellement subventionnées) lorsque l ’on organise des pseudo « grands débats citoyens » ou autre Grenelles préprogrammés, ou bien que l’on veut imposer ce qu’une majorité refuserait largement si l’on utilisait une voie référendaire (désolé, j’utilise une expression politiquement trés incorrecte)
    exemple : je souhaite mettre à genoux les automobilistes, je m’adresse de manière on ne peut plus démocratique aux seules associations qui ont fait de leur disparition une cause personnelle pour traduire les opinions, idées et aspirations du plus grand nombre. Exactement comme si l’on demandait à Bougrain Dubourg des idées originales pour choisir la prochaine date d’ouverture de la chasse


    • Gabriel Gabriel 22 juin 2009 13:51

      Bonjour,

      Les associations sont à ce jour le seul contre pouvoir, elles pallient au manquement d’un état qui se défausse sur elles. Elles sont, actuellement, l’équilibre nécessaire à notre démocratie. Supprimez les associations et demain gérez les milliers d’individu qui survivent grâce à elles. Je parle bien sur des associations dignes de ce nom (Abbé Pierre, Resto du cœur, Dal etc….)

      Merci à tous les bénévoles.


      • xray 22 juin 2009 20:49

         

        Les bénévoles en question sont la plupart du temps des paumés à la recherche d’une existence reconnue. Ils n’ont rien à apporter à personne. 

        Les supermarchés de la bonne conscience 
        http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/26/les-supermarches-de-la-bonne-conscience/ 

        Les Pauvres PAUVRES n’ont pas de chance ! 
        http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/27/les-pauvres-pauvres-n%e2%80%99ont-pas-de-chance/ 

        La misère des autres, ce sont ceux qui en vivent qui en parlent le mieux. 



      • Gabriel Gabriel 23 juin 2009 07:39

        A Xray,

        Bien sur c’est ringard de s’occuper des autres, c’est tellement mieux le chacun pour soi et Dieu pour tous. Critiquer et ne rien faire, voilà une position confortable. Ne baver pas sur ceux qui s’investissent, qui prennent sur leur coeur, leur temps, leur argents, vous ne leur arriver pas à la cheville. Vous n’avez pas la moindre idée de ceux qui passent les nuits à accompagner les personnes en fin de vie, a ceux qui après leur travail distribue de quoi se nourrir ou s’habiller décemment aux plus démunis, a ceux qui consacre leur vacances dans des villages éloignés à creuser des puits ou à apprendre à lire aux enfants. Vous faites partir de cette majorité qui se plaint mais ne fait jamais rien. A propos, vous que faites vous pour les autres ?

        Je suppose pas grand-chose. Je vous laisse à votre petite vie de petites critiques.


      • Tontontof 22 juin 2009 14:17

        Et justement, si on donnait a tous ces bénévoles le pouvroir de s’exprimer, on est sur que les choses pourraient avancer, puisque la seule chose qui les anime... c’est la passion.


        • Annie 22 juin 2009 14:47

          Je ne suis pas sure que la passion suffise dans ce cas. La grande question avec les associations est leur proximité avec le pouvoir (avec quelle facilité Hirsh s’est retrouvé au gouvernement !) et leur indépendance financière. Je peux vous dire que lorsque Bill Gates décide de financer un programme de lutte contre le sida, il décide des termes de référence, et influence la direction du programme.
          Ensuite c’est effectivement la question de l’influence de ces associations qui est préoccupante. Je donne un exemple plus axé sur les Etats-Unis : il y a d’un côté les associations militant pour le contrôle des armes par l’adoption d’un traité international, et de l’autre, la NRA, puissant lobby pour les armes à feu, regroupant des utilisateurs et donc par définition un mouvement de la base, qui devrait donc avoir une plus grande légitimité, selon cette fameuse notion de société civile qui ne veut rien dire au bout du compte. 
          Tout cela pour dire que les associations ont un rôle crucial à jouer si elles évitent de se faire coopter par le pouvoir , et si elles maintiennent une totale transparence et indépendance financière. Sinon, elles risquent d’être instrumentalisées et ce n’est pas un mot choisi au hasard, parce qu’elles peuvent devenir comme certaines le sont déjà des sous-traitants des pouvoirs publics.


          • Tontontof 22 juin 2009 15:14

            C’est pour cela que les bénévoles doivent se battre pour maintenir des associations indépendantes du pouvoirs, des partis et des syndicats, afin de pouvoir jouer leur rôle sans porte à faux.


            • Tontontof 22 juin 2009 16:04

              Mais comment mener à bien ce projet lorsque le pouvoir a fait de ces association un simple prestataire de service qui obéit aux ordres étatiques ?


              • Tontontof 22 juin 2009 19:43

                Mais on ne peut nier que certaine associations ont perdu l’essence même de leur projet politique, et les valeurs qui les ont fait naitre, parcqu’elles ont fait le chois de suivre les directives.

                Plus largement, je penses que les association ont un rôle d’aiguillon des services public (et je ne parle pas de conflit), en tant que représentant de la vie civile. Et malheureusement, trop souvent elles ont perdu ce coté de leurs actions.


              • Tontontof 22 juin 2009 21:39

                Vaste sujet mais je ne suis pas en accord avec vous. Les Associations se doivent de faire changer les mentalités et avancer la sociétés. C’est aussi leur but. Mais pour celà il faut que les bénévoles continuent de faire croitre leur appartenance aux projet des asso.


              • Annie 23 juin 2009 10:25

                @Kinini,
                Je ne sais pas si vous lirez ce message, mais votre intervention est intéressante parce qu’elle illustre le dilemme des associations, dont nous représentons deux tendances, la mienne n’étant absolument marxiste si cette allusion me concernait. Je pense simplement que les « exclus » (qui englobent les SDF, les gens souffrant de la faim, de la pénurie d’eau etc.) le sont de fait par le système en place. Et que de se rallier aux valeurs d’efficacité, de rentabilité, de rationnalisation des pouvoirs en place renforce cette exclusion : en fait il s’agit là de la question des exclus méritants ou non méritants. Et de savoir jusqu’où au nom de l’efficacité il est possible de faire des compromis, sans perdre ce qui constitue l’originalité de la démarche des associations et leur valeur irremplaçable.


              • Michel DROUET Michel DROUET 22 juin 2009 16:51

                Certaines associations se voient confier des missions de service public par l’Etat ainsi que par les collectivités locales.
                Ces transferts, ou externalisations, étaient justifiés à l’origine par le fait qu’ils évitaient aux collectivités publiques de mettre en oeuvre leurs propres moyens (personnel, locaux, etc...) et que par conséquent cela coûterait moins cher. Une autre justification consistait à dire que les associations offraient davantage de souplesses que la fonction publique (rigidité des statuts, par exemple).
                Où en sommes nous aujourd’hui de ces justifications ?
                - Certaines associations ont grossi de manière importante et présentent aujourd’hui les mêmes symptômes que ceux reprochés aux collectivités publiques à l’origine (frais de fonctionnement importants, ratios de personnel en leur défaveur par rapport à des services gérés par les Fonctions Publiques, etc...
                - A cela s’ajoutent une tendance à la thésaurisation de subventions publiques par certaines associations (donc des avances de fonds publics inutiles) et un manque de contrôle financier et d’audits des collectivités publiques sur ces associations, que ce soit à cause du manque de moyens des administrations ou bien par laxisme ou bien encore parce qu’il n’existe pas une volonté politique d’aller au fond des choses afin de ne pas froisser ces « partenaires ».
                Ces situations évoquées existent bien, notamment dans le domaine social. Elles coûtent cher au contribuable... 

                Ce sont les mêmes principes dogmatiques qui président aujourd’hui à l’externalisation de missions de service public aux entreprises privées par la voie de la délégation de service public ou des marchés, dans les domaines de l’eau, des transports, de la restauration scolaire, pour ne parler que de ces exemples.
                La différence avec les associations, c’est que les entreprises privées peuvent faire des bénéfices, et elles ne s’en privent pas. Si le contrôle de leur activité existe, celui sur le prix est quasi inexistant et en tous les cas les prix proposés sont quasi invérifiables.

                Le mouvement d’externalisation des missions de service public se poursuit et s’étend. Si leur exercice ne peut pas enrichir les associations, cela coûte cependant cher à la collectivité.
                Quant aux délégations et marchés, cela répond au dogme de la « création de richesses » label exclusif des entreprises privées, mais dont les effets se font surtout sentir pour les actionnaires au moment de la distribution des dividendes qui auront été payés sur des fonds publics, donc par nos impôts.



                • Annie 22 juin 2009 17:23

                  C’est le coeur du problème. En utilisant les associations dans les pays en développement, les gouvernements occidentaux par la voie de la Banque Mondiale, du FMI etc. effectuent une privatisation des services publics par la porte de derrière. Savez-vous qu’à ma connaissance MSF a été la seule association à refuser d’imposer comme on le leur demandait les frais d’usagers, à savoir faire payer l’eau, les soins de santé etc.
                  Un deuxième point que vous abordez est que finalement l’externalisation des missions de service public non pas aux entreprises mais aux associations ne coûte pas très cher puisque ces dits services peuvent être plus facilement supprimés ou transférés aux entreprises privées. Les associations sont coupables d’une grande naïveté car loin d’être des partenaires égaux, elles sont devenues comme je le disais un instrument de mise en oeuvre des politiques gouvernementales.


                • Tontontof 22 juin 2009 17:10

                  Pourtant les Associations sont de plus en plus controlées (et c’est normal) Elles sont dans l’obligation de fournir nombre de statistiques et de tableaux de bord aux autorités, afin de prouver que les sommes allouées sont attribuées aux bonnes lignes de comptes.
                  Le problème est que au fur à mesure, c’est même tableau de bord servent aux autorités à diminuer les fond alloués tout en confiant plus de mission aux associations.
                  Ce que je réprouve le plus, c’est qu’à coup de convention, l’Etat a retiré toute la dimension militante de certains secteurs associatifs, que se content d’écouter et d’appliquer les ordres.

                  Et pourtant on a vu (et on verra dans les semaines à venir) que lorsque les associations peuvent se rassembler afin de se mobiliser pour une cause, elles sont capables d’influer sur les déisions prises.


                  • xray 22 juin 2009 20:41

                     

                    Les associations 


                    Les associations (lucratives sans buts) sont les outils déterminants du pouvoir. 
                    La misère des plus pauvres, ce sont ceux qui en vivent qui en parlent le mieux. 

                    Médical 
                    Les associations n’aident pas à la recherche. Les associations profitent et vivent du système. 

                    D’ailleurs, les associations prolifèrent toujours dans les secteurs où il est possible de cacher la réalité. Le médical est un domaine privilégié. 

                    Les associations
                    http://lesassociations.hautetfort.com/ 

                    Les supermarchés de la bonne conscience 
                    http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/26/les-supermarches-de-la-bonne-conscience/ 

                    Les Pauvres PAUVRES n’ont pas de chance ! 
                    http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/27/les-pauvres-pauvres-n%e2%80%99ont-pas-de-chance/ 

                    Les virus de curés 
                    http://levirusmachin.hautetfort.com/ 



                    • Tontontof 22 juin 2009 21:02

                      Alors c’est certainement pour cacher les réalité que le plus grand nombre de bénévoles et d’associations sont dans le domaine sportif...
                      PAs très argumenté a mon gout votre message.


                    • Gabriel Gabriel 23 juin 2009 13:45
                      Vous mettez tous dans le même sac esprit étroit que vous êtes. Je pense que dans votre cas il faudrait mettre d’urgence sur pied des associations pour prendre en charge votre connerie.

                    • Tontontof 22 juin 2009 21:48

                      C’est malheureusement une des dérives qui discrédite le milieu associatif qui pourtant est un formidable outil de solidarité et d’entre aide


                      • Tontontof 22 juin 2009 22:00

                        Bonne soirée. Merci pour cet échange, et pour l’accueil.

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