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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Faux sans blancs, 160 ans de désinformation

Faux sans blancs, 160 ans de désinformation

 Le Vote Blanc, ce n'est pas nul et c'est utile, pourquoi ?

Nous entendons très régulièrement des réflexions ! « à quoi bon ! voter blanc ne sert à rien ! » « ça ne change rien ! » « voter blanc c'est laisser aux autres le pouvoir de décider à notre place », « des gens sont morts pour le droit de vote ! » « voter blanc ! quelle naïveté ! » etc..

Voilà qui démontrent combien le vote blanc n'est plus compris à sa juste valeur.

Il est bon de savoir non seulement pourquoi, mais aussi comment les gens en sont venus à penser que le vote blanc est inutile !

Pour la petite histoire,

le vote blanc est créé au cours de la période révolutionnaire, (Loi du 18 Ventôse an VI – 1798)

Sous le premier Empire, le Conseil d'État, aux termes d’un avis rendu le 25 janvier 1807, confère un semblant de statut à ce vote en décidant que les « billets blancs » doivent être retranchés des votes émis .

C'est pour que Napoléon III soit élu président à vie que le vote blanc a été effacé du scrutin (art. 57 de la loi électorale du 15 mars 1849) et décret impérial du 2 février 1852. L’article 30 du décret impérial, est confirmé dans la loi électorale du 29 juillet 1913, puis par l’article L. 66 de l’actuel Code électoral (1969).

160 ans que le vote blanc ne peut plus exercer son réel et originel poids, sa véritable mission.

160 ans que se perpétue la falsification issue d'une dictature impériale.

160 ans que toutes les oligarchies se succédant au pouvoir n'ont jamais remis en place ce droit essentiel à la démocratie.

Et après 160 années de mensonges, il est logique que la population ait perdu , oublié, le véritable sens et l'intérêt du vote blanc .

Oui ! des gens sont morts pour le droit de vote, mais voilà 160 ans qu'ils se retournent dans leur tombe.

Oui ! Le vote blanc ne sert plus à rien ! Oui ! aujourd'hui voter blanc c'est laisser aux autres le pouvoir de décider à notre place !

Et ces mêmes autres de se réjouir que le vote blanc soit vraiment bâillonné !

Donc , par sa méconnaissance du sujet, ou son désintérêt, la population désinformée contribue et garantie en toute logique, sans même en être consciente, le maintien au pouvoir d'une oligarchie peu encline à être remise en question .

Pourtant, plus d’une vingtaine de propositions de loi ont ainsi été rédigées pour une reprise du vote blanc depuis le début des années 1980, sans distinction des clivages politiques. Et récemment encore en 2011. Toutes sont restées lettre morte.

Aujourd'hui, un candidat est élu par un nombre d’électeurs inscrits. Il devrait être normal de remettre en question sa légitimité quand celui ci n’atteint pas un suffrage suffisamment représentatif de la population.

Il devrait être normal d'opposer un veto, à un ensemble de candidats quand aucun d'eux n'avancent des propositions satisfaisantes ou trop partisanes .

On peut donc facilement comprendre pourquoi la prise en compte comme suffrage exprimé des votes blancs est rejetée.

Un acte civique et citoyen relégué à la nullité et assimilé au désintéressement, à l'abstention.

Le fait de se rendre dans un bureau de vote et de déposer un bulletin blanc est pourtant une démarche volontaire, civique et raisonnée, ce qui n'est pas le cas de l'abstention.

Mais le taux d'abstention ne cacherait il pas, un « à quoi bon ! », une résignation due en grande partie à l'impuissance occasionnée et maintenue du vote blanc ?

Si l'abstention constitue une part de résignation, elle regroupe aussi un bon nombre de voix contestataires potentielles y compris chez les non-inscrits. Bon nombre de partis orientent en ce sens un discours attrayant à l'égard de cet électorat en promouvant le vote utile, qui, faut il le rappeler, n'est pas un vote de conviction ni d'idéologie mais un vote sanction, bien loin d'une volonté constructive, on parle même de vote barrage.

Dès lors que la contestation ne peut être exprimée officiellement par le vote blanc, ces voix se dissolvent et se repartissent au bénéfice de partis notamment extrêmes, tel des soutiens à leurs propositions, alors que ces voix n'en sont pas ! Ce n'est pas là non plus le vrai reflet d'une démocratie.

Il est très facile d'estimer aussi l'importance et le nombre de ces voix actuellement annihilées, éparpillées ou en abstention. On sait déjà que près de 40 % sont à l'abstention, 15% aux non inscrits, 2% au vote blanc atrophié , ajoutez à cela les votes contestataires éparpillés parmi les autres partis...ça commencerait à peser sérieusement !!!

Il est donc incontestable de considérer le vote blanc, comme le plus fort potentiel de contestation. Ces voix qui pour être entendues doivent pouvoir recouvrir le droit de s' exprimer en tant que telles.

Quelles seraient les conséquences d'un retour dans le scrutin du vote blanc ?

Si sur le plan technique juridique cela pose un certain nombre de révisions du code électoral, et repose la question de la légitimité de certains élus, c'est essentiellement sur le comportement des mouvements politiques et de leurs candidats qu'il faut se concentrer !

En effet, dés lors qu'un garde fou, comme le vote blanc, est institué (réintégrant la constitution), les comportements, les décisions, les efforts, les propositions seront totalement révisées à des fins probablement plus consensuelles mais en adéquation avec les véritables attentes de la population et non pour servir aux seuls leitmotiv partisans et/ou d'une oligarchie.

La configuration et la proposition politique actuelle s'en verrait profondément transformée.

Le changement tant espéré, tant de fois affiché, et chaque fois trahi par chacune des prises de pouvoir successives, passe nécessairement par le vote blanc !

Car, de par son existence, le vote blanc est comme l'épée de Damoclès, un garde fou qui peut et va incontestablement changer la mentalité des aspirants à la gouvernance de nos institutions.

Mais comment, quand tous les verrous sont maintenus pour anéantir cette contestation, le vote blanc peut revenir et redonner ce droit de veto au peuple ?

Défiler dans la rue, faire la révolution ? C'est envisageable, mais chaotique incertain et non sans dommages !

Il existe une façon légale et pacifiste de s'engager avec intelligence dans ce processus de retour au vote blanc effectif ! à la possibilité de contestation.Prendre à contre pied cette loi électorale corrompue depuis 160 ans.

C'est pourquoi il existe un Parti du Vote Blanc qui propose un candidat blanc , à défaut d'une reconnaissance officielle et intégrale du vote blanc !

Son seul objectif, reconduire par décret présidentiel, le vrai usage du vote blanc tel qu'il était à l'origine de la constitution, et soumettre ce candidat représentant physiquement le vote blanc à l’élection présidentielle 2012.

Voir le site pour tous les détails du processus.

http://www.parti-du-vote-blanc.fr/

https://www.facebook.com/partiduvoteblanc


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16 réactions à cet article    


  • pepin2pomme 27 janvier 2012 12:49

    Il y a une alternative au vote blanc, du moins au premier tour des élections, c’est de donner sa voix à celui qui semble être le looser absolu. (au choix : les décroissants, les espérantistes, les royalistes, les soixantehuitards ...).
    Au moins comme ça, sa voix compte, et ça fait baisser le score relatif des favoris !

     


    • interlibre 27 janvier 2012 14:00
      A voir absolument au sujet du vote :
      « Poire à lavement ou Sandwich au caca. » © South Park

      Même si je partage certaines de vos idées, malgré tout personnellement je voterai Melenchon au premier tour.
      Ensuite au second tour on verra si l’umps est présent ou pas mais je me fait pas trop d’illusions.


      • Scual 27 janvier 2012 14:23

        Il est possible que le vote blanc convienne à certains. Ceux qui ne font confiance à personne.

        Il est illogique de fonder et d’encourager un mouvement prônant le vote blanc. Car si on dépense de l’énergie pour une cause en politique, ça doit être pour trouver une solution et de la proposer, c’est à dire fonder un vrai parti... qui aura bien du mal à convaincre ceux qui votent blanc et ne font confiance à personne. Fonder une association de ceux qui se plaignent que les autres ne font pas à leur place, ça n’a tout simplement aucun sens.

        Voter blanc est une chose, mais fonder un mouvement pour le vote blanc... je ne comprend pas.

        En tout cas c’est sur que le vote blanc a une signification différente de l’abstention.


        • Mandelph 27 janvier 2012 15:25


          Ce qui est illogique c’est de continuer de croire à un système électoral tronqué, amputé de ce droit et privé de ce garde fou essentiel à une véritable démocratie !
          Ce qui est illogique, dans l’état actuel des choses, c’est de se résoudre à voter pour le « moins pire » sans pouvoir soutenir une proposition politique acceptable, par ce qu’inexistante.

          L’existence du vote blanc comme suffrage exprimé, permettrait à elle seule d’influer sur le comportement et l’offre des politiques : peu de votes blancs confirmerait la légitimité des élus, un vote blanc massif les renverrait à revoir leur copie.

          Fonder un mouvement pour le vote blanc dans le but unique de son retour au scrutin du vote blanc, est bien différent que d’inciter à voter blanc , mais bien de remettre en place un marqueur de la contestation potentielle sur laquelle peuvent se fonder de nouvelles propositions politiques intelligentes et rationnelles, loin du marketing politique actuel et pour éviter la récupération de cette contestation par des propagandes démagogiques.

          Si le vote blanc retrouve intégralement sa fonction initiale , le mouvement n’aura plus lieu d’exister ! Ce mouvement défend donc une clarification de l’expression populaire exprimée par les urnes, mais aussi incite, à l’implication citoyenne, au retour aux urnes (sans être obligatoire).
          Comprenez vous un peu mieux ?


        • democradirect democradirect 27 janvier 2012 14:52

          Il faut obtenir un véritable droit de référendum d’initiative populaire qui permette au peuple de modifier la Constitution. Voir ici pour une revendication à diffuser, et pour l’argumentaire. Une fois ce droit acquis, vous pourrez soumettre en votation populaire la reconnaissance du vote blanc.

           


          • 08 AOUT 27 janvier 2012 17:45

            Bonjour,

            Vous avez raison :
            - Le vote blanc exprime une opinion, qui n’est représentée par aucun candidat
            - Pour cette raison, il est neutralisé.

            C’est pourquoi voter blanc est, malheureusement, inutile concrètement.

            C’est un déni (de plus !) de démocratie.

            Je propose que :
            - Les votes blancs soient comptabilisés
            - Et qu’au second tour, celui des deux qui a le plus de voix soit élu.
            Conséquence : Mr (ou Mme) X a 30% . Mr (ou Mme) Y a 25% ; Il y a 30% de votes blancs===>Mr (ou Mme) X est élu avec 30% des suffrages exprimés, et non pas avec 54,5% comme on compte actuellement.

            Ca ne change pas la possibilité de gouverner mais ça change tout dans la légitimité de l’heureux(se) élu(e).


            • Abou Antoun Abou Antoun 27 janvier 2012 19:31

              C’est pourquoi voter blanc est, malheureusement, inutile concrètement.
              Je ne suis pas d’accord. Au second tour de l’élection présidentielle et quel que soient les deux candidats restant en lice au moins 60% des électeurs penseront qu’ils auront à choisir au mieux entre bonnet blanc et blanc bonnet, au pire entre la peste et le choléra, mais il iront quand même voter pour celui qui leur parait ’le moins mauvais’. Il serait préférable d’aller voter blanc pour ne pas être comptabilisé parmi les pécheurs à la ligne. Le résultat pratique serait que le président élu aurait une légitimité correspondant exactement au % de son fan club. On éviterait ainsi des réactions TS (tout sauf) qui ont permis d’élire Chirac avec plus de 80% des suffrages, un homme connu pour ses turpitudes et méprisé du plus grand nombre.


            • Abou Antoun Abou Antoun 27 janvier 2012 19:34

              Il y a redondance, le point de vue que j’exprime est celui qui est déjà exprimé au moins deux fois dans les réactions ci-dessus. Enfin bon, on est d’accord mais l’establishment ne veut absolument entendre parler de cette mesure qui les inciterait à plus de modestie compte tenu de leur représentativité réelle.


            • gogoRat gogoRat 5 février 2012 12:50

              @08 AOUT :
              une confusion sur le mot « légitimité » semble être à l’origine de ce faux débat :
              Vous dites à la fois : « voter blanc est, malheureusement, inutile concrètement. »
              et ... (cf remarque suivante *) : «  ça change tout dans la légitimité de l’heureux(se) élu(e). »

              (remarque *) :
              - les votes blancs ne sont-ils pas quasiment comptabilisés ? => voir http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/FE.html :
              en 2007 : les « blancs ou nuls » ne représentaient que 4,20% des votants ( tandis que les abstentions représentaient plus de 16% des inscrits ! )
              Est-ce que moins de 4,2 % de 83,97% des inscrits constituent à vos yeux de quoi changer sensiblement une quelconque légitimité ?

              Il serait plus intéressant d’abord de préciser de quelle légitimité nous parlons.
              Ne devrait-on pas distinguer avant tout une « légitimité procédurière » d’une légitimité morale ?

              A partir des chiffres déjà officiellement établis et rendus accessibles, tout le monde peut déjà fort bien apprécier ces deux types de légitimité !

               Ce débat sur le vote blanc semble alors assez vain et puéril, (même s’il a le mérite de remettre sur le tapis une frustration ressentie par les Français épris de vraie démocratie ...)

              à moins qu’il ne serve plutôt maladroitement qu’à occulter des suggestions plus constructives ?


            • Mandelph 6 février 2012 11:10

              @ GOGORAT
              « même s’il a le mérite de remettre sur le tapis une frustration ressentie par les Français épris de vraie démocratie » « Ce débat sur le vote blanc semble alors assez vain et puéril »

              En quoi est ce puéril que de vouloir une vraie démocratie et non un faux semblant de démocratie ?

              « Est-ce que moins de 4,2 % de 83,97% des inscrits constituent à vos yeux de quoi changer sensiblement une quelconque légitimité ?  »
              D’une part, l’absence du blanc dans le scrutin exprimé a conduit beaucoup d’électeurs insatisfaits de l’offre politique à l’abstention, (qui reste en moyenne plus proche des 40 % que les 16% de 2007), mais encore des non inscrits 15%, mais aussi à voter pour le moins pire, ou le vote utile, ou le vote barrage, qui ne sont ni de prêt ni de loin une expression de la volonté de l’électeur mais un détournement de leur voix .
              Si le vote blanc était resté et comptabilisé comme suffrage exprimé, l’intention de vote de ces électeurs en abstention ou vote de contestation ou vote utile, pourrait revenir au vote blanc dans cette condition de prise en compte...2 ou 4% de vote blanc n’est pas le vrai reflet dans cette condition actuelle de prise en compte, ce n’est donc que la partie émergée de l’iceberg !


              Mais encore, en 2007, Nicolas Sarkozy a recueilli au second tour un peu plus de 53% des suffrages exprimés. Compte tenu de l’abstention et des votes nuls et blancs, il n’est finalement élu en réalité que par à peine 43% des électeurs inscrits. 
              Mais si l’on se référent à la population (Inscrits et non inscrits) , la représentation légitime de l’électorat pour Sarko est encore inférieure !
              D’où le débat sur le « vote blanc » qui, précisément pour cette raison , a été créé au cours de la révolution française.

              « légitimité procédurière » , légitimité morale ! 
              la légitimité procédurière est plus proche du « pas vu pas pris » que de l’éthique ! Il suffit de changer les règles pour justifier parfois de malversations , (ce fut le cas pour le vote blanc en 1852, aboutissant à l’élection légitime procédurière d’une dictature impériale) balayer la légitimité morale et ne reconnaître que la légitimité procédurière démontre une corruption de la conscience politique qui s’éloigne de la morale, de la réelle volonté populaire et de la vraie démocratie.
              S’il est vain et puéril de s’élever devant cette corruption, comment qualifier les partisans qui perpétuent cette corruption, cette falsification ? 
              Tant que la contestation sera contournée et éparpillée parmi abstention, vote utile etc, pour ne pas être quantifiée concrètement , il y aura toujours quelques uns pour la nier dans sa globalité ! 
              Le déni est le moyen le plus usé pour se préserver de cette contestation quand ne s’ajoute pas la condescendance propre à tous ces défenseurs de l’oligarchie qui désignent cette opposition comme vaine et puérile.

               « Je vous rappelle que la règle selon laquelle les bulletins blancs ne sont pas comptabilisés parmi les suffrages exprimés est traditionnelle dans notre droit électoral. Elle a été pour la première fois codifiée dans l’article 30 du décret règlementaire du 2 février 1852. » (réponse du ministère de l’intérieur à toute question relative au vote blanc.)

              Cela montre bien le déni de l’histoire que l’institution oppose encore et ce depuis 160 ans ! et qui oppose bien sûr la notion de légitimité procédurière à la légitimité morale  !


              « à moins qu’il (débat sur le vote blanc) ne serve plutôt maladroitement qu’à occulter des suggestions plus constructives ? »

              Qui occulte quoi ? 
              Déni, condescendance puis supputations gratuites et sans fondements : un langage que le peuple est las d’entendre et contre lequel il s’élève fort légitimement. 


            • gogoRat gogoRat 9 février 2012 00:41

              @ Mandaleph :
               on est bien d’accord pour vouloir améliorer la démocratie ! Ce qui est puéril c’est de croire que le simple fait de décompter les "votes blancs«  plutôt que les votes »blancs ou nuls" puisse constituer La solution miracle pour atteindre « La » démocratie ...

              Vous affirmer, sans le démontrer, que "l’absence du blanc dans le scrutin exprimé a conduit beaucoup d’électeurs insatisfaits de l’offre politique à l’abstention" ;

               Serait-il possible seulement de démontrer une telle assertion alors même qu’aucune mesure officielle ne permet de le faire. Et que même ceux qui disent vouloir « La démocratie » ne pensent pas à manifester l’exigence de se doter des moyens d’évaluer une telle thèse !
               Qui, aujourd’hui, pourrait prétendre connaître ne serait-ce que la proportion de volontés de boycott parmi les anstentionistes ? ...

              Vos opinions ou convictions sur ce sujet, autant que les miennes, ne comptent que pour une voix ! (Principe démocratique auquel j’adhère) 
              En attendant des mesures officielles et démocratiquement convenues, c’est tout ce que l’on est en droit d’en dire, et le reste n’est que témoignage de positions personnelles, bavardage ou militantisme pour une cause : informations somme toute dignes d’intérêt, mais beaucoup moins convaincantes que des mesures démocratiques officielles .

               Je vous invite par ailleurs à relire plus attentivement la distinction que j’avais suggérée entre « légitimité procédurière » et "légitimité morale" : sur ce point vous prêchez à un convaincu !

              Par contre, au lieu d’amalgamer les diversité des points de vue dans une mesure qui les projette dans un espace à une seule dimension (le vote blanc) , multiplier les mesures donne un résultat beaucoup plus précis et riche en informations ... et permettrait de mieux mettre en évidence les risques de « récupération » ou d’interprétations subjectives induits par cet amalgame.

               Cela permettrait peut-être enfin d’éviter d’occulter toutes les suggestions ou demandes, exprimées par le peuple pour une remise en cause des mesures de sa « volonté générale », bien plus avancées que ce seul décomptage des votes blancs ! ( Il existe une infinité de méthodes de scrutin possibles, pour n’évoquer que cette technique ... perfectible )


            • Mandelph 9 février 2012 13:09

              Il n’est pas dit que le retour de la prise en compte du vote blanc soit une solution miracle !
              mais un pas de plus vers cette solution qui ne dépend que de tous . Si le vote blanc a été créé c’est qu’il avait un rôle à jouer ! Maintenant quel rôle ? oui ! on ne peut que présumer de son incidence (160 d’absence, ça ne nous laisse que très peu d’indications historiques et comptables) ? Alors oui, les éléments de réflexion sont issus de réflexions individuelles mais qui se recoupent sans cesse comme celui ci : «  ...A tel point que la prochaine présidentielle si je ne vois personne à la hauteur de mes aspirations je m’abstiendrais plutôt que de voter blanc comme les autres années, car le taux d’abstention est relayé par les médias lui, même si il n’a aucune valeur (comme le vote blanc d’ailleurs).  » et d’autres qui expriment la même chose mais qui préfèrent le vote « utile » à l’abstention. L’absence du la reconnaissance du blanc conduit beaucoup d’électeurs à chercher une autre solution pour exprimer leur désaccord ! c’est nettement palpable !
              Ce ne sont certes pas des informations « officielles » mais faute de mesures précises« officielles » nous ne pouvons que remarquer, pointer la tendance et analyser ou comprendre le cheminement de ces choix ! Un sondage pourrait confirmer, mais qu’en est il de l’objectivité d’un sondage.

              « multiplier les mesures donne un résultat beaucoup plus précis et riche en informations ... et permettrait de mieux mettre en évidence les risques de »récupération« ou d’interprétations subjectives induits par cet amalgame.  »
              On ne peut que souscrire à ce que vous dites là ! aussi pourriez vous précisez quelles mesures ! Et comment les faire adopter, puisque dèjà sur la reconnaissance du vote blanc beaucoup d’élus ont vu leur propositions de loi , non pas rejetées , mais abandonnées !
              La démarche qu’initie le parti du vote blanc est de revenir sur ce débat :
              « pour permettre la mise en place de règles réellement démocratiques et refondre en profondeur notre système politique. Assemblée Constituante, non cumul de mandat, Référendum d’Initiative Citoyenne...autant d’outil qui permettraient la mise en place d’une démocratie exemplaire... !  » pour citer Stephane Guyot candidat blanc à la présidentielle.

               ( Il existe une infinité de méthodes de scrutin possibles, pour n’évoquer que cette technique ... perfectible ) je suis d’accord ! mais ces méthodes ne sont pas à l’ordre du jour, et ne risquent pas de l’être. L’actuel système électoral est à mon sens loin d’être précis , qui peut dire que le vote PS, (ou un autre) n’est que l’expression et l’adhésion de chacun des électeurs au programme proposé ? Non , personne ne peut distinguer les votes de soutien des votes utiles ou des votes « par dépit »(pour le moins pire) ou des votes barrages ! C’est là le véritable amalgame, d’autant que, le sachant, les partis parlent plus volontiers d’ un « score » et que d’une expression de soutien (qui serait hypocrite).
              Il est donc temps de mettre en oeuvre un véritable moyen ou mesures officielles pour y voir plus clair et qui,« permettrait de mieux mettre en évidence les risques de »récupération« ou d’interprétations subjectives induits par cet amalgame.  » 


            • gogoRat gogoRat 10 février 2012 12:25

              @ Mandelph :

              Il ressort de votre « plaidoirie » en faveur du vote blanc, qu’il n’est pas aujourd’hui possible de « pointer la tendance » autrement qu’à partir de témoignages limités, choisis de façon arbitraire, et interprétés de façon subjective. Il n’est pas possible de comparer les tendances, réelles ou imaginées ... Le sondage est effectivement une technique qui a fait la preuve de ses capacités ... mais aussi de capacités négatives (de propagande entre autres) bien autant que positives ; il a surtout démontré ses limites : on est bien d’accord sur ce point !

              Pour ce qui est de « préciser quelles mesures » pourraient être multipliées ? - Merci déjà d’accepter le pluriel, qui laisse bien entendre que celle d’une distinction entre vote blanc et nuls pourrait n’être qu’un composant de la liste.
               C’est pour éviter le risque de voir le débat de cette page dévoyé vers d’autres sujets sensibles que j’avais voulu éviter d’évoquer d’autres mesures demandées ici ou là par nos concitoyens.(Voir plus bas quand même).

              Vous demandez "comment les faire adopter, puisque dèjà sur la reconnaissance du vote blanc beaucoup d’élus ont vu leur propositions de loi , non pas rejetées , mais abandonnées !" ?
               Cette remarque est fort juste. Mais elle ne plaide pas contre la demande d’autres mesures ! Bien au contraire, elle montre justement que la demande de cette seule mesure reste inefficace et sans effet.
               Votre « parti du vote blanc » ne serait qu’un parti politique supplémentaire déguisé derrière un label. Serait-ce plus transparent et moins hycocrite qu’un parti qui se croirait garant de la démocratie par qu’il s’appelle « Mouvement pour la démocratie », ( idem pour "Populaire - (UMP)« , »Socialiste« , »Communiste« , »Républicain - (RPR)" , etc ...)
               Avouez tout même qu’en laissant entendre au départ que vous n’appelez qu’au vote blanc, vous amalgamez à cette démarche une demande qui va bien au-delà : "permettre la mise en place de règles réellement démocratiques et refondre en profondeur notre système politique. Assemblée Constituante, non cumul de mandat, Référendum d’Initiative Citoyenne".
               Même (et surtout !) si on souscrit à ces précisions, ne serait-il pas beaucoup plus correct de les transformer en mesures à ajouter à la liste que vous me demandez de préciser ? !

               Lorsque je lis « ces méthodes ne sont pas à l’ordre du jour, et ne risquent pas de l’être. » , comprenez bien que j’en reste pantois !
              Car si l’on devait se plier à ce bel argument, comment ne voyez-vous pas que le « vote blanc » pour lequel vous vous démenez «  n’est pas à l’ordre du jour, et ne risque pas de l’être. » ? !!

              Pour en venir donc à votre demande insistante de préciser quelles propositions constructives devraient être débattues au moins autant que le souhait de voir distinguer le pourcentage des vote blancs de celui des votes nuls, nous pouvons, sans parti pris, en lister ici quelques unes ( en sachant que cette liste, que vous et d’autres lecteurs pourront compléter, ne saurait prétendre être exhaustive ni impartiale ...) Commençons, au hasard, par celles que vous avez vous-mêmes avancées :

              - faire évoluer, démocratiquement, notre système politique, voire notre Constitution

              - mettre en place un Référendum d’Initiative Citoyenne"

              - ne plus accepter le cumul des mandats

              - s’intéresser au choix du système de vote au moins autant qu’au choix entre candidats ou vote blanc ( http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20010102/ftext/sujet4.html )

              - s’inquiéter des risques de fraude électorale (sans doute accrus avec l’adoption de machines de « vote électronique » ...)

              - introduire du vote dit « proportionnel » ( cf « dose de proportionnelle » ...)


              - ou, sensiblement différent, des systèmes de « vote par valeur » , de « vote pondéré », ... de « vote à eau » (cf ... moteurs de recherche Internet)
              - penser à des systèmes de vote à un seul tour ... ou encore, à 3 tours ...

              - mesurer officiellement les « votes contre » autant que les « votes pour »

              - (ré-)inventer un système officiel de « cahiers de doléance » (permanent, temps réel, désynchronisé des instants de prises de décisions massives ...)

              - introduire, dans la désignation des « représentants du peuple », des méthodes stochastiques ( cf « stochocratie » ou E. Chouard _ ...)


              - rendre la Justice plus indépendant du Pouvoir exécutif

              - exiger que la Justice respecte des délais cohérents, corrects et raisonnables

              - donner à la Justice les moyens de sanctionner toute instrumentalisation des sondages ( exemple : surveiller davantage les appels d’offres publics _ Qui demande quels sondages ? selons quelles justifications ? à quel moment ? Selon quels critères de qualité sont évaluées ces prestations ? ...)
              - évaluer officiellement le pourcentage des abstentionnistes ou votants ( nul, blanc, ou « n’importe quoi par dépit » ... ) qui voudraient exprimer un boycott du ’système de délégation de notre pouvoir citoyen’ qui nous est imposé ...
              - etc .
               (à vous de comptéter ! )

              ... 

            • Mandelph 11 février 2012 12:32

              De fait, quelques témoignages ne suffisent pas , mais j’ai cherché s’il y avait eu une ou des études sur le sujet.

               D’après un sondage mené par le Centre d’études et de connaissance sur l’opinion publique (Cecop) en avril 1998, 60 % des Français y seraient favorables.

              L’enquête, a été réalisée auprès d’un échantillon de 954 personnes. Elle révèle qu’une nette majorité des personnes interrogées souhaite que le vote blanc soit comptabilisé parmi les suffrages exprimés et même que les électeurs trouvent à leur disposition dans les bureaux de vote un bulletin blanc à côté des bulletins libellés au nom des différents candidats.

               

              Toujours selon cette enquête, la prise en considération du vote blanc détournerait un certain type d’électeurs du vote extrémiste, dont une partie exprime plus un mécontentement qu’elle ne choisit un programme politique : si des bulletins blancs leur avaient été présentés, à peu près un quart des personnes interrogées y aurait eu recours lors des élections de mars 1998. Le score du Front national aurait alors chuté de 15,3 % à 8 % des voix. 

               

              Il est extrêmement difficile désormais de connaître plus de précisions ou d’études sur le sujet, mais, selon cette thèse, aujourd’hui, Melenchon pourrrait aussi envisager à la baisse d’un quartde ces intentions de vote, dans le cas d’une reconnaissance du vote blanc !

              Et probablement dans une autre proportion, le vote « utile » détournerait aussi , de la même façon, les intentions de votes blancs. Les scores de Sarkosy et de Hollande seraient eux aussi à modifier et revus à la baisse !

               

              Il est assuré, et pour cette raison, que les candidats actuels ne veulent pas se soumettre à cette arithmétique par la présence du vote blanc en suffrage exprimé.

               

              Ces candidats ne partagent donc pas ou n’écoutent pas l’avis de la majorité des français qui souhaitent une véritable démocratie.13 ans après l’étude de CECOP, de rares sondages confirment :60% en 1998, IFOP 2007 60% , l’adhésion au vote blanc est de 90% en 2011. 

               

               Pour ou contre le vote blanc ? Démarré le 22/09/2011 | 3106 votes | Résultat au 10/02/2012 L’INTERNAUTES ACTUALITE 

              POUR : 87,7%CONTRE : 10, 9% Je ne sais pas : 1,5% 

               

              Pour ou contre le vote blanc ?

              France Inter, l’émission du jeudi 22 septembre 2011, 309 votes POUR : 90%CONTRE : 7%Ne se prononce pas : 3% 

               

               

              Il serait intéressant de voir aussi en quelle proportion le vote blanc est il dilué dans l’abstention !

               Selon certain élus, cette reconnaissance permettrait de réduire l’abstention. Certains électeurs, hostiles aux candidats en présence, seraient davantage incités à se déplacer dans un bureau de vote, sachant que leur voix contestataire sera clairement entendue.

               

              Faute d’études sur une population suffisamment représentative quelques indications toute de même :

              à la question faites aux jeunes de moins de 30 ans ,

              « La prise en compte du vote blanc, pourrait-il vous faire voter ? 

              48% OUI,

              23% NON ,

              16% peut être,

              13% autre

              Cette question devrait être posée aux abstentionnistes ! Cette part de vote blanc ne pourrait cependant pas être négligeable, allant du quart au tiers des abstentionnistes. Soit entre 10 et 15 % de l’ Électorat Français.

               

              L’absence du bulletin Blanc à la disposition des électeurs dans les bureau de vote , a aussi une influence :

              Une étude, en faisant revoter les sondés au deuxième tour de la présidentielle comme aux régionales en incluant dans les choix possibles le vote blanc, montre que les proportions restent importantes : 14% des électeurs du second tour de la présidentielle auraient voté blanc et 12% pour les élections régionales (ajoutés aux 15% d’abstentionnistes qui cette fois aurait fait le déplacement)

               

              On peut déplorer qu’aucune enquête plus approfondie ne soit menée pour connaître la répartition exacte du vote blancs parmi tous les électeurs inscrits et non inscrits !

               

               Finalement, il n’y a qu’une seule façon de savoir si le vote Blanc peut jouer sur les suffrages ! c’est de le restituer à l’usage des electeurs !

              Maintenant, la mise en place de mesures plus démocratiques aussi pertinentes soient elles, n’est pas à l’ordre du jour par l’actuel pouvoir et l’ensemble des élus. 
              Cette mise en place passe par un vraie bouleversement des institutions actuelles, qui semblent s’appuyer sur une légitimité issue des urnes ! Hors cette légitimité est en cause !
              La différence entre le vote blanc et ces mesures, est que le vote blanc existe dans l’origine de la constitution ; le simple fait de revenir à ce principe du droit de refuser des candidats et leurs propositions, le vote blanc, permettrait une vraie lecture de l’expression via les urnes, voire d’invalider toutes interprétations actuelles ! Et de ce fait,  en s’appuyant sur ces résultats, cela permettrait de poursuivre, par de nouvelles propositions, vers des mesures telles que vous nous présentez et de les soumettre à la voix du peuple.
              le vote blanc est une étape ! La suite tient dans toutes les propositions qui, actuellement ne trouveront aucun échos en »haut lieu«  ! le vote blanc peut être un tremplin à ces nouvelles propositions comme il est le »garde fou" de tout débordement idéologique, et garant de l’expression démocratique, tel qu’il a été créé dés son origine, en plus d’être une alternative à l’abstention et/ou à la colère de la rue !



            • gogoRat gogoRat 11 février 2012 17:57

              Votre façon de raisonner et d’exploiter des résultats de sondages ou ’d’études" est éloquente ...

              Que diriez-vous si on l’utilisait de façon parfaitement similaire, mais cette fois en faveur de l’abstention ?
              ( à moins que personne ne veuille le faire en estimant encore plus efficace, pour cette cause, de ne rien dire de plus ! )



            • johnsmith johnsmith 27 janvier 2012 21:46
              Bonsoir

              - Et qu’au second tour, celui des deux qui a le plus de voix soit élu.
              Conséquence : Mr (ou Mme) X a 30% . Mr (ou Mme) Y a 25% ; Il y a 30% de votes blancs===>Mr (ou Mme) X est élu avec 30% des suffrages exprimés, et non pas avec 54,5% comme on compte actuellement.


              Je comprends et adhère à votre point de vue, néanmoins ceci m’échappe : 

              2ème tour :
              Mr X 30%, Mme Y 25%, blancs : 30%

              total = 85 . 

              Que sont donc les 15% restant ? (sachant qu’ils ne peuvent être les votes nuls, ceux ne sont logiquement pas comptabilisés)


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